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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 20:45

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La stérilité et l'infertilité: "Stress et infertilité"

On accorde aujourd'hui de plus en plus de place au facteur stress dans la lutte contre les problèmes de stérilité et d'infertilité. En effet, on cherche de plus en plus à analyser les impacts physiologiques du stress et son rôle dans le processus reproductif.

Même s'il est vrai que les liens de cause à effet entre le stress et la fertilité demeurent toujours un mystère, le rôle joué par le stress en matière de fertilité ne peut être écarté, à l'instar des très nombreuses études, publiées dans les plus grandes revues scientifiques spécialisées en reproduction, qui montrent bien le rôle significatif, en réduisant les possibilités de grossesse, joué par le stress en matière de reproduction, aussi bien pour une grossesse naturelle que dans le cadre d'une application des techniques de reproduction assistée.

Le stress peut-ìl être à l'origine de problèmes de reproduction ?

  • Le stress chez la femme : En réalité, on constate que le stress peut entraîner certaines réactions chez une femme et d'autres types de réactions chez une autre femme et, en fin de compte, la question du comment ou du pourquoi du rôle du stress dans la fertilité peut s'avérer très différente d'un individu à l'autre.

    Sur l'aspect biologique, étant donné que l'hypothalamus régule aussi bien les réponses au stress que les hormones sexuelles, on comprend facilement que le stress puisse être une cause d'infertilité chez certaines femmes. Un stress excessif peut même bloquer le cycle menstruel, phénomène que l'on observe souvent chez les coureuses de marathon féminin qui développent ce que l'on appelle « l'aménorrhée de la coureuse ». Dans les cas les moins sévères, il peut entraîner une anovulation ou une irrégularité des cycles menstruels. Lorsque la glande pituitaire s'active à la suite d'un stress, elle produit alors un plus grand nombre de prolactine et des taux élevés de prolactine peuvent perturber l'ovulation.

    Étant donné que l'appareil reproducteur féminin contient des récepteurs de catécholamine en réponse au stress, ceux-ci peuvent perturber la fertilité en intervenant lors du transport de l'ovule et des spermatozoïdes dans la trompe de Fallope ou en modifiant le flux sanguin dans l'utérus.

    Toutefois, on ne connaît pas encore très bien les mécanismes complexes qui peuvent jouer un rôle dans la relation entre le stress et son influence sur le système reproducteur.

  • Le stress chez l'homme : Le stress peut également réduire la quantité et la qualité des spermatozoïdes. L'étude la plus connue en la matière a été réalisée en Allemagne sur des prisonniers condamnés à mort (et par conséquent soumis à un stress extrême) sur lesquels ont été pratiquées des biopsies testiculaires. Cette étude a révélé un arrêt spermatogénétique total dans tous les cas.

    Les recherches menées ont également montré que le volume de sperme et la concentration de spermatozoïdes chez un groupe victime d'un stress chronique étaient bien inférieurs et on attribue ceci aux faibles concentrations en LH et en testostérone. L'importance des résultats obtenus avec ces recherches reste toutefois à définir dans la pratique clinique.

  • Autres impacts : Au-delà de ces impacts directs, le stress peut aussi faire disparaître la libido, entraîner des dysfonctionnements d'érection, et aboutir à une réduction de la fréquence des rapports sexuels et donc réduire la fertilité. D'autre part, à de nombreuses reprises, et en réponse au stress, la femme commence à manger davantage et en excès ce qui va provoquer une augmentation du nombre de cellules de graisse qui vont perturber l'équilibre hormonal et avoir de cette manière un impact sur sa fertilité.

Les traitements contre l'infertilité et le stress

Les études ont montré que les femmes soumises à des traitements contre l'infertilité ont un niveau de stress similaire et souvent plus élevé que celui des femmes devant faire face à des maladies potentiellement mortelles de type cancer ou maladies cardiaques.

Le stress et l'infertilité évoluent souvent dans une relation circulaire dans laquelle un phénomène aggrave l'autre créant ainsi un cercle vicieux. Les couples infertiles, en état de stress en raison de leur infertilité, commencent tout d'abord par culpabiliser. Cette culpabilité augmente le stress et aggrave encore le problème.

Comment y remédier ?

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse d'en connaître la différence »

Il est très important de faire la différence entre le stress interne et externe ou, ce qui revient au même, de différencier les facteurs générateurs de stress que nous pouvons contrôler de ceux que nous ne sommes pas capables de contrôler. Le stress interne apparaît lorsque nous ne sommes pas capables d'atteindre un objectif que l'on s'est fixé tandis qu'une tension externe peut être créée par un entourage familial, des amis, le travail, etc. Il existe un certain nombre de facteurs qui génèrent du stress contre lesquels on ne peut pas lutter - par exemple, une frustration ressentie au moment où les règles arrivent. En revanche, il est possible de maîtriser de nombreux autres types de stress. N'oubliez pas qu'il n'existe pas de méthode universelle pour maîtriser le stress, ce qui peut marcher chez les uns ne fonctionnera pas forcément pour les autres. Chez Ginefiv, vous pourrez à tout moment compter sur l'aide d'un psychologue en cas de besoin.

D'autre part, certaines recherches sur ce sujet ont montré que, pour de nombreuses femmes, l'acuponcture peut s'avérer une aide efficace. Lors de certaines études, des femmes inscrites à un programme d'infertilité ont été soumises à des traitements d'acuponcture, juste avant et juste après une implantation d'embryons dans l'utérus. Les résultats obtenus ont montré que les femmes traitées à l'acuponcture ont montré un taux de grossesse significativement supérieur - 42,5% au groupe de femmes non soumis à un traitement d'acuponcture - 26,3%.

 

 

La stérilité et l'infertilité "L'infertilité féminine"

L'absence d'ovulation

Proceso de inseminación artificial

Les causes à l'origine de l'anovulation (absence d'ovulation) sont nombreuses. De même, les symptômes permettant de l'identifier sont très variés. Dans certains cas, l'anovulation peut être traitée avec des médicaments, dans d'autres, une modification du style de vie sera suffisante pour y remédier et, malheureusement, dans quelques cas, elle ne peut être traitée et la grossesse ne peut être obtenue qu'avec l'aide d'une donneuse d'ovules. Les cas d'anovulation pouvant être traités sont les suivants :

  • Anovulation d'origine hypothalamique : due à un excès d'exercice, au stress et / ou à une perte de poids.
  • Hyperprolactinémie : augmentation des taux de prolactine, hormone hypophysaire.
  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOP) : il s'agit là de la cause la plus commune de dérèglement de l'ovulation et une cause très importante d'infertilité. Les ovaires des femmes souffrant de ce syndrome sont plus grands et renferment un grand nombre de petits follicules non développés (appelés à tort « kystes »). Ce syndrome est parfois associé à l'obésité et aux dérèglements hormonaux qui peuvent compliquer la conception.

Obstruction des trompes de Fallope

Les trompes de Fallope peuvent être bouchées pour les raisons suivantes :

  • Salpingite : il s'agit d'une inflammation des trompes de Fallope. Elle peut remonter depuis le vagin et l'utérus, comme c'est le cas avec les maladies sexuellement transmissibles comme la gonorrhée ou la chlamydiae, même si elle peut aussi provenir de l'extérieur des trompes en raison de la propagation d'une infection touchant d'autres organes comme l'appendice par exemple. Lorsque c'est le cas, les trompes, généralement endommagées en raison d'adhérences, se bouchent. L'obstruction peut revêtir deux formes : soit des tissus adhérentiels vont séparer l'ovaire des trompes, soit ces mêmes tissus vont bloquer l'extrémité extérieure de la trompe. Les adhérences peuvent également se produire à la suite d'une chirurgie pelvienne ou être consécutives à une endométriose.
  • Hydrosalpinx : L'hydrosalpinx est un type particulier d'obstruction des trompes au cours de laquelle le conduit se bouche à proximité de sa partie distale, les franges. Les franges sont des formations d'aspect filamenteux situées aux extrémités des trompes de Fallope. Ces franges permettent à l'ovule de parvenir jusqu'à la trompe à sa sortie de l'ovaire, où il sera fertilisé par un spermatozoïde avant de se déplacer au cours de la division cellulaire jusqu'à l'utérus pour l'implantation de l'embryon. Les franges sont constituées de cellules délicates contenant des cils pourvus de motilité qui transportent l'ovule et les spermatozoïdes afin qu'ils puissent s'unir. Si elles sont endommagées ces franges vont se souder entre elles et ces cellules qui, comme on vient de le dire, sont délicates seront perdues. À la suite de quoi, du liquide va s'accumuler dans le circuit fermé de la trompe et celle-ci va perdre son pouvoir nutritif. L'hydrosalpinx est généralement le résultat de cette infection. Les infections classiques sont dues à la la chlamydiae et à la gonorrhée qui peuvent ne pas être détectées durant plusieurs années et endommager et détruire les franges délicates. On associe également à ce problème les stérilets, l'endométriose et la chirurgie abdominale.
  • Pyosalpinx : Un pyosalpinx est une inflammation aiguë des trompes, qui se bouchent car elles se remplissent de pus. On peut parfois traiter ce processus infectieux à l'aide d'antibiotiques et le transformer en hydrosalpinx. Dans le cas contraire, elles peuvent se rompre et provoquer un abcès dans la cavité pelvienne.
  • Obstruction congénitale des trompes : Dès la naissance, les trompes peuvent être abimées (obstruction congénitale des trompes).
  • Obstruction provoquée des trompes : Ligature des trompes (afin d'éviter une grossesse).
  • Dégâts accidentels après une chirurgie : par exemple, à la suite d'une chirurgie abdominale ayant provoqué des adhérences.

Endométriose

L'endométriose est un processus à travers lequel une matière similaire à celle du revêtement de l'utérus (endomètre) commence à s'étendre en dehors de l'utérus. Il s'agit d'un problème très commun, en particulier chez la femme de plus de 30 ans qui n'a pas encore eu d'enfants et sa nature est inconnue.

L'endométriose sévère peut dénaturer les trompes mais aussi les ovaires et compliquer sévèrement la fertilité. Le processus qui mène à l'endométriose est inconnu, généralement bénin, mais difficile à contrôler et peut, dans certains cas, entrainer une perte du tissu ovarien sain et provoquer des adhérences dans l'appareil reproducteur féminin.

Le diagnostic de l'endométriose est confirmè par laparoscopie (par utilisation d'une petite caméra introduite dans la cavité abdominale à travers une petite incision faite dans le nombril) et elle peut souvent être traitée au moment de cet examen.

Elle peut également être traitée par des méthodes qui ne recourent pas à la chirurgie autrement dit par traitements hormonaux. Ces traitements peuvent contribuer à réduire les symptômes de l'endométriose, cependant, s'agissant de traitements qui préviennent l'ovulation, ils n'amélioreront pas la fertilité.

Autres causes

  • Les myomes ou fibromes : Les myomes ou fibromes sont des tumeurs bénignes des tissus qui poussent à partir du myomètre (paroi faite de fibres musculaires qui constituent l'utérus et qui entourent l'endomètre). Les myomes pourraient être à l'origine d'un échec de nidation ou provoquer une fausse couche, surtout lorsqu'ils sont situés au plus près de l'endomètre ; de même, ils pourraient être liés à certains symptômes comme les saignements abondants ou les dysménorrhées.
  • Causes inexpliquées ou idiopathiques : Même après avoir effectué tous les examens les plus rigoureux, on constate qu'il reste entre 5 et 6% de cas de couples dont l'infertilité reste inexpliquée.

