Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

INSPIREZ-VOUS LA BULLE DE DETENTE PRESENTATION DE LA SOPHROLOGIE ET LA RELAXATION POUR TOUT CEUX QUI SOUHAITENT FAIRE LE CHEMIN VERS LA CONSCIENCE ET L 'EXPLORATION DE LEUR MONDE INTERIEUR EN VUE DU BIEN ETRE ET DE L'HARMONIE .EQUILIBRE ET DEVELOPPEMENT PAR LA RELAXATION .La plus grande révolution de notre génération est la découverte que l'être humain, en changeant l'attitude de ses pensées intérieures, peut changer les aspects extérieurs de sa vie. William James (1842-1910) Lien vers mon blog poésie et photos http://inspirationphotoinstacomment.over-blog.com/

suite article "un-cerveau-humain-qu-est-ce-que-c-est ? "

 

Article édité par https://www.sciencesetavenir.fr/

 

 

 

Cerveau neuronal et cerveau glial

Dès le 19e siècle, on connaît un peu plus intimement les neurones. Ils seraient 86 milliards et non pas 100, un joli chiffre rond rabâché et excessif, selon la chercheuse en neuroanatomie comparée Suzana Herculano-Houzel qui a mis au point une méthode de comptage des neurones. Quant aux cellules gliales, repérées elles aussi par ces premiers chercheurs, leur rôle a été largement sous-estimé. Leur nombre est estimé à 1 cellule gliale pour 1 neurone, voire 2 cellules gliales pour 1 neurone.

Des neurones, on en trouve dans l’ensemble de notre corps. Cette cellule comprend un corps cellulaire et, originalité par rapport aux autres cellules du corps humain, son cytoplasme produit des prolongements de deux sortes : les dendrites et un axone. L’axone est la fibre le long de laquelle le message nerveux va se propager, pour aboutir sur de nombreuses synapses, autant de terminaisons nerveuses qui transmettront ce message vers les synapses d’autres neurones.

Schéma d'un neurone de base -© Wikimedia Commons

La substance blanche est un tissu constitué des axones des neurones de la matière grise. Ces axones sont recouverts d’une gaine d’une substance grasse et blanche, la myéline, qui est une typologie de cellule gliales, les oligodendrocytes. L’axone ainsi myélinisé est protégé et améliore la vitesse de propagation des influx nerveux qui le parcourt.

Cette substance blanche ressemble à un câblage fait de milliards de filaments, des faisceaux de fibres, de longueurs différentes, assurant des connexions locales à l’intérieur d’une même zone cérébrale, ou encore des connexions distantes entre régions éloignées du cerveau ou entre les deux hémisphères.

 

Ce message nerveux est appelé un potentiel d’action. A noter qu’il est de nature électrique pendant tout son parcours, des dendrites à l’axone en passant par le corps cellulaire. Mais arrivé à l’endroit de la synapse, cet influx électrique se transforme en message chimique : contenu dans de petites vésicules, des molécules, les neurotransmetteurs, sont libérées d’une synapse vers celle du neurone suivant. Si le message chimique y atteint un certain seuil, il se transforme en influx électrique, et continue son voyage vers le corps cellulaire du neurone suivant puis son axone. Les axones peuvent également stimuler les cellules musculaires ou glandulaires.

Il existe plusieurs centaines de variétés de neurones.

Autre catégorie de cellules dont on commence à mesurer l’importance : les cellules gliales ou glie. Ces laissées pour compte sont, rappelons-le, 1,5 plus nombreuses que les neurones.

Elles aussi ont différentes morphologies et fonctions. On a évoqué plus haut les oligodendrocytes (myéline). Mais il en existe d’autres, comme la microglie, et les astrocytes. Elles ont longtemps été perçues comme des cellules de soutien, cantonnées à des fonctions de nettoyage et de nutrition. On pense qu’elles jouent un rôle très important dans la cognition et la plasticité cérébrale. Yves Agid souligne leur rôle d’intégration et de synchronisation dans le temps des informations stockées dans le cerveau.

Tout comme les neurones, on les retrouve dans le système nerveux périphérique. L’une des dernières localisations insoupçonnées était le derme et l’épiderme, où un certain type de glie joue un rôle dans la réponse à la douleur.

Circonvolutions et cerneau de noix pour le cortex

Le crâne étant un contenant inextensible, notre cerveau a optimisé sa surface externe (néocortex) en la plissant, d’où cet aspect extérieur de cerneau de noix. Ce processus de « repliement » du cerveau qui aboutit à la formation de multiples sillons est appelé gyration. Les circonvolutions ou gyrus casent ainsi 2400 centimètres carré de matière grise dans un volume contraint de 1200 à 1500 cm3. Les sillons primaires, les plus marqués, appelés scissures, délimitent les lobes cérébraux (voir illustration et sa légende plus bas). Les plis apparaissent dans toute leur complexité à partir de la 20e semaine de gestation chez le fœtus humain.

