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Une vieille légende hindoue raconte…


 

Une vieille légende hindoue raconte

qu’il y eut un temps, où tous les hommes étaient des dieux.

Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma,

Le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin

et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le trouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour

résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :

« Enterrons la divinité de l’homme dans la terre »

Mais Brahma répondit :

« Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera ».

Alors les dieux répliquèrent :

« Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans ».

Mais Brahma répondit à nouveau :

« Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs

de tous les océans, et il est certain qu’un jour,

il la trouvera et la remontera à la surface ».

Alors les dieux mineurs conclurent :

« Nous ne savons pas où la cacher,

car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer

d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour ».

Alors Brahma dit :

« Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme :

nous la cacherons au plus profond de lui-même,

car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais chercher ».

Depuis ce temps là, conclut la légende,

L’homme a fait le tour de la terre,

Il a exploré, escaladé, plongé, et creusé,

A la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

 

 

 

Être professeur de vie

« J’aurais voulu être professeur de vie. J’aurais appris aux enfants, aux adultes aussi, tout ce qui n’est pas écrit dans les livres.

Je leur aurais appris les choses délicates de la vie :

– Qu’un amour entretenu ne s’use pas;

– Que la seule liberté qui vaille la peine d’être vécue est la liberté d’être;

– Qu’il est important de prendre le temps de regarder la fuite ou l’immobilité d’un nuage, de suivre le vol d’un oiseau, de se laisse surprendre par l’infini des choses de la vie;

– Qu’il est important d’apprendre à s’aimer, à se respecter, à se définir;

– Qu’il est encore plus important de ne pas se laisser enfermer dans les jugements, de résister aux rumeurs, de ne pas se laisser polluer par les messages toxiques qui peuvent venir de ceux qui prétendent nous aimer ou mieux savoir pour nous;

– De ne pas se laisser entraîner par les idées toutes faites, par les modes, ou immobiliser par les conditionnements qui tentent de s’imposer à nous;

J’aurais essayé de leur apprendre à remettre en cause leurs croyances quand elles sont devenues des certitudes terroristes, pour laisser plus de place à l’imprévisible de la vie.

Professeur de vie, quel beau métier à inventer. »

Jacques Salomé – N’oublie pas l’éternité – Albin Michel 2005

 

 

La femme qui essayait d'escalader un lac



Il était une fois une femme qui avait passé sa vie à escalader des montagnes très très hautes. Elle avait commencé à grimper étant toute petite, et n'avait en tête aucune expérience autre que la montagne. Au fil des années, elle avait escaladé des parois de plus en plus à pic, et les gestes qu'il fallait faire pour grimper lui étaient devenus presque naturels. Elle était experte en la matière. Elle avait une musculature très forte dans les jambes et dans le dos, et elle
grimpait tout aussi naturellement qu'elle respirait. Son corps le faisait automatiquement.

Quand
elle arrivait au sommet d'une montagne, elle était folle de joie de sa réussite et elle avait hâte d'entreprendre l'étape suivante de ses voyages pour conquérir de nouveaux sommets. Mais un jour, en regardant devant elle, elle vit un magnifique lac bleu, immense, qui s'étendait aussi loin que pouvait porter son regard. Elle avait passé sa vie à escalader des montagnes, et voir un lac était quelque chose de nouveau pour elle. En fait, elle ne savait même pas ce que c'était. Elle a observé l'étrange nappe bleue qui s'étendait à ses pieds et conclut qu'il devait s'agir d'une nouvelle forme de montagne bleue. Comme pour continuer son voyage elle n'avait pas d'autre issue que de traverser cette bien curieuse montagne, elle entreprit de le faire.

Aussi la montagnarde se dirigea-t-elle vers l'étendue d'eau et essaya-t-elle d'y grimper, comme elle avait l'habitude de le faire sur les pentes des montagnes. Au début, elle ne comprenait pas pourquoi elle n'avançait pas. En fait, elle s'épuisait. Elle rassembla donc toute l'énergie dont elle était capable pour « escalader » avec encore plus de vigueur, avançant une jambe, puis l'autre, en essayant de « s'agripper » à ces étranges rochers bleus. Mais en vain. Elle ne cessait de retomber sur place et n'avançait nulle part.