 

La stérilité et l'infertilité "L'infertilité masculine"

La fertilité masculine est moins compliquée que la fertilité féminine étant donné que l'homme a moins de responsabilité à assumer dans le processus reproductif et ses différentes étapes. Pour l'essentiel, la fertilité masculine dépend en grande partie des facteurs suivants :

  • l'état des spermatozoïdes,
  • le nombre de spermatozoïdes,
  • leur morphologie et leur motilité.

À savoir.

« L'andrologie » est à 'homme ce qu'est la «gynécologie » à la femme. En tant que laboratoire de reproduction assistée, Ginefiv dispose des techniques les plus avancées en matière de diagnostic andrologique.

Quelles sont les principales causes de l'infertilité masculine ?

  • Une production de sperme déficiente : Quatre-vingt-dix pour cent des problèmes de fertilité masculine sont provoqués par une incapacité à produire des spermatozoïdes en quantité suffisante. Ce phénomène est appelé azoospermie lorsqu'il n'existe pas de production de spermatozoïdes, tandis que l'oligospermie est diagnostiquée lorsqu'il existe une production de spermatozoïdes mais que celle-ci est très faible.

    Il faut tenir compte du fait qu'une faible production de spermatozoïdes ne signifie pas forcément qu'un homme est infertile. Si les spermatozoïdes qui sont produits sont sains, bien formés et mobiles, il existe une réelle possibilité de parvenir à une grossesse puisqu'il suffit que l'un d'entre eux parvienne à féconder l'ovule de la femme.

    Dans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmontDans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmonté par microchirurgie grâce à l'extraction chirurgicale des spermatozoïdes directement depuis les testicules à travers un processus appelé TESA, pour qu'ils puissent ensuite féconder de manière artificielle les ovules en laboratoire de fécondation in Vitro qui utilisera pour cela la méthode dénommée ICSI (ou micro-injection spermatique)

  • La varicocèle :nnaissent des problèmes de fertilité souffrent souvent d'une infection au niveau de leurs organes reproducteurs. La présence d'anticorps antispermatiques qui attaquent et détruisent les spermatozoïdes indiquent généralement la présence d'une infection. La plus commune, mais aussi la plus grave d'entre elles, étant la Chlamydiae trachomatis. Ces infections sont dues à des maladies sexuellement transmissibles et peuvent, chez l'homme, endommager l'épididyme et le canal déférent. Ces infections sont généralement traitées par des antibiotiques.
  • L'obstruction canalaire :Il s'agit d'une obstruction ou d'une détérioration des conduits spermatiques généralement due à une maladie sexuellement transmissible, une infection ou une anomalie congénitale.
  • Le dysfonctionnement éjaculatoire : Ces troubles se caractérisent par l'incapacité de l'homme à parvenir à éjaculer dans le vagin au cours de l'acte sexuel. L'impuissance ou l'incapacité de l'homme à maintenir une érection durant le coït, peut avoir pour origine un régime trop riche en matières grasses (dépôts de graisse qui bouchent les artères du pénis), la prise de médicaments destinés à traiter une tension élevée ou encore un problème neurologique lié au diabète.
  • Autres troubles : L'infertilité masculine peut être également due à d'autres facteurs parmi lesquels le développement anormal ou des testicules détériorés (liés à des problèmes endocriniens ou à une inflammation), des troubles des glandes accessoires, des troubles du coït, une exposition au diéthylstilboestrol (DES), œstrogène synthétique utilisé entre les années 1950 et 1960 et à l'origine de kystes dans le tractus reproducteur masculin, testicules non descendus.

L'analyse du sperme

A. Tests de diagnostic de routine

  • Spermogramme : Le spermogramme a pour objectif d'évaluer les paramètres de l'éjaculat obtenu par masturbation. Ces paramètres sont établis à deux niveaux : macroscopique et microscopique. Les paramètres macroscopiques sont : l'aspect, la liquéfaction, la viscosité, le Ph, le volume et la couleur. Les paramètres microscopiques sont : la concentration et le nombre total de spermatozoïdes, leur mobilité et leur vitalité, la morphologie spermatique et la présence d'agglutinants (anticorps antispermatozoïdes)

    En 1980, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élaboré un manuel fixant des directives en matière d'analyse du liquide séminal et a établi des critères de normalité. Ce manuel a été révisé en 1999 puis de nouveau mis à jour en 2002 par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie (ESHRE). Ces valeurs sont ´résumées dans le tableau suivant :

    Il faut cependant noter que ces données ne signifient pas que les couples ne répondant pas à ces critères ne pourront pas procréer mais simplement que les possibilités de grossesse sont, dans ce cas, plus réduites.

  • Test de survie : Le test de survie ou de capacité spermatique évalue, au-delà des paramètres déjà cités à propos du spermogramme, la survie du sperme et le mouvement des spermatozoïdes mis en culture après avoir été évalués. De plus, on évaluera la présence ou l'absence de contamination bactérienne dans le prélèvement sélectionné.

    En quoi consiste le test de capacité du sperme ?

    La capacité du sperme correspond aux changements physiologiques subis par un spermatozoïde pour lui permettre d'acquérir la capacité de féconder un ovule. Les spermatozoïdes acquièrent cette capacité fécondante dans l'appareil reproducteur féminin lorsqu'ils traversent le mucus cervical. On peut parvenir à provoquer de manière artificielle cette capacité fécondante du spermatozoïde en laboratoire grâce à deux techniques : le swim-up et les gradients de densité. Ces techniques permettent de séparer les spermatozoïdes du liquide séminal et de sélectionner ainsi ceux présentant le meilleur aspect morphologique et les plus grandes capacités de mouvements. Le résultat obtenu à travers ce test de capacité, après application de ces techniques, est appelé REM (récupération des spermatozoïdes mobiles) dont l'unité de mesure est le nombre de spermatozoïdes mobiles rectilignes par millilitre d'éjaculat.

A. Tests de diagnostics avancés

  • Test de fragmentation : Ce test analyse les ruptures ou les lésions du matériel génétique du spermatozoïde. Plus le nombre de ruptures sera important plus le pronostic de grossesse sera négatif. Ce traitement est notamment recommandé parce que l'ADN des spermatozoïdes a tendance à se fragmenter après leur sortie du testicule au moment de leur passage dans l'épididyme où ils sont stockés en attendant l'éjaculation. Il est indiqué dans les cas suivants :
    • Faible taux de fécondation, embryons de mauvaise qualité, échec répété de grossesse, fausse couche à répétition.
    • La varicocèle.
    • Infections génito-urinaires.
    • Personnes de plus de 45 ans, fumeurs, exposition à des produits toxiques.
    • Fumeurs et personnes exposées à des produits toxiques.
    • Expositions à des températures élevées (fièvre).

    Lorsque les résultats du test de fragmentation de l'ADN spermatique ne sont pas bons, la Fécondation in Vitro sera de préférence réalisée en utilisant des spermatozoïdes testiculaires au lieu de spermatozoïdes issus d'un éjaculat. Pour cela il conviendra d'appliquer la technique appelée TESE ou TESA qui consiste à aspirer légèrement les spermatozoïdes directement dans le testicule.

  • Analyse FISH des spermatozoïdes N'importe quelle cellule somatique (non reproductive) du corps humain comporte 23 paires de chromosomes, autrement dit, 2 exemplaires de chaque chromosome. En revanche, le matériel chromosomique normal des gamètes humains (spermatozoïdes et ovules) ne doit comporter que 23 chromosomes, soit, un seul exemplaire de chaque chromosome. Le FISH (Hybridation fluorescente in situ) dans les spermatozoïdes permet d'étudier le nombre de chromosomes contenus dans les spermatozoïdes issu d'un prélèvement de sperme, en nous informant s'ils sont pourvus du bon matériel chromosomique et en évaluant, au cours d'un conseil génétique, le risque de transmission de ces anomalies à la descendance. Le principal inconvénient de cette analyse est que, en cas d’oligo-astenozoospermie sévère, elle est difficile à réaliser en raison de la faible concentration spermatique. Ce test est indiqué dans les cas suivants :
    • Échecs d'implantation.
    • Fausses couches à répétition.
    • Grossesse antérieure avec chromosomopathie.
    • Patients soumis à chimio ou radiothérapie.
    • Patients souffrant d'oligo ou de terato-astenozoospermie sévère.
  • Analyse de la méiose : La méiose est le processus à travers lequel les cellules mères des spermatozoïdes (ou spermatogonies) réduisent leur matériel chromosomique de la moitié ; autrement dit, elles passent de 46 à 23 chromosomes, nombre de chromosomes dont est doté chaque spermatozoïde. Si un problème intervient au cours de ce processus, le nombre de chromosomes pourrait s'avérer supérieur ou inférieur à ce qu'il devrait être et l'embryon issu de cette phase être porteur d'une anomalie qui empêchera la grossesse, provoquera une fausse couche durant le premier trimestre ou aboutira à la naissance d'un enfant porteur d'une anomalie quelconque. L'inconvénient de cette étude est qu'elle est menée sur des spermatozoïdes obtenus par biopsie testiculaire.
  • Microdélétions du chromosome Y : il est prouvé que la spermatogénèse est contrôlée par certain gènes situés dans la région euchromatique du bras long du chromosome Y. Des microdélétions dans ces régions, divisées en trois locus qui ne se chevauchent pas, comme les régions AZFa, AZFb, AZFc sont associées à des azoospermies et à des oligozoospermies sévères. Le coût de cette technique, ses limites et le fait que la fréquence de ce phénomène chez des hommes connaissant des problèmes d'infertilité est estimée à 7%, constituent autant de facteurs qui remettent en question son utilisation comme méthode de diagnostic dans le cas d'un patient recourant à une Fécondation in Vitro. De plus, les informations obtenues à travers cette technique ne nous permettent pas de modifier les actions à mettre en place mais sert uniquement à expliquer la cause de l'azoospermie ou de la cryptozoospermie.
  • Tests microbiologiques : Lorsqu'un diagnostic clinique laisse entrevoir une infection de la voie séminale ou du conduit urinaire, la spermoculture nous permet de confirmer l'infection, de déterminer le germe responsable et d'établir le traitement applicable. Dans tous les cas, il doit s'agir là d'une exploration de routine dans la mesure où l'on trouve souvent des infections provoquées par des mycoplasmes et des chlamydiae ainsi que par des bactéries non spécifiques qui jouent un rôle controversé dans le processus de fertilité. Ces bactéries se fixent souvent sur les membranes de la tête et du segment intermédiaire du spermatozoïde, et pourraient perturber sa motilité, ou modifier l'intégrité du matériel génétique de sa tête.
  • Anticorps antispermatozoïdes (AAS) : Il s'agit là d'un phénomène assez rare (seuls 4% des hommes parmi les couples stériles), qui est lié directement à la stérilité même si on n'a pas la preuve que son traitement permet d'améliorer la fertilité. Les anticorps type IgA de la partie sécrétoire se joignent au mucus cervical, et ainsi, la présence à la fois d’IgA et de spermatozoïdes entraîne une réduction de la capacité de ces derniers à pénétrer dans le mucus cervical. Les méthodes utilisées pour analyser l'AAS dans le spermogramme sont le MAR Test et l'Inmunobead test (IBT).