A noter aussi que l’être humain partage cette gyrencéphalie avec d’autres mammifères, tels que le mouton, le chat ou le cheval, alors que chez la souris ou le lapin, l’encéphale est lisse. Ces gyrus n'existent pas non plus chez les poissons, les oiseaux, les reptiles, et les amphibiens, des animaux, qualifiés de lissencéphales.

Nous naissons tous avec les mêmes repliements élémentaires, mais le nombre et la forme des petites circonvolutions peuvent différer d’un individu à l’autre. Lorsque la paléoanthropologue Dean Falk se penche sur les photographies du cerveau d’Albert Einstein, en 2009, elle tente de faire un lien entre les capacités cognitives du génie et plusieurs régions de son cortex présentant une morphologie inhabituelle.

La gyration serait issue de pressions, exercé par le volume fermé du boîtier crânien, mais pas seulement. Un autre phénomène mécanique est probablement à l'oeuvre : une tension entre le cortex et la substance blanche au cours de leur développement. En 2016, une équipe scientifique tente de valider partiellement cette hypothèse en fabriquant deux modèles, l’un en élastomère, l’autre numérique, pour reproduire cette expansion corticale sous contrainte.

Les lobes du cerveau

Les recherches de médecins psychiatres et anatomistes français au 19e siècle sur le cerveau lésé de leurs patients affinent les premières cartographies de l'encéphale au 17e siècle. Différentes aires sont identifiées - ils décomptent cinquante-quatre zones fonctionnelles - en utilisant les sillons et circonvolutions comme des délimitations anatomiques. Les cinq lobes, frontal, pariétal, occipital et temporal et insulaire, sont peu à peu compris comme étant le siège de fonctions spécifiques.

Les quatre lobes visibles ainsi que le cervelet et le début de la moëlle épinière, sur l’hémisphère représentée ici, celle de gauche, du cerveau. Le cinquième lobe est l’insula, caché entre les replis des lobes frontal, pariétal et temporal. © AMANDINE WANERT / BSIP / AFP

Autre constat, notre cerveau est latéralisé, nos aires cérébrales bien que doublées ne font pas la même chose à droite et à gauche : communication symbolique, fonctions de perception, d’action, d’émotion et de prise de décision sont plus ou moins fortement latéralisées. Des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière ont établi en 2019 la cartographie complète de ces différentes fonctions latéralisées.

Cette latéralisation ne signifie cependant pas que l’on est plutôt « cerveau droit » ou « cerveau gauche ». Mieux vaut oublier ce mythe erroné et parler plutôt asymétrie fonctionnelle, ou de spécialisation hémisphérique.

Pas si gros, mais costaud et gras, ce cerveau !

Quand nous nous interrogeons sur notre place dans le règne animal, les spécificités de notre cerveau semblent renforcer l’idée de notre place à part.

Notre cerveau dépense beaucoup d’énergie pour fonctionner. Ce gourmand consomme 20% du glucose sanguin et de l’oxygène disponibles dans notre corps. Quand on rapporte sa taille par rapport à l’ensemble de notre corps, celle-ci est bien modeste : à peine 2%. Que nous soyons en train de nous triturer les méninges, au repos, ou même, plongé dans un coma, ne change rien à l’affaire, notre cerveau continue à carburer tout autant ! Une bonne proportion de cette énergie est captée par l’activité des neurones, celle qui leur permet de libérer leurs neurotransmetteurs au niveau des synapses.

Derrière le portrait de cet organe vorace apparaît un cerveau plutôt gros, si on le compare à celui de grands singes. Il pèse en moyenne entre 1,2 et 1,5 kg chez Homo sapiens. Celui d’un gorille ne pèse que 500 grammes alors ce grand singe pèse 2 à 3 fois plus que nous. Mais ce n’est pas la grosseur de l’organe qui fait l’intelligence. Pour preuve, en 2011, une étude constate que le cerveau des hommes actuels est plus petit que celui de Cro-Magnon, alors que la paléontologie humaine constatait un accroissement de ce volume crânien d’un hominidé à l’autre. Elle suppose également que le cerveau des Homo sapiens aurait plutôt tendance à se recroqueviller et à se plisser. Certains pensent que la cuisson de notre nourriture a modifié à jamais la forme de nos mâchoires en laissant plus de place à nos os crâniens. Et ces repas, plus rapides que les « ruminations » de nourriture crue, auraient fait exploser le nombre de nos connexions neuronales.

 

Enfin, cela peut paraître étonnant, mais le cerveau est l'organe le plus gras de l'organisme après le tissu adipeux que nous stockons en différents endroits de notre corps. L’apport de certains lipides est donc vital au bon fonctionnement cérébral.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article