Alors qu'elle était sur le point de renoncer, elle aperçut quelqu'un en train de flotter à l'autre bout du lac, faisant doucement glisser son corps à travers les flots grâce aux plus légers mouvements des bras et des jambes qui soient.

« Qu'êtes-vous en train de faire, mon amie?, lui demanda la personne.

— Qu'ai-je donc l'air de faire?, répondit-elle d'une voix embarrassée. J’escalade le lac. 

— Mais ma pauvre amie, répondit l'homme du lac, ignorez-vous donc que vous ne pouvez traverser un lac en l'escaladant? Il n'y a qu'une manière de le faire, c'est en nageant. 

— Mais je sais grimper à merveille!, insista la montagnarde. J'ai passé toute ma vie à escalader des montagnes. Je peux m'attaquer à n'importe laquelle, même la plus haute. Je peux atteindre le plus difficile des sommets. Il doit sûrement y avoir un moyen d'escalader le lac.

— Je suis sûr que vous êtes experte pour escalader les montagnes, répondit l'homme poliment. Mais cette capacité que vous avez ne vous aidera en rien pour traverser ce lac. Il vous a fallu une forme de sagesse pour arriver au sommet de la montagne, vous avez dû déployer une énergie extraordinaire. Mais maintenant, il vous faut apprendre une autre forme de sagesse pour pouvoir traverser le lac. Il faut vous soumettre au pouvoir de l'eau et reconnaître sa suprématie sur vous. Vous devez arrêter d'essayer avec tant de vigueur d'être plus forte que le lac. En fait, moins vous essayerez, et mieux ça ira! »

Et c'est ainsi que l'homme du lac apprit à nager à la femme des montagnes. Au début, elle ne pouvait s'empêcher de battre l'eau des pieds et des bras, et s'éclaboussait partout, car elle était habituée à déployer une très forte énergie pour escalader les montagnes. Mais son instructeur était très patient, et peu à peu, elle a appris à flotter à la surface de l'eau, à laisser les vaguelettes asperger son corps et à se laisser dériver par le vent, jusqu'à ce que finalement, elle arrive à ne plus rien faire du tout.

Et c'est ainsi que la femme des montagnes a compris que la force du relâchement était tout aussi puissante que la force de l'acharnement à avancer.

De Angelis, Barbara. Les moments vrais, Éditions Marabout.

 

LA GRANDE DAME

C’est l’histoire d’une petite fille qui se tenait devant une porte fermée à double tour, et à qui l’on venait de confier la clé. « Derrière la porte se cache ta douleur, lui avait dit la Dame, mais si tu sais la traverser, tu connaîtras une joie infinie et ton coeur sera pris d’une joie immense de tout ce qui vit... et ce « tout » tu en fais partie toi aussi ! »

La petite fille ne fut guère rassurée par ces paroles énigmatiques, et elle demanda si elle pouvait revenir plus tard.

« Bien sûr, lui répondit la Dame, tu as toute la vie si tu le désires, et tu peux même refuser si tu le souhaites, rien ni personne ne t’obligeras à cela, si ce n’est ton propre désir. » L’équivoque de cette dernière parole n’effleura pas la petite fille, toute heureuse qu’elle était de pouvoir échapper à la situation.
Quelques années plus tard, elle revint par simple « curiosité », pensait-elle, sans se douter un seul instant qu’elle n’était là que par ce désir auquel la Dame avait fait allusion, un désir qui l’animait à son insu. La Dame était toujours là, avec les mêmes traits, la même finesse de visage. Elle lui sembla cependant plus grande, ses vêtements étaient plus lumineux.