 

La stérilité et l'infertilité "L'infertilité masculine"

La fertilité masculine est moins compliquée que la fertilité féminine étant donné que l'homme a moins de responsabilité à assumer dans le processus reproductif et ses différentes étapes. Pour l'essentiel, la fertilité masculine dépend en grande partie des facteurs suivants :

  • l'état des spermatozoïdes,
  • le nombre de spermatozoïdes,
  • leur morphologie et leur motilité.

À savoir.

« L'andrologie » est à 'homme ce qu'est la «gynécologie » à la femme. En tant que laboratoire de reproduction assistée, Ginefiv dispose des techniques les plus avancées en matière de diagnostic andrologique.

Quelles sont les principales causes de l'infertilité masculine ?

  • Une production de sperme déficiente : Quatre-vingt-dix pour cent des problèmes de fertilité masculine sont provoqués par une incapacité à produire des spermatozoïdes en quantité suffisante. Ce phénomène est appelé azoospermie lorsqu'il n'existe pas de production de spermatozoïdes, tandis que l'oligospermie est diagnostiquée lorsqu'il existe une production de spermatozoïdes mais que celle-ci est très faible.

    Il faut tenir compte du fait qu'une faible production de spermatozoïdes ne signifie pas forcément qu'un homme est infertile. Si les spermatozoïdes qui sont produits sont sains, bien formés et mobiles, il existe une réelle possibilité de parvenir à une grossesse puisqu'il suffit que l'un d'entre eux parvienne à féconder l'ovule de la femme.

    Dans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmontDans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmonté par microchirurgie grâce à l'extraction chirurgicale des spermatozoïdes directement depuis les testicules à travers un processus appelé TESA, pour qu'ils puissent ensuite féconder de manière artificielle les ovules en laboratoire de fécondation in Vitro qui utilisera pour cela la méthode dénommée ICSI (ou micro-injection spermatique)

  • La varicocèle :nnaissent des problèmes de fertilité souffrent souvent d'une infection au niveau de leurs organes reproducteurs. La présence d'anticorps antispermatiques qui attaquent et détruisent les spermatozoïdes indiquent généralement la présence d'une infection. La plus commune, mais aussi la plus grave d'entre elles, étant la Chlamydiae trachomatis. Ces infections sont dues à des maladies sexuellement transmissibles et peuvent, chez l'homme, endommager l'épididyme et le canal déférent. Ces infections sont généralement traitées par des antibiotiques.
  • L'obstruction canalaire :Il s'agit d'une obstruction ou d'une détérioration des conduits spermatiques généralement due à une maladie sexuellement transmissible, une infection ou une anomalie congénitale.
  • Le dysfonctionnement éjaculatoire : Ces troubles se caractérisent par l'incapacité de l'homme à parvenir à éjaculer dans le vagin au cours de l'acte sexuel. L'impuissance ou l'incapacité de l'homme à maintenir une érection durant le coït, peut avoir pour origine un régime trop riche en matières grasses (dépôts de graisse qui bouchent les artères du pénis), la prise de médicaments destinés à traiter une tension élevée ou encore un problème neurologique lié au diabète.
  • Autres troubles : L'infertilité masculine peut être également due à d'autres facteurs parmi lesquels le développement anormal ou des testicules détériorés (liés à des problèmes endocriniens ou à une inflammation), des troubles des glandes accessoires, des troubles du coït, une exposition au diéthylstilboestrol (DES), œstrogène synthétique utilisé entre les années 1950 et 1960 et à l'origine de kystes dans le tractus reproducteur masculin, testicules non descendus.

L'analyse du sperme

A. Tests de diagnostic de routine

  • Spermogramme : Le spermogramme a pour objectif d'évaluer les paramètres de l'éjaculat obtenu par masturbation. Ces paramètres sont établis à deux niveaux : macroscopique et microscopique. Les paramètres macroscopiques sont : l'aspect, la liquéfaction, la viscosité, le Ph, le volume et la couleur. Les paramètres microscopiques sont : la concentration et le nombre total de spermatozoïdes, leur mobilité et leur vitalité, la morphologie spermatique et la présence d'agglutinants (anticorps antispermatozoïdes)

    En 1980, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élaboré un manuel fixant des directives en matière d'analyse du liquide séminal et a établi des critères de normalité. Ce manuel a été révisé en 1999 puis de nouveau mis à jour en 2002 par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie (ESHRE). Ces valeurs sont ´résumées dans le tableau suivant :

    Il faut cependant noter que ces données ne signifient pas que les couples ne répondant pas à ces critères ne pourront pas procréer mais simplement que les possibilités de grossesse sont, dans ce cas, plus réduites.

  • Test de survie : Le test de survie ou de capacité spermatique évalue, au-delà des paramètres déjà cités à propos du spermogramme, la survie du sperme et le mouvement des spermatozoïdes mis en culture après avoir été évalués. De plus, on évaluera la présence ou l'absence de contamination bactérienne dans le prélèvement sélectionné.

    En quoi consiste le test de capacité du sperme ?

    La capacité du sperme correspond aux changements physiologiques subis par un spermatozoïde pour lui permettre d'acquérir la capacité de féconder un ovule. Les spermatozoïdes acquièrent cette capacité fécondante dans l'appareil reproducteur féminin lorsqu'ils traversent le mucus cervical. On peut parvenir à provoquer de manière artificielle cette capacité fécondante du spermatozoïde en laboratoire grâce à deux techniques : le swim-up et les gradients de densité. Ces techniques permettent de séparer les spermatozoïdes du liquide séminal et de sélectionner ainsi ceux présentant le meilleur aspect morphologique et les plus grandes capacités de mouvements. Le résultat obtenu à travers ce test de capacité, après application de ces techniques, est appelé REM (récupération des spermatozoïdes mobiles) dont l'unité de mesure est le nombre de spermatozoïdes mobiles rectilignes par millilitre d'éjaculat.

A. Tests de diagnostics avancés

  • Test de fragmentation : Ce test analyse les ruptures ou les lésions du matériel génétique du spermatozoïde. Plus le nombre de ruptures sera important plus le pronostic de grossesse sera négatif. Ce traitement est notamment recommandé parce que l'ADN des spermatozoïdes a tendance à se fragmenter après leur sortie du testicule au moment de leur passage dans l'épididyme où ils sont stockés en attendant l'éjaculation. Il est indiqué dans les cas suivants :
    • Faible taux de fécondation, embryons de mauvaise qualité, échec répété de grossesse, fausse couche à répétition.
    • La varicocèle.
    • Infections génito-urinaires.
    • Personnes de plus de 45 ans, fumeurs, exposition à des produits toxiques.
    • Fumeurs et personnes exposées à des produits toxiques.
    • Expositions à des températures élevées (fièvre).

    Lorsque les résultats du test de fragmentation de l'ADN spermatique ne sont pas bons, la Fécondation in Vitro sera de préférence réalisée en utilisant des spermatozoïdes testiculaires au lieu de spermatozoïdes issus d'un éjaculat. Pour cela il conviendra d'appliquer la technique appelée TESE ou TESA qui consiste à aspirer légèrement les spermatozoïdes directement dans le testicule.

  • Analyse FISH des spermatozoïdes N'importe quelle cellule somatique (non reproductive) du corps humain comporte 23 paires de chromosomes, autrement dit, 2 exemplaires de chaque chromosome. En revanche, le matériel chromosomique normal des gamètes humains (spermatozoïdes et ovules) ne doit comporter que 23 chromosomes, soit, un seul exemplaire de chaque chromosome. Le FISH (Hybridation fluorescente in situ) dans les spermatozoïdes permet d'étudier le nombre de chromosomes contenus dans les spermatozoïdes issu d'un prélèvement de sperme, en nous informant s'ils sont pourvus du bon matériel chromosomique et en évaluant, au cours d'un conseil génétique, le risque de transmission de ces anomalies à la descendance. Le principal inconvénient de cette analyse est que, en cas d’oligo-astenozoospermie sévère, elle est difficile à réaliser en raison de la faible concentration spermatique. Ce test est indiqué dans les cas suivants :
    • Échecs d'implantation.
    • Fausses couches à répétition.
    • Grossesse antérieure avec chromosomopathie.
    • Patients soumis à chimio ou radiothérapie.
    • Patients souffrant d'oligo ou de terato-astenozoospermie sévère.
  • Analyse de la méiose : La méiose est le processus à travers lequel les cellules mères des spermatozoïdes (ou spermatogonies) réduisent leur matériel chromosomique de la moitié ; autrement dit, elles passent de 46 à 23 chromosomes, nombre de chromosomes dont est doté chaque spermatozoïde. Si un problème intervient au cours de ce processus, le nombre de chromosomes pourrait s'avérer supérieur ou inférieur à ce qu'il devrait être et l'embryon issu de cette phase être porteur d'une anomalie qui empêchera la grossesse, provoquera une fausse couche durant le premier trimestre ou aboutira à la naissance d'un enfant porteur d'une anomalie quelconque. L'inconvénient de cette étude est qu'elle est menée sur des spermatozoïdes obtenus par biopsie testiculaire.
  • Microdélétions du chromosome Y : il est prouvé que la spermatogénèse est contrôlée par certain gènes situés dans la région euchromatique du bras long du chromosome Y. Des microdélétions dans ces régions, divisées en trois locus qui ne se chevauchent pas, comme les régions AZFa, AZFb, AZFc sont associées à des azoospermies et à des oligozoospermies sévères. Le coût de cette technique, ses limites et le fait que la fréquence de ce phénomène chez des hommes connaissant des problèmes d'infertilité est estimée à 7%, constituent autant de facteurs qui remettent en question son utilisation comme méthode de diagnostic dans le cas d'un patient recourant à une Fécondation in Vitro. De plus, les informations obtenues à travers cette technique ne nous permettent pas de modifier les actions à mettre en place mais sert uniquement à expliquer la cause de l'azoospermie ou de la cryptozoospermie.
  • Tests microbiologiques : Lorsqu'un diagnostic clinique laisse entrevoir une infection de la voie séminale ou du conduit urinaire, la spermoculture nous permet de confirmer l'infection, de déterminer le germe responsable et d'établir le traitement applicable. Dans tous les cas, il doit s'agir là d'une exploration de routine dans la mesure où l'on trouve souvent des infections provoquées par des mycoplasmes et des chlamydiae ainsi que par des bactéries non spécifiques qui jouent un rôle controversé dans le processus de fertilité. Ces bactéries se fixent souvent sur les membranes de la tête et du segment intermédiaire du spermatozoïde, et pourraient perturber sa motilité, ou modifier l'intégrité du matériel génétique de sa tête.
  • Anticorps antispermatozoïdes (AAS) : Il s'agit là d'un phénomène assez rare (seuls 4% des hommes parmi les couples stériles), qui est lié directement à la stérilité même si on n'a pas la preuve que son traitement permet d'améliorer la fertilité. Les anticorps type IgA de la partie sécrétoire se joignent au mucus cervical, et ainsi, la présence à la fois d’IgA et de spermatozoïdes entraîne une réduction de la capacité de ces derniers à pénétrer dans le mucus cervical. Les méthodes utilisées pour analyser l'AAS dans le spermogramme sont le MAR Test et l'Inmunobead test (IBT).

