Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 23:05

82116400 p @font-face { font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; }

 

Comment survient le stress ?

 

Chaque fois que vous vous trouver dans une situation qui demande une réaction pressante et immédiate, vos glandes surrénales se mettent à produire de l'adrénaline.

Lorsqu'il est produit dans les moments d'urgence justifiée (combats, agression, pratique sportive etc.), le stress peut être favorable et nécessaire.

 

Sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d'une activité physique, la montée d'adrénaline est comme une alarme, elle répond à un besoin d'énergie pour faire face par exemple au danger : En quelques secondes, votre rythme cardiaque, la tension artérielle et votre respiration s'accélèrent afin de fournir aux muscles et au cerveau plus d'oxygène.

 

Le taux de glycémie augmente également dans le sang pour nous permettent de produire assez d'énergie pour vous aider à faire face immédiatement au danger et au besoin courir pour y échapper.

 

 

 

 

Les agents stressants sont nombreux

 

La réaction à ces agents diffère :

 D'une personne à l'autre

 D'un moment à un autre chez la même personne

 

Effet:

Activation de l'HYPOTHALAMUS

 

Réaction d'alarme à court terme déclenchée par des influx nerveux du système sympathique

 

Phase de résistance à long terme déclenchée par des hormones

 

 

RÉACTION D'ALARME

 Rôles:

 

Mobiliser rapidement beaucoup de glucose et d'oxygène

Favoriser l'apport énergétique des certains organes spécifiques

 

Les organes cibles combattent le danger. Ils sont plus activés et ont besoin de plus d'énergie.

Mécanisme physiologique:

 

L'hypothalamus stimule le système nerveux sympathique.

Le système nerveux sympathique stimule la médullasurrénale de la glande surrénale.

La médullasurrénale libère de l'adrénaline et de la noradrénaline dans le sang.

L'adrénaline et la noradrénaline vont agir sur les organes cibles pour répondre au stress.

Le sytème nerveux sympathique stimule aussi directement les organes cibles, en libérant de l'adrénaline directement sur les cellules cibles.

 

Quelques manifestations du stress:

 

La pression artérielle augmente

La fréquence cardiaque augmente

Force des battements augmente

Dilatation des vaisseaux sanguins du cœur, de l'encéphale et des muscles squelettiques

Augmente la vigilance

Augmente l'apport en sang vers les cellules cibles

Constriction des vaisseaux sanguins de la peau et des viscères (sauf le cœur et les poumons)

Diminution de l'activité du système digestif et rénal

Dilatation des bronchioles

Augmente l'entrée d'oxygène

Conversion du glycogène en glucose

Augmente le glucose dans le sang (source d'énergie)

 

 

LE STRESS ET L'ORGANISME "SOMATIQUE"

 

 

En creusant davantage, on observe qu’il n’existe que quelques grands types de réaction aux agressions .

Ces types de réaction dépendent au moins autant de la nature de celui qui reçoit que de ce qu'il reçoit .

On distingue les réactions musculaires et les réactions du système nerveux végétatif.

 

 

1.   Les réactions musculaires, 

peuvent être de tension , de préparation à l'action (attaque ou fuite) ou, à un degré supplémentaire, d'inhibition de l'action (jambes « qui se dérobent », hypotonie).

 

Il peut arriver que certains groupes musculaires , voire l'ensemble du corps , soient en état d'alerte rouge permanente (en dehors du sommeil).

 

On dit de telles personnes qu'elles sont « tendues » : mâchoires serrées, tête dans les épaules , dos restreint, avant-bras légèrement repliés, poings presque fermés, etc.

Cette tension peut se manifester par un tremblement plus ou moins marqué : ce tremblement,

appelé « physiologique » survient, sous certaines conditions (fatigue , émotion ), chez tous les individus.

 

Il peut, chez des personnes « stressées  » devenir presque permanent.

 

 

 

 

Dans tous les cas, les tensions musculaires chroniques engendrent de la fatigue et des douleurs dont la localisation sera souvent symbolique.

On peut assister aussi à des erreurs de gestion gestuelle qui, même à l’occasion d’un effort minime, peuvent conduire à des cervicalgies , des dorsalgies , des lombosciatiques ou des cruralgies très invalidantes.

 

Si aucune mesure n’est prise pour diminuer le stress , ces phénomènes peuvent résister à tous les traitements ou récidiver sans cesse malgré eux.

 

 

2.   Les réactions du système nerveux végétatif

 peuvent toucher deux grandes parties de système nerveux : l'orthosympathique et le parasympathique .

 

 

L’orthosympathique est chargé de faciliter les activités de défense et d'attaque.

 

 Quand il est stimulé excessivement et sans qu'une suite normale soit donnée à cette surcharge, c’est à dire sans qu'il y ait combat ou fuite, classiquement, on peut voir s’installer des troubles comme : hypertension artérielle, migraine, hyperthyroïdie, troubles cardiaques, artériosclérose, syncopes, diabète, dépression nerveuse, etc.

 

Cependant, pour le Pr Xavier Girerd (président du comité français de lutte contre l’hypertension)

Le stress n’est pas responsable d’hypertension artérielle

 

Selon lui, le stress provoque une élévation de la pression artérielle et une accélération du rythme cardiaque qui sont ponctuelles et réversibles.

 Il ne peut donc pas être à l’origine de l’hypertension.

Celle-ci est en effet une maladie chronique qui persiste même en cas d’absence de stress.

 

 

Les moyens destinés à lutter contre le stress, s’ils permettent de mieux stabiliser la tension artérielle et d’améliorer la vie des hypertendus, ne font en aucun cas disparaître l’hypertension.

Quant aux médicaments antihypertenseurs, ils n’empêchent pas la tension artérielle de monter sous l’effet d’une émotion ou d’une contrariété.

Autant de données qui permettent de conclure que stress et hypertension sont deux phénomènes bien différents.

Dr Gabrielle Bitan

 

 

Le parasympathique réagit lors d'un plaisir ou pour éviter l’affrontement.

 

Mais, si le stress n'est pas suivi d'une action de « décharge », ce système peut entraîner polyglobulie, gastrite aiguë, ulcère duodénal, diarrhée, colite, asthme, etc.

 

On reconnaît tout le cortège des maladies que la médecine contemporaine appelle « psychosomatiques » (comme si tous les troubles et toutes les maladies ne relevaient pas de l'organisme entier, comme s'il y avait des maladies « psychiques » sans troubles somatiques et des maladies organiques sans troubles psychologiques).

 

 

3.   Les réactions neuro-endocriniennes

 (endorphines, catécholamines, corticoïdes, insuline, thyroxine, parathormones, hormones sexuelles, sérotonine, histamine, etc.) et neuro-immunitaires (exagération ou affaiblissement des réponses, création d’autoanticorps, etc.)

 interviennent dans une proportion qu'on avait, jusqu'ici, sous-estimée.

Il est maintenant démontré, par exemple, que le sperme sécrété par un homme stressé est de mauvaise qualité et ceci d'autant plus qu'il subit d'agressions émotionnelles. .

 

 

Les effets du stress sur la santé

 

Le stress mal géré à des conséquences négatives sur notre bien être et notre santé.

 

 Ses effets contribuent à l'apparition de troubles comme l'anxiété, la dépression nerveuse, les migraines et à l'aggravation des maladies cardiovasculaires.

 

 

Le stress défavorable est inutile ;

 c'est le stress engendré par des situations telles qu'un événement familial sentimental (déménagement, divorce, décès, séparation), le stress professionnel (licenciement, chômage, surcharge de travail, perte d'emploi ), le stress social (phobies sociales…), les catastrophes et désastres naturels, etc.

 

Ce genre de stress épuise l'organisme. Nous nous en rendons compte par l'état de fatigue d'irritabilité et de nervosité qu'il engendre.

 

 En outre, ses effets, autant psychologiques que physiologiques, sont la source de plusieurs affections :

 

hyper émotion

hyper vigilance

dépression nerveuse

Anxiété

Maladies fonctionnelles (hypertension, migraines, céphalée etc.)

Ou organiques type cardio-vasculaires…

 

 

Les causes de stress peuvent se répartir de la façon suivante

 

 

1 :  Par excès

2  : Par défaut

 

A différents niveaux :

 

1   - physique, par exemple, un excès ou un défaut de chaleur , un excès ou un défaut de bruit , de lumière, etc.

 

2   - chimique, un excès de calories ou un défaut de calories dans la ration alimentaire, trop ou trop peu de tel ou tel élément chimique déterminé

 

3   - biologique, un excès ou un défaut de stimulations sensorielles

 

4   - psychologique, un excès ou un défaut de contacts affectifs

 

5   - sociologique et économique, un excès ou un défaut de ressources, d'activité productive, de prise en considération, etc.

 

 

 

 

La dimension socio-politique du stress n'est pas la moindre. La société industrielle avancée – maintenant devenue « informationnelle » et « virtuelle » - oblige les individus à affronter des situations nouvelles et à les dominer en un laps de temps de plus en plus court, les contraignant ainsi à faire un choix parmi des options toujours plus nombreuses.

 

 

 

Ainsi beaucoup de maladies somatiques ou psychologiques ne sont-elles pas dues spécifiquement à l'agent provocant immédiat, mais à notre réaction ; ceci sans exclure, comme nous l'avons déjà dit, que l'accumulation des nuisances ou même l'excès des excitations inutiles soient responsables d'une moins grande stabilité de notre organisme.

 

 Plus il reçoit de stress, plus il y devient sensible en une spirale vicieuse et vertigineuse.

 

Depuis très longtemps ont été mises au point des techniques qui tendent à agir selon une spirale inverse pour renforcer l'homéostasie de l'organisme à tous les niveaux et le rendre de plus en plus résistant au stress.

 Mais ceci ne peut se faire par l'abolition pure et simple des excitations : cela constituerait même un nouveau stress !

 

 

Les causes de stress peuvent se répartir de la façon suivante

 

 

1 :  Par excès

2  : Par défaut

 

A différents niveaux :

 

1   - physique, par exemple, un excès ou un défaut de chaleur , un excès ou un défaut de bruit , de lumière, etc.

 

2   - chimique, un excès de calories ou un défaut de calories dans la ration alimentaire, trop ou trop peu de tel ou tel élément chimique déterminé

 

3   - biologique, un excès ou un défaut de stimulations sensorielles

 

4   - psychologique, un excès ou un défaut de contacts affectifs

 

5   - sociologique et économique, un excès ou un défaut de ressources, d'activité productive, de prise en considération, etc.

 

 

 

 

La dimension socio-politique du stress n'est pas la moindre. La société industrielle avancée – maintenant devenue « informationnelle » et « virtuelle » - oblige les individus à affronter des situations nouvelles et à les dominer en un laps de temps de plus en plus court, les contraignant ainsi à faire un choix parmi des options toujours plus nombreuses.

 

 

 

Ainsi beaucoup de maladies somatiques ou psychologiques ne sont-elles pas dues spécifiquement à l'agent provocant immédiat, mais à notre réaction ; ceci sans exclure, comme nous l'avons déjà dit, que l'accumulation des nuisances ou même l'excès des excitations inutiles soient responsables d'une moins grande stabilité de notre organisme.

 

 Plus il reçoit de stress, plus il y devient sensible en une spirale vicieuse et vertigineuse.

 

Depuis très longtemps ont été mises au point des techniques qui tendent à agir selon une spirale inverse pour renforcer l'homéostasie de l'organisme à tous les niveaux et le rendre de plus en plus résistant au stress.

