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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:31

 

MOTS CLES

 

MOTS CLES :  GLOS51238682

L’auteur s’est attaché, dans cet ouvrage destiné au grand public, à ne pas employer des mots dont le sens est mal défini et peu utilisé par les lecteurs. Sou­cieux de mettre les connaissances de la psychologie, de la psychanalyse et de la psychiatrie à la portée de chacun, ce glos­saire sert de rapide point de repère et permet, au fil de la lecture, d’éclairer le texte.

Accompagnement sophronique : dans un état sophronique, état de conscience différent de l’état de veille ; le sophrologue  est un accom­pagnateur. Il aide le sujet en induisant  un état de détente ou lui suggère un sentiment de confiance , d’estime de soi. Avant la séance d’induction, il a préparé avec le sujet un scénario d’anticipation d’un événement significatif : la réussite d’un examen, un entretien d’embauche, une opération. La séance  de visualisation au bord du sommeil aura un impact bénéfique sur l’inconscient du sujet et lui permettra de vivre au mieux de ses possibilités l’événement anxiogène.

Affect : désigne un ensemble d’émotions en réaction à certaines situations traumatiques. Terme utilisé par Freud : l’affect se transforme en angoisse  lors du refoulement d’une représentation psychique dans l’inconscient.

Activation intrasophronique : elle se fait au niveau sophro-liminal, dans un état de conscience sophronique ; c’est un ensemble de procédés utilisés pour que le sujet développe son projet, soit pour accepter un événement, soit pour travailler un comportement ou revivre une scène passée.

Analysant : sujet qui est en train de suivre une analyse menée par un ana­lyste.

Analyse transactionnelle (at) : théorie et pratique de travail sur les rela­tions humaines, mises au point par Eric Berne en 1960. Elle s’attache à mettre au jour les différents aspects des situations manquées pour les ré­soudre plus harmonieusement. Chaque être humain en fonction des circonstances développe trois états du moi : parent, adulte, enfant ( PAE) . Ce sont les communications de ces trois états pour chacun d’entre nous qui influencent les communications  dites aussi « transactions » entre les êtres humains.

Analyste : thérapeute qui analyse en profondeur, dans les couches in­cons­cientes de la personnalité, les causes des actions du sujet et de ses trauma­tismes. Un analyste a suivi au préalable une analyse didac­tique. L’étude de l’inconscient comme réservoir des pulsions est impliquée dans le travail analytique.

Anamnèse : ensemble d’informations fournies par le sujet qui consti­tuent la base de la première consultation et qui se poursuivent au cours des séances. L’histoire de la vie dont le sujet nous restitue la mémoire , consciemment ou à son insu.

Anima : selon la théorie de Carl Jung, la part féminine qui existe dans la psychologie de l’homme, inconsciente.

Animus : selon la théorie de Carl Jung, la part masculine qui existe dans la psychologie de la femme, inconsciente qui se découvre dans les symboles, les archétypes de l’inconscient collectif.

Anorexie mentale : refus plus ou moins systématique de s’alimenter. Pathologie grave , trouble de la personnalité.

Archétype : Carl Jung parle d’archétypes comme de « modèles » pre­miers qui structurent l’inconscient collectif de chaque individu et que l’on retrouve dans les mythes, les religions et l’art.

Bioénergie : la bioénergie créée par Alexander Lowen vise à libérer l’énergie vitale des blocages physiques engendrés par l’angoisse. Les traumatismes de l’enfance dus au refoulement sexuel ont construit une cuirasse musculaire et mentale chez l’individu que la thérapie corporelle va assouplir.

Boulimie : dérèglement alimentaire au cours duquel le sujet ingurgite de la nourriture, souvent par crises. Trouble de la personnalité. Pathologie.

Ça : selon la théorie de Sigmund Freud, le ça est le réservoir de pulsions in­cons­cientes, dynamiques, incontrôlables ; il forme la base de notre psychisme. Il est gouverné par le principe de plaisir, il n’a pas la notion du temps.

Catharsis : Ce terme vient d’Aristote. Expression d’une décharge émotionnelle qui survient après la représentation d’une scène traumatique qui avait été conservée dans l’in­conscient et qui surgit au cours d’une séance d’analyse. La catharsis peut li­bérer le sujet de son angoisse.

