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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:05

Exercices pour lombalgiques


Ces exercices simples sont à effectuer au moins 3 fois par semaine ou mieux quotidiennement, au moment où vous le désirez. Ils doivent être exécutés sur une surface dure (par terre tout simplement). Durant l'exercice, la respiration doit être poursuivie normalement sans blocage. Les exercices doivent être répétés plusieurs fois. Le nombre nécessaire est variable d'un individu à l'autre. il faut répéter le mouvement jusqu'à sentir une fatigue dans les muscles ou les tendons concernés. D'une manière générale (sauf précision dans l'exercice), pour un exercice de musculation, le temps de contraction est de 6 secondes pour un temps de repos de 6 secondes ; pour un exercice d'assouplissement, le temps de travail est de 20" pour un temps de repos équivalent (correspondant le plus souvent au temps de travail sur le membre opposé). En aucun cas, les exercices ne doivent être douloureux, toute douleur doit entraîner un arrêt immédiat de la séance.

Pour les exercices en position allongée, la position de départ est toujours la même, jambes pliées à 45 ° et légèrement écartées, rachis lombaire bien appliqué au sol, bras le long du corps. Dans cette position, se détendre en respirant calmement et profondément à son rythme et par le ventre : à l'inspiration, le ventre se gonfle, à l'expiration, le ventre se dégonfle.

Exercices globaux

Exercices d'étirement

EXERCICE 1 (correction du dos cambré) : allongé sur le dos, les jambes pliées, prendre ses 2 genoux fléchis en passant ses mains sous ceux-ci entre la cuisse et la jambe et les ramener vers le thorax de telle façon que le dos se mette en " dos rond ". A partir de cette position, faire basculer l'ensemble du corps en avant et en arrière tel un tampon-buvard. Répéter l'exercice plusieurs fois.

 EXERCICE 2 (correction d'attitude du dos) : en position debout le dos le long d'un mur, s'étirer vers le haut en essayant de bien appliquer le bas du dos au mur. En cas de difficulté, avancer légèrement les pieds.

 

EXERCICE 3 (étirement du bas du dos) :
allongé sur le dos, les jambes pliées, prendre un des genoux fléchis et le ramener lentement vers le thorax. Tenir 10 " puis revenir à la position de départ. Faire l'exercice avec l'autre jambe puis avec les deux.
EXERCICE 4 (étirement du quadriceps) :
debout sur un membre, prendre en arrière son pied avec la main opposée en fléchissant le genou. En restant bien droit, fléchir le genou au maximum et amener la cuisse vers l'arrière afin de ressentir une tension à l'avant de la cuisse

 

 

EXERCICE 5 (étirement des muscles antérieurs de la hanche) :
en fente avant, un genou à terre, pousser le bassin vers l'avant afin de ressentir une tension en avant de la hanche.

 

 

 

EXERCICE 6 (étirement des Ischio-Jambiers) : debout sur une jambe, l'autre jambe tendue reposant sur un tabouret, les mains sur les hanches, basculer le bassin vers l’avant, redresser le dos, les épaules et la tête afin de garder le regard horizontal et le dos bien droit et rigide, abaisser le tronc jusqu'à ressentir une tension dans l'arrière des cuisses.

 

 

Exercices de tonification

 

EXERCICE 7

 (renforcement global du tronc) : au sol, le corps bien droit, repose sur les avant-bras et les orteils. Décoller de quelques centimètres un pied, le reposer puis décoller et reposer l'autre et ceci à un rythme d'un battement par seconde. Cet exercice a pour but de développer l'ensemble de la musculature du tronc. Répéter l'exercice jusqu'à ressentir une fatigue au niveau du tronc

EXERCICE 8 (renforcement des muscles paravertébraux) :
 à genoux, mains croisées au niveau des épaules, se pencher en avant puis remonter lentement à la station verticale. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau des muscles du dos.
EXERCICE 9 (renforcement des muscles postérieurs ) : à quatre pattes, décoller et tendre la jambe droite en arrière et, en même temps, tendre le bras gauche en avant. Ramener les membres et faire l'exercice avec la jambe gauche et le bras droit. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau des muscles du dos.