 Mais ceci ne peut se faire par l'abolition pure et simple des excitations : cela constituerait même un nouveau stress !

 

 

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 22:40

images-11
Nécessité de libérer la respiration

  C’est Bien connue depuis  des milliers d’années: avec la lumière l’eau et la nourriture, l’air est une source essentielle d’énergie.

 Il est donc possible d’augmenter considérablement notre énergie si nous respirons correctement.
Les traumatismes, petits et grands, s'inscrivent inconsciemment dans la structure de la respiration, comme dans celle du corps.

 Ils y laissent des traces qui perturbent le schéma respiratoire par l'installation de tensions, fragilisant du même coup la personne pour les épreuves futures


 La prise de conscience de ces retenues et blocages respiratoires, au niveau physique, peut renvoyer aux causes psycho émotionnelles du blocage. Dès lors, la personne peut dépasser ces tensions et retrouver une respiration libre et fluide.

Beaucoup de gens s’imposent des techniques de respiration compliquées, qui s’ajoutent à leurs habitudes de respiration, elles-mêmes incorrectes.

Au travers des arts de la relaxation, méditation et de la guérison.
La respiration naturelle nous rend capables de favoriser notre état général, en améliorant le fonctionnement des poumons, cœur, et autres organes internes.



 En apprenant à équilibrer nos émotions, nous transformons le stress et la négativité en une énergie favorable à notre auto guérison et notre développement personnel.
La respiration naturelle authentique dépend moins d’apprendre de nouvelles techniques que de “rééduquer” la perception interne de notre respiration.

Nos mauvaises habitudes de respiration proviennent de notre besoin inconscient de nous protéger par un mécanisme dont le but est de nous empêcher de sentir la réalité de nos contradictions et craintes les plus enracinées.



Il ne fait donc aucun doute qu’une respiration superficielle nous garantit une expérience de nous-même superficielle.

Ensuite, si nous sommes capables de respirer “naturellement” pendant ne serait-ce qu’une faible proportion des 15.000 à 17.000 respirations que nous prenons en une journée, nous saurons nous éviter de nombreux problèmes psychologiques et physiques.
 
Nous favoriserons aussi notre croissance intérieure — une conscience plus profonde de qui nous sommes réellement, donc de notre être profond.
En vérité, pour être en parfaite santé, notre corps a besoin d’une quantité d’oxygène que seule une respiration profonde et complète peut lui apporter.



En effet, c’est l’oxygène qui nourrit les cellules et la plupart des gens sont en manque d’oxygène cellulaire. Pas étonnant que tant de personnes se sentent toujours fatiguées, véritable problème de notre monde affairé.
La solution est pourtant simple : changer notre schéma respiratoire. Ce dernier peut être reprogrammé et les muscles respiratoires ré entraînés.
Parmi toutes les approches dans le domaine du bien-être disponibles actuellement, il est nécessaire de faire un choix suivant vos critères personnels.



Notre respiration est source d’énergie de vie.
Lorsque nous respirons, il se passe beaucoup plus dans notre corps qu’un simple apport d’oxygène.


Le fait de respirer de manière superficielle ne va pas permettre ce renouvellement de l’oxygène dans le sang tout en y laissant un résidu de toxines.
Les cellules peuvent supporter cet encrassement pendant un certain temps, mais finissent par s’abîmer, c’est la maladie qui s’installe.


Ce mouvement du diaphragme masse les organes digestifs et stimule ainsi leur bon fonctionnement. Nos intestins fonctionnent bien, ainsi que nos organes reproducteurs, nos reins, notre foie, estomac, la vésicule, le coeur.



Lorsque nous n’utilisons plus notre diaphragme et respirons uniquement en haut, en utilisant les muscles du thorax, ce massage n’a pas lieu et nous commençons après quelque temps à avoir toute une série de petits maux comme de la constipation, des règles douloureuses, le développement de fibrome utérin, des problèmes de prostate et même des ennuis cardiaques.
Le système lymphatique qui draine et purifie notre corps est aussi stimulé par une bonne respiration.


Mais respirer apporte encore d’autres bienfaits.

Selon la sagesse ancestrale chinoise, nous captons l’énergie cosmique (le Chi) par notre respiration. Cette énergie Vitale nourrit notre système énergétique et est indispensable au fonctionnement de notre organisme.

Respirer est aussi une forme de communication entre notre champ énergétique et le cosmos. L’énergie vitale a un niveau de fréquence vibratoire élevé et va entraîner nos cellules à ce niveau de fréquence.



•    Une manière de respirer différente pourrait signifier une nouvelle vie !

•    Le contrôle/attention de la respiration qui devient lente et régulière
pour obtenir un équilibre entre l’activité du système nerveux sympathique et parasympathique (la respiration est la seule fonction « autonome » sur laquelle nous avons aussi une influence volontaire si nous le décidons.


•    Une respiration libre et appropriée permet de vaincre L’apnée, (c’est la suspension, volontaire ou non de la respiration.
 Cela signifie que notre corps ne va fonctionner qu’avec l’oxygène présent dans notre corps avant l’apnée et que, durant tout le temps d’apnée, notre corps ne va pas pouvoir évacuer le dioxyde de carbone produit.)


•    C’est la seule fonction sur laquelle nous pouvons avoir, à tout moment, une action directe : en modifiant son rythme et son amplitude, nous agissons sur notre état émotionnel, nous nous recentrons et nous plongeons dans notre « vie intérieure ».


•    La clé d’un corps sain réside dans l’oxygénation de ses cellules. Mais cela n’est pas possible sans une respiration complète et détendue qui utilise tout le système respiratoire.


•    Au fur et à mesure que vous respirez mieux et de manière ouverte, vous allez récupérer les bénéfices cellulaires et énergétiques qu’apporte une respiration complète. Votre respiration est le véhicule de la joie au présent.


Enfin, le souffle est une clé essentielle de l’intériorité, peut-être la plus puissante. Respirer en conscience ramène notre attention vers le corps et nous ancre dans le présent, dans un état de calme et de vigilance intérieure

 

 

 

 L’attention respiratoire dans   l’instant

Les objectifs principaux de l’attention respiratoire sont de :
 
1 Détecter et éliminer rapidement les petits signes qui peuvent déclencher une forte émotion et auxquels vous êtes très sensible comme l'accélération des battements du cœur.

 
2  Détecter et diminuer les signes physiques associés à l'anxiété  et au stress (Tensions, vertiges, sueur...)

 
3  Induire, faciliter, renforcer un état de relaxation générale qui permettra un relâchement musculaire et ensuite une détente mentale


Dans tous les exercices de base de contrôle respiratoire,
 il est nécessaire de prendre conscience de sa respiration et d'obtenir une respiration régulière, en évitant les accélérations entre les cycles

 En maintenant des temps inspiratoires et expiratoires semblables à chaque cycle abdominale,

c'est ce que l'on appelle respirer par le ventre : on fait participer la partie abdominale au mouvement respiratoire et pas seulement la partie thoracique superficielle,

on évite de respirer trop profondément en vidant littéralement ses poumons, on privilégie la lenteur

 

 

 

L’utilité d’une respiration naturelle consciente
 
la respiration naturelle, quand elle est consciente tout en restant spontanée, devient un  outil inestimable du travail sur soi.

Grâce à cette prise de conscience sans contrôle, le processus physiologique de la respiration passe sous contrôle du cortex.

Tous les autres processus inconscients ou autonomes du corps seront influencés par ce résultat.

•     La respiration naturelle consciente devient ainsi une passerelle entre nos fonctionnements instinctifs, nos émotions et nos pensées,

•     un moyen d'accéder à ces différents niveaux, de mieux les connaître et de les interconnecter.



•    L’allongement de la respiration stimule le nerf pneumogastrique (ou nerf vague) ce qui a pour effet de
calmer le cœur,

•     de ralentir le pouls,

•    d’amplifier les mouvements péristaltiques de l’intestin,

•     de favoriser l’oxygénation cellulaire; donc une puissante action sur le système neurovégétatif.

•     les respirations activent la circulation sanguine et ouvrent les capillaires ce qui permet à l’oxygène et aux ions de se répartir dans le corps.




Pour pouvoir fabriquer des cellules saines, le corps a besoin d’un sang riche en oxygène.
Une régénération saine des cellules est indispensable pour rester en bonne santé : il est prouvé que c’est l’antidote à beaucoup de maladies.


 D’autre part, si la plupart des gens utilisent seulement un tiers de leur système respiratoire quand ils respirent, ils n’acquièrent qu’environ 25 % de l’air et de l’oxygène nécessaire pour se maintenir en bonne santé.

Que l’air et l’oxygène jouent un rôle important non seulement dans le maintient de la santé mais également dans le traitement et la résolution des maladies est une conclusion médicale évidente.



 Une meilleure respiration pourrait très bien être la panacée médicale recherchée par un grand nombre.

1. Le niveau physique :
ouverture du système respiratoire.

Nous apprenons d’abord à respirer dans tout l’appareil respiratoire, à partir du bas ventre jusqu’aux épaules de manière à utiliser notre capacité respiratoire complète.
Cela nous permet  en inspirant d’apporter plus d’oxygène à nos cellules et  en expirant  de drainer mieux les déchets vers l’extérieur.
Il y a donc un assainissement de nos cellules qui vieilliront moins vite.
 Nos organes reçoivent, par la même occasion un parfait massage grâce au mouvement du diaphragme.


Cette manière de respirer nous apporte :

- davantage d’énergie,
- une meilleure désintoxication,
- une meilleure santé,
- une capacité respiratoire accrue,
- un renforcement du système immunitaire,
- un meilleur équilibre.
- un meilleur fonctionnement cérébral.


2. Le niveau mental/émotionnel : la purification et l’intégration de notre inconscient.

L’activation amène l’énergie à une fréquence vibratoire supérieure.


 Selon le principe physique d’entraînement, les schémas de fréquence vibratoire basse (comme les nœuds provoquant un blocage à la circulation normale de l’énergie dans le corps) sont attirés et transformés au contact des fréquences vibratoires plus élevées.

 C’est ainsi que ces énergies mentales émotionnelles non encore régulées (émotions refoulées, croyances limitatives, pensées négatives, traumatismes) vont pouvoir se transformer et s’intégrer. Il y a alors un relâchement des tensions et une disparition des symptômes.

L’intégration inclut :
 
Le traumatisme de la naissance,
Les autres traumatismes de la vie,
Les problèmes liés à l’autorité parentale,
Les sabotages que nous mettons en place nous-mêmes,
Le désir inconscient de mort,
Et tout autre état négatif dans notre inconscient.

 
En résumé, le dégagement de l’inconscient a pour effet de :

- Dissoudre le stress,
- D’induire la relaxation,
- De dégager les émotions refoulées, telles que colère, peur, anxiété, culpabilité, tristesse.
- De libérer les vieilles croyances limitantes,
- De créer davantage de paix, de créativité et de clarté,
- De libérer des traumatismes anciens localisés dans la mémoire cellulaire

 

 

Action sur le Mental et l’émotionnel

•    Equilibre du système nerveux, c'est-à-dire équilibre du système sympathique  (accélérateur) et para sympathique (frein)

•    L’  augmentation du flux sanguin provoque une meilleure irrigation du cerveau, ce qui dynamise les processus mentaux. Notre cerveau respire, 20% de l’oxygène y est utilisé, ce qui en fait le plus grand consommateur du corps !!!.