 

La stérilité et l'infertilité "L'infertilité masculine"

La fertilité masculine est moins compliquée que la fertilité féminine étant donné que l'homme a moins de responsabilité à assumer dans le processus reproductif et ses différentes étapes. Pour l'essentiel, la fertilité masculine dépend en grande partie des facteurs suivants :

  • l'état des spermatozoïdes,
  • le nombre de spermatozoïdes,
  • leur morphologie et leur motilité.

À savoir.

« L'andrologie » est à 'homme ce qu'est la «gynécologie » à la femme. En tant que laboratoire de reproduction assistée, Ginefiv dispose des techniques les plus avancées en matière de diagnostic andrologique.

Quelles sont les principales causes de l'infertilité masculine ?

  • Une production de sperme déficiente : Quatre-vingt-dix pour cent des problèmes de fertilité masculine sont provoqués par une incapacité à produire des spermatozoïdes en quantité suffisante. Ce phénomène est appelé azoospermie lorsqu'il n'existe pas de production de spermatozoïdes, tandis que l'oligospermie est diagnostiquée lorsqu'il existe une production de spermatozoïdes mais que celle-ci est très faible.

    Il faut tenir compte du fait qu'une faible production de spermatozoïdes ne signifie pas forcément qu'un homme est infertile. Si les spermatozoïdes qui sont produits sont sains, bien formés et mobiles, il existe une réelle possibilité de parvenir à une grossesse puisqu'il suffit que l'un d'entre eux parvienne à féconder l'ovule de la femme.

    Dans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmontDans les cas les plus extrêmes, l'absence totale de spermatozoïdes lors de l'éjaculation (azoospermie), peut être due à une obstruction au niveau de l'épididyme ou du canal déférent, ou encore à un problème lié à la production réelle de spermatozoïdes dans les testicules. Ce problème peut être surmonté par microchirurgie grâce à l'extraction chirurgicale des spermatozoïdes directement depuis les testicules à travers un processus appelé TESA, pour qu'ils puissent ensuite féconder de manière artificielle les ovules en laboratoire de fécondation in Vitro qui utilisera pour cela la méthode dénommée ICSI (ou micro-injection spermatique)

  • La varicocèle :nnaissent des problèmes de fertilité souffrent souvent d'une infection au niveau de leurs organes reproducteurs. La présence d'anticorps antispermatiques qui attaquent et détruisent les spermatozoïdes indiquent généralement la présence d'une infection. La plus commune, mais aussi la plus grave d'entre elles, étant la Chlamydiae trachomatis. Ces infections sont dues à des maladies sexuellement transmissibles et peuvent, chez l'homme, endommager l'épididyme et le canal déférent. Ces infections sont généralement traitées par des antibiotiques.
  • L'obstruction canalaire :Il s'agit d'une obstruction ou d'une détérioration des conduits spermatiques généralement due à une maladie sexuellement transmissible, une infection ou une anomalie congénitale.
  • Le dysfonctionnement éjaculatoire : Ces troubles se caractérisent par l'incapacité de l'homme à parvenir à éjaculer dans le vagin au cours de l'acte sexuel. L'impuissance ou l'incapacité de l'homme à maintenir une érection durant le coït, peut avoir pour origine un régime trop riche en matières grasses (dépôts de graisse qui bouchent les artères du pénis), la prise de médicaments destinés à traiter une tension élevée ou encore un problème neurologique lié au diabète.
  • Autres troubles : L'infertilité masculine peut être également due à d'autres facteurs parmi lesquels le développement anormal ou des testicules détériorés (liés à des problèmes endocriniens ou à une inflammation), des troubles des glandes accessoires, des troubles du coït, une exposition au diéthylstilboestrol (DES), œstrogène synthétique utilisé entre les années 1950 et 1960 et à l'origine de kystes dans le tractus reproducteur masculin, testicules non descendus.

L'analyse du sperme

A. Tests de diagnostic de routine

  • Spermogramme : Le spermogramme a pour objectif d'évaluer les paramètres de l'éjaculat obtenu par masturbation. Ces paramètres sont établis à deux niveaux : macroscopique et microscopique. Les paramètres macroscopiques sont : l'aspect, la liquéfaction, la viscosité, le Ph, le volume et la couleur. Les paramètres microscopiques sont : la concentration et le nombre total de spermatozoïdes, leur mobilité et leur vitalité, la morphologie spermatique et la présence d'agglutinants (anticorps antispermatozoïdes)

    En 1980, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élaboré un manuel fixant des directives en matière d'analyse du liquide séminal et a établi des critères de normalité. Ce manuel a été révisé en 1999 puis de nouveau mis à jour en 2002 par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie (ESHRE). Ces valeurs sont ´résumées dans le tableau suivant :

    Il faut cependant noter que ces données ne signifient pas que les couples ne répondant pas à ces critères ne pourront pas procréer mais simplement que les possibilités de grossesse sont, dans ce cas, plus réduites.

  • Test de survie : Le test de survie ou de capacité spermatique évalue, au-delà des paramètres déjà cités à propos du spermogramme, la survie du sperme et le mouvement des spermatozoïdes mis en culture après avoir été évalués. De plus, on évaluera la présence ou l'absence de contamination bactérienne dans le prélèvement sélectionné.

    En quoi consiste le test de capacité du sperme ?

    La capacité du sperme correspond aux changements physiologiques subis par un spermatozoïde pour lui permettre d'acquérir la capacité de féconder un ovule. Les spermatozoïdes acquièrent cette capacité fécondante dans l'appareil reproducteur féminin lorsqu'ils traversent le mucus cervical. On peut parvenir à provoquer de manière artificielle cette capacité fécondante du spermatozoïde en laboratoire grâce à deux techniques : le swim-up et les gradients de densité. Ces techniques permettent de séparer les spermatozoïdes du liquide séminal et de sélectionner ainsi ceux présentant le meilleur aspect morphologique et les plus grandes capacités de mouvements. Le résultat obtenu à travers ce test de capacité, après application de ces techniques, est appelé REM (récupération des spermatozoïdes mobiles) dont l'unité de mesure est le nombre de spermatozoïdes mobiles rectilignes par millilitre d'éjaculat.

A. Tests de diagnostics avancés

  • Test de fragmentation : Ce test analyse les ruptures ou les lésions du matériel génétique du spermatozoïde. Plus le nombre de ruptures sera important plus le pronostic de grossesse sera négatif. Ce traitement est notamment recommandé parce que l'ADN des spermatozoïdes a tendance à se fragmenter après leur sortie du testicule au moment de leur passage dans l'épididyme où ils sont stockés en attendant l'éjaculation. Il est indiqué dans les cas suivants :
    • Faible taux de fécondation, embryons de mauvaise qualité, échec répété de grossesse, fausse couche à répétition.
    • La varicocèle.
    • Infections génito-urinaires.
    • Personnes de plus de 45 ans, fumeurs, exposition à des produits toxiques.
    • Fumeurs et personnes exposées à des produits toxiques.
    • Expositions à des températures élevées (fièvre).

    Lorsque les résultats du test de fragmentation de l'ADN spermatique ne sont pas bons, la Fécondation in Vitro sera de préférence réalisée en utilisant des spermatozoïdes testiculaires au lieu de spermatozoïdes issus d'un éjaculat. Pour cela il conviendra d'appliquer la technique appelée TESE ou TESA qui consiste à aspirer légèrement les spermatozoïdes directement dans le testicule.

  • Analyse FISH des spermatozoïdes N'importe quelle cellule somatique (non reproductive) du corps humain comporte 23 paires de chromosomes, autrement dit, 2 exemplaires de chaque chromosome. En revanche, le matériel chromosomique normal des gamètes humains (spermatozoïdes et ovules) ne doit comporter que 23 chromosomes, soit, un seul exemplaire de chaque chromosome. Le FISH (Hybridation fluorescente in situ) dans les spermatozoïdes permet d'étudier le nombre de chromosomes contenus dans les spermatozoïdes issu d'un prélèvement de sperme, en nous informant s'ils sont pourvus du bon matériel chromosomique et en évaluant, au cours d'un conseil génétique, le risque de transmission de ces anomalies à la descendance. Le principal inconvénient de cette analyse est que, en cas d’oligo-astenozoospermie sévère, elle est difficile à réaliser en raison de la faible concentration spermatique. Ce test est indiqué dans les cas suivants :
    • Échecs d'implantation.
    • Fausses couches à répétition.
    • Grossesse antérieure avec chromosomopathie.
    • Patients soumis à chimio ou radiothérapie.
    • Patients souffrant d'oligo ou de terato-astenozoospermie sévère.
  • Analyse de la méiose : La méiose est le processus à travers lequel les cellules mères des spermatozoïdes (ou spermatogonies) réduisent leur matériel chromosomique de la moitié ; autrement dit, elles passent de 46 à 23 chromosomes, nombre de chromosomes dont est doté chaque spermatozoïde. Si un problème intervient au cours de ce processus, le nombre de chromosomes pourrait s'avérer supérieur ou inférieur à ce qu'il devrait être et l'embryon issu de cette phase être porteur d'une anomalie qui empêchera la grossesse, provoquera une fausse couche durant le premier trimestre ou aboutira à la naissance d'un enfant porteur d'une anomalie quelconque. L'inconvénient de cette étude est qu'elle est menée sur des spermatozoïdes obtenus par biopsie testiculaire.
  • Microdélétions du chromosome Y : il est prouvé que la spermatogénèse est contrôlée par certain gènes situés dans la région euchromatique du bras long du chromosome Y. Des microdélétions dans ces régions, divisées en trois locus qui ne se chevauchent pas, comme les régions AZFa, AZFb, AZFc sont associées à des azoospermies et à des oligozoospermies sévères. Le coût de cette technique, ses limites et le fait que la fréquence de ce phénomène chez des hommes connaissant des problèmes d'infertilité est estimée à 7%, constituent autant de facteurs qui remettent en question son utilisation comme méthode de diagnostic dans le cas d'un patient recourant à une Fécondation in Vitro. De plus, les informations obtenues à travers cette technique ne nous permettent pas de modifier les actions à mettre en place mais sert uniquement à expliquer la cause de l'azoospermie ou de la cryptozoospermie.
  • Tests microbiologiques : Lorsqu'un diagnostic clinique laisse entrevoir une infection de la voie séminale ou du conduit urinaire, la spermoculture nous permet de confirmer l'infection, de déterminer le germe responsable et d'établir le traitement applicable. Dans tous les cas, il doit s'agir là d'une exploration de routine dans la mesure où l'on trouve souvent des infections provoquées par des mycoplasmes et des chlamydiae ainsi que par des bactéries non spécifiques qui jouent un rôle controversé dans le processus de fertilité. Ces bactéries se fixent souvent sur les membranes de la tête et du segment intermédiaire du spermatozoïde, et pourraient perturber sa motilité, ou modifier l'intégrité du matériel génétique de sa tête.
  • Anticorps antispermatozoïdes (AAS) : Il s'agit là d'un phénomène assez rare (seuls 4% des hommes parmi les couples stériles), qui est lié directement à la stérilité même si on n'a pas la preuve que son traitement permet d'améliorer la fertilité. Les anticorps type IgA de la partie sécrétoire se joignent au mucus cervical, et ainsi, la présence à la fois d’IgA et de spermatozoïdes entraîne une réduction de la capacité de ces derniers à pénétrer dans le mucus cervical. Les méthodes utilisées pour analyser l'AAS dans le spermogramme sont le MAR Test et l'Inmunobead test (IBT).