« Es-tu prête ? », lui demanda la Dame, mais la jeune fille hésita, et elle voulut en savoir davantage sur ce qu’elle trouverait derrière la porte. « Tu ne peux perdre ta douleur que si tu te perds toi-même », lui dit alors la Dame, « car c’est en te perdant que tu trouveras le secret. Lorsqu’il rencontre la douleur, le coeur n’a qu’un seul choix : il ne peut que s’ouvrir ou se fermer.
Longtemps il se ferme car tu ne veux pas te perdre. Tu veux garder ta position, tes convictions, tu veux retenir les choses et même les douleurs auxquelles tu es attachée, et surtout, par dessus tout, tu veux te garder à travers elles.
Mais qui es-tu ? Dis-moi, qui crois-tu être ?

Quand le coeur s’ouvre, il devient une bénédiction pour lui-même et pour tout ce qui vit. Alors les fleurs des champs, les animaux sauvages, et même les pierres n’ont plus de secret pour lui. Devant la douleur, le coeur ne peut que se fermer ou s’ouvrir, c’est aussi simple que cela... »

A cette idée, la jeune enfant fut prise d’un recul et elle s’en alla de nouveau. Puis les années passèrent et elle devint une jolie jeune femme, qui découvrit l’un des plus grands bonheurs de la vie, celui d’aimer et d’être aimée. Peu de temps après pourtant, ce bonheur-là ne lui suffit plus, peut-être aussi en raison de ses épines... Et une fois encore, le désir caché de son être l’amena devant la porte. La Dame était toujours là, mais cette fois avec un sourire indéfinissable comme si elle contemplait l’endroit et l’envers des choses, comme si elle les maintenait ensemble dans une joie profonde où même le chagrin a sa place... Et la jeune femme, qui elle aussi avait vécu l’endroit et l’envers des choses et des sentiments, découvrit alors que cette Dame c’était elle, comme la part d’elle-même qui veillait dans le silence du coeur sur sa propre vie : elle était en dialogue avec la part cachée de son être. Alors, sans comprendre d’où cela lui venait, elle se sentit enveloppée d’amour, car elle-même était amour, mais ne le savait pas.

Dr Philippe Dransard

« La maladie cherche à me guérir » Le Mercure Dauphinois

 

Le Mystère de la Troisième Oreille par Philippe MARTIN

Le 3 septembre 2001, par Pierre LASSALLE,

Il était une fois une contrée lointaine, mythique, le pays de
la Licorne.  C’était, disait-on, le lieu le plus sublime
que l’on puisse trouver sur cette terre. Les rares initiés
qui en étaient revenus la décrivaient comme une terre de Lumière
 la plus pure que l’on puisse imaginer.

Tout cela n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et Yvohé,
bien que malentendant, sentit son coeur se dilater et résonner joyeusement
en entendant le récit du Sage : " Ce lieu focalise en lui toute
la puissance d’Amour  de l’Univers.  Grâce à
nos ancêtres,  le Passage  étroit qui y
conduit a été élargi. Par leur courage héroïque, 
il est maintenant accessible à tous ceux qui élèvent
suffisamment leur Vibration."

Cette nuit-là, Yvohé fit un rêve  : Il ressentait
une douleur intense dans le coeur. Une Energie incroyable  en émergeait
et provoquait cette souffrance. Et pourtant cette sensation, aussi pénible
soit-elle, avait quelque chose de sublime. Il se voyait endormi, la tête
posée sur l’épée Excalibur  qu’une fée
était venue poser là. La lame tranchante était posée
à plat sur le rocher, l’os situé près de l’oreille. Il
la sentit vibrer d’une note merveilleuse. Son rocher puis toute sa cavité
cranienne entrèrent en résonance avec l’épée. Une
voix lui parvint : "Yvohé, tes souffrances sont bientôt terminées,
mais d’autres épreuves t’ attendent. Aie confiance ! Tu n’es pas seul...".
La Voix poursuivit "Voici le but de ta mission, ta LEGENDE PERSONNELLE :
 De même qu’il existe un troisième oeil situé derrière
le front, de même il existe une troisième Oreille, profondément
enfouie au coeur de 1’ Homme et de tout ce qui vit ; Il te faudra mourir
 puis renaître  à toi-même pour en découvrir
le Secret. Sache simplement qu’en ce lieu, tous les êtres vibrent dans
1’ Unité du Son, la note fondamentale de l’Univers qui te
porte. Va, tu trouveras la clé dans le pays dont t’a parlé le
Sage, et surtout, n’oublie jamais que tu es un être humain porté
par la Terre-Mère... "

Yvohé, le coeur joyeux, se mit en route vers le fantastique  pays
de la Troisième Oreille, le royaume de la Licorne. "Sois
constamment à l’écoute de ton coeur et de tes sensations. Ce sont
tes guides", lui avait dit le Sage.