 

 

EXERCICE 10 (renforcement des muscles latéraux du tronc) :
allongé sur le côté, le haut du corps reposant sur le coude et la main ; laisser descendre le bassin puis le remonter à la position initiale. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau du côté du tronc.

 

 

Il existe schématiquement  3 façons de se faire mal au dos :

Bien sûr, une vertèbre n'est jamais réellement déplacée (seuls de gros traumatismes entraînent des déplacements vertébraux et, en conséquence, abîment la moelle épinière), mais elle reste fixée ou ankylosée provoquant une position tordue du dos et  diminuant sa mobilité. Cette vertèbre qui souffre entraîne une contracture des muscles autour du rachis augmentant encore la douleur et aboutissant finalement à un cercle vicieux : Douleur > Contracture Musculaire > Douleur.

Cette entorse se produit par ce que l'on appelle un faux-mouvement, c'est-à-dire un mouvement qui ne s'est pas fait de façon harmonieuse comme normalement, mais de façon brusque ou forcée. Quelquefois, il n'existe pas de mouvement apparent, seule est ressentie une contraction musculaire brève avec une impression de déplacement dans le dos (correspondant au déplacement minime d'une vertèbre sur une autre) sans que le moindre mouvement extérieur ne se manifeste. L'entorse n'en a pas moins eu lieu. A coté de ces mécanismes par faux-mouvements, le dos peut s'abîmer par la répétition de mouvements mal exécutés engendrant tout comme les positions prolongées, une souffrance chroniques du dos.

Enfin, la dernière façon de s'abîmer le dos survient lors de la répétition du port de lourdes charges, et ce d'autant que la technique de portage est mauvaise. Il existe alors une pression très importante au centre du disque, pression qui peut entraîner la fuite en arrière d'un fragment de disque et provoquer une hernie discale. Cette hernie peut également se produire lors de mouvements très amples qui compriment également le disque. La situation la plus dangereuse étant le port de charges associés à des mouvements amples du rachis.

Comme nous l'avons vu, une douleur dans un membre peut être due à une hernie discale qui comprime un nerf. Mais attention, une entorse vertébrale bénigne peut aussi engendrer des douleurs dans un membre sans qu'il s'agisse d'une compression d'une racine nerveuse. En effet les nerfs partant du rachis innervent, pour un étage donné, à la fois la région vertébrale concernée (disque, articulations postérieures et ligaments) mais également des régions situées à distance. Au niveau du cou, il s'agit de la région de l'omoplate et des membres supérieurs ; pour le rachis dorsal, des côtes et de l'abdomen et pour le rachis lombaire de la région fessière et des membres inférieurs). Quand une vertèbre souffre, les influx douloureux, venant de cette vertèbre se "mélangent" au niveau de la moelle épinière avec les influx nerveux venant de la région à distance, d'où quelquefois une certaine "confusion" du cerveau qui peut interpréter la douleur comme venant de cette région éloignée, alors que seule la vertèbre souffre réellement. Par exemple, la personne va ressentir une douleur dans le bas du dos, la fesse et la cuisse alors que seule la région vertébrale est irritée et qu'il n'existe aucune atteinte du nerf sciatique.

 

 

 

 

Prévention des douleurs de dos


La prévention est  l'élément essentiel du traitement à long terme des rachialgies. En effet, une fois la crise douloureuse calmée, les causes qui l'ont provoquée demeurent de sorte qu'un nouvel accident est toujours possible. Cette prévention repose sur la notion d'économie rachidienne, c'est-à-dire sur une meilleure utilisation du rachis dans la vie quotidienne afin de ne pas surcharger les vertèbres et les disques. Ceci implique une attention de tous les instants, le jour comme la nuit. C'est en prenant soin de son dos à longueur de temps que l'on pourra venir à bout d'une rachialgie chronique ou à répétition. Cette prévention implique un contrôle lors des positions prolongées et lors des mouvements. Nous allons passer en revue une à une ces différentes situations.

Les positions prolongées

1. Positions allongées

Passant le tiers de notre existence en position allongée, il est indispensable de posséder une bonne literie et d'adopter une bonne position pendant son sommeil. Le non-respect de ces 2 règles explique la fréquence des douleurs du dos au réveil.