Censure : Terme freudien. La censure empêche les pulsions d’arriver à la conscience lesquelles  sont alors refoulées dans l’inconscient et se retrouvent dans les symptômes névrotiques, les actes manqués, les lapsus, les rêves (voir la 2ème topique de Freud).

Chakra : mot sanscrit qui signifie roue ; les chakras représentent des lieux énergétiques du corps.

Complexe : mot utilisé d’abord par Carl Jung. Dans son optique, le complexe est un ensemble, qui n’a rien de pathologique, de senti­ments, de désirs, de re­présentations qui s’organisent plus ou moins consciemment et qui détermi­nent une personnalité. Ce mot a été em­ployé ensuite par Sigmund Freud pour caractériser une étape du dé­veloppement de l’individu : le complexe d’Œdipe et le complexe de castration sont les plus fréquents dans l’utilisation freu­dienne.

Conditionnement : ensemble de comportements associés qui créent une nouvelle conduite.

Conscience sophronique : conscience différente de la conscience ordi­naire. C’est un état que le sujet connaît dans une séance de sophrolo­gie et qu’il dé­veloppe au cours des séances successives pour l’atteindre le plus rapidement possible. Il peut se trouver en état so­phronique chaque fois qu’il en a besoin : c’est un état de conscience qui précède l’endormissement, mais qui s’accom­pagne d’une hyper­-vigilance  concernant les sensations du corps et la présence de soi au monde.

Culpabilité : sensation d’avoir commis une faute réelle ou imaginaire, consciente ou inconsciente. La maladie aurait pour effet inconscient d’annuler la faute.

Cuirasse : rigidité musculaire et caractérielle qui peut être acquise ou innée et qui révèle une angoisse et un mal-être plus ou moins caracté­risés ( Théorie de Wilhelm Reich, inventeur de la végétothérapie).

Désophronisation : technique de retour dans le monde de la vigilance, au ni­veau de la conscience ordinaire. C’est l’étape nécessaire à la fin d’une so­phronisation.

Diagnostic : identification d’une maladie à partir des symptômes. Dans un sens plus large, c’est le jugement porté sur un événement ou une situation donnée.

Empathie : écoute particulière, prenant en compte autrui d’une ma­nière in­tuitive. Cette écoute privilégiée permet une certaine symbiose avec l’interlo­cuteur, mais elle ne peut en aucun cas être totale. Dans une relation d’aide, l’empathie n’exclut pas l’examen analytique d’une situation donnée.

Eros : Dieu grec de l’amour. Chez Sigmund Freud, Eros désigne l’en­semble des pulsions de vie, sexualisées, qu’il faut pourtant distinguer de la sexualité génitale de l’adulte.

Ethique : fondement de la morale. Ensemble des valeurs de la civilisa­tion.

Fantasme : dans le sens premier, utilisé par Sigmund Freud, le fan­tasme est la représentation plus ou moins déguisée d’un désir plus ou moins incons­cient. Il est l’effet d’un désir archaïque inconscient qui chercherait à se réali­ser dans les rêves, les actes manqués, les lapsus, et dans les choix vitaux du sujet. Jacques Lacan insiste sur la fonction du fantasme : il couvre la surface du réel, il protège le sujet du réel, ce sur quoi il bute.

Fonctionnel : relatif au fonctionnement. Par exemple, le trouble fonc­tionnel de l’appareil digestif est la perturbation dans son fonctionne­ment, sans qu’il y ait une atteinte de l’organe proprement dit : l’esto­mac ou l’œsophage qui font partie de cet appareil. L’atteinte de l’organe donnerait un trouble organique.

Gestion mentale : ensemble de techniques mises au point par Antoine de La Garanderie dans le but d’utiliser au mieux le fonctionnement de notre cer­veau et de développer les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.

Grounding ou enracinement : exercice préconisé par la bioénergie de Alexander Lowen; le sujet cherche à faire corps avec le sol, à s’ancrer pour développer une force en soi, une énergie.

Hara : en japonais, ventre, point d’énergie, placé deux doigts au-des­sous du nombril et en profondeur. Centre énergétique particulière­ment utilisé dans les exercices de respiration sophronique abdominale et dans la relaxation dyna­mique du troisième degré de A.Caycedo.

Hystérique : structure de la personnalité caractérisée par l’incapacité de sa­tisfaire son désir. L’hystérie revêt deux formes : l’une dépressive, où le sujet se vit comme étranger au monde, l’autre où le sujet s’exté­riorise avec théâtra­lité. (Terme abandonné par le DSM-IV remplacé par histrionisme)

Idéal du Moi : issu du narcissisme primaire de l’enfant, l’idéal du Moi se constitue à partir d’identifications successives qui peu à peu créent un modèle.