•    Qu’elle peut se modifier sous l’action de nos émotions (le souffle coupé par la surprise, le souffle court par la peur, accéléré par le stress, tousser par gêne, etc...), et qu’on peut intervenir pour la perfectionner

•    Qui influence, à son tour, l'attitude corporelle et donc, notre confiance, notre voix, notre capacité d'action... et bien d'autres choses encore

•     Rappelons que les mauvaises émotions engendrent une mauvaise respiration (par conséquent, une mauvaise respiration engendre d'autres problèmes biologiques notamment). Nous sommes alors dans le symptôme,le psychosomatique ou quand le corps est relié à l'esprit.

•     Apporte un sentiment de paix,

•    Calmer le mental, de se prémunir contre le stress et la dépression.

•    Faciliter la concentration

•    L’écoute- Calme Energie restaurée

•    Elle concoure à l’équilibre du système neurovégétatif qui gère les émotions comme la joie, la peur, l’anxiété.

•    Favorise l’Intuition

•    Clarté de l’esprit
 
•    Attention développée

•    Calme le système nerveux

•    Oriente et équilibre les énergies psychiques

•    Développe une meilleure synchronicité corps émotions pensée

•    Apporte la clarté mentale, favorise le discernement

•    Equilibre les deux hémisphères cérébraux

•    Génère un sentiment de paix intérieur permettant la confiance en soi même

•    Combat la timidité, la crainte, développe l'assurance et la confiance en soi même

•    L’état de tension psychique ou émotionnel va se manifester, en règle générale, par des tensions dans l’abdomen et dans la zone du plexus solaire et entraver le mouvement naturel du diaphragme

•    C’est ainsi qu’on peut se retrouver avec une sensation de gêne respiratoire, simplement après avoir vécu quelques émotions fortes

 

 

 

Les Bienfaits de la Respiration pour :
 L’hyperventilation


L'effort, les émotions comme la peur ou l'anxiété  modifient notre respiration. L’anxiété par exemple donne une sensation d'étouffement gêne et difficulté à respirer, impression de manquer d'air que nous allons essayer de soulager en respirant plus rapidement et plus profondément

Cette respiration trop rapide et trop profonde pour les besoins du corps à un moment donné est l'hyperventilation.
Elle survient lors d'une émotion, d'une crise aiguë, d’une douleur.
Elle peut aussi exister de façon plus chronique lors d'états de stress ou de tension.



 L’hyperventilation a des conséquences particulières.

Elle diminue le niveau de CO2 ce qui entraîne une baisse de l'acidité du sang.
Cela s’appelle une alcalose respiratoire et provoque la plupart des changements physiques liés à l'hyperventilation :
•    vasoconstriction : les petits vaisseaux sanguins rétrécissent, en particulier ceux qui conduisent le sang au cerveau
•    augmentation de l'affinité de l'oxygène pour l'hémoglobine, il sera plus difficilement libéré au niveau des tissus



On comprend le paradoxe :
alors que l'hyperventilation signifie que nous prenons plus d'oxygène, nous en avons moins dans certaines parties de notre corps et nous avons l'impression de manquer d'air, de mal respirer, voire d'étouffer. Signes associés à l’hyperventilation lors d’une émotion forte :

•    Les symptômes centraux, qui traduisent une diminution de l'approvisionnement en oxygène de certaines régions du cerveau : vertiges, étourdissements, sensation de tête vide, sensation d'étrangeté, vision brouillée, impression d'avoir le souffle coupé, confusion…
•    Les symptômes périphériques, qui traduisent une légère réduction de l'oxygène au niveau de certaines parties du corps : palpitations, cœur qui s'accélère (tachycardie), sensations d'engourdissement et de picotement dans les extrémités, mains moites, raideurs musculaires…


L’hyperventilation favorise les tension et contracture musculaires

En effet les personnes qui hyper ventilent respirent par la poitrine plutôt qu'avec le ventre.
Les muscles thoraciques travaillent alors beaucoup, ce qui entraîne une tension musculaire au niveau du thorax augmentant la sensation de mal respirer ou d'étouffer.
Les contractures s'étendent au cou, à la nuque, aux épaules et au dos.

L'hyperventilation, si elle joue un rôle d'alarme au stress, contribue aussi à la sensation de tension et de mal-être. Il est donc important de la combattre notamment par l'apprentissage des techniques de contrôle respiratoire qui vont être rapidement très bénéfique.



    La respiration et la constipation.

Le mauvais fonctionnement de l’intestin est dû en grande partie au manque de mouvement dans l’abdomen.
Or la respiration profonde, avec le mouvement alternatif du diaphragme, est, en permanence, jour et nuit, le principal moteur des mouvements des viscères.
 Les mouvements péristaltiques de l’intestin assurent la progression lente du contenu, mais n’assurent pas un massage permanent aussi efficace que l’effet de la respiration.



D’une manière générale pour ce qui est de la respiration:

•    Elle soulage le cœur en régulant son fonctionnement

•    Exerce une action essentielle sur l’assimilation des aliments et la combustion des graisses.

•    Permet d’éliminer progressivement certains blocages ou tensions

•    Une respiration adéquate aidera particulièrement les personnes souffrant de crise de panique ou de troubles récurrents d'hyperventilation

•    Fixe l’énergie contenue dans l’air

•    Favorise l’élimination des toxines par purification du sang

•    Assure une meilleure assimilation

•    Favorise le processus de guérison

•    Equilibre immunitaire, après 5mn de pratique, l’immunité augmente

•    Equilibre hormonal, après 1 mois de pratique (3mn/ jour) le taux de DHEA augmente et le taux de cortisol diminue

•    Permet une perception et une détente des tensions corporelles

•    Fixe  l'énergie contenue dans l'air  ions négatifs

•    Favorise élimination des toxines par  purification du sang et massage des organes vitaux

•    Assure une meilleure assimilation

•    Permet une  sexualité / sensualité plus épanouie

•    Produit un rajeunissement des tissus et favorise les processus de guérison

•    La respiration stimule la libération des endorphines, neuropeptides et autres substances chimiques bénéfiques dans le système sanguin, pour créer des états bienheureux et euphoriques On comprend qu'une respiration normale et complète, en plus de favoriser la digestion et l'élimination, régule l'ensemble du tonus musculaire

•    Atténue les maux de tête et les migraines

•    Relâche les tensions musculaires

•    Régénération saine des cellules

•    Antidote à beaucoup de maladies

•    Sensation de légèreté

•    Enrichit le sang en oxygène et en éliminant les déchets gazeux,
 
•    Purifie le sang et l’organisme.

•    Elle améliore les échanges gazeux et la circulation de l’énergie.

•    Elle régule les fonctions digestives et lutte efficacement contre la constipation.

 

 

La respiration au quotidien


Dans les pays industrialisés c’est le mode de vie qui est la cause primaire de la respiration superficielle peu efficace.

Alors que le corps humain a été conçu pour la position verticale,
l’homme moderne passe une bonne partie de sa journée en position assise, aussi bien au travail qu’au repos et durant les transports. en position assise, très souvent avec le tronc penché en avant, la tête et les épaules en avant,

il tend à réduire le volume de sa cage thoracique, il comprime son abdomen et rend moins facile la respiration abdominale, ou diaphragmatique, qui devrait être la respiration naturelle.


 
D’autre part l’homme moderne fait de moins en moins d’efforts physiques. Il a donc un besoin limité en oxygène et il s’habitue à respirer superficiellement 


Dans beaucoup de situations du quotidien, nous respirons mal, en ce sens que l’acte respiratoire est incomplet, et que des temps d’apnée (rétention du souffle, l’apnée, c’est la suspension volontaire ou non de la respiration) sont trop souvent installés.


 Cela signifie que notre corps ne va fonctionner qu’avec le dioxygène présent dans notre corps avant l’apnée et que, durant tout le temps d’apnée, notre corps ne va pas pouvoir évacuer le dioxyde de carbone produit.) se produisent

Le blocage de la respiration est un ancien mécanisme de défense qui n’a plus lieu d’être, ce mécanisme de préparation « au combat » se concrétise par une stimulation et une production d’hormone  pour préparer le corps, les conséquences en sont (tensions musculaires, augmentation du rythme cardiaque, etc.….)



Hors la plupart du temps la réaction est complètement disproportionné par rapport à la situation,
Toutes ces tensions du quotidien accumulées créer un état de tension physique et psychologique qu’il est primordial et essentiel de modifier dans son quotidien



D’un point de vue psychologique,

 la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver :
la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique.


Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample.

C’est ce que l’on appelle une polypnée. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…)


La conscience de la respiration naturelle a un effet apaisant,
Cela permet aussi de rapprocher ou d’unir le corps, le mental, et l’esprit
L être humain fonctionne beaucoup par habitude, il suffit d’intégrer le relâchement et la respiration en conscience à toutes nos habitudes du quotidien encore et encore afin qu’ils s’intègrent d’une manière automatique,
 
Vous vous apercevrez des bienfaits sur votre corps et sur votre état d’esprit, les évènements prendront une dimension différente, ils ne seront plus dissociés de vous, vous les vivrez d’une manière plus intime et personnel, vous goûterez les moments avec une autre dimension


C’est pourquoi :

 il s’agit  d’installer des automatismes de retour à la respiration en conscience afin de travailler avec elle à un relâchement physico émotionnel dans la vie de tous les jours

Ce travail peut se faire à chaque instant la vie, c’est une véritable clef qui permet de mieux gérer ses tensions, son stress et ses émotions.
 Le fait de maintenir ou de reprendre une respiration normale, permet de ne pas tomber dans le stress, ou d’arrêter celui-ci.
La respiration au quotidien


Dans les pays industrialisés c’est le mode de vie qui est la cause primaire de la respiration superficielle peu efficace.

Alors que le corps humain a été conçu pour la position verticale,
l’homme moderne passe une bonne partie de sa journée en position assise, aussi bien au travail qu’au repos et durant les transports. en position assise, très souvent avec le tronc penché en avant, la tête et les épaules en avant,

il tend à réduire le volume de sa cage thoracique, il comprime son abdomen et rend moins facile la respiration abdominale, ou diaphragmatique, qui devrait être la respiration naturelle.


 
D’autre part l’homme moderne fait de moins en moins d’efforts physiques. Il a donc un besoin limité en oxygène et il s’habitue à respirer superficiellement 


Dans beaucoup de situations du quotidien, nous respirons mal, en ce sens que l’acte respiratoire est incomplet, et que des temps d’apnée (rétention du souffle, l’apnée, c’est la suspension volontaire ou non de la respiration) sont trop souvent installés.


 Cela signifie que notre corps ne va fonctionner qu’avec le dioxygène présent dans notre corps avant l’apnée et que, durant tout le temps d’apnée, notre corps ne va pas pouvoir évacuer le dioxyde de carbone produit.) se produisent

Le blocage de la respiration est un ancien mécanisme de défense qui n’a plus lieu d’être, ce mécanisme de préparation « au combat » se concrétise par une stimulation et une production d’hormone  pour préparer le corps, les conséquences en sont (tensions musculaires, augmentation du rythme cardiaque, etc.….)



Hors la plupart du temps la réaction est complètement disproportionné par rapport à la situation,
Toutes ces tensions du quotidien accumulées créer un état de tension physique et psychologique qu’il est primordial et essentiel de modifier dans son quotidien



D’un point de vue psychologique,

 la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver :
la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique.


Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample.

C’est ce que l’on appelle une polypnée. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…)


La conscience de la respiration naturelle a un effet apaisant,
Cela permet aussi de rapprocher ou d’unir le corps, le mental, et l’esprit
L être humain fonctionne beaucoup par habitude, il suffit d’intégrer le relâchement et la respiration en conscience à toutes nos habitudes du quotidien encore et encore afin qu’ils s’intègrent d’une manière automatique,
 
Vous vous apercevrez des bienfaits sur votre corps et sur votre état d’esprit, les évènements prendront une dimension différente, ils ne seront plus dissociés de vous, vous les vivrez d’une manière plus intime et personnel, vous goûterez les moments avec une autre dimension


C’est pourquoi :

 il s’agit  d’installer des automatismes de retour à la respiration en conscience afin de travailler avec elle à un relâchement physico émotionnel dans la vie de tous les jours

Ce travail peut se faire à chaque instant la vie, c’est une véritable clef qui permet de mieux gérer ses tensions, son stress et ses émotions.
 Le fait de maintenir ou de reprendre une respiration normale, permet de ne pas tomber dans le stress, ou d’arrêter celui-ci.
La respiration au quotidien


Dans les pays industrialisés c’est le mode de vie qui est la cause primaire de la respiration superficielle peu efficace.

Alors que le corps humain a été conçu pour la position verticale,
l’homme moderne passe une bonne partie de sa journée en position assise, aussi bien au travail qu’au repos et durant les transports. en position assise, très souvent avec le tronc penché en avant, la tête et les épaules en avant,

il tend à réduire le volume de sa cage thoracique, il comprime son abdomen et rend moins facile la respiration abdominale, ou diaphragmatique, qui devrait être la respiration naturelle.


 
D’autre part l’homme moderne fait de moins en moins d’efforts physiques. Il a donc un besoin limité en oxygène et il s’habitue à respirer superficiellement 


Dans beaucoup de situations du quotidien, nous respirons mal, en ce sens que l’acte respiratoire est incomplet, et que des temps d’apnée (rétention du souffle, l’apnée, c’est la suspension volontaire ou non de la respiration) sont trop souvent installés.


 Cela signifie que notre corps ne va fonctionner qu’avec le dioxygène présent dans notre corps avant l’apnée et que, durant tout le temps d’apnée, notre corps ne va pas pouvoir évacuer le dioxyde de carbone produit.) se produisent

Le blocage de la respiration est un ancien mécanisme de défense qui n’a plus lieu d’être, ce mécanisme de préparation « au combat » se concrétise par une stimulation et une production d’hormone  pour préparer le corps, les conséquences en sont (tensions musculaires, augmentation du rythme cardiaque, etc.….)



Hors la plupart du temps la réaction est complètement disproportionné par rapport à la situation,
Toutes ces tensions du quotidien accumulées créer un état de tension physique et psychologique qu’il est primordial et essentiel de modifier dans son quotidien



D’un point de vue psychologique,

 la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver :
la vie psychique influe sur la respiration, la respiration influe sur la vie psychique.


Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample.

C’est ce que l’on appelle une polypnée. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…)


La conscience de la respiration naturelle a un effet apaisant,
Cela permet aussi de rapprocher ou d’unir le corps, le mental, et l’esprit
L être humain fonctionne beaucoup par habitude, il suffit d’intégrer le relâchement et la respiration en conscience à toutes nos habitudes du quotidien encore et encore afin qu’ils s’intègrent d’une manière automatique,
 
Vous vous apercevrez des bienfaits sur votre corps et sur votre état d’esprit, les évènements prendront une dimension différente, ils ne seront plus dissociés de vous, vous les vivrez d’une manière plus intime et personnel, vous goûterez les moments avec une autre dimension


C’est pourquoi :

 il s’agit  d’installer des automatismes de retour à la respiration en conscience afin de travailler avec elle à un relâchement physico émotionnel dans la vie de tous les jours

Ce travail peut se faire à chaque instant la vie, c’est une véritable clef qui permet de mieux gérer ses tensions, son stress et ses émotions.
 Le fait de maintenir ou de reprendre une respiration normale, permet de ne pas tomber dans le stress, ou d’arrêter celui-ci.

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:13

“Je suis stressé, je ne supporte plus mon travail, c’est trop stressant…” Stress, ce mot d’origine anlo-saxonne, d’abord utilisé par les médecins pour désigner la réaction physiologique de l’organisme à une agression extérieure est maintenant utilisé dans le language courant, pour désigner, souci, contrariété ou plus généralement toute situation difficile à vivre. Il n’en reste pas moins vrai que ces situations peuvent exercer une pression telle que les sujets développent une véritable anxiété. Bien comprendre ces situations, savoir les reconnaître et les éviter constitue sûrement le début de la sagesse.

Découvrez-le en répondant aux questions suivantes par 1 (= souvent) ou 0 (= rarement)

Vous arrive-t-il :

1. d’avoir des difficultés à vous endormir ou à rester dans le sommeil ?

2. de négliger votre alimentation ?

3. d’avoir peur de l’avenir ?

4. d’utiliser drogues ou alcool pour vous détendre ou réduire la tension ?

5. d’avoir l’impression de manquer d’énergie pour arriver au bout de votre journée ?

6. d’avoir des problèmes d’ordre digestif ou des maux de tête ?

7. de vous demander si vous êtes aimé ou accepté ?

8. de trouver difficilement du temps pour vous faire plaisir ?

9. de trouver de la satisfaction dans les menus plaisirs de la vie ?

10. de manquer de temps pour faire tout ce que vous avez à faire ?

11. d’essayer de tout faire vous-même ?

12. de perdre facilement le contrôle ?

13. de fixer des buts irréalistes ?

14. de ne pas voir l’humour dans des situations qui amusent les autres ?

15. d’être impoli(e) ?

16. de faire des « montagnes » avec des riens ?

17. d’avoir de la difficulté à prendre des décisions ?

18. de déplorer votre manque d’organisation ?

19. d’éviter les gens qui ne partagent pas vos idées ?

20. de tout garder au-dedans de vous ?

21. de négliger l’exercice physique ?

22. d’entretenir peu de relations capables de vous supporter ?

23. de ne pas vous reposer suffisamment ?

24. de vous énerver lorsque vous devez attendre ou faire la file ?

25. de ne pas vous occuper de vos symptômes de stress ?

26. de penser qu’il n’y a qu’une seule façon de faire les choses ?

27. de ne pas prendre de temps pour relaxer dans une journée ?

28. de courir toute la journée ?

29. de passer beaucoup de temps à vous plaindre du passé ?

30. d’être incapable de vous isoler du bruit et de la foule ?

Résultat total : _____/30



Ce que votre résultat signifie…

1 à 6
Il y a peu de tracasseries dans votre vie. Assurez-vous, cependant, qu’en essayant à tout prix d’éviter les problèmes, vous ne ratez pas l’occasion de relever de nouveaux défis.

7 a 13

Vous exercez sur votre vie un contrôle raisonnable. Occupez-vous de vos choix et habitudes qui pourraient vous causer un stress inutile.

14 à 20

Vous vous approchez de la zone dangereuse. Vous pourriez présenter des symptômes reliés au stress et vos relations pourraient être tendues. Réfléchissez bien aux choix que vous avez faits et réservez-vous chaque jour des pauses pour relaxer.

+ de 20

Urgence ! Arrêtez-vous dès maintenant, réexaminez votre mode de vie, changez vos habitudes et faites attention à votre alimentation, faites de l’exercice et pratiquez la relaxation. Les Sophro-Conseillers vous aideront à mener une vie plus saine et plus heureuse..

 

 

 

 

Répondez par oui ou par non

 - Vous détestez vous fâcher avec les gens

 - Vous vous rongez les ongles depuis l’enfance

 - Il ne vous arrive jamais de passer toute une journée sans voir personne

 - Vous avez besoin de sentir que les autres vous aiment bien

 - Vous ne pouvez pas rester longtemps sans voir vos amis

 - Vous enviez vos amis quand ils vous parlent de leur travail, vous racontent leurs vacances ou leurs conquêtes

 - Vous n’avez jamais habité seul (ou alors pas plus de trois mois)

 - Vous vous demandez ce que les autres vous trouvent d’intéressant

 - Vous pensez que quelqu’un vous en veut en ce moment

 - Au travail ou en privé (week-end, vacances…), vous assumez souvent toutes les corvées

 - Dans votre vie personnelle et professionnelle, vous estimez refaire toujours les mêmes erreurs

 - Vous avez l’habitude de consommer plus d’un verre d’alcool par jour

 - Vous êtes très sensible aux compliments comme aux critiques

 - Malgré vos efforts, vous arrivez souvent en retard à vos rendez-vous

 - Dans un couple, vous pensez qu’il est normal de tout faire ensemble

 - Vous estimez souvent que, dans la vie, on n’a pas vraiment le choix

 - Vous aimez vous sentir indispensable

 - Vous prenez tout très à coeur, même les évènements sans importance

 - Parfois, vous vous imaginez qu’il y a quelqu’un dans votre ordinateur

 - Vous avez tendance à vous effondrer quand on vous fait un reproche que vous trouvez immérité

 - Vous faites des allergies (pollen, acariens, etc)

 - Vous vous montrez plutôt jaloux et exclusif dans vos amitiés

 - Vous dites que vous êtes d’accord avec vos collègues, même quand vous pensez que, au fond ils ont tort

 - Dans les six derniers mois, vous avez été sous anti-dépresseurs ou sous anxiolytiques

 - Quand quelqu’un oublie de vous dire bonjour le matin au bureau, vous pensez qu’il vous en veut

 - Vous avez le trac quand vous devez parler devant plus de deux personnes

 - Vous n’avez jamais voyagé très longtemps tout seul à l’étranger

 - On vous reproche souvent d’être trop gentil

 - Vous pensez que votre patron ne vous apprécie pas autant que vous le méritez

 - Vous ne savez pas comment prendre les choses quand vos collègues vous chambrent

 - Vous détestez devoir annoncer une mauvaise nouvelle à votre patron

 - Vous avez souvent peur de vous tromper

 - Vous êtes très sensible à votre cadre et à votre ambiance de travail

 - Vous jugez plutôt les gens sur leurs intentions

 - Quand un collègue se fait virer, vous avez une pensée émue pour lui, même si c’était mérité

 - Vous êtes lunatique : d’un jour à l’autre, votre humeur passe du meilleur au pire

 - Vous vous sentez remis en cause personnellement quand on critique votre travail

 - Vous avez choisi votre filières d’études et votre métier en partie pour faire plaisir à vos parents

 - Vous avez un mal fou à vous débarrasser des bavards et des importuns au téléphone

 - Vous avez plus d’une fois annulé un dîner ou un week-end parce que votre patron vous a demandé de rester au bureau


 

Découvrez votre profil :

 Moins de 11 réponses positives

 Vous êtes un peu trop rigide.
 Vous n’êtes pas du genre à vous dire «d’accord» quand vous ne l’êtes pas ou à vous laissez forcer la main. Ancré dans vos idées, vos choix, vos décisions, vous n’admettez pas facilement vous êtes trompé et vous avez du mal à changer d’avis «à passer d’un «non» à un «oui», par exemple) et à faire les concessions nécessaires. Du coup, vos rapports avec les autres, particulièrement avec votre patron, sont souvent un peu tendus, à la limite parfois du blocage. Faites preuve de plus de souplesse : admettez que votre obstination est un réflexe défensif lié à la peur de l’échec et apprenez à contourner les obstacles au lieu de les prendre de front.