 

 

 

La stérilité et l'infertilité: "Âge et infertilité"

Il est indéniable que la fertilité des femmes diminue avec l'âge. Comme le montre le graphique ci-dessous, c'est autour de 20 ans qu'une femme à le plus de probabilités de tomber enceinte au cours d'un cycle spontané, environ 25% de chances, tandis qu'à partir de ce moment-là la fertilité va progressivement diminuer avec une accélération de ce déclin à partir de 37-38 ans.

Proceso de inseminación artificial

On notera cependant qu'il s'agit là de moyennes. Chez certaines femmes, le taux de fertilité peut diminuer plus tôt tandis que d'autres, seront encore fertiles autour de quarante ans.

Tout ce processus est lié à la diminution de la réserve ovarienne et à un affaiblissement de la qualité ovocytaire qui se manifestera sous forme d'une augmentation du nombre d'anomalies chromosomiques dans les ovocytes.

Pourquoi l'âge a-t-il tant d'importance ?

Plusieurs facteurs expliquent la forte diminution de naissances d'enfants vivants chez des femmes de plus de 40 ans :

  • Il est largement reconnu que l'apparition de fœtus présentant des anomalies chromosomiques est beaucoup plus fréquente parmi les femmes plus âgées, notamment à partir de 35 ans. L'anomalie chromosomique la plus connue est celle qui entraîne le syndrome de Down (trisomie 21). Les anomalies chromosomiques contribuent fortement à augmenter le taux de fausses couches chez les femmes plus âgées.
  • Toute l'énergie nécessaire à un embryon pour lui permettre de maintenir sa division cellulaire et pour qu'il puisse croître est fournie par de petits paquets appelés mitochondries qui proviennent des ovules. Au fur et à mesure que les femmes vieillissent, leurs ovules contiennent de moins en moins de mitochondries saines et par conséquent, l'embryon ne disposera pas de toute l'énergie nécessaire à son développement et même s'il est certain que le fœtus produira lui-même ses propres mitochondries lorsqu'il aura atteint un certain développement, si l'embryon ne dispose pas de suffisamment d'énergie pour parvenir à ce point de développement, celui-ci se paralysera ce qui entraînera un échec de la nidation, un échec de la division cellulaire ou encore une fausse couche.
  • En cas d'absence de périodes menstruelles ou si celles-ci sont irrégulières, l'ovulation sera généralement soit inexistante soit irrégulière. l'absence d'ovulation se traduira par une stérilité totale. L'ovulation peut généralement être corrigée à l'aide d'un traitement pharmaceutique. En cas d'épuisement de la réserve ovarienne, la solution est de recourir à des ovules ou à des embryons issus de donneurs.

 

 

 

La stérilité et l'infertilité "Poids et infertilité"

Le poids joue un rôle important dans les chances de reproduction d'un couple. Un changement important de poids normal, qu'il s'agisse d'une prise ou d'une perte de poids, peut être une cause d'infertilité aussi bien chez les hommes que chez les femmes et peut même réduire les possibilités de succès des traitements de reproduction assistée. On émet même l'idée que 12% des cas d'infertilité primaire sont liés à des problèmes de poids.

La graisse corporelle a un effet sur la production de l'hormone libératrice de Gonadotrophine (GnRH), hormone essentielle à l'ovulation régulière chez la femme mais aussi à la production spermatique chez l'homme. Plus précisément, la GnRH active la sécrétion de l'hormone lutéinisante (LH) et de l'hormone folliculostimulante (FSH), toutes deux essentielles pour le développement des ovules et des spermatozoïdes.

Qu'est-ce que l'indice de masse corporelle ?

Lorsque l'on parle de poids idéal, d'obésité ou de faible poids, on se réfère à l'indice de masse corporel (IMC). L'indice de masse corporelle (IMC) est une mesure qui associe le poids et la taille d'un individu. La formule mathématique permettant de le calculer est très simple : Poids (en kilogrammes) divisé par la taille (en mètres) au carré. Un IMC situé entre 18 et 25 est considéré comme un rapport poids / taille adéquat ou normal.

L'obésité

A.) Chez la femme : Il existe un très grand nombre de troubles communs liés à l'obésité de la femme qui peuvent avoir un impact négatif soit sur la possibilité de grossesse (qu'elle soit obtenue naturellement ou à l'aide de techniques de reproduction assistée) soit sur la possibilité de mener correctement à terme une grossesse. Principaux troubles liés à l'obésité et pouvant causer des problèmes de fertilité :

  • Syndrome des ovaires polykystiques : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOP) est une des causes majeures d'anovulation et donc de stérilité. Pour pouvoir diagnostiquer précisément un SOP, les femmes devront présenter au moins deux des symptômes suivants :
    • Des menstruations irrégulières
    • Des ovaires élargis et plus gros, avec présence de nombreux follicules de petite taille décelables par échographie
    • Des hormones androgènes en excès

    En raison d'un taux élevé d'insuline dans le sang, les ovaires libèreront trop d'hormones androgènes et ceci pourrait entraîner la croissance excessive de poils sur le visage, une augmentation de poids et provoquer une infertilité. Les femmes qui souffrent de SOP ont plus de risques de développer un diabète et des maladies cardiaques.

    Le fait de perdre du poids pourrait présenter le gros avantage de soigner en partie ce désordre ou ce trouble, sans que la quantité de poids devant être perdu soit nécessairement importante puisque, en diminuant simplement son poids de 5%, une femme pourrait parvenir à tomber enceinte.

  • Hypothyroïdisme : L'hypothyroïdisme est une maladie propre à la thyroïde et se caractérise par une production anormale d'hormones de la glande thyroïde. Cette maladie entraîne généralement une augmentation du poids de la personne qui en souffre et celle-ci aura souvent du mal à perdre l'excès de poids acquis par le passé. Ce désordre peut également perturber son cycle menstruel et peut même l'interrompre dans certains cas ou même annihiler l'ovulation.
  • Défauts de la phase lutéale : Les défauts de la phase lutéale font partie d'une série de dérèglements hormonaux liés à un développement normal de l'endomètre, essentiel à la nidation embryonnaire, et donc pour permettre de mener normalement une grossesse à terme. Au cours de la seconde moitié du cycle menstruel d'une femme, le corps lutéal doit produire de la progestérone pour permettre l'épaississement de l'endomètre. Si la phase lutéale dure longtemps ou si - au contraire - elle ne dure pas suffisamment longtemps, les taux de progestérone ne seront pas appropriés et la femme aura des menstruations anormales.

    Lorsqu'une femme est enceinte, les défauts de la phase lutéale peuvent provoquer une fausse-couche.

  • Œstrogènes en excès : Les œstrogènes sont les hormones sexuelles produites principalement par les organes reproducteurs de la femme mais également par d'autres éléments de son organisme dont par exemple les lipocytes ou les cellules grasses. Étant donné que les œstrogènes sont produits par les cellules grasses, les femmes souffrant d'obésité ou d'un excès de poids, d'une manière générale, auront une plus grande quantité d'œstrogènes dans leur système que les femmes ayant un poids normal

    Dans des proportions normales, les œstrogènes jouent un rôle fondamental pour de nombreuses fonctions organiques. Cependant, en cas d'excès d'œstrogènes dans leur système, ceux-ci pourraient toucher son système reproducteur et même le déséquilibrer entraînant ainsi des problèmes d'infertilité. De plus, même si une femme est enceinte, cet excès d'œstrogènes pourrait provoquer une fausse-couche. D'autre part, il faut tenir compte du fait que le poids n'est pas le seul facteur pouvant provoquer une augmentation des taux d'œstrogènes.

B.) Chez l'homme : l'excès de poids peut entraîner une réduction de la production spermatique ou diminuer son activité. En effet, on a observé sur des prélèvements de sperme qu'un excès de poids pouvait réduire la production et la concentration de spermatozoïdes d'environ 21,6% et de 23,9% en cas d'obésité pathologique.

Faible poids

A.) Chez la femme : Une forte perte de poids ou des maladies de type anorexie nerveuse peuvent également avoir une influence sur la fertilité d'une femme.

La production de GnRH peut diminuer aussi en raison d'un poids trop faible chez une femme. Dans ce cas, l'ovulation peut devenir irrégulière ou même être interrompue. Une perte de production de GnRH peut également toucher la formation du revêtement utérin dans lequel l'embryon viendra s'implanter.

Trop d'exercice peut aussi entraîner un déséquilibre hormonal, et réduire la fertilité.

B.) Chez l'homme : un poids inférieur à la normale peut provoquer une réduction de la production et de l'activité spermatique encore plus sévère que dans les cas d'obésité. En effet, on a observé sur des prélèvements de sperme qu'un poids trop faible pouvait réduire la production et la concentration de spermatozoïdes d'environ 28,1% et de 36,4% en cas de malnutrition sévère.

Comment y remédier ?

En récupérant, de la manière la plus saine possible un poids normal, les déséquilibres hormonaux s'inversent souvent et ce retour à la normal permet ainsi de restaurer la fertilité perdue. De plus, la perte de poids chez les personnes obèses augmente les chances de grossesse.

Il est également possible de recourir à un traitement médical pour augmenter la fertilité mais toujours sous contrôle médical. La maîtrise de son poids reste cependant le meilleur des traitements.

 

 

 

La stérilité et l'infertilité "Tabac, drogues, alcool et infertilité"

Tabac

On est toujours surpris de constater que les fumeurs savent parfaitement que fumer est très mauvais pour leur santé, peut entraîner un cancer, des maladies respiratoires et cardiovasculaires mais... peu d'entre eux sont conscients de l'effet négatif du tabac sur leur fertilité. Fumer peut en effet avoir des conséquences négatives sur le système de reproduction aussi bien chez la femme que chez l'homme.

  • Chez la femme le fait de fumer peut entraîner :
    • des problèmes de menstruation
    • des problèmes au niveau des trompes de Fallope
    • des problèmes au niveau du col de l'utérus
    • augmenter la probabilité de grossesses ectopiques.

    De même, les professionnels de la santé spécialisés en médecine reproductive vous diront tous que les traitements visant à combattre une stérilité et une infertilité donnent de plus mauvais résultats chez les couples dont au moins l'un des deux est fumeur.

    L'effet nocif du tabac sur la fertilité de la femme est tel que l'on peut même affirmer que fumer ajoute dix années à l'âge reproductif de la femme, autrement dit, qu'une fumeuse de trente ans aura les mêmes problèmes qu'une femme non fumeuse de quarante ans.