Image réflexe : image évoquée et retenue par le sujet dans l’exercice de so­phronisation comme image positive puis, par conditionnement, elle surgit dans le mental du sujet. Elle sert d’écran visuel, elle aide le su­jet à évacuer des images stressantes et à neutraliser des situations dif­ficiles à vivre.

Imaginaire : mot utilisé par Jacques Lacan qui signifie le rapport à l’image. Toute relation à l’autre est imaginaire, car elle est rapport à l’image de l’autre, et l’image est toujours un leurre.

Inconscient : Sigmund Freud a été le découvreur de l’inconscient. L’incons­cient englobe tout ce qui ne peut accéder à la conscience. Pour l’analyste, l’inconscient est un savoir qu’il y a lieu de décrypter.

Inconscient collectif : pour Carl Jung, l’ensemble des mythes, les contes et les légendes forment l’héritage spirituel de l’humanité. Ce réservoir est utilisé plus ou moins par chaque individu, en particulier dans les rêves et les formes artistiques.

Introspection : observation par le sujet lui-même de ses états de conscience, de sa vie intérieure.

Kinesthésie : perception consciente de la position du corps et de ses sensa­tions physiques.

Latence : temps d’arrêt dans l’évolution sexuelle de l’enfant depuis l’âge de cinq ou six ans jusqu’au début de la puberté.

Libido : énergie sexuelle, pour Sigmund Freud. La libido prend sa source dans les zones érogènes  que le petit d’homme investit au cours de son développement. La libido se déplace sur des objets d’investissement . On parle de libido du moi et de libido d’objet  (extérieure au moi ). Carl Jung désigne ainsi l’énergie psychique, en général tendue vers un but.

Mentisme : trouble plus ou moins passager de la pensée qui consiste à ne pas pouvoir arrêter la formulation intérieure des pensées, généra­lement négatives.

Moi : le Moi se constitue dès la petite enfance. Il réalise une médiation entre les pulsions du ça et les règles du surmoi. Le développement de la personna­lité prend en compte la possibilité pour le Moi de se char­ger de la direction du sujet. Il est le pôle défensif de la personne, pris entre trois pouvoirs : celui du çà, du sur-moi et de la réalité extérieure. Il est gouverné par le principe de réalité qui s’oppose au principe de plaisir du ça.

Narcissisme : amour que le sujet se porte à lui-même ; il est dit pri­maire chez le nourrisson, pour qui il n’existe encore aucune relation à un « objet ». Il est nécessaire et structure le sujet. Dans le narcissisme primaire, le nourrisson est dans un phase auto-érotique. Dans le narcissisme secondaire, le sujet investit l’objet de son désir qui est l’image de lui dans le miroir.

Névrose : affection mentale pathologique dont le sujet est conscient, mais dont il est impuissant à se débarrasser. La névrose n’atteint pas les facultés intellectuelles du sujet.

Niveau sophro-liminal : terme qui désigne les limites diffuses entre les ni­veaux de sommeil et les niveaux de veille. Il est utilisé avec effica­cité pour tout travail mental qui renforce la personnalité et protège contre les agres­sions.

Niveaux de conscience : la conscience varie chez tous les êtres humains. La sophrologie entend étudier les niveaux de conscience pour les maî­triser : se­lon l’école de sophrologie d’Alfonso Caycedo, on distingue les niveaux de veille attentive, de veille, le niveau sophro-liminal (zone privilégiée pour l’activation intra­sophronique), de sommeil, de coma et de mort.

Objet : en psychanalyse, la notion d’objet revêt un sens précis : c’est ce vers quoi tend la pulsion. Ce peut être un objet au sens ordinaire ou une personne ou son propre corps.

Œdipe : héros légendaire qui inspira à Sophocle, auteur grec du ve siècle av. J.-C., deux tragédies. Le complexe d’Œdipe fut analysé par Sigmund Freud, il concerne l’ambivalence des sentiments à l’égard des parents.

Paranoïa : psychose caractérisée par un délire construit et systématisé. Il n’y a aucune détérioration des facultés intellectuelles et de la vo­lonté. Cependant, les jugements et les perceptions d’autrui et des événements de la vie sont altérés. Les délires de jalousie, de revendi­cation, de persécution sont les plus reconnaissables.