Quand il vit l’Arc-en-ciel  devant lui, après avoir essuyé
une averse, et tandis que resplendissait à nouveau l’astre rayonnant,
 Yvohé sut que cela marquait l’entrée du Passage.

Il arriva ainsi à l’entrée d’une gorge étroite, et, tandis
qu’il y pénétrait, il sentit son propre cou se serrer : L’épreuve
du Courage  commençait... Il venait de quitter le monde connu,
rassurant, avec ses habitudes, pour aborder un Monde où la Surprise 
régnait en Maître. Il commença à ECOUTER de plus
en plus profondément au Coeur de Lui-même.

Tout ce qui lui parvenait de l’ "extérieur " trouvait,
par un mystérieux  phénomène d’Osmose,
 sa résonance en lui-même. Il était en train d’apprendre
l’Art de la Communication  avec la Source de toute Vie. Surgit la
Voix de son Intuition  : "Quand tu feras l’intérieur
comme l’extérieur, et l’extérieur comme l’intérieur, alors
tu entreras dans le Royaume des Cieux... " (1). Par une sorte de féerie,
 Yvohé sentait fondre la frontière entre son Etre et
son environnement.

Cette nuit-là, il dormit profondément et plongea à nouveau
dans le monde symbolique  des Rêves... Surgi des profondeurs
de l’Infini,  prenant forme peu à peu, il vit un Grand Christal
d’une Transparence parfaite. Son sommet était ceinturé d’un halo
de couleur pourpre. Tout en haut, sur la fine pointe du cristal  trônaient
un Roi et sa Reine.  Ils semblaient surgir d’une autre
Epoque. Le Roi  tenait en sa main droite la Rose de la
Vie
 et la tendait à la Reine  en la regardant avec
une infinie  tendresse. Une Spirale d’Energie  enveloppait
le Christal d’une douce et pénétrante Vibration, et le maintenait
en équilibre sur la fine pointe inférieure. Le Roi  lui
dit : " Ce Cristal  reflète la structure-même
de l’Homme et de l’Univers.  Il porte la Vie au coeur-même
de tes cellules et les régénère en permanence. Pense fortement
à lui lorsque tu seras confronté à l’Epreuve..."

Le soir tomba et Yvohé connut la faim : Faim spirituelle et faim physique.
Son estomac se rappelait à lui. Comme par magie,  un Champignon
 surgit de terre  devant lui : "Moi aussi, j’appartiens
au Grand Christal universel. Tu peux me manger et élever ton Energie
 ; tout ce qui passe par la bouche, l’Oralité,  est importante.
Ose dire ! "

Il y eut un nouveau matin ; Yvohé s’étira et bailla longuement,
plein de Gratitude envers le Ciel qui le guidait avec tant de Force. Chaque
Rêve  élargissait sa Conscience. Il poursuivit
son avancée avec un sentiment oppressant de Solitude croissante. Il sentait
qu’il avait franchi un Seuil dans la Connaissance,  et que les messages
des Rêves l’entraînaient vers ce que l’on peut
bien appeler le SENS de la Vie. Grâce à son But, sa LEGENDE PERSONNELLE,
chaque événement, chaque rencontre s’enrichissait d’une Signification
 toujours plus vaste. Parfois, son mental s’effrayait devant cette
Vastitude. Bien vite, il revenait à son Corps, ses sensations physiques,
son Souffle. Cela lui donnait un sentiment de Sécurité en le ramenant
dans le Concret de la Vie.