 

De 12 à 22 réponses positives

 Vous n’êtes ni trop dur ni trop mou
Capable de plier quand c’est nécessaire, vous gardez cependant votre personnalité. Pas question de changer d’avais à tout bout de champ : pour vous, le dernier qui a parlé n’a pas toujours raison. Vous savez garder l’esprit critique. Vous avez vos propres idées, mais vous restez ouvert à la contradiction. Quand vous n’êtes pas d’accord, vous le dites. Bien sûr, vous perdrez parfois un temps fou à argumenter, à tenter de convaincre, à concilier les points de vue. Souvent aussi, vous faites plus de concessions que vous n’en avez envie.

 

Plus de 22 réponses positives

 Vous êtes un peu trop manipulable
Vous dites oui à tout, même quand vous n’êtes pas d’accord ou ne le voulez pas. Forcément, les autres, surtout votre patron, ont tendance à en profiter. Ils se servent de vous quand ils en ont besoin et vous oublient quand ça les arrange. Au coeur de votre problème : un terrible manque de confiance en vous, la peur de ne pas être aimé ou apprécié. Dans un groupe, une équipe, vous avez tendance à vous laisser dominer. Vous devez apprendre à dire «non», à vous affirmer davantage.

 

TEST DE SENSIBILITE A LA FRUSTRATION


1 : Lorsque je n’arrive pas à faire les choses à ma façon, j’essaie de les faire de la façon la plus simple

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

2 : Je m’énerve lorsque quelqu’un roule lentement devant moi

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

3 : Cela me dérange lorsque mes projets dépendent d’autrui

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

4 : Lorsque c’est possible, j’essaie d’éviter la foule

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

5 : Je suis mal à l’aise lors de longues conversations téléphoniques

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

6 : Les discussions, les « arguments » m’énervent

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

7 : Lorsque mes projets ne vont pas comme sur des roulettes, je deviens anxieux

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

8 : J’ai besoin de beaucoup d’espace pour vivre et travailler

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

9 : Lorsque je travaille à une tâche, je déteste être dérangé

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

10 : Je crois que tout vient à point à qui sait attendre

A Presque toujours vrai 4
B Généralement vrai 3
C Généralement faux 2
D Presque toujours faux 1

Calculez votre score en additionnant vos points : _____



 





1 : Vous arrive t-il souvent de trouver que vous n’avez pas assez de temps pour finir votre travail ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

2 : Vous arrive t-il d’être confus lorsque trop de choses arrive en même temps ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

3 : Vous arrive t-il d’espérer de l’aide pour faire quelque chose ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

4 : Vous arrive t-il souvent de penser que votre patron vous en demande trop ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

5 : Vous arrive t-il souvent de penser que votre famille vous en demande trop ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

6 : Pensez-vous souvent que votre travail empiète sur vos loisirs ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

7 : Vous arrive t-il souvent du travail supplémentaire ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

8 : Vous arrive t-il souvent de faire du travail en plus pour donner l’exemple autour de vous ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

9 : Sautez-vous souvent un repas afin de pouvoir terminer un travail en cours ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

10 : Pensez-vous souvent que vous avez trop de responsabilités ?

A Presque toujours 4
B Très souvent 3
C Rarement 2
D Jamais 1

Calculez votre score en additionnant vos points : _____




 





1 : J’agis de manière anxieuse et nerveuse Oui 2
Non 1

2 : Mon cœur palpite ou bat plus vite Oui 2
Non 1

3 : J’ai des crampes d’estomac Oui 2
Non 1

4 : Je deviens agité et je fais les cents pas Oui 2
Non 1

5 : J’ai des coliques Oui 2
Non 1

6 : Je transpire Oui 2
Non 1

7 : Je suis paralysé ou incapable d’agir efficacement Oui 2
Non 1

8 : Mon cou et mes épaules sont raides Oui 2
Non 1

Calculez votre score en additionnant vos points : ______




 






1 : Je trouve qu’il est difficile de se concentrer à cause des évènements extérieurs

Oui 2
Non 0

2 : Je dramatise trop de choses qui n’ont pas vraiment d’importance

Oui 2
Non 0

3 : Je n’arrive pas à faire les abstractions de mes problèmes

Oui 2
Non 0

4 : Je suis terrifié, j’imagine les pires des choses qui puissent arriver

Oui 2
Non 0

5 : Je pense et je repense sans arrêt à la même situation

Oui 2
Non 0

6 : Je pense que tout va mal car je ne prends pas de décision assez rapidement

Oui 2
Non 0

7 : Je pense que quelque chose ne va pas dans ma façon de penser

Oui 2
Non 0

8 : Je pense à ce que je dois faire plus tard, plutôt qu’ à ce que je dois faire maintenant

Oui 2
Non 0

Calculez votre score en additionnant vos points :________




 

 

1. Votre sensibilité à la frustration est supérieure à la médiane si votre score dépasse 25 points au test n°1

votre score est de ____

2. Votre vulnérabilité au travail est supérieure à la médiane si votre score dépasse 25 points au
test n°2

votre score est de ____

3. Votre stress physique est supérieur à la médiane si votre score dépasse 8 points au test n°3,

votre score est de ____

4. Votre stress mental est supérieur à la médiane si votre score dépasse 8 points au test n°4,

votre score est de ____

 

 

Evaluation de L’anxiété selon l’échelle d’appréciation de Max HAMILTON



Pour chaque item, choisissez la note qui correspond, selon vous, à l’intensité du comportement. Les définitions qui suivent l’énoncé de l’item sont des exemples servant de guide. Marquez à droite, le chiffre définissant l’intensité. Tous les items doivent être notés :

0 ABSENT
1 INTENSITE LEGERE
2 INTENSITE MOYENNE
3 INTENSITE FORTE
4 INTENSITE MAXIMALE (invalidante)

1 . HUMEUR ANXIEUSE

- Inquiétude
- Appréhension (anticipation avec peur)
- Attente du pire
- Irritabilité

2 . TENSION

- Sensations de tension
- Pleurs faciles
- Fatigabilité
- Tremblements
- Impossibilité de se détendre
- Sensations d’être incapable de rester en place
- Réaction de sursaut

3. PEURS

- Du noir
- Des gros animaux, etc…
- Des gens qu’on ne connaît pas
- De la circulation
- D’être abandonné seul
- De la foule

4. INSOMNIE

- Difficultés d’endormissement
- Rêves pénibles
- Sommeil interrompu
- Cauchemars
- Sommeil non satisfaisant avec fatigue au réveil
- Terreurs nocturnes

5. FONCTIONS INTELLECTUELLES (COGNITIVES)

- Difficultés de concentration
- Mauvaise mémoire

6. HUMEUR DEPRESSIVE

- Perte des intérêts
- Insomnie du matin
- Ne prend plus plaisir à ses passe-temps
- Variation de l’humeur dans la journée
- Dépression

7. SYMPTÔMES SOMATIQUES GENERAUX (MUSCULAIRES)

- Douleurs et courbatures dans les muscles
- Secousses cloniques
- Grincements des dents
- Raideurs musculaires
- Voix mal assurée
- Sursauts musculaires

8. SYMPTÔMES SOMATIQUES GENERAUX (SENSORIELS)

- Tintement d’oreilles
- Sensations de faiblesse
- Vision brouillée
- Sensations de picotements
- Bouffées de chaleur ou de froid

9. SYMPTÔMES CARDIO-VASCULAIRES

- Tachycardie
- Battements des vaisseaux
- Palpitations
- Sensations syncopales
- Douleurs dans la poitrine
- Extra-systoles

10. SYMPTÔMES RESPIRATOIRES

- Poids sur la poitrine ou sensation de constriction
- Soupirs
- Dyspnée
- Sensations d’étouffement

11. SYMPTÔMES GASTRO-INTESTINAUX

- Difficultés pour avaler
- « Coliques » abdominales
- Vent
- Borborygmes
- Dyspepsie
- Diarrhée
- Douleurs avant et après le repas
- Perte de poids
- Constipation
- Sensations de brûlure
- Ballonnement
- Pyrosis
- Nausées
- Vomissements
- Creux à l’estomac

12. SYMPTÔMES GENITO-URINAIRES

- Mictions fréquentes
- Urgences de la miction
- Aménorrhée
- Ejaculation précoce
- Ménorragies
- Absence d’érection
- Apparition d’une frigidité
- Impuissance

13. SYMPTÔMES DU SYSTEME NERVEUX AUTONOME

- Bouche sèche
- Tendance à la sudation
- Accès de rougeur
- Vertiges
- Pâleur
- Céphalée de tension
- Horripilation

Pour calculer votre niveau de stress, faites le total de vos points que vous divisez par le nombre d’items, c’est-à-dire 13.

Si la note que vous obtenez se situe entre 0 et 1, votre niveau de stress correspond à la phase d’alarme définie par H.SEYLE ; si votre note se situe entre 1 et 3, vous êtes dans la phase de résistance ; si elle est supérieure à 3, vous êtes dans la phase d’épuisement.

 

 

 






Pour connaître votre degré d’anxiété, testez-vous ?

Au supermarché ou à un concert ?
A - Vous prenez garde de ne pas avoir trop chaud
B - Vous êtes mal à l’aise, vous rasez les murs ou sortez prendre l’air de temps en temps
c - Vous évitez ces lieux car vous risquez le malaise

Votre vie est plutôt gratifiante, boulot, mari, femme, enfants, confort matériel, mais vous vous sentez tendue et fatiguée :
A - Rarement
B - De temps en temps
C - Très souvent

Pleurez-vous souvent ?
A - Oui, au cinéma, vous êtes une vraie fleur bleue
B - Pas vraiment
C - Non, mais les larmes montent facilement

Les situations de la vie quotidienne vous soucient
A - Occasionnellement, mais vous arrivez à vous raisonner
B - Parfois, et dans ce cas-là, votre journée est gâchée
C - Tout, ou presque est source de problème. Est-ce que vous serez à l’heure au rendez-vous ? Est-ce que vous allez tomber dans les embouteillages ? Est-ce que votre dîner avec vos amis va bien se passer ?

Quand vous partez en vacances :
A - Vous fermez les volets et la porte à double tour

B - Vous pensez à tout éteindre, gaz, eau, électricité
C - En chemin, vous vous demandez si vous n’avez rien oublié. Et s’il arrivait quelque chose pendant votre absence, un cambriolage peut-être ?