1.  Sommiers et matelas :

Ils doivent être en bon état, les plus mauvaises literies sont les literies hors d'usage. Ceci est particulièrement vrai pour les matelas de laine qui doivent être refaits régulièrement (tous les 2 à 3 ans). D'une manière générale, la literie doit être ferme sans être dure, de telle façon que, s'allongeant dessus, le dos garde ses courbures normales, donc pas de matelas où l'on s'enfonce, ni de matelas qui ne se déforme pas. Pour les systèmes à ressorts, les matelas doivent avoir au moins 1800 à 2000 ressorts ce qui correspond aux matelas haut de gamme. Les sommiers à lattes sont également intéressants, mais souvent d'un prix élevé. Pour les couples de morphologies différentes, 2 matelas adaptés à chacun est une solution intéressante. La planche entre le matelas et le sommier reste une bonne solution provisoire permettant de programmer ultérieurement l'achat d'une literie correcte. Les literies sophistiquées avec multiples articulations sont, à de rares exceptions près, du domaine du gadget.

2. Oreiller et traversin :

Le traversin cylindrique dur est à proscrire, car il imprime au cou des déformations importantes. On doit lui préférer un oreiller assez grand (40 x 40 cm, par exemple) en plume ou 1/2 plume qui permet au rachis de rester dans une position physiologique. Les oreillers anatomiques sont intéressants s'ils sont adaptés à  la morphologie de la personne.

3.  Les positions de sommeil :

Au lit, nous adoptons volontiers une mauvaise position. La position sur le ventre est à proscrire de façon formelle, car elle implique une attitude en rotation prolongée du cou et une position cambrée du bas du dos particulièrement nocives. La position couchée sur le dos doit se faire avec un oreiller glissé sous la tête et les épaules permettant ainsi d'avoir le cou dans le prolongement du thorax c'est-à dire légèrement surélevé. Il est possible, en cas de cambrure lombaire importante de mettre un oreiller sous les genoux. Dans la position sur le côté, un oreiller doit également compenser la hauteur entre les épaules et le cou de telle manière que la tête reste bien dans le prolongement du dos. Cette position sur le côté doit être bien respectée, c'est à dire les épaules et le bassin de côté avec les jambes légèrement repliées et non pas les épaules de côté et le bassin sur le ventre (ou vice versa) car dans ce cas, il existe une torsion  importante et nocive pour le dos. Enfin, la position allongée étant une position de récupération pour le dos, il est essentiel de dormir suffisamment et de plus, quand cela est possible, de prévoir un moment en milieu de journée pour s'allonger.

2. Positions érigées

La position érigée, assise ou debout, qui implique une attitude verticale du dos, n'est pas une position de repos. Ceci paraît évident lors de la station debout, mais la plupart des gens pensent reposer leur dos quand ils sont assis. Au lieu de cela, ils l'abîment encore plus. C'est là un des paradoxes du dos : "La position où on se sent détendu et relâché est une position dangereuse pour le dos".

Le dos est constitué d'un empilement de pièces articulées par des "caoutchoucs" (les disques). Pour qu'il puisse tenir en bonne position, le rachis  doit être maintenu par la contraction des muscles paravertébraux et abdominaux. Ceci entraîne donc au bout d'un certain temps une fatigue musculaire physiologique qui peut devenir douloureuse. C'est le prix à payer pour protéger son dos. Si on refuse d'effectuer ce travail musculaire, le rachis doit alors s'équilibrer sans l'aide des muscles. Il le fait en se laissant fléchir en avant, en arrière ou sur le côté jusqu'à ce que les disques, articulations et ligaments soient tendus (par exemple, debout, le rachis lombaire se creuse et le rachis dorsal se met en dos rond). Le dos arrive alors à se maintenir, la personne ayant l'impression de ne pas se fatiguer puisque les muscles ne sont pas contractés, mais il s'ensuit une surcharge prolongée des structures vertébrales : relâchement général, mais surcharge rachidienne. Le travail musculaire (et ainsi la fatigue) peut être diminué en utilisant des appuis bien placés permettant de maintenir en bonne position le dos (dossier de chaise par exemple).