Et 1’Epopée  se poursuivit... Yvohé dut surmonter
maintes péripéties...

Le Passage  se rétrécissait de plus en plus. Une
question lui traversa l’esprit :

"Que ferais-je de tout cela pour les autres ? ".... Et l’étrange
Voix profonde de lui répondre : " Sois simplement, par ton
rayonnement, le Transmetteur transparent de mon Amour. Ne cherche pas à
faire ; laisse ton Etre s’exprimer et écouter la Vie en chacun, en chaque
chose... Sers la Nature en écoutant Sa Voix dans ton Coeur,
et tu sauras, d’instant en instant, ce qu’il y a à faire... Et laisse
couler librement l’Energie  entre tes pieds et la Terre. N’oublie
jamais... "

Maintenant, le Passage était si resserré qu’il ne
pouvait plus passer. Il ressentait dans sa propre gorge que " ça
serre là ". Plus moyen d’avancer. Sentiment d’impuissance..
N’était-il parvenu jusque là que pour mourir au fond d’un trou ?...
Angoisse, peur... Dans un premier temps, il ne put accepter l’épreuve.

Alors, à nouveau, il se tourna vers son Coeur et écouta là
où se focalisaient toutes les vibrations de son Etre. "Autorise-toi
à lâcher- prise,
lui dit la Voix intérieure ; sois sans
crainte et je te porterai.. Laisse la Mort emporter ton petit moi, avec
son cortège de peurs et de désirs, et l’Extraterrestre  en
toi surgira".

Il entendit encore : " Autorise-toi à Grandir !... "

Après bien des hésitations, et une nuit sans sommeil, Yvohé
rendit les armes et entra dans une dimension d’Acceptation qu’il n’avait encore
jamais connue. Quelque Chose de si large, si vaste s’ouvrit en son Coeur, toute
de Beauté et de Grâce, subtile comme l’Ether.  Il
ressentit l’alignement de tous ses centres d’énergie, vibrant
sur la Note pure du SON, avec une douceur et une Bienveillance sans pareille.
Il se sentit aimé comme jamais, et Cela était en même temps
Amour de soi  et de tout ce qui vit. Un chant de Gratitude jaillit
de son Coeur.

Le Passage  extérieur s’élargit simultanément,
comme par magie.

A peine l’eut-il franchi qu’il se rendit compte que le travail n’était pas terminé :

Au centre d’un grand cercle de Feu  en forme d’Oreille, l’attendait
un Chevalier, l’épée entre les deux mains, revêtu
d’une armure et d’un heaume noirs. Il ne pouvait se dérober à
l’Epreuve ultime, et s’avançât dans le cercle les mains nues. De
l’Oreille de Feu, il entendit : « Je suis Ta Force, Ton Roc, Ton
Rempart, Je t’aime, Yvohé... »

Il centra son Attention sur 1’ immense Espace de Paix, de Joie et de Sérénité
qui s’était ouvert en son Coeur... Il sentit l’épée Excalibur 
en jaillir et se matérialiser entre ses mains.

Le Combat  commença dans ce décor surnaturel.
 Les épées s’entrechoquèrent. Yvohé ne
ressentait aucune peur, seulement un immense sentiment de Bienveillance  en
son Coeur, doublé d’une grande Fermeté. Ce n’était plus
lui qui agissait. Son bras était dirigé par la Force d’Amour
 qui l’habitait et grandissait à chaque choc des deux lames.

Pour tout l’Or  du monde, Yvohé n’aurait voulu manquer ce
moment-là. Il se sentait à sa place, au juste moment, en train
de faire ce qui devait être fait. Le Combat  était
équilibré et semblait ne jamais devoir prendre fin...

Son épée chantait de plus en plus fort, et Yvohé la laissait
faire son travail, sans effort apparent, alors que son adversaire commençait
à s’essouffler. L’agressivité d’Yvohé, nécessaire
en une telle situation, était semblable à la dévotion guerrière
de Mars : Un maximum de détermination, dans un maximum de relâchement.
C’était la condition nécessaire pour atteindre le Royaume de la
Sur-Vie.  Ainsi, il parvint à désarmer son Adversaire.
Le combat prenait fin, et Yvohé, la main tendue,  s’approcha
de lui. Très digne, celui-ci commença à retirer son casque.
Le soleil déclinant éclaira son beau visage de ses rayons dorés...