Vous avez peur en voiture :
A - Pas spécialement
B - Vous stressez de temps en temps si le conducteur est imprudent ou agressif
C- Non, pas si c’est vous qui conduisez

Après une dispute avec un membre de votre famille :
A - Vous avez du mal à vous concentrer, mais vous cherchez des solutions pour ne pas rester fâchés
B - Vous ruminez et ressassez les propos échangés ! De toute façon, vous avez raison !
C - Vous êtes prise d’un vertige

Au cours des six derniers mois, vous avez mal dormi :
A - Une seule fois, parce que, justement, vous vous êtes disputée avec un proche
B - Cela fait bien longtemps que vous avez des difficultés à vous endormir. Vous lisez pour ne pas penser à vos soucis, c’est un rituel.
C - Oui, difficultés pour vous endormir, réveil précoce, ou cauchemars, vous êtes concernée

Avez-vous plus de problèmes digestifs qu’avant ?
A - Pas vraiment
B - Occasionnellement
C - Vous avez souvent des lourdeurs à l’estomac

Ces dernières semaines, vous sentez-vous plus agitée ?
A - Au travail, oui. Vous ressentez parfois le besoin de vous lever de votre bureau et marcher
B - Non, vous êtes, et vous le savez, une “hyperactive”. Cela ne date pas d’aujourd’hui
C - Une vraie pile électrique. Vous n’arrivez pas à tenir en place

Vous pouvez rester assise tranquille à ne rien faire :
A - Oui
B - Rarement
C - Jamais, vous lisez, vous tricotez, vous vous grattez, mais ne rien faire, ah non ! D’ailleurs, vos proches vous répètent que vous en faîtes trop

Avez-vous déjà été saisie d’un malaise sans raison évidente ?
A - Jamais
B - Oui, une fois, une vraie crise de panique : vos amis étaient prêts à prendre la route, de nuit, sur des sentiers de montagne. Or, depuis un accident de voiture, conduire la nuit est un sujet sensible…
C - Oui, d’un coup, le rythme de votre coeur s’est accéléré, sueurs, noeud à l’estomac, tremblements…

Vous éprouvez des sensations soudaines de panique :
A - Jamais
B - Pas très souvent
C - Souvent

Parfois, vous avez horriblement peur :
A - Pas du tout
B - Un peu, mais cela ne vous inquiète pas
C - Oui, vous palpitez et transpirez, vous respirez mal. Vous n’êtes pas bien du tout

Comptez le nombre de A, B, ou C obtenus et découvrez votre profil.

Maximum de A : Vous êtes un(e) bon(ne) anxieux (se)
Votre anxiété est normale. Elle vous protège des comportements à risque et vous rend plutôt service. Cette peur sans objet, cette inquiétude sans cause évidente ou en réaction à un stress est nécessaire pour vivre et vous le savez. De fait, vous êtes capable de vous raisonner. Bien sûr, une grosse contrariété, une dispute sévère avec un proche ou une réelle tristesse perturbe. Mais après, la vie continue. En général, votre sommeil est bon. Vous savez chassez de votre esprit les idées fixes et agaçantes. Au travail, ce n’est pas toujours évident, mais vous supportez les tensions. Quand quelqu’un vous irrite ou vous stresse, vous cherchez depuis peu à comprendre ce qui, en vous, déclenche cette émotion négative. D’ailleurs, vous avez constaté que respirer lentement vous calme.

Maximum de B : Vous avez un tempérament anxieux (se), vous le savez et vous vivez avec.
Vous avez confiance dans vos possibilités, aussi, vous développez des stratégies. Par exemple, vous préférez attendre votre train ou votre avion deux heures avec un bon bouquin, plutôt que de vous faire de la bile. En vacances, lorsque vous préparez votre valise, vous y mettez presque l’intégralité de votre armoire, au-cas où…Quand l’inquiétude vous submerge, la crise de panique n’est pas exclue, mais vous en connaissez la cause et il ne s’agit jamais de choses sans importance. De l’activité physique, des horaires de sommeil régulier même si vous n’arrivez pas toujours à bien dormir, des moments où vous savez vous poser, vous avez une certaine discipline. Surtout, vous arrivez à profiter des plaisirs quotidiens !

Maximum de C : Vous souffrez peut-être d’une anxiété marquée.
Tout devient motif d’inquiétude et vous envisagez le pire. Vous ne supportez pas les changements au dernier moment. Vous avez besoin de tout contrôler. Aussi, pour déjouer les pièges, vous êtes du genre à penser à tout : il ne faut rien laisser au hasard. Mais cet excès de précautions vous empêche de vivre le présent. Votre mal-être vous rend hyperactive, irritable, nerveux(se), à fleur de peau ou agressif(ve), et vous n’arrivez plus à profiter des moments de bonheur.

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:58
Un homme d'affaires sur une corde comme un funambule

Dans un monde en perpétuel changement, où l'épanouissement personnel est devenu le nouveau graal, chacun aspire à se construire une vie heureuse, tant sur le plan personnel que professionnel. Or, ce chemin est souvent semé d'embuches. Tout le monde connaît des échecs dans sa vie. Pourquoi certains sont très à l'aise avec leurs mésaventures alors que d'autres sont tétanisés à l'idée d'échouer ?

Si cette crainte est plus que légitime, elle ne doit pas, pour autant, être un obstacle. Il est rare que des personnes réussissent toujours ce qu'elles entreprennent du premier coup.


De l’échec à la réussite

Avant de vous présenter quelques principes de gestion de l'échec, explorons les parcours de certains protagonistes.

Commençons par vous ! Savez-vous que vous êtes tombé en moyenne 2 000 fois avant de savoir marcher ? L'échec vous est donc familier.

Voici l'histoire d'un homme qui :

- Fit faillite à l'âge de 31 ans.
- Fut battu aux élections législatives à 32 ans.
- Fit de nouveau faillite à 34 ans.
- Vit mourir son amie à 35 ans.
- Eut une Dépression nerveuse à 36 ans.
- Fut battu aux élections locales à 38 ans.
- Fut battu aux élections du congrès à 43 ans, 46 ans puis 48 ans.
- Fut battu aux élections du sénat à 55 ans et à 58 ans.
- Fut élu Président des Etats-Unis à 60 ans.

L'avez-vous reconnu ? Il s'agit d'Abraham Lincoln.

Marc Simoncini, fondateur de Meetic, explique dans une interview pour LEntreprise.com en 2002 : « Je n'ai eu que des échecs avant de réussir [à vendre iFrance au groupe Vivendi et créer Meetic] ».

Tristan Lecomte, fondateur d'Alter Eco, avoue :  « Il m'a fallu 4 ans pour retrouver le salaire que j'avais chez l'Oréal. Parfois, je ne pouvais même pas retirer 15 euros avec ma carte bleue. J'ai même dû vendre mon studio pour éviter la faillite ». En 2010, Time Magazine a reconnu en lui l'une des 100 personnalités les plus influentes au monde.

Claude Oneta, entraineur de l'équipe de France de Hand-Ball, avouait en 2005 : « l'échec des Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 a été notre carburant. Comme nous avons tous soufferts de cet échec, nous avons fait en sorte que ça n'arrive pas de nouveau ». Rappelons que cette équipe sportive française a été la plus primée (Championne du Monde en 2009 et 2011, Olympique en 2008 et d'Europe en 2006 et 2010).

Ces exemples mettent en évidence que les échecs font partie du processus de réussite et que ce qui fait la différence repose avant tout sur la manière dont la personne perçoit l'échec.

Il n'y a pas d'échec, juste du feed-back

Après avoir essayé à 9 999 reprises de créer l'ampoule électrique, Thomas Edison est interviewé par un journaliste, qui lui demande : « Envisagez-vous un 10 000ème échec ? ». Il lui répondit : « Je n'ai jamais échoué, j'ai seulement découvert une nouvelle façon de ne pas inventer l'ampoule électrique ».

Remplacez « j'ai échoué » par « j'ai appris ce qui ne marche pas et je ne compte pas le reproduire ». Explorez les raisons de votre échec, tirez-en les leçons, puis retentez autre-chose de différent, car « toujours plus de la même chose produit les mêmes effets ». C'est ce qui différencie la persévérance de l'opiniâtreté.

L'échec peut être une source d'opportunité

De grandes innovations sont souvent le fruit d'erreurs de parcours ou d'échecs. C'est ainsi que sont nés la pénicilline, le Téflon, les corn flakes ou encore le carambar.

Si vous n'avez pas atteint votre résultat, peut-être avez-vous découvert quelque chose de nouveau.

Se libérer des préjugés et stéréotypes communément admis

Comme se plait à souligner Marc Simoncini « un conseil pour réussir : ne jamais écouter les conseils des autres mais s'écouter soi-même ».

Vous pensez qu'il faut avoir fait une grande école pour réussir ? 33% des créateurs d'entreprise n'ont aucun diplôme.

Avoir peur de l'échec mène à l'échec

C'est ce que l'on appelle « l'effet pygmalion ». Si vous craignez de ne pas atteindre votre objectif, vous augmentez la probabilité d'échouer.

Apprenez à vous mettre dans un état interne positif en vous construisant, par exemple, une image mentale de vous-même après avoir réussi votre projet.

Mais la peur de l'échec peut aussi être votre amie

D'une part, cette peur vous renseigne sur ce que vous devez faire pour réduire les risques d'échec (mieux planifier, demander l'avis de personnes sur votre projet…). Et, d'autre part, si les échecs se reproduisent, c'est qu'il y a très certainement une faille dans votre stratégie personnelle. Il ne vous reste plus qu’à la trouver !

Mais retenez cela : l'échec est bien souvent le chemin qui mène à la réussite.

Francis Boyer, Coach, formateur et consultant en innovation sociale
02/09/11

L'échec est le fondement de la réussite

  Imprimer Imprimer
Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:14
La relaxation musculaire, l'action du corps sur le mental

La tension musculaire est un bon indicateur de stress et d'anxiété. Toute tension psychologique se traduit par une augmentation inconsciente et réflexe de la tension musculaire préparant le corps physique à la défense et, dans les situations menaçantes, à la fuite ou au combat.

C'est cette tension musculaire qui est responsable, dans les états de stress, des courbatures, des contractures douloureuses de certains muscles du cou ou du dos, de la crispation des muscles du front ou de la mâchoire et des nœuds dans les muscles.

Inversement, la détente musculaire, recherchée par les différentes méthodes de relaxation, entraîne la détente psychologique et la sensation de bien-être.

Toute tension nerveuse s'accompagne normalement d'une tension musculaire. Toute activité mentale tend à s'extérioriser en action musculaire. Le muscle est le témoin privilégié de l'état du psychisme.

La relaxation musculaire progressive vise à réduire la tension musculaire, avec pour conséquence indirecte de réduire l'anxiété, le stress et les nombreux troubles de santé qu'il engendre.

A l'origine, la méthode progressive, appelée également méthode Jacobson, du nom de son inventeur, est une méthode essentiellement physiologique. C'est un enseignement qui fait appel à la volonté spontanée du pratiquant et lui apprend deux choses essentielles: prendre conscience de la sensation provoquée par une contraction musculaire ainsi que celle produite par la détente musculaire.

Le pratiquant, guidé par le relaxologue, obtient une diminution du tonus musculaire, diminution dont l'effet apaisant retentira sur le système nerveux central, particulièrement sur le cortex qui se mettra au repos. le calme ainsi obtenu par la détente musculaire, par la relaxation progressive des muscles, entraînera automatiquement la quiétude psychique.

La relaxation musculaire est facile à exécuter et peut se faire pratiquement n'importe où. Elle permet de réduire le stress et de calmer l'esprit en quelques minutes. Il s'agit d'un outil pratique à employer après une réunion difficile ou à la fin d'une journée. Vous pouvez l'utiliser seule ou la combiner à une autre pratique holistique, tel que la suggestion ou l'imagerie mentale, comme dans la Relaxation Psychosomatique, ou la méditation, pour obtenir des résultats encore plus marquants.

Selon les chercheurs, il existe de plus en plus de preuves de l'efficacité de la détente musculaire dans le traitement de certaines maladies.