  1. Positions assises :

Il faut donc maintenir les courbures du dos dans leurs positions normales (à mi-chemin entre le dos cambré et le dos- rond, sans inclinaison sur le côté, ni rotation).

On distingue plusieurs situations suivant qu'il existe ou non un appui :

a)    Assis sans appui :

Dans cette position, il faut sentir son bassin et le ventre se basculer vers l'avant (tel le cavalier sur son cheval), les pieds reposant sous le siège. Le dos est alors bien en équilibre sur le bassin mais au prix d'une contraction musculaire. Cette position assise sans appui ne peut donc pas être tenue indéfiniment. La chose à éviter est de laisser son dos partir en arrière et faire le dos rond.

b)   Assis avec appui :
  • APPUI EN ARRIÈRE : La position de base est la même que sans appui, mais la contraction musculaire peut être diminuée grâce à l'appui du bas du dos sur un dossier en calant les fesses bien dans le fond du siège puis en s'adossant progressivement à partir de cet appui.

  • APPUI EN AVANT (travail à un bureau...) : Toujours même position de base, mais l'appui se fait soit par le tronc, soit par les avant-bras. Il est impératif de ne pas laisser le dos s'arrondir en arrière, mais de bien le conserver droit. Une bonne façon de soulager son dos en position assise est de s'asseoir à califourchon sur une chaise où l'on a placé le dossier en avant de telle manière que le thorax s'appuie sur ce dossier et que les avant-bras reposent dessus.

  • APPUI SUR LES COTES (accoudoirs) : Il ne faut jamais s'appuyer sur un seul accoudoir car le dos alors s'incline sur le côté. Les accoudoirs ne servent qu'à soulager le poids des membres supérieurs.

c)    Situations particulières :

  • CHAISES EN TOILE ("chaise longue", "Transat") : Ce ne sont pas de bons sièges, car le dos prend une position dos rond.

  • FAUTEUIL "RELAX" : Ce genre de fauteuil permet une position mi-assise, mi-allongée de bonne qualité à condition qu'il soit en bon état et qu'il existe un bon renfort au niveau lombaire pour maintenir le dos en bonne position.

  • SIÈGE ASSIS-GENOUX :  il s'agit d'un siège sur lequel repose les fesses mais aussi les genoux permettant au dos de se trouver dans une bonne position. Ce type de siège est par conséquent tout à fait recommandé.

  1. Positions debout :

a)   Debout droit :

Dans cette position, on doit s'appuyer sur les 2 jambes de façon équilibrée en maintenant son dos bien droit. Il ne faut pas laisser le dos se creuser, ni s'incliner sur le côté. De même, la position déhanchée est nocive. Là aussi, un appui peut soulager les muscles du dos. Qu'ils soient antérieurs, postérieurs ou latéraux, tous les appuis sont bons à prendre à partir du moment où on empêche le dos de se laisser incurver entre l'appui et  le bassin.

b)   Debout penché :

Certaines activités (vaisselle, repassage...) imposent d'avoir le dos penché de façon prolongée et sont donc fatigantes. Il faut, lors de ces activités, chercher à soulager le dos au maximum. Pour cela travailler à la bonne hauteur afin d'éviter de se "casser en deux" et chercher des points d'appuis supplémentaires avec le tronc, la tête ou une main. On peut également avoir un pied qui repose sur un petit escabeau d'une dizaine de centimètres, cela permet au bassin de rester en bonne position.

Les mouvements

Les activités physiques, qu'elles soient ménagères, sportives, de bricolage, de jardinage ou professionnelles devront toujours être pratiquées en pensant à protéger son dos. Le dos doit rester plat (ni creux, ni rond) et rigide pendant les activités. Ce sont les membres inférieurs qui doivent travailler : toujours plier les jambes plutôt que le dos. Si pendant le mouvement le dos doit être actif, il faut alors le mobiliser de façon lente  et harmonieuse en évitant le plus possible les mouvements brusques et rapides en particulier lors des  rotations du tronc ou du cou. Plutôt que de courber le dos en avant ou sur les côtés, utiliser la fente avant ou latérale. Pour se pencher en arrière, plier les genoux et s'incliner, dos droit.