Phénoménologie : courant philosophique inauguré par Hegel (1770-1831) qui développa les différentes étapes de la conscience humaine au cours de l’histoire de l’humanité. Husserl (1859-1938) ne s’occupe que du phéno­mène : ce qui apparaît, ce qui est vécu, ce qui est là, ici et maintenant ; cette méthode de pensée met entre parenthèses les questions fondamentales que posent les raisons et les causes de l’exis­tence. Citons d’autres philosophes cé­lèbres qui centrent leur pensée sur la « présence au monde », la présence « avec » le monde et les im­plications sur le vécu de la conscience d’« être « : Heidegger (1889-1976), Biswanger (1881-1966) qui est le maître à penser d’Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie.

Placebo : produit inactif que l’on substitue à un médicament pour étu­dier les effets du psychisme de l’individu ; on parle d’effet placebo, ef­fet psycholo­gique qui s’ajoute à l’effet réel du médicament, qui en augmente la puis­sance.

Plexus solaire : centre du système sympathique. Il est formé de sept gan­glions nerveux ; c’est un relais entre le corps et le cerveau. On le situe entre l’estomac et la colonne vertébrale. Il est ressenti entre le nombril et la partie inférieure du sternum. Cette zone est douloureuse sous la pression quand le sujet est anxieux.

Position orthostatique : le sujet est debout, dans une position d’équi­libre, les jambes légèrement écartées, les pieds sont dans l’alignement des épaules.

Programmation neurolinguistique (pnl) : technique de comportement, mise en place par deux chercheurs, John Grinder et Richard Bandler, dans les années soixante-dix, en Californie. Nous sommes program­més. Notre sys­tème de pensées est lié à des influx nerveux. Le chan­gement de vie implique un changement de pensées, une reprogram­mation des messages pour mieux fonctionner et mieux communiquer.

Psychanalyste : la prise de conscience de ce qui a été refoulé dans l’in­cons­cient est le but de la psychanalyse. Le premier psychanalyste est Sigmund Freud (1856-1939), le disciple dissident Carl Jung (1875-1961). Karl Abra­ham (1877-1927), Melanie Klein (1882-1960), Donald Woods Winnicott (1896-1971), Jacques Lacan (1901-1981), Anna Freud (1895-1982), Fran­çoise Dolto (1908-1988), Bruno Bettelheim (1903-1990), Daniel Lagache (1903-1972) figurent parmi les psychanalystes les plus réputés.

Psychiatre : médecin spécialiste qui étudie et traite les maladies men­tales notamment avec des médicaments.

Psychologue : spécialiste qui étudie les faits psychiques. Il recourt à la mé­thode expérimentale, aux statistiques, aux tests, pour étudier le comportement humain, les réactions de l’individu et du groupe so­cial. Généralement, il complète ses investigations par une écoute per­sonnelle et donne des conseils pour améliorer la situation du sujet étudié.

Psychoplastie sophronique : technique utilisée en sophrologie pour un ma­lade. Il apprend à visualiser une réparation physique en parlant à son corps pour l’aider à se reconstituer. Elle est très utilisée pour les malades cancéreux et les opérés.

Psychose : trouble grave de la personnalité, qui change la perception et la compréhension du monde. Elle désorganise le comportement social alors que le sujet n’en a pas conscience.

Psychosomatique : qui concerne à la fois l’âme et le corps. Un conflit d’ordre psychique peut affecter un organe ; le patient souffre d’une maladie psychosomatique bien réelle.

Psychothérapeute : thérapeute qui utilise des moyens psychiques et dont l’entretien est fondé sur une relation duelle, liée à un transfert plus ou moins accentué.

Psychothérapie : techniques psychologiques pour rétablir l’équilibre af­fectif d’une personne. Les psychothérapies utilisent des moyens psy­chologiques pour traiter un trouble psychosomatique ou un problème de comportement. Face à une psychanalyse utilisant un rituel rigou­reux, il existe des variantes de thérapies recouvrant une diversité de pratiques dont aucune n’est une pa­nacée. La psychothérapie peut être directive, elle peut faire appel à la sugges­tion ou au raisonnement ; elle peut être également non directive et se centrer sur le « client », sans aucune intervention du thérapeute. On distingue les psycho­thérapies cognitives, comportementales et d’apprentissage qui visent à orienter le sujet vers une prise de conscience rationnelle de ses com­porte­ments pathologiques.  Les unes sont centrées sur le problème et d’autres sur la solution.