    Sans oublier, et ceci est déjà plus connu, que fumer durant une grossesse peut causer des problèmes de santé au bébé. Les enfants de mères fumeuses ont généralement un poids inférieur à la naissance et une naissance plus stressante :

  • En ce qui concerne les hommes, fumer peut nuire à la composition du sperme. En effet, une cigarette contient des centaines de composants, certains d'entre eux étant, sans aucun doute, responsables de ruptures de l'ADN des spermatozoïdes, facteur qui réduit de manière très importante les chances de procréation même en cas de traitement de reproduction assistée. Parmi ces composants, on retrouve les alcaloïdes, la nicotine par exemple et les composés toxiques tels que les polyphénols, les hydrocarbures aromatiques, les aldéhydes, les amines et mêmes des pesticides.
  • D'une manière générale, les couples qui essaient d'attendre un enfant doivent sérieusement envisager de cesser de fumer, en particulier ceux qui sont traités pour des problèmes d'infertilité sans cause apparente et pour les hommes dont la production spermatique est limite. Il est important que les deux membres du couple cessent de fumer en raison des conséquences de la fumée passive.

Drogues et alcool

Selon plusieurs études, une consommation très importante d'alcool, peut entraîner une baisse de production de spermatozoïdes, de testostérone (hormone masculine qui joue un rôle dans la production du sperme) et une augmentation du nombre d'œstrogènes.

Dans le cas des femmes, la consommation d'alcool peut perturber les cycles menstruels et provoquer des périodes anovulatoires (menstruation sans ovulation). L'alcool peut également augmenter les risques de fausse-couche pour la femme et provoquer un certain nombre d'anomalies de naissance graves, plus connues sous le nom de syndrome d'alcoolisation fœtal ou SAF.

En ce qui concerne les drogues, la consommation régulière de la plus commune de ces substances, la marijuana, peut entraver le processus de fertilisation naturelle de l'ovule car les spermatozoïdes sont moins mobiles. La quantité et l'état des spermatozoïdes diminuent également.

Quant à la consommation de cocaïne, d'héroïne, d'ecstasy, d'amphétamines et autres drogues, le plus inquiétant vient du fait que, au-delà de provoquer ou d'aggraver les dysfonctionnements sexuels de l'homme, en dégradant la santé générale de l'individu, elles peuvent endommager l'ADN ou le matériel héréditaire des gamètes (ovules et spermatozoïdes).

D'une manière générale, il vaut mieux éviter la consommation d'alcool et de tout type de drogues lorsque l'on essaie de procréer et durant une grossesse.

 

 

 

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La stérilité et l'infertilité "Alimentation et infertilité"

Une mauvaise alimentation peut entraîner une infertilité et les hommes autant que les femmes doivent faire en sorte de s'alimenter de façon saine lorsqu'ils souhaitent attendre un enfant. Plutôt que de se centrer sur une alimentation spéciale, les couples feraient mieux de penser à bien s'alimenter d'une manière générale.

Une alimentation variée issue de tous les groupes alimentaires, faible en graisses et à teneur élevée en nutriment, garantira aux couples la quantité nécessaire de vitamines et de minéraux dont ils ont besoin pour optimiser leur fonction reproductive. Ces changements de style de vie doivent être appliqués avant de vouloir mettre en route une grossesse et devraient être maintenus durant toute la grossesse et l'allaitement.

Rappelez-vous que « plus » ne veut pas toujours dire « mieux » et qu'il convient de ne pas commettre d'excès. En effet, par exemple, une quantité trop importante de vitamines ou de minéraux peut réduire les taux de fertilité. De même, un régime trop faible en calories, une carence en nutriments et un excès de poids peuvent perturber l'ovulation.

Caféine

Chez la femme, des études ont démontré une corrélation entre une consommation élevée de caféine et des troubles de la fertilité. Si abandonner totalement le café vous paraît trop difficile, essayez du moins de limiter votre consommation à deux-trois tasses par jour et / ou pensez à passer au décaféiné. N'oubliez pas que les boissons gazeuses et le chocolat contiennent également de la caféine.

Calcium

  • Chez la femme : L'importance du calcium pour la santé est généralement bien connue des femmes mais certaines d'entre elles ignorent parfois le rôle essentiel joué par cet élément durant la grossesse.

    Si une femme enceinte n'absorbe pas suffisamment de calcium, le fœtus va aller puiser dans les os de sa mère ce qui peut avoir des conséquences néfastes pour la santé de celle-ci à plus long terme. Durant la gestation, le bébé a besoin de calcium pour développer ses os, ses dents, ses nerfs, ses muscles et son cœur.

  • Chez L'homme : Une étude a démontré que la consommation quotidienne de 1 000 milligrammes de calcium et de 10 microgrammes de vitamine D peut améliorer la fertilité masculine. Les sources de calcium : yaourt, lait écrémé, jus d'orange enrichi au calcium, fromage, riz et tofu.

Acide folique

Les femmes qui n'absorbent pas suffisamment d'acide folique ont plus de risque de faire une fausse-couche et d'avoir des problèmes à la naissance. Il est important pour les femmes qui essaient d'attendre un enfant d'absorber une quantité suffisante d'acide folique (400 microgrammes ou 0,4 milligrammes) avant d'être enceinte car le fœtus nécessite cet acide folique dès les premières étapes de son développement pour éviter les déficiences au niveau des gaines nerveuses.

Les sources d'acide folique : légumes à feuilles vertes, foie de poulet, foie de veau, lentilles, asperges, papaye, brocolis, œufs durs, germes de blé. Les femmes devraient également penser à prendre des suppléments multivitaminés ou alimentaires contenant de l'acide folique.

Vitamine C

Un régime sain et varié avec un apport suffisant en fruits et légumes est nécessaire à une bonne santé générale. Une carence en vitamines C dans le régime quotidien d'un homme peut contribuer à réduire la fertilité spermatique.

Zinc

  • Les femmes enceintes ayant un taux de zinc très bas court un risque important de fausse-couche, de grossesse allongée et de travail prolongé au moment de l'accouchement. L'autre avantage non négligeable du zinc est qu'il contribue à prévenir les vergetures.
  • Chez L'homme : De faibles taux de zinc, même sur une courte durée, peuvent réduire le volume de sperme et le taux de testostérone.
  • Sources de zinc : peu d'aliments sont riches en zinc à l'exception des huitres. La viande de bœuf, les poissons d'eau de mer et les crustacés - et les fruits de mer, le mouton, les germes de blé grillés et le miso contiennent tous du zinc : mais un bon complément vitaminé prénatal peut apporter aussi l'apport nécessaire en zinc.

 

La stérilité et l'infertilité "Insuffisance ovarienne précoce et infertilité"

Qu'est-ce que l'insuffisance ovarienne précoce ?

L'insuffisance ovarienne précoce (FOP - Premature Ovarian Failure) également dénommée ménopause précoce est définie par l'arrêt pathologique de l'activité ovarienne de façon prématurée (avant 40 ans), avec pour conséquence une aménorrhée, une perte de fertilité et la diminution de la sécrétion des œstrogènes. En général, ce phénomène est dû à l'épuisement de la réserve ovarienne et au fait que l'ovulation n'ayant pas lieu, l'ovaire ne produit plus d'œstrogènes ni de progestérones, et par conséquent la menstruation disparaît.

Cette pathologie est pratiquement toujours précédée de ce qu'on appelle « l'insuffisance ovarienne occulte » qui consiste en une insuffisance ovarienne avant 40 ans sans syndrome climatérique ni aménorrhée, et qui ne peut être diagnostiquée qu'à travers une évaluation dans du sérum des hormones impliquées dans le cycle menstruel.

Quelle en est la cause ?

Au moment de sa naissance, la femme possède un certain nombre d'ovules, lors de chaque cycle menstruel environ 30 ovules vont entamer un processus de maturation même si, généralement, seuls quelques uns vont aller au bout de ce processus se détachant dans les trompes de Fallope durant l'ovulation, les autres ovules ayant entamé ce processus ne parviendront pas à ovuler et seront perdus au cours d'un processus appelé atrésie folliculaire.

Certaines femmes subissent un phénomène d'atrésie folliculaire très accélérée ce qui réduit leur vie reproductive. Certains facteurs, détaillés ci-dessous, expliquent cette accélération du processus d'atrésie folliculaire :

  • Conséquences post-opératoires après ablation partielle ou totale des ovaires.
  • En cas de dérèglements chromosomiques / génétiques
    • Syndrome de Turner
    • Syndrome de Swyer
    • Syndrome d'insensibilité aux androgènes
    • Syndrome du X fragile
    • Héréditaire : Le risque de développer un FOP augmente lorsqu'il existe des antécédents familiaux directs.
  • Certaines maladies auto-immunes peuvent être aussi associées à une insuffisance ovarienne précoce. Le système de défense (auto-immunité) ne reconnaît plus l'ovaire et crée des anticorps pour lutter contre ce dernier ce qui entraîne une accélération ou la destruction de la réserve d'ovules.
    • Dysfonctionnement de la thyroïde
    • Défaut ou insuffisance polyglandulaire de Type I et II
    • Hypoparathyroïdisme
    • Arthrite rhumatoïde
    • Purpura thrombopénique idiopathique (ITP)
    • Diabètes
    • Anémie pernicieuse
    • Insuffisance surrénale
    • Vitiligo
    • Lupus érythémateux systémique également appelé LES ou lupus
  • Certains agents toxiques : tabac, pesticides, dissolvants, etc.
  • Les traitements de radiothérapie et / ou de chimiothérapie, que ce soit à la suite d'un cancer ou d'autres maladies bénignes, peuvent entraîner la destruction de la réserve d'ovules existants. En fonction de l'âge et des doses administrées, ce phénomène pourra être ou non réversible.
  • Défauts enzymatiques / métaboliques
    • Galactosémie
    • Thalassémie majeure traitée avec des transfusions sanguines multiples
    • Hémochromatose
  • Infection virale

Est-elle fréquente ?

Elle touche 1 femme sur 100 de moins de 40 ans et 1 femme sur 1000 de moins de 30 ans.

Quels sont ses symptômes ?

Les symptômes ne diffèrent pas beaucoup de ceux que peut présenter une femme de plus de 40 ans qui n'a plus ses règles, symptômes dus essentiellement à l'absence d'œstrogènes.

L'absence de règles (aménorrhée) est ce qui attire le plus l'attention chez une femme encore jeune et constitue le principal motif de consultation bien qu'il existe d'autres symptômes associés aux faibles taux d'œstrogènes comme les bouffées de chaleur, les dérèglements du sommeil ou / et émotionnels, la diminution du désir sexuel et la sécheresse vaginale qui peut provoquer des relations sexuelles douloureuses.

Comment se diagnostique-t-elle ?

Le diagnostic repose sur :

  • Un dossier clinique détaillé élaboré à partir d'un interrogatoire sur les antécédents familiaux en matière de FOP.
  • Une exploration physique générale et gynécologique.
  • Une analyse de sang mesurant les taux d'œstradiol (la plus importante des hormones produites par l'ovaire), qui auront diminué, et les taux de l'hormone folliculostimulante (FSH, produite par la glande hypophysaire située dans le cerveau), qui auront quant à eux augmenté en réponse à la réduction du taux d'œstradiol ovarien. Les évaluations seront répétées à plusieurs reprises afin de confirmer le diagnostic.
  • Lorsque l'insuffisance ovarienne est spontanée (sans motif apparent), on recommandera une nouvelle analyse de sang afin d'étudier les chromosomes (caryotype).