1. Se lever, s'asseoir, se coucher...

Pour se lever d'une position allongée, il faut tout d'abord se mettre sur le côté, jambes repliées, puis pousser avec les bras afin de basculer d'un bloc et de se retrouver assis. De la position assise, toujours se lever de façon symétrique en prenant bien appui en avant sur les pieds et sans à-coups. Pour s'asseoir et se coucher, effectuer la manœuvre inverse.

2. Ramasser un objet léger à terre

Pour cela, 2 solutions ; soit s'accroupir, soit poser un genou à terre en gardant toujours le dos bien droit et ramasser l'objet. Surtout ne pas le ramasser en pliant le dos et en gardant les jambes presque tendues. Même si l'objet est léger, le dos supporte le poids de la tête, des bras et du thorax (à peu près la moitié du poids du corps), ce qui représente déjà une charge importante et dangereuse.

3. Porter une charge

C'est une manœuvre très souvent responsable des blocages du dos (lumbago) et  des douleurs de dos. Elle doit donc être accomplie avec PRÉCAUTION.

Pour soulever la charge, plier les jambes en conservant le dos droit, rapprocher la charge le plus près possible du corps, puis se relever, en gardant la charge très près du buste, (en faisant bloc avec elle). Lors du port de la charge, conserver le dos bien rigide, ne pas se pencher et surtout ne pas faire de mouvements de rotations (s'il est nécessaire de tourner, ce sont les jambes qui tournent et qui entraînent en bloc le reste du corps). Pour la reposer, il faudra plier de nouveau les jambes, le dos toujours bien droit, puis poser doucement la charge et enfin se relever très doucement pour laisser au dos le temps de se réadapter.

Activités de la vie quotidienne

  • VAISSELLE : appuyer la tête sur les éléments de cuisine au-dessus de l'évier ou reposer le pied sur un petit escabeau.

  • REPASSAGE : soit debout, une main appuyée sur la table pendant que l'autre repasse ou avec le petit escabeau, soit assis sans appui (voir plus haut) et table à la bonne hauteur.

  • FAIRE LE LIT : Un bon truc pour faire son lit sans se fatiguer est de se mettre à genoux, ceci évite d'avoir le dos courbé.

  • BALAYER OU PASSER L'ASPIRATEUR : la meilleure façon est de travailler en fente avant en déplaçant alternativement le poids du corps d'une jambe sur l'autre, le dos reste ainsi toujours droit. Préférer les aspirateurs-traîneaux roulant bien.

  • TÉLÉVISION, TRAVAIL SUR ÉCRAN : Toujours regarder l'écran avec l'ensemble du corps de face et non comme fréquemment, la tête tournée de côté. Ceci impose de mettre la T.V. en face de la banquette ou des fauteuils et pour le travail sur écran, d'avoir un siège pivotant afin de pouvoir se tourner pour être en face de celui-ci.

  •  TRAVAIL A UN BUREAU : Être assis comme indiqué dans le paragraphe ASSIS AVEC APPUI ANTÉRIEUR, les avant-bras reposant sur le plan de travail et le corps bien face à celui-ci (pas d'attitude de 3/4 ou penchée sur le côté). Il est souhaitable afin de soulager le cou d'avoir un plan de travail légèrement incliné vers soi.