Pulsion : terme psychanalytique, force qui vise à réduire une ten­sion grâce à la satisfaction d’un objet. Dans  la deuxième théorie des pulsions de Freud ( 1920) distinction entre les pulsions de vie (auto-conservation et sexualité) et pulsions de mort , de destruction. ( Eros et Thanatos)

Réel : dans un sens ordinaire, c’est ce qui existe effectivement par rap­port à ce qui est imaginaire. Dans un sens philosophique, ce qui est réel peut être ce qui se présente à l’esprit comme donnée de connais­sances, matière à ré­flexions. Le réel est une catégorie lacanienne de la pensée . Il ne peut être symbolisé.

Réflexe conditionné : le réflexe est une réaction très rapide, inconsciente et involontaire. Il peut être conditionné à une intervention extérieure, par ap­prentissage et répétitions. Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) est le père des réflexes conditionnés. Ses travaux sur la digestion et la « sécrétion psy­chique », ses expériences sur le chien lui ont valu le prix Nobel en 1904.

Relaxation dynamique : technique de sophronisation, particulièrement inté­ressante en groupe, apportant une profonde détente et un senti­ment de libéra­tion ; elle est essentiellement dynamique, en ce qu’elle est un facteur d’évo­lution. Alfonso Caycedo a adapté quatre degrés, en s’inspirant des techniques orientales de méditation et d’exercices mentaux du Hatha yoga, du boud­dhisme et du zen.

Schéma corporel : il comprend les sensations transmises aux centres ner­veux, la connaissance du corps, sa forme, son volume, la position des seg­ments du corps, l’expérience du corps limité, l’image du corps constituée à partir des impressions. La sophrologie vise à faire prendre conscience de son schéma corporel, à l’accepter et à l’intégrer comme réalité dans la représenta­tion de soi.

Schizoïde : se dit d’une constitution mentale, caractérisée par le repli sur soi.

Schizophrénie : psychose caractérisée par une dissociation d’avec le monde extérieur. L’atteinte du langage traduit le désordre de la pen­sée. On la ren­contre souvent chez des adolescents dont la vie intellec­tuelle est riche, mais dont les relations affectives sont pertur­bées. La relation au corps est perturbée. Le malade vit son corps morcelé.

Sexualité : tout un ensemble d’activités et d’excitations, du nourrisson à l’a­dulte, qui apportent un plaisir lié à la satisfaction d’un besoin physiologique fondamental : la respiration, la faim, l’expression. Dans un sens plus répandu, la sexualité dépend du fonctionnement de l’appareil génital.

Signe-signal : c’est le signe retenu par le sujet, lors d’une séance de so­phro­logie, pour susciter par conditionnement réflexe le calme désiré à l’arrivée d’une poussée d’angoisse ou d’une crise d’asthme.

Signifiant : forme concrète, perçue ou produite soit par l’écriture, le dessin, soit par la voix ou tout autre support. La forme est opposée au contenu, au sens du message, qu’on appelle le signifié. Le message comporte donc un si­gnifié et un signifiant.

imonton (technique de) : technique mentale d’autodéfense qui déve­loppe les forces de réparation. Mise au point en Californie pour lutter contre le can­cer, la visualisation des globules blancs augmente les ca­pacités de guérison.

Soi : centre énergétique de la psychologie consciente et inconsciente, c’est la source de la psyché selon le processus d’individuation analytique de Carl .G. Jung. Le soi apparaît dans les symboles, dans la méditation ou dans les rêves. Les mandalas tibétains qui ont des formes concentriques et servent de support à la méditation sont une représentation du cosmos et du monde intérieur : le soi.

Sophro – acceptation progressive : après la phase de relaxation, le sophro­logue continue la séance de sophrologie au niveau sophro -liminal et demande au sujet de se représenter dans un avenir proche, dans une situation précise qui lui est personnelle, et ceci dans une perspective dynamique et positive. Cette technique est très utilisée pour aider le sujet à vivre une situation qui lui pose problème : il vit la situation qu’il doit réussir.

Sophro-analyse : le sujet est en état sophronique et, avec son plein ac­cord, le sophrologue l’accompagne dans une démarche analytique. La sincérité du sujet, l’utilisation de l’association libre permettent de me­ner à bien une so­phrologie découvrante qui éclaire les conflits de l’inconscient. Cette tech­nique ne peut être menée que par un sophro­logue ayant suivi une analyse didactique.