Et ce Visage n’était autre que le sien !...

C’était la Face sombre de son être qu’il avait tant combattue
jusque là, qui, enfin, naissait à la Lumière de la Vie.
Dans cet Espace vibrant d’Amour, la Rencontre se réalisait.
Plus rien n’était refusé... Réintégration... Et
il vit défiler sa vie devant ses yeux, son adolescence, son enfance...
" Viens, Yvohé enfant, dans l’ immense Espace du Coeur, Tu
es accueilli tel que Tu es, Tu es accepté, écouté. Je reconnais
en Toi l’Essence même de mon Etre... "

L’Oreille de Feu se mit à briller plus fort dans la nuit, et Yvohé connut en son Coeur la douce et tendre Vibration de la Troisième Oreille...

 

La Roue de la Vie  tourna d’un cran.

Un nouvel épisode de la Légende des Siècles

Venait de s’inscrire dans la Grande Mémoire.

 

Au- delà du Pays de la Licorne, commence le Pays du Cheval Ailé.

On y accède par l’Escalier vers le Ciel.

Pour l’atteindre, L’aspirant doit déjouer la Sorcellerie !

Mais ceci est une autre histoire...

Les mots en italique sont l’expression d’un travail de groupe autour du mot "Légende Personnelle" pendant le stage "Générescence" animé par Yves et Janine Ropars en août 2001.

 

 

 lettre d'une vieille femme  mourante à un soignant

« Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ?

Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle . Un regard perdu qui n'y est plus tout à fait,

Qui bave quand elle mange et ne répond jamais.

Qui, quand tu dis d'une voix forte : «essayez» ,

Semble ne prêter attention à ce que tu fais et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas

Qui, doute ou non, te laisse faire à ta guise le bain et les repas pour occuper ta longue journée grise

C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois?

Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi.

Je vais te dire qui je suis, assise à lire tranquille, me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux,

Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère, des frères et des soeurs  qui s'aiment entre eux, une fille de quinze ans, des ailes aux pieds, rêvant que bientôt, elle rencontrera, un fiancé, .

Mariée, déjà à vingt ans, mon coeur bondit de joie en souvenir de ces voeux que j'ai fait ce jour là .

J'ai vingt cinq ans maintenant et un enfant à moi, qui a besoin de moi pour lui construire une maison

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite, nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront.

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là, mais mon homme est à mes côtés et il veillera sur moi,

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés.

Nous revoilà avec des enfants moi et mon bien aimé.

Voici les jours noirs, mon mari meurt.

J'ai regardé le futur en frémissant de peur, car mes enfants sont tous occupés à é1ever les leurs et je pense aux années et à l'amour que j'ai connu.

Je suis vieille maintenant et la nature est si cruelle qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour fille.

Mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent, et il y a une pierre là où jadis j'eus un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure, et le vieux coeur se gonfle sans relâche. .

Je me souviens des joies, je me souviens des peines,

Et à nouveau je sens ma vie et j'aime.

Je repense aux années trop courtes et trop vite passées

Et j'accepte cette réalité implacable, que rien ne peut durer.

Alors, ouvre les yeux toi qui me soigne, et regarde,

Non la vieille femme grincheuse, regarde mieux tu me verras. »

 

Il était une fois un arbre grand, stable et vigoureux qui respirait la vie, la joie et la bonne humeur.  

Ses amis l'avaient surnommés « Coffre-fort » car il avait une voix en or, aussi puissante qu'un ténor.

Chaque matin, « Coffre-fort » réveillait la forêt en entonnant un refrain gai et entraînant. Son chant déclenchait aussitôt le pépiement des oiseaux suivi par le bruissement doux et soyeux du vent, lui-même soulevant la ronde des feuilles, réveillant les écureuils, les renards et les belettes. Les papillons, déployaient alors leurs plus belles couleurs et prenaient leur envol vers le soleil, qui répondait en rayonnant. Bref, un vrai chef d'orchestre, ce « Coffre-fort » !!!!!!!! 