  •  VOITURE : La conduite automobile imposant la position assise est nocive. Les conseils concernant cette position restent valables, en particulier, il est nécessaire de bien caler son dos dans le fond du siège et de se recaler régulièrement (tous les 10 Km ou 10 mn). Dans la position idéale de conduite, l'angle entre le dos et les cuisses est à peu près de 115°, les bras et les jambes légèrement fléchis. En cas d'assise un peu molle, il est possible d'interposer une petite planchette au niveau des fesses. Un appui-tête bien réglé permettra de reposer son cou lors des arrêts d'une part, et d'éviter le coup du lapin en cas d'accident d'autre part. Lors d'un long trajet, il faut respecter des arrêts toutes les 2 heures afin de se détendre et de s'étirer. Pour la marche arrière, éviter de tourner la tête trop vite et trop loin et se servir de ses rétroviseurs. Pour cela, il est souhaitable de disposer d'un rétroviseur central large et 2 latéraux afin de couvrir un champ important. Entrer ou sortir de la voiture provoque un nombre  appréciable de problèmes de dos. Il faut donc entrer ou sortir de façon lente et contrôlée en évitant surtout les torsions. Une bonne solution actuellement est d'utiliser une voiture type monospace dans laquelle les sièges sont hauts. D'autre part, ne pas prendre d'affaires sur la banquette arrière à partir de la banquette avant mais les prendre par la porte arrière. Ceci est également valable pour les affaires sur la place avant droite (les prendre par la porte avant  droite.

Pour poser ou sortir une charge d'un coffre, il est important d'avoir la charge près de soi, puis de la poser ou de la soulever. Pour certaines charges, il est impératif de se faire aider afin d'éviter tout problème. Choisir enfin un coffre sans rebord en arrière.

Conseils généraux

1. Le poids

Tout excès de poids est un fardeau supplémentaire pour votre dos. Il est donc extrêmement important de "garder la ligne" et si besoin de maigrir. Cela préservera votre dos mais aussi votre santé.

2. L'exercice physique et le sport

Faire de l'exercice physique régulier est indispensable pour prévenir les problèmes de dos. Ne tenant que grâce aux muscles, s'ils sont déficients, le dos ne pourra pas travailler correctement et souffrira. Mais de bons muscles ne signifie pas des muscles très forts, hypertrophiés, il ne sert à rien  de faire de la musculation à outrance (les gens faisant du body-building ont aussi mal que les autres). Il suffit d'avoir des muscles "en bon état" et intelligents c'est-à-dire se contractant à bon escient. Les activités physiques régulières  permettent cela. La meilleure activité est la marche, car elle permet un travail du dos debout et est une activité douce. Il s'agit de la marche à bonne allure et prolongée au moins 1 heure, 2 fois par semaine (type randonnée) et non du "lèche-vitrine".

Pour les gens fragiles ou sortant d'un problème de dos, la natation est un bon exercice. Il faut préférer les nages sur le dos (dos-crawlé), mais il vaut mieux nager la brasse doucement que de ne rien faire. Par la suite, la marche est commencée. Pour un sportif, le footing est ensuite repris. Enfin quand le footing a permis de récupérer une bonne condition physique et un dos solide, le sport peut être repris mais pas avant.

La plupart des problèmes de dos chez le sportif sont dus au non respect des règles élémentaires du sport (fautes techniques, pas d'échauffement, mauvaise condition physique, charge d'entraînement trop importante).

Pour le dos, la sédentarité (inactivité physique) est aussi nuisible (sinon plus) que le sport exercé à outrance.

En cas de douleurs

Il peut survenir lors d'un surmenage du dos quelques douleurs qui souvent cessent rapidement avec des moyens simples :

  • Le repos allongé reste un des meilleurs moyens de soulagement : augmenter la durée du sommeil, prendre le temps de s'allonger pendant la journée (faire une petite sieste d'1/2 heure le midi).

  • Des bains chauds ou des applications de serviettes chaudes sur la région douloureuse.

  • Des massages doux du dos.

  • La position "assise à califourchon" est alors particulièrement intéressante.

 

EXERCICE 11 (renforcement des abdominaux) : allongé sur le dos, les jambes pliées, joindre les mains en avant et relever le haut du corps jusqu'à mi-dos de telle manière que les mains atteignent le niveau des genoux. Tenir 5" puis revenir lentement à la position de départ. Répéter l'exercice plusieurs fois. Au départ, si l'exercice est trop difficile ou douloureux, mettre un gros coussin sous les épaules et le dos afin de redresser le tronc. Afin de faire travailler les obliques, l'exercice peut être fait en mettant les mains d'un côté puis de l'autre des genoux. On peut ainsi faire un exercice avec les mains à droite des genoux, un au milieu et un à gauche. Si l'exercice est trop facile, mettre les mains croisées sur les épaules et faire l'exercice ainsi.