En contrôlant les effets négatifs du stress, la relaxation musculaire préviendra ou améliorera les affections cardio-vasculaires, particulièrement l'hypertension artérielle, l'ensemble des facultés mentales, les maux de tête et migraines, l'insomnie, le système immunitaire, le système digestif, le foie, etc. Il est peu d'affections que le contrôle du stress ne puisse améliorer.

Comment pratiquer la relaxation musculaire

Commencez par trouver un lieu calme où vous ne risquez pas d'être interrompu. Si vous portez des vêtements serrés, détachez-les et retirez vos lunettes ou vos verres de contact.

La relaxation musculaire progressive peut-être effectuée en position assise ou allongée, cette dernière position étant probablement la meilleure, puisqu'elle permet une détente plus complète du tonus musculaire.

En commençant par les pieds et en remontant graduellement jusqu'à la tête et au cou, tendez chaque groupe de muscles pendant au moins cinq secondes, puis détendez les muscles pendant une période d'une durée maximale de 30 secondes. Répétez l'exercice en passant au groupe de muscles suivant.

Il est conseillé d'exécuter la relaxation musculaire progressive au moins une à deux fois par jour pour en tirer le maximum de bienfaits. Chaque séance devrait durer environ 10 minutes.

 

 

Edmund Jacobson s’attacha à expliquer les bases physiologiques de l’émotion et, à partir de là, à définir une méthode de relaxation. La pensée classique croyait que l’émotion naissait dans le cerveau pour se propager ensuite dans nos muscles. Aujourd’hui on sait que l’organisme réagit comme un tout. 

la relation entre les muscles et l’émotion

En effet, non seulement une seule région du cerveau (l’hypothalamus) en est responsable, mais plusieurs systèmes (système limbique, néo-cortex…) et, enfin, nos muscles eux-même participent à l’émotion. A ce propos, Jacobson disait d’ailleurs : « il serait naïf de dire que nous pensons avec nos muscles, mais nous avons tord d’affirmer que nous pensons sans eux. »

A partir de là, dès 1908, Jacobson critique violemment toutes les techniques qui cherchaient à atteindre la relaxation par hypnose ou suggestion. C’est ainsi qu’il élabore une méthode fondée uniquement sur la décontraction musculaire.

Jacobson S’était aperçu que plus on était tendu, plus un sursaut involontaire était violent. Il chercha donc des moyens appropriés pour mesurer la tension et apprendre à ses patients à atteindre un degré zéro de l’activité nerveuse des muscles.

En quoi consiste donc la méthode de relaxation progressive de Jacobson ?

La relaxation progressive travaille essentiellement sur les muscles volontaires comme les biceps, triceps, etc. En effet, Jacobson a remarqué qu’en décontractant ceux-ci on agit directement sur la musculature lisse comme par exemple celle de l’intestin.

Sa méthode comprend donc trois cycles :

  1. Dans un premier temps, on apprends à reconnaître la sensation de « contractivité » d’un muscle et à l’éliminer. On progresse ainsi de muscle en muscle et en groupe de muscles jusqu’à ce que l’on sache relaxer le corps dans son entier. C’est à proprement parler la relaxation progressive.
  2. Le second cycle est appelé relaxation différentielle car elle consiste à savoir relâcher certains muscles pendant que d’autres sont en activité. Les sportifs ou les  danseurs connaissent bien ce genre de pratique. La grâce du danseur par exemple est la résultante d’un ensemble de tensions et de décontractions.
  3. Enfin, le dernier cycle consiste à chercher dans notre vie quotidienne les tensions musculaires liées aux émotions qui nous assaillent et à les réduire.

Il est intéressant de s’attarder brièvement sur le fonctionnement des exercices de Jacobson.

Les exercices de la relaxation progressive

Ce principe est d’établir une légère tension en pliant un muscle, d’être attentif à cette tension de façon à bien la reconnaître, puis cela fait, au bout d’une minute environ de tout relâcher.

La relaxation est le contraire de l’effort

Il n’y a donc concentration que dans le repérage de la tension et non pas au niveau de la détente elle-même.

Pour mieux comprendre comment fonctionne la relaxation progressive, le mieux serait je pense de s’attarder sur un exemple.

J’ai choisi le premier exercice de la série des bras ou  la tension du poignet me servira de modèle pour l’ensemble des séries des jambes, du tronc et des yeux. Il convient de noter que cette recherche de la contraction, puis ensuite de la détente dure environ une demi-heure. Dans le reste de la séance, on se relaxe sans rien faire.

  1. Après vous être étendu sur le dos de manière confortable, mais sans contrainte, fermez progressivement les yeux et laissez-vous aller. Les bras sont le long du corps, la paume de la main tournée vers le bas.
  2. Pliez votre main droite en arrière, au niveau du poignet, jusqu’à la verticale.
  3. Observez la tension. Recommencez l’exercice jusqu’à ce qu’elle soit perçue. Attention, il ne faut pas confondre la tension du muscle avec la gêne physique provoquée par la pliure du poignet.
  4. Ne faites plus rien ! La main doit alors retomber d’elle-même. Il faut éviter toute secousse, tout sursaut au moment de la laisser revenir.

La relaxation progressive et relaxation mentale

Il est important d’insister sur la relaxation mentale, spécialement utile dans les cas d’insomnie ou de préoccupation intense. En effet, la relaxation progressive considère que pour faire le vide dans notre esprit il n’est pas nécessaire de faire un effort spécifique.

Pourquoi ?

Car il suffit de relaxer nos muscles des yeux et ceux de la parole ou du visage. Il faudra alors arriver à localiser et à défaire les tensions oculaires correspondantes en visualisant des objets concrets (passage d’une voiture, d’un avion), puis des objets abstraits.

Pour finir cette article sur la relaxation progressive on peut dire qu’en refusant toute pratique de type analytique, la relaxation de Jacobson ne restera qu’un palliatif, parmi beaucoup de symptômes qui ont une cause profonde. Néanmoins, elle est une première approche pour les sujets hypertendus ou qui refusent tout contact verbal.

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:40

 

Quelles sont les hormones liées au stress ?

La manifestation d’un stress est toujours le résultat d’une réaction hormonale en chaîne. Car en fait, pas moins de 5 hormones entrent en jeu :

Les cinq hormones du stress

  • L’ACTH est sécrétée par l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau. Son rôle est de stimuler les glandes surrénales, qui à leur tour libèrent le cortisol.
  • Le cortisol a pour but de fournir au cerveau un apport en énergie suffisant pour nous préparer à faire face au stress. Il intervient notamment dans la régulation de la tension artérielle, de la fonction cardiovasculaire, de la fonction immunitaire.
  • L’adrénaline, elle, prépare l’organisme à répondre au stress : le rythme cardiaque et la respiration s'accélèrent, la pression artérielle augmente.
  • L’ocytocine intervient notamment au niveau de notre comportement en société. Elle est aussi particulièrement impliquée dans la relation mère-enfant.
  • La vasopressine enfin, est également appelée hormone antidiurétique. Elle permet de réguler les fonctions urinaires et la pression sanguine. Elle joue un rôle important dans la gestion de l’anxiété.
ACTH, cortisol, adrénaline, ocytocine et vasopressine sont les cinq hormones du stress. © Phovoir
ACTH, cortisol, adrénaline, ocytocine et vasopressine sont les cinq hormones du stress. © Phovoir

 

 

L'ACTH est une hormone synthétisée et sécrétée par l'hypophyse antérieure, qui active la croissance et le développement de la glande surrénale et stimule la sécrétion corticale de glucocorticoïdes, hormones qui interviennent dans les mécanismes de défense de l'organisme vis-à-vis du stress.

 

 

 

Action hormonale

Cortisol

Le cortisol est une hormone stéroïde qui est libérée dans l'organisme en réponse à un stress physique ou psychologique. La sécrétion de cortisol déclenche divers processus générateurs d'énergie qui ont pour but de fournir au cerveau un apport en énergie suffisant pour préparer la personne à faire face aux agents de stress. Outre cette fonction d'hormone " du stress ", le cortisol joue un rôle déterminant dans la presque totalité des systèmes physiologiques, intervenant notamment dans la régulation de la tension artérielle, de la fonction cardio vasculaire, du métabolisme des glucides et de la fonction immunitaire.

La sécrétion du cortisol dans le sang est régulée par un système de rétroaction sensible. L'hormone adrénocorticotrope (ACTH), synthétisée et sécrétée par l'hypophyse, stimule la production de cortisol par les surrénales. La sécrétion d'ACTH est régulée par la corticolibérine (CRF), une hormone libérée par l'hypothalamus. Lorsque le taux de cortisol est suffisant, un système de rétroaction négative signale à l'hypophyse et à l'hypothalamus de réduire la production d'ACTH et de CRF. La production de cortisol suit un rythme circadien, les concentrations fluctuant tout au long de la journée, étant élevées le matin et faibles le soir.

La majeure partie du cortisol dans le plasma est lié à la globuline fixant les corticostéroïdes (transcortine). Le cortisol se fixe aux récepteurs spécifiques des glucocorticoïdes dans le cytoplasme, puis le complexe hormone-récepteur migre dans le noyau où il se lie à des éléments de réponse spécifiques de l'ADN, modulant alors la transcription génétique et ayant ultérieurement une incidence sur un grand nombre de systèmes physiologiques. Le cortisol stimule notamment un grand nombre de procédés qui interviennent dans l'augmentation du taux de glucose dans le sang et le maintien d'une glycémie normale. En présence de cortisol, les protéines musculaires se décomposent, ce qui donne lieu à la libération d'acides aminés dans la circulation. Le foie utilise ces acides aminés pour synthétiser du glucose. Le cortisol est également une source d'énergie pour les muscles, en provoquant la libération d'acides gras des cellules adipeuses et en inhibant l'assimilation de glucose dans les tissus musculaires et adipeux, contribuant de ce fait au maintien du glucose.

La glande surrénale pourrait être une des cibles des substances toxiques présentes dans l'environnement. Il a en effet été démontré que certaines substances chimiques, comme le DDE, s'accumulent dans les cellules de la corticosurrénale et nuisent à la production de cortisol. Il convient cependant de préciser que, même si l'on en connaît davantage sur les effets des substances chimiques environnementales sur la physiologie surrénalienne du poisson, leurs effets sur la fonction surrénalienne des mammifères demeurent très peu connus, car peu d'études y ont été consacrées.

 

L'adrénaline est une hormone secrétée par les glandes surrénales ; c'est l'un des nombreux neurotransmetteurs présents dans le cerveau. L'un des effets de l'adrénaline consiste en une décharge d'énergie nerveuse lors d'un stress, que l'on appelle souvent " réaction de fuite ou de combat ".

 

 

 

 

                                               

Le stress est l'état qui résulte d'une pression appliquée à un organisme ou une structure. Cette pression peut-être causée chez les humains par des demandes internes ou externes qui sont les agents du stress encore appelés stresseurs.

Il en résulte une cascade de réactions nerveuses et hormonales destinées à déclencher le mécanisme de survie que représente la réponse "fuite-agressivité".

Les stresseurs peuvent être d'origine externe et provenir du travail, ou de demandes sociales, environnementales, financières ou familiales qui sont difficiles à satisfaire. Ils peuvent être également d'origine interne et être la conséquence d'obligations imposées à soi-même, de culpabilité, d'anxiété, d'autocritique, de valeurs conflictuelles, de maladies et d'une tension psychologique.