Quelles sont les conséquences d’une insuffisance ovarienne précoce sur la fertilité ?

En raison de l'absence d'ovulation et de la réduction des taux d'œstrogènes, le risque de stérilité est accru. Dans ce cas, les traitements de stimulation de l'ovulation son inefficaces, cependant, étant donné que dans certains cas, le dérèglement n'est que provisoire et que l'ovaire peut présenter un certain degré d'activité de façon intermittente, 5 à 10% des femmes réussissent à tomber enceinte spontanément même si, malheureusement, il n'existe aucun moyen de savoir si la grossesse s'enclenchera ni de savoir si les traitements de stimulation de l'ovulation seront efficaces.

Pour parvenir à obtenir une gestation, la technique de reproduction assistée passerait dans ce cas par un don d'ovules.

Quelles sont les autres conséquences de l'insuffisance ovarienne précoce ?

  • Ostéoporose : les os deviennent plus fragiles et le risque de fractures augmente.
  • Maladie cardiovasculaire : De faibles taux d'œstrogènes chez un sujet encore jeune peuvent contribuer à augmenter les risques d'accident cardiaque.
  • Dépression : La perte inattendue de la fonction ovarienne peut provoquer, chez la femme, un état dépressif. Il convient parfois dans ce cas de consulter un psychologue qui évaluera la teneur du problème.
  • Maladies auto-immunes : Il conviendra également de surveiller régulièrement chez ces femmes les autres glandes, thyroïde et surrénale, afin de détecter tout problème lié à l'insuffisance ovarienne.

Quelles sont les précautions à prendre ?

  • Mener une vie saine : en faisant un peu d'exercice, en suivant un régime riche en calcium et en évitant de fumer et de prendre du poids on réduira les risques d'ostéoporose et de maladies coronariennes.
  • Un traitement hormonal substitutif (œstrogènes et progestérone) est nécessaire et toujours recommandable. Il permet d'éviter les symptômes et les conséquences que nous avons évoqués ci-dessus. Il est recommandé de commencer le traitement le plus tôt possible et de le poursuivre jusqu'à l'âge habituel de la ménopause (vers 50 ans). La thérapie hormonale peut être prescrite sous forme de cachets, de patch ou encore de gel : les contraceptifs ne sont pas contrindiqués.
  • Ce traitement sera en revanche contrindiqué en cas de maladie thromboembolique ou après un diagnostic de cancer hormonodépendant.
  • Surveillance de la santé mentale et émotionnelle : un diagnostic d'insuffisance ovarienne précoce provoque souvent chez la patiente des crises d'anxiété et de dépression plus ou moins fortes, en particulier lorsque le désir de maternité n'a pu être comblé. L'aide d'un spécialiste permettra de trouver l'endroit adéquat pour exprimer et gérer les sentiments qui ne manqueront pas d'émerger dans une telle situation.

 

La stérilité et l'infertilité: "Fausses couches à répétition"

Même dans les couples en pleine santé, des fausses couches peuvent se produire. Le risque de fausse couche dépendra beaucoup de l'âge de la femme. On constate en effet que le pourcentage de fausse couche chez une femme de 20 ans s'élève à environ 13% tandis que chez la femme de 45 ans ce risque est supérieur à 50%.

La fausse couche, attestée cliniquement après analyse hormonale ou par échographie constitue la complication la plus courante de la grossesse et représente 15% des gestations.

Comment définit-on des fausses couches à répétition ?

La fausse couche à répétition, fausse couche récurrente ou l'arrêt de la gestation à répétition correspond à la perte spontanée d'au moins deux gestations.

On estime à près de 1 à 2% les couples victimes de fausses couches récurrentes.

Le symptôme le plus courant caractérisant une menace de fausse couche étant le saignement vaginal, accompagné ou non de fortes douleurs abdominales ; on notera toutefois qu'un quart des femmes enceintes présentent de faibles saignements durant la première partie de leur grossesse et que, malgré tout, 50% d'entre elles mèneront leur grossesse à terme.

Quels sont les facteurs de risque associés aux fausses couches à répétition ?

Il existe un certain nombre de facteurs qu'il convient d'étudier et qui ont été associés aux fausses couches récurrentes. Ceux-ci peuvent nous orienter à l'heure de chercher une solution pour remédier à ce problème. Facteurs à prendre en compte :

Le traitement sera spécifique à chaque cas et cherchera à corriger les taux hormonaux à travers un traitement pharmaceutique qui modulera ou supplantera le déficit absolu ou relatif des hormones en question.

  • Anomalies chromosomiques : Plus la fausse couche est précoce plus il y a de chances qu'elle soit due à un problème chromosomique. Il convient de signaler que près de 60% des fausses couches à répétition ont des origines génétiques.

    Il se peut qu'un des deux membres du couple (ou les deux) soit porteur d'une anomalie dans son matériel chromosomique ou encore que les ovules ou les spermatozoïdes soient porteurs eux-mêmes d'une anomalie au niveau de leurs chromosomes.

    Si l'un des conjoints est porteur d'une anomalie chromosomique, on propose souvent un cycle de Fécondation in Vitro avec diagnostic génétique pré-implantatoire (FIV-DGP). Ce traitement permet de sélectionner les embryons qui ne seront pas affectés pour les transférer dans l'utérus. Il est cependant également possible, en fonction du type d'anomalie constatée, de proposer au couple une FIV avec sperme de donneur ou une FIV avec ovules de donneuse (ou les deux).

  • Facteurs de coagulation : Il s'agit des pertes de fœtus qui ont pour origine des anomalies des facteurs de coagulation dus en particulier à une insuffisance en substances antithrombotiques dans le sang qui provoque une coagulation vasculaire, celle-ci empêchant le développement correct du placenta. Dans ce type de situation, on prescrit généralement à la patiente de l'héparine ou certains médicaments comme l'aspirine, traitement qui sera suivi durant toute la grossesse sous contrôle médical très stricte.
  • Anomalies anatomiques de l'utérus : Il s'agit de malformations du corps utérin. Elles peuvent concerner aussi bien le col de l'utérus que son corps lui-même, soit parce que cet organe est incomplet soit parce qu'il contient à l'intérieur une quelconque structure qui pourrait empêcher l'implantation normale d'un embryon, comme par exemple un septum utérin (présence d'une membrane qui divise l'utérus en deux compartiments). Pour pouvoir diagnostiquer ces anomalies, il est nécessaire de passer un certain nombre de tests comme une hystéroscopie ou une résonance magnétique nucléaire ou encore une échographie haute résolution ou en 3 dimensions qui nous aideront à établir le meilleur traitement à suivre.
  • Facteurs endocriniens : Les pathologies endocriniennes les plus fréquentes sont généralement l'insuffisance de la phase lutéale, le syndrome des ovaires polykystiques, un taux élevé d'hormone prolactine, le diabète et les dérèglements thyroïdiens sévères.
  • Facteurs infectieux : Ils se situent généralement au niveau de l'embryon ou du fœtus, au niveau du tissu placentaire ou de l'endomètre (endométrite). L'analyse du sérum sanguin et la mise en culture des organes affectés permettent de découvrir l'agent infectieux responsable et de déterminer l'antibiotique le mieux adapté à la situation.
  • Facteurs immunes : Pour des raisons qui nous sont encore inconnues, des anticorps se forment parfois dans le sang maternel et entraînent la mort de l'embryon. Ces derniers peuvent avoir des origines auto-immunes (composants de la biologie corporelle) ou des origines alloimmunes (rejet de la composante antigénique du fœtus provenant du conjoint).
  • Facteurs environnementaux : la consommation excessive de café, d'alcool, de tabac, l'obésité, l'exposition à des gaz anesthésiant et au Tétrachloroéthylène (liquide incolore, lourd et non inflammable, généralement utilisé comme dissolvant dans le nettoyage des tissus et des métaux), constitue également un facteur de risque accru en matière d'interruption de la grossesse.

Malgré tous les moyens dont nous disposons actuellement, toutes les études réalisées sur le sujet nous montrent que près de 50% des cas de fausses couches à répétition demeurent sans diagnostic étiologique, mais malgré tout, le pronostic reproductif général reste bon puisque 50 à 70% des patientes parviendront à donner le jour à un enfant vivant.

 

À la recherche d'une grossesse

Avant d'aller consulter un spécialiste

La volonté d'attendre un enfant constitue un projet à part et rempli de promesses qui amène souvent la femme à se poser des questions sur sa fertilité lorsque ses règles apparaissent sans qu'elle n'ait pu atteindre son objectif de gestation. Il faut rappeler que le processus aboutissant à une gestation est très complexe et que le pourcentage de réussite, pour un cycle menstruel, est d'environ 25% (même s'il est certain que ce pourcentage diminue rapidement lorsque la femme avance en âge).

Pour cette raison, avant d'envisager de recourir à un spécialiste de la reproduction assistée, nous vous recommandons de suivre les quelques conseils suivants afin d'augmenter vos chances de grossesse.

Éléments à toujours prendre en compte :

Tandis que les spermatozoïdes peuvent survivre dans l'appareil reproducteur féminin entre trois et quatre jours, l'ovule, doit être fertilisé dans les 24 heures qui suivent l'ovulation. Par conséquent, un couple a plus de chances de concevoir lorsqu'il a des relations sexuelles un ou deux jours avant l'ovulation.

Les méthodes et les conseils que nous vous proposons ci-dessous ont, pour la plupart, pour objectif de déterminer de manière naturelle les jours les plus fertiles de votre cycle menstruel (le jour d'ovulation) et, donc, les plus propices à l'obtention d'une grossesse.

Quelques méthodes et conseils pour augmenter la fertilité

Méthode du test d'ovulation : Ce test d'ovulation (vendu en pharmacie) permet de déceler l'augmentation du taux de l'hormone d'ovulation LH entre 24 et 36 heures avant l'ovulation, et donc d'identifier les deux jours les plus propices à la conception pour un cycle particulier. Si vous avez des relations sexuelles durant ces deux jours vous augmenterez vos chances de concevoir.

Méthode de la température basale : Cette méthode consiste à déterminer la température basale du corps tout au long du cycle menstruel. Au cours d'un cycle menstruel normal de 28 jours, l'ovulation a généralement lieu le 14e jour du cycle. Les cycles peuvent cependant être plus courts ou plus longs. Le mécanisme est simple : Il suffit que vous preniez votre température chaque jour au moment de vous lever et que vous la reportiez sur un graphique. Vous prendrez toujours votre température basale au même endroit et avec le même thermomètre. Cette méthode vous permettra de repérer votre pic de température provoqué par l'ovulation Ce pic de température est dû au fait que l'hormone progestérone augmente la température basale corporelle de 0,2 à 0,5 degrés centigrades avant l'ovulation. Deux ou trois jours après l'ovulation, la température basale peut augmenter de 1 á 1,5 degré centigrade et se maintenir à ce niveau jusqu'au cycle suivant. Si, au cours de cette étape vous tombez enceinte, cette température basale sera maintenue durant toute votre grossesse. Les jours de fertilité couvrent quelques jours avant et après l'ovulation. Il s'agit là d’une méthode efficace même si plusieurs facteurs peuvent venir perturber l'exactitude de la mesure. De plus, il est important de tenir compte du fait que, chez certaines femmes, les courbes de température basale sont difficiles à interpréter surtout en cas de stress ou de maladies.