EXERCICE 12 (renforcement des muscles paravertébraux lombaires) :
allongé sur le dos, les jambes pliées et les bras le long du corps, décoller les fesses en faisant attention de bien garder le dos droit. Tenir 5" et se reposer 10". Faire l'exercice plusieurs fois, éventuellement en alternance avec l'exercice 13.

EXERCICE 13 (travail des membres inférieurs) :
en position debout, les jambes écartées, le dos bien droit, s'accroupir progressivement en gardant le bas du dos bien rigide et droit. Seules les articulations des membres inférieurs travaillent. Il doit être ressenti une tension au niveau des 2 hanches. Garder la position 5", Répéter l’exercice plusieurs fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douleur du dos - Pourquoi souffre-t-on ?


Le rachis ou colonne vertébrale se compose de 24 vertèbres (7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires) séparées entre elles par des joints articulés, les disques intervertébraux. Le rachis repose en bas sur un socle, le sacrum qui est lui-même articulé avec le bassin et se termine au niveau du pli des fesses par le coccyx. En haut, la tête repose sur la première vertèbre cervicale, l'atlas.

Le rachis a 2 fonctions essentielles :

Un rôle de soutien et de mobilisation, puisque c'est lui qui soutient le tronc et la tête, leur permettant ainsi de se mouvoir dans toutes les directions (en avant, en arrière, sur les côtés et en rotations).

Deuxièmement un rôle de protection de la moelle épinière qui se trouve en plein milieu du rachis (c'est elle qui transporte les nerfs du cerveau aux différents organes). Toute atteinte du rachis peut ainsi avoir des conséquences redoutables pour le système nerveux entraînant des paralysies qui peuvent toucher l'ensemble du corps.

Le rachis adopte normalement une attitude en "S" qui est sa position physiologique (ou de moindre effort) correspondant à une situation dans laquelle les articulations, les disques, les ligaments et  les muscles sont sollicités au minimum. A partir de cette position de référence, les mouvements s'effectuent harmonieusement grâce à l'addition de multiples petits mouvements entre chaque vertèbre, chaque vertèbre participant pour quelques degrés au mouvement final.  
La structure principale qui règle les mouvements de la colonne et qui amortit les pressions engendrées par la position érigée est le disque. A l'état normal, le disque est un frein à tous les mouvements. C'est lui qui empêche les vertèbres de trop bouger les unes sur les autres. Tout mouvement ou position éloignée de la position normale ainsi que le port de lourdes charges entraînent des contraintes nocives pour le disque.  
Àforce de mal se servir de son dos, (lors des positions prolongées ou des mouvements), le disque s'abîme, perd ses propriétés d'élasticité et ne peut plus freiner correctement les mouvements, ni amortir suffisamment les pressions. Il s'ensuit alors une trop grande mobilité des vertèbres, qui à son tour, provoque une souffrance de tous les éléments situés au pourtour du rachis : ligaments, articulations postérieures,  muscles.  

A un degré de plus, le noyau du disque peut s'échapper et venir en arrière irriter ou comprimer une racine nerveuse destinée à un membre, c'est ce qu'on appelle une compression radiculaire par hernie discale. Au niveau du cou, on appelle cette compression une névralgie cervico-brachiale, au niveau lombaire, une sciatique ou une cruralgie.  

 

La première consiste à rester de façon prolongée éloigné de la position normale (penché en avant, mal assis, mal couché). Toutes ces situations entraînent au bout d'un certain temps des douleurs insidieuses et sourdes qui sont dues à la surcharge des articulations, des ligaments et des disques, et s'associent volontiers à des contractures chroniques des muscles paravertébraux augmentant encore la raideur du dos.

La deuxième façon de s'abîmer le dos survient lors de sa mobilisation. Si lors d'un mouvement, une vertèbre se déplace plus que les autres, il s'ensuit un mouvement forcé de cette vertèbre par rapport à la vertèbre voisine provoquant ainsi une atteinte brutale d'un ligament, d'une articulation ou d'un disque. C'est ce qu'on appelle une entorse vertébrale bénigne ou vertèbre "déplacée" ou "coincée" ou "sautée".

 

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