Sophro-anamnèse : c’est une variante de l’anamnèse. Elle est conduite en état sophronique ; le sujet, parfaitement détendu, livre les images en relation avec son passé, qui lui viennent à l’esprit. Ces informa­tions qui étaient comme oubliées resurgissent à l’insu du sujet et complètent ainsi la connais­sance en profondeur qu’il a de son par­cours. Le sophrologue conduit cette anamnèse en s’appuyant sur les informations déjà données dans une anam­nèse qui a eu lieu en état de vigilance.

Sophro-correction sérielle : le sujet désire supprimer une phobie ou atté­nuer son angoisse dans une situation précise. Le sophrologue dé­coupe la situation en séquences et aide à vivre toutes ces séquences avec le maximum de confort. Il utilise abondamment les sensations et les images positives que le sujet a développées dans les séances pré­cédentes pour corriger au fur et à me­sure les sensations et les images négatives. Ils vivent ensemble la situation qui perd, au fil des répéti­tions, sa coloration affective pénible.

Sophro-liminal : se dit du niveau de conscience particulier que l’on at­teint grâce à la sophronisation. Il se situe au bord du sommeil. On parle aussi d’une zone sophro-liminale qui se situe à ce niveau, elle est perçue comme un espace intérieur dans lequel le sujet peut se maintenir avec un peu d’expé­rience, sans s’endormir. C’est cette zone privilégiée qui, lorsqu’elle est bien maîtrisée, permet un travail en profondeur soit de visualisation positive, soit d’anticipation de l’ave­nir, de mémorisation d’une scène antérieure, de correc­tion d’un geste précis, dans une pratique sportive par exemple.

Sophrologie : le Petit Dictionnaire Larousse fait dériver le mot du grec sôphron, sage, et donne cette définition : méthode visant à dominer les sen­sations douloureuses et de malaise psychique par des techniques de relaxa­tion proches de l’hypnose. La sophrologie elle-même se dé­finit ainsi : étude de la conscience humaine et de ses modifications par des moyens physiques, chimiques et psychologiques. Ethymologiquement, le mot sos-phren-logos si­gnifie « la science de l’es­prit harmonieux ».

Sophrologie recouvrante : ensemble des techniques qui visent à calmer le patient et à recouvrir l’angoisse plutôt qu’à découvrir les causes des symp­tômes ; sur ce dernier point, la sophrologie utilise des tech­niques décou­vrantes telle que la sophro-analyse.

Sophrologue : praticien qui fournit des méthodes précises pour maîtri­ser les sensations douloureuses, le malaise psychique, le stress. Il ap­prend au so­phronisé une technique pour améliorer ses performances physiques, intellec­tuelles, mentales, et acquérir une sérénité inté­rieure.

Sophromnésie : le sujet est placé au niveau sophro-liminal et recherche des situations, des émotions, des images qui font partie de sa vie et qui ne sont pas accessibles dans la conscience ordinaire.

Sophronisation : technique qui permet de modifier la conscience du su­jet, de le placer d’un niveau de conscience ordinaire à un niveau proche du sommeil.

Sophronisation de base : c’est le premier exercice de sophrologie où le su­jet, grâce à la respiration abdominale et à la suggestion du sophro­logue, atteint le niveau sophro-liminal, proche du sommeil, après un relâchement de tout le corps.

Sophroniser : faire une sophronisation ; le sophrologue sophronise un sujet qui devient sophronisé.

Sophro-respiration synchronique : respiration abdominale et calme que l’on utilise au niveau sophro-liminal. Le sujet contrôle parfaitement sa respi­ration et associe à l’expiration un mot ou une phrase ou même une image précise ou un geste.

Sophro-substitution sensorielle : au niveau sophro-liminal, le sujet ap­prend à changer une sensation de douleur et à la remplacer progres­sivement par une sensation de chaleur ou de froid, selon le besoin.