Mucus cervical : La méthode du mucus cervical consiste en une autre méthode naturelle permettant d'identifier les jours de fertilité d'une femme. Il ne faut pas commettre l'erreur de croire que le jour de plus grande sécrétion du mucus cervical correspond au jour de plus grande fertilité. Environ six jours avant l'ovulation, les cellules du col de l'utérus produisent du mucus cervical ayant les caractéristiques suivantes : aqueux, élastique, semblable à du blanc d'œuf cru et, si vous le placez entre le pouce et l'index, vous pourrez l'étirer pour lui donner la forme d'un fil fin avant qu'il ne casse. Le dernier jour de cette sensation de lubrification correspond au jour le plus fertile du cycle et donc à la date offrant le plus de chance de conception réussie. La sensation de lubrification peut durer un ou deux jours de plus, ce qui indique que vous avez encore de grandes chances de tomber enceinte. Après l'ovulation (l'ovule demeure viable environ 48 heures), la sensation de lubrification de la vulve diminuera et le mucus deviendra collant et sec.

Calendrier du coït : Une femme ovule normalement 14 jours avant l'arrivée de ses règles. Si une femme a un cycle régulier de 28 jours, l'ovulation aura lieu vers la moitié du cycle (14 jours après le premier jour de ses règles). Si le cycle est plus long, en admettant qu'il soit de 34 jours, l'ovulation se produira aux environs du 20e jour du cycle - d'une manière générale, la formule sera donc cycle menstruel moins 14 jours.

Relations sexuelles régulières : Sachant que les spermatozoïdes peuvent survivre dans le corps de la femme durant plusieurs jours, des relations sexuelles régulières (deux ou trois fois par semaine), augmenteront les probabilités d'une présence de spermatozoïdes au moment de l'ovulation. C'est un mythe de dire que les hommes doivent « faire abstinence de relations sexuelles ». Les longues périodes d'abstinence (supérieures à 8-10 jours) peuvent au contraire conduire à une moindre qualité du sperme car la quantité de spermatozoïdes anormaux et morts sera plus importante dans l'éjaculat. À l'inverse, des relations sexuelles en nombre excessif peuvent entraîner la présence de spermatozoïdes immatures. Nous recommandons donc des relations sexuelles deux à trois fois par semaine, quel que soit le moment du cycle de la femme, de préférence les week-ends, jours durant lesquels le couple sera plus détendu et disposera de plus de temps. Après ces relations la femme ne doit pas procéder à une douche vaginale. Il faut éviter d'utiliser des crèmes ou des lubrifiants vaginaux durant les relations sexuelles car ils peuvent mettre en danger la survie des spermatozoïdes dans le vagin.

Quand faut-il envisager de consulter un spécialiste dans une clinique de reproduction assistée ?

Une consultation en clinique de reproduction assistée est recommandée dans les cas suivants :

  • En cas d'absence de gestation après un an de relations non protégées chez une femme de moins de 35 ans.
  • En cas d'absence de gestation après six mois de relations non protégées chez une femme de plus de 35 ans.

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Published by inspirezvous la bulle de detente
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commentaires

Inspirez-vous la bulle de détente 29/03/2017 10:18

Merci infiniment catcat pour ce magnifique témoignage plein d'espoir et de possibilités dans ce parcours de combattant !!! merci pour ceux et celles qui viendront sur mon blog !!! ils pourront trouver réconfort et issue .Avec toute ma gratitude Lila .

catcat 28/03/2017 22:57

Salut les filles! J`ai une super nouvelle pour vous !!! La clinique ukrainienne où j’ai réaliser mon recours au pma a ouvert un burreau à Bruxelles ! Rue Rond point Schumant 6, au 5 étage cabinet 531.
Maintenant, pas besoin d’aller à Kiev pour la consultation personnelle! Donc tous les informations sont devenues plus proches et plus simple à trouver =D
Pourquoi autant des compliments pour ce centre de procréation? J’ai eu une belle expérience du fiv avec donation d’ovocytes. Après avoir perdu l’espoire dans les cliniques françaises !
Je suis attente de l’endométriose. Les trompes de Fallope obstruées ! Ce fait à été découvert par mon médecin après 1 ans d’essays inutiles de tomber enceinte. On m’a dirigé alors au centre pma à Bordeaux. Là j’ai fait trois tentatives de fiv avec mes ovocytes. Malheureusement les deux premières ont été nulles. Et la troisième tentative m’a brisé le coeur. J’ai réussi de concévoir, mais la grossesse s’est terminée par une fausse couche... Une semaine et démie du bonheure et puis c’est fini en douleur et sang.
Je n’ai meme pas tout de suite compris ce qui s’est passé. Je dormais, je me sentais bien tout ce petit temps de grossesse. Et voilà qu’en pleine nuit j’ai eu les douleurs fortes qui m’ont reveillé. Mon mari a allumé la lumière et j’ai vu plein du sang. On a appelé l’ambulence et tout ça... Les medecins, les piqures pour faire sortir tout...Tel cauchemart ! Je sais que cela arrive assez souvent aux femmes. Mais c’est une toute autre sensation quand ça devient ta réalité.
Dire que j’étais moralement tuée c’est rien ! Surtout quand j’ai appris que la qualité de mes ovocytes n’est pas assez bonne pour concevoir. En programme de donation des cellules je perderai au moins 2 ans. Je pensais souvent au don d’ovocytes. Puisque le temps passe et moi je ne deviens pas plus jeune, évidemment ! Pour les homme l’age n’est pas aussi grave que pour nous . Il est bien plus facile d’etre un père « tardive » qu’une « mère après 40 » !!!
Et oui, j’ai 43 ans et je suis devenue une mère cette anné. L’histoire de mon miracle s’est commencé avec le don d’ovocytes. J’ai décidé de la faire à l’étranger.
Je ne vois pas le sens d’attendre la donation en France. Nous avons le manque éternel des donneuses. Il n’existe aucun méchanisme qui chiosis les donneuse d’après le phénotype. Donc l’apparence de l’enfant sera en 90 pourcents différente de celle des parents. A mon avis cea cause plein des troubles psychologiques pour l’enfant et sa personalité. C’est important de ressembler physiquement à sa famille.
En suivant ce principe, je cherchais les cliniques Européenes où il existe la solution. J’ai fini par trouver un centre pma à Kiev. Là ils ont la programme de donnation des cellules d’après les paramètres physiologiques des couples. Il n’y a pas du manques des ovocytes en Ukraine, tout simplement parce que les donneuses sont rénumerées. Donc ni file d’attente, ni situations confuses pour le future de l’enfant. Et n’oublions pas qu’à 43 c’est pas dans tous les pays que je peux faire fiv don.
J’ai pris un rendez-vous dans cette clinique à Kiev..... Service clientel est merveilleux, tout en français. J’ai été acceptée pour le dossier du Fiv don. Mais moi, j’ai du aller en Ukraine pour la consultation et rdv et traitement. Maintenant c’est plus facile, puisque la consultation est possible à faire à Bruxelles.
Acceptée sans faire le file d'attente. Après le transfert j'ai eu mon +, puis la pds a prouvé le résultat. Mon niveau de HGC s'augmentait, mais j'avais toujours peur de faire une fc encore une fois.
Heureusement la grossesse se déroulait sans problèmes. Donc peu à peu j’ai plongé dans le quotidien d’une future maman. Je pouvais faire les sorties, magasins... Je me sentais en forme. Je pratiquais aussi le yoga pour les enceintes. Une grossesse merveilleuse, qui effaceait les clichés de la « grossesse tardive ».
L’accouchement se déroulait normallement. Trois jours avant d’aller à maternité je sentais les petits douleurs similaires aux douleurs des règles. Puis les contractions qui devenaient plus fréquentes. A l’arrivé dans la maternité le monitoring a motré que le col est déjà ouvert à 2 cm. Donc on m’a proposé de faire un bain. Cela a un peu réduit les douleurs. Après le bain - col à 6cm. On me pose en péridurale. J’ai prouver plusieurs poses pour accoucher... En ayant poussé 3 fois la tete du bébé apparaisse !!!! J’étais tellement heureus et étonnée :D Après que mon fils fut sorti complètement , un peu plus tard sort le placenta. Tout entier sans complications.
Le 20 novembre j’ai accouché un beau garçon Antoine. 51 cm et 3kg800 , qui aujourd’hui se porte très bien. Je suis la plus heureuse maman au monde =D Je souhaite que toutes les femmes qui veulent avoir un enfant le réussissent ! Bon chance les filles !

sur l'imc de mon enfant 31/10/2016 12:43

Article très bien détaillé ! Grâce à vous, j’ai bien retenu de nouvelles informations importantes comme celui de l’IMC chez la femme et chez l’enfant ainsi que toutes les listes des compléments alimentaires pour avoir une santé de fer.

chant132 11/09/2016 16:53

Bonjour à toutes et à tous! J'ai 46 ans et mon conjoint a 50 ans. Je suis en essay de premier enfant. Le medecin qui me suis a decouvert que j'ai des troubles d'ovulation. Mon taux de AMH 1,00 est assez bas pour l’ovulation normale. Notre couple attendait les résultat de spermogramme pour savoir si on doit passer par Fiv ou pas. Le 20.07.16 on a réçu la troisième spermocytogramme de mon mari. Tous les trois diagnostics ont montré l’olygospermie chez mon mari. C’est un coup fort, surtout pour lui. Nos hommes sont si tendres. Je comprends que pour lui c’est difficile d’accepter. Peut etre plus difficile que pour moi d’accepter mon insuffisance ovarien. Je veux lui aider, mais je ne sais pas comment faire. Notre couple essaye de retrouver le maximum d’information sur le traitement d’infertilité. Nous avons créé notre blog où j’écris des articles sur les enquetes menés sur l’infertilité. Je vous invites à le visiter http://1future-mamanbilan-d-infertilite.over-blog.com . Laissez vos commentaires et surtout n’hésitez pas à partager vos expériences. Nous serons ravis de recevoir vos histoires et soutiens. Notre medecin nous a dirigé dans un centre pma. on devrai passer par fiv avec donation.Nous hesitons beaucoup car en France l’attente de donation peut duré jusqu’au 2 ans. Mais le plus effrayant pour moi c’est que le résultat n’est jamais garanti. J’imagine d’avoir mis 2 ans de notre vie pour attendrela donation et la fiv ne marchera pas ! On fera quoi alors ? Je ne veux pas recommencer. Et j’ai peur pour notre union. Je ne sais pas si notre couple pourra surmonter cette épreuve ! C’est térrifiant , je veux mon mari avec moi. On a besoin d’avoir notre enfant meme si la nature est contre. Je pense souvent que on fera mieux de partir à l’étranger pour fiv don. Pas de fil d’attente, je crois que pour moi c’est le générale car nous sommes jeuns et dans 3 tentatives on aura le +.

khouni 16/02/2015 09:48

ma fille âgée de 28 ans, 02 ans de mariage a un problème, elle a essayé incrimination la FIV s'a n'a pas marché pour elle, elle a un problème dystrophie de l'endomètre, elle est trés malade à cause de ce, y'a t_il une solution pour elle.
Merci pour tout

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