Tous l'aimaient mais ... beaucoup l'enviaient d'être toujours aussi joyeux et généreux car peu connaissaient son secret. Un jour, la chouette «Mimosa » vint se poser sur sa plus haute branche et lui demanda:

 - «Mais qu'est-ce qui t'anime ainsi, Coffre-fort??? Comment fais-tu pour être toujours de bonne humeur ... qu'il pleuve ... qu'il vente ... que l'orage gronde ou que la neige tombe???»

  - «Eh bien... lui répondit celui-ci, c'est l'amour... Quand tu as l'amour dans le cœur, tu n'as pas besoin d'aller le chercher ailleurs, c'est ton moteur qui te conduit et t'emmène vers ce qu'il y a de meilleur ...

 - Ah et... comment fait-on pour avoir l'amour en soi? demanda encore Mimosa?

 - C'est justement çà le secret, à toi de chercher...

Pour coffre-fort, une partie de son amour s'appelait Amandinette, un bel arbre généreux qui lui donna 5 magnifiques plants sur 10 ans. A eux deux, ils firent de leur mieux pour les accompagner au fil des saisons. Une fois devenus grands, indépendants, vigoureux et débrouillards, leurs 5 magnifiques plants : Pommier, Prunier, Poirier, Cerisier et Abricotier lièrent à leur tour leurs branches à d'autres arbres. En naquit de superbes petits plants et tout ce petit monde s'installa un peu plus au loin dans la forêt.

Coffre-fort et Amandine se retrouvèrent donc seuls comme au premier jour... Durant 54 ans, ils partagèrent chaque lever du soleil, chaque nuit tombante avec dans le cœur ce grand bonheur.

Il ne se passait pas un matin sans que Coffre-fort ne se mette à chanter et à réveiller la forêt jusqu'au jour où... Oomycète, le champignon, vient s'installer chez Amandine sans y être invité...

Commença alors une lutte poignante, Amandine faisait ce qu'elle pouvait pour contrer Oomycète mais celui-ci était tellement insidieux qu'il finit par emporter la bataille. Il la rongea de l'intérieur jusqu'à ce que ses feuilles flétrissent les unes après les autres, jusqu'à ce que ses branches se brisent au moindre souffle du vent.

Par une première belle journée annonçant le printemps, les forces d'Amandine l'abandonnèrent, brisant la si belle voix de ténor de Coffre-fort. 

Coffre-fort ne voulait surtout rien laisser paraître aux yeux de ses amis mais on entendait bien au son de sa voix qu'à l'intérieur de lui, la sève avait du mal à s'écouler et à se fluidifier. Ses conduits étaient tellement bouchés que des sifflements se mirent à résonner dans ses cheveux frisottés, devenant de plus en plus assourdissant et dérangeant. N'en pouvant plus d'entendre incessamment tous ces ruminements, Coffre-fort se décida à consulter, persuadé que rien ni personne ne lui rendrait son harmonie et n'arriverait à lui redonner cette douce folie pour la vie...

C'était sans compter sur « Pivert », l'oiseau qui piquait toujours des vers sans en avoir l'air... et qui se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire pour un vieux chêne de plus de 80 ans, lui qui en avait moins que la moitié...

Au premier rendez-vous, Pivert, avait bien envie de faire 3 pas en arrière mais en accueillant ce vieux chêne souriant, il oublia bien vite ses doutes du moment et s'aligna tout naturellement. L'un fit découvrir à l'autre la confiance qu'il pouvait s'offrir tandis que l'autre l'aida à retrouver la tendresse qui lui faisait défaut et qu'il avait laissé partir avec le départ d'Amandinette.

Lentement, la voix du ténor se remit à chanter, cette fois avec beaucoup plus de finesse, l'accompagnant intérieurement pour très longtemps...

 

 

 

 


 

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