Stade : selon la théorie de Sigmund Freud, le stade est la phase de l’évolution de la libido. Freud en distingue quatre : le stade oral lié au plaisir de la bouche, la succion et la morsure, l’incorporation en sont les éléments ; le stade anal et sadique-anal, entre deux et quatre ans, qui donne la primauté à la zone anale érogène : le plaisir de la des­truction et la valeur du don en sont les éléments importants et l’apprentissage du non ; le troi­sième stade est le stade phallique, entre deux et trois ans, qui donne toute la valeur aux organes génitaux : il est sous le signe de l’angoisse de la castration et du complexe d’Œdipe ; ensuite vient une période de latence qui sera suivie du stade génital, à la puberté, qui dé­termine la forme de sexualité adulte.

Sublimation : processus psychique inconscient qui opère une conver­sion de l’énergie de la libido vers un but non sexuel et permet l’ac­complissement des œuvres culturelles et sociales. La création artis­tique est une sublimation de la libido.

Surmoi : Sigmund Freud distingue trois instances de la personnalité : le Moi, le ça et le surmoi. Ce dernier est, à l’égard du Moi, le juge et le censeur, il représente les interdits parentaux ; c’est l’héritier du com­plexe d’Œdipe. Il s’enrichit des apports de la culture et véhicule la tradition, il est formé de commandements intériorisés, il se situe sur le plan de la parole. Pour Lacan , il est le lieu du Phallus . C’est aussi le lieu des identifications qui sous-tendent l’idéal du Moi.

Symbole : le symbole, dans son sens le plus général, est un signe qui repré­sente un concept ou une chose grâce à un rapport d’analogie. Pour Sigmund Freud, le symbole dans le rêve a une relation avec le désir refoulé.

Symbolique : Jacques Lacan oppose le symbolique, le réel et l’imagi­naire ; le symbolique est une fonction complexe qui fait de l’homme un animal régi par le langage. La fonction symbolique de l’homme est attestée depuis la préhistoire par des monuments et des signes, que ce soient les tumulus ou les premières écritures. Est symbolique ce qui manque à sa place ; la parole a une portée symbolique puisqu’elle est le meurtre de la chose, elle remplace ce qui est absent.

Symptôme : le mot grec veut dire coïncidence ; le symptôme est un phéno­mène subjectif qui s’oppose au phénomène objectif ; il révèle un trouble fonctionnel, c’est l’indice.

Synesthésie : littéralement, sensations simultanées, association sponta­née par correspondance de sensations.
Technique autoscopique : se dit d’une technique utilisée par le sujet pour se mettre à l’écoute de ses organes dans le but d’une exploration in­time afin d’aider le diagnostic.

Technique conditionnée : c’est une technique qui utilise le signe-signal et le réflexe conditionné selon les observations d’Ivan Petrovitch Pavlov.

Terpnos logos : termes grecs qui signifient « parole sereine « ; les Grecs connaissaient la valeur thérapeutique de la voix. Alfonso Caycedo définit ainsi le terpnos logos : c’est la forme verbale basée sur la per­suasion et le ton harmonieux avec lesquels le sophrologue dirige la sophronisation. Il est plus ou moins utilisé selon les techniques.

Thanatos : mot grec qui signifie « mort ». Sigmund Freud découvre  la pulsion de mort, symétrique de la pulsion de vie. En 1920 « Au-delà du principe du plaisir »C’est une pulsion auto- destructrice que l’on désigne par ce terme.

Transfert : la méthode de recherche analytique implique une relation duelle intense entre le sujet ou analysant et l’analyste, que l’on nomme transfert. Le sujet revit des situations infantiles, avec des sen­timents de haine et d’amour, comme si elles étaient présentes. Le transfert qui structure la cure analytique a une double fonction : une résistance qui est le signe d’un conflit et un sup­port de projection né­cessaire à la résolution du conflit inconscient. Le contre-transfert, tou­jours existant, est l’ensemble des réactions inconscientes de la part de l’analyste ; il nécessite pour ce dernier d’avoir suivi lui-même aupa­ravant une analyse didactique.

Training autogène de Schultz : il a été mis au point par le Dr Johann H. Schultz dès 1919. Il comporte deux cycles : le cycle inférieur, formu­lation : « Je suis calme », puis suivent six exercices, celui de la pesan­teur, de la cha­leur, de l’écoute cardiaque, de l’écoute de la respiration, de la chaleur sur le plexus solaire et du front frais. Le cycle supérieur est un travail analytique qu’a repris la sophro-analyse de Jean-Pierre Hubert.

Vigilance : état d’éveil et maintien de l’état d’éveil. Elle inclut les capa­cités de réponse, de réaction et d’adaptation de l’organisme.

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