Le stress est un état qui peut être positif quand il pousse les gens à plus de créativité ou à la recherche de solutions en rassemblant toutes leurs ressources. Il peut ainsi amener un athlète à la victoire, un tel stress est encore appelé "Eustress".

Lorsque le stress s'installe de façon durable il en résulte un état permanent de la réponse de type "fuite-agressivité" dont les conséquences sur le corps sont des plus néfastes.

Chacun dispose de sa propre façon de réagir au stress mais il s'agit toujours d'un ensemble composé des symptômes suivants, certains étant prédominants chez un individu donné :

  • accélération du rythme cardiaque

  • élévation de la pression artérielle

  • respiration plus rapide

  • libération d'hormones : ACTH, cortisol, adrénaline, ocytocine, vasopressine

  •  fatigue et et tension musculaire, particulièrement dans le dos ( région lombaire) et le  le cou

  • re-routage du flux sanguin : du cerveau et des viscères vers les bras et les jambes pour le combat ou la course

  • hypersensibilité aux bruits, aux odeurs, au contact, irritabilité émotionnelle, anxiété, dépression

  • sueurs abondantes

  • déséquilibre hormonal source d'un affaiblissement de la réponse immunitaire avec pour conséquences une facilité plus grande à être contaminé par des germes, à être victime d'un cancer ou d'une maladie auto-immune

Le stress déclenche une cascade de sécrétions hormonales et de réactions nerveuses complexes impliquant différentes structures du cerveau relié à l'hypophyse et aux glandes surrénales.

Les structures impliquées dans la réponse de stress

A : Mécanismes nerveux

Au niveau du cortex cérébral (le cerveau intelligent) :

  • les aires sensorielles du cortex qui reçoivent l'information provenant du thalamus

  • le lobe temporal pour le rappel des expériences passées (mémoire implicite)

Au niveau du cerveau limbique (cerveau émotionnel et viscéral composé du thalamus, de l'hypothalamus, de l'amygdale, de l'hippocampe, qui sont les structures impliquées dans les besoins et les pulsions primitives telles que l'excitation sexuelle, la colère, l'agressivité, la récompense etc.) :

  • le thalamus : (centre spécialisé dans la gestion des messages en provenance des organes sensoriels -- olfactif, visuel auditif, kinesthésiques -- lesquels sont ensuite dirigés vers les aires spécifiques du cortex cérébral)                    

  • l'amygdale : (centre de commandement recevant rapidement une information brute en provenance du thalamus pour une action immédiate)                    

  • l'hippocampe : (centre d'intégration de la mémoire -- reçoit du cortex, d'une façon différée, l'information nécessaire pour l'élaboration de souvenirs conscients à propos d'événements récents (mémoire explicite)                    

  • l'hypothalamus : structure sensible à l'action des stresseurs émotionnels, libère les hormones ou les neurotransmetteurs nécessaires à la mise en place de la réponse "fuite -- agressivité" par le biais d'une activation du système nerveux autonome SNA.

L'hypothalamus par le biais de ses connexions au locus coeruleus peut aussi stimuler la sécrétion de noradrénaline, un neurotransmetteur essentiel au fonctionnement du système nerveux central ( SNC).

l'hypothalamus peut également activer le métabolisme par la stimulation de la thyroïde en vue de production de thyroxine.

À ce niveau le stress est déclenché par des hormones (cortisol, adrénaline, noradrénaline provenant des  glandes surrénales) avec pour conséquence une libération de neurotransmetteurs destinés à activer ou bloquer la transmission de l'influx nerveux dans les synapses.

Les neurotransmetteurs peuvent être classifiés en:

  • Ceux qui induisent des sensation de bien-être -- endorphines (opioïdes), exorphines (opioïdes provenant de la nourriture ou de drogues), noradrénaline, dopamine, acétylcholine, phenylethylmine.

  • Ceux qui inhibent la douleur et l'anxiété -- enkephalines, GABA (acide gamma-amino-butyrique).

  • Ceux qui ont également une activité hormonale -- sérotonine, mélatonine, ocytocine.

B : les sécrétions hormonales

Au niveau hormonal :

l'hypophyse : située sous l'hypothalamus dans la région basale moyenne du cerveau, est divisée en une partie antérieure est une partie postérieure :                  

  • La partie antérieure de l'hypophyse est contrôlée par l'hypothalamus par le moyen d'une hormone endocrine (véhiculée par le sang) la CRH (corticotrophine releasing hormone), qui à son tour provoque la libération de l'ACTH (adrenocorticotrphique hormone), autre hormone active sur les glandes surrénales situées sur la partie supérieure des reins. Les glandes surrénales libèrent trois types d'hormones.

  • La partie postérieure de l'hypophyse est sous contrôle nerveux direct de l'hypothalamus et, quand elle est activée, elle libère la vasopressine (il s'agit d'une hormone antidiurétique qui contrôle la résorption de l'eau) et l'ocytocine (ou oxytocine, l'hormone de l'amour et du comportement social)

les glandes surrénales : elles sont divisées en trois couches qui sécrètent trois types d'hormones différentes classées en glucocorticoïdes et  minéralocorticoïdes qui peuvent s'élever à des niveaux très dangereux dans les conditions du stress.

  • La zone extérieure sécrète l'aldostérone (une hormone antidiurétique par mécanisme de rétention du sel), qui régule la pression artérielle -- un excès d'aldostérone cause une hypertension et une élévation du taux de potassium sanguin (kaliémie) à des niveaux dangereux pour le cœur. 

  • La zone moyenne sécrète le cortisol qui est libéré dans la circulation sanguine pour stimuler le catabolisme des lipides et des protéines en vue de production d'énergie par :

  • Activation de la gluconéogenèse et inhibition de la sécrétion d'insuline pour pouvoir apporter aux muscles le sucre qui leur est nécessaire.

  • Amélioration de la contractilité du muscle cardiaque et de la microcirculation périphérique.

  • La zone interne sécrète les hormones sexuelles : (le niveau de ces hormones diminue sous stress) DHEA, œstrogènes, testostérone

 

Conséquences d'un stress prolongé

Le stress cause la production et la libération de cortisol et d'adrénaline par les glandes surrénales. Au début de la période de stress il existe une réaction adaptative afin de mobiliser l'énergie nécessaire pour faire face à une situation critique. Durant cette période initiale de stress un processus de feed-back négatif est exercé par le cortisol sur la sécrétion de corticotrophine (CRH) au niveau de l'hypothalamus aboutissant à une diminution du taux de cortisol circulant.

Toutefois lorsque le stress devient chronique cette action de feed-back négatif perd de son efficacité, le taux de cortisol remonte à des niveaux extrêmement dangereux entraînant :

  • hypertension et maladie des coronaires

  • diabète, obésité, perte musculaire, ostéoporose

  • affaiblissement du système immunitaire, cause de cancer et d'une facilité à être contaminé par des germes pathogènes

  • souffrance cérébrale par atrophie de l'hippocampe, perturbant le libre flux de l'information et entraînant des troubles dans les processus de jugement et de prises de décision. À  leur début ces troubles sont réversibles mais si le problème est traité trop tard il s'ensuit une atrophie cérébrale définitive.

 

Les hormones du stress

chemin hormones du stress
Chemin des hormones du stress

Les hormones du stress sont des substances que l'organisme secrète lorsqu'il se trouve dans une situation de stress. La sécrétion de ces hormones lui permet de mieux faire face aux agressions extérieures et de mieux appréhender le stress.

 

Sécrétion des hormones du stress

Lorsqu'une personne est victime du stress, des réactions physiologiques en chaîne se déclenchent. Des hormones du stress sont sécrétées, afin de permettre à l'organisme de mieux gérer la situation. À chaque étape, le corps produit différentes hormones du stress.

À quel moment les hormones du stress interviennent-elles ?

Le stress n'arrive jamais par hasard. Il y a toujours un élément déclencheur appelé stimulus qui fait que l'on en soit victime. Le corps se trouve donc face à un choc. Il réagit immédiatement afin de pouvoir gérer la situation et s'adapter. C'est à partir de ce moment qu'interviennent les hormones du stress. L'hypothalamus agit alors sur la médullosurrénale, une zone qui se trouve au cœur des glandes surrénales, par l'intermédiaire du système nerveux sympathique. C'est ainsi que sont sécrétées les hormones du stress appelées adrénaline et noradrénaline. L'action de ces dernières se font immédiatement sentir. La pression artérielle s'élève d'un cran, ce qui a pour effet d'intensifier les rythmes cardiaque et respiratoire, tout en augmentant la glycémie ou le taux de sucre dans le sang. Les pupilles sont dilatées afin d'améliorer la vision. Les fonctions non vitales comme la digestion sont mises en veilleuse, la mémoire devient plus aiguisée et il en est de même pour le sens de la réflexion.

Les hormones du stress pour mieux gérer la situation

Une fois que l'organisme est « en situation », il doit résister au stress afin de ne pas se laisser submerger par celui-ci. Pendant cette seconde phase, le corps doit faire face à des réactions causées par un stimulus stressant persistant. De nouvelles hormones du stress sont synthétisées par le corps. La corticolibérine, libérée pendant la première phase, provoque la production d'ACTH ou corticotropine, au niveau de l'adénohypophyse. La présence de ces hormones du stress sont à l'origine de la fabrication d'autres hormones par la corticosurrénale. Cette dernière sécrète d'un côté des hormones métaboliques comprenant les glucocorticoïdes, à savoir la cortisone et le cortisol, dont le rôle est de canaliser l'énergie vers les organes qui en ont le plus besoin. Le taux de sucre dans le sang est augmenté et de l'énergie, sous forme d'hydrate de carbone, est apportée au corps. D'un autre côté, la corticosurrénale synthétise des minéralocorticoïdes, en l'occurrence l'aldostérone et la corticostérone qui jouent un rôle dans l'homéostasis ionique, permettant ainsi au corps de combattre les agressions extérieures.

Histoire du stress

C'est à la fin du XIXe siècle que les premières études sur le stress, qui ne portait pas encore ce nom, ont commencé. En 1878, le physiologiste français Claude Bernard introduit un concept encore en vogue aujourd'hui : la constance du milieu intérieur. Le principe : face aux modifications continuelles de l'environnement extérieur, tout être vivant doit conserver une certaine stabilité interne. L'idée est développée cinquante ans plus tard par le physiologiste américain Walter B. Cannon dans son ouvrage The Wisdom of the Body (W.W. Norton & Co, 1932)1. Il y décrit les mécanismes régissant cette constance corporelle, qu'il baptise homéostasie (du grec homeo, « similaire », et stasis, « condition »). Il est alors le premier à employer le mot stress – qu'il emprunte au vocabulaire de la mécanique –, pour désigner les agressions susceptibles de perturber l'homéostasie.

Mais le vrai tournant a lieu dans les années 1940-1950, avec les travaux de l'endocrinologue canadien Hans Selye. À partir de nombreuses expérimentations sur les rats, ce directeur de l'Institut de médecine et de chirurgie expérimentales de l'université de Montréal élabore une première théorie complète du stress « médical ». Selon lui, le stress est bel et bien « une réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite »2. Il baptise cette réponse « syndrome général d'adaptation » et distingue trois phases : l'alarme, la résistance et l'épuisement. La première correspond à l'ensemble des réponses de l'organisme à une perturbation soudaine, la seconde à celles mises en place dans le cas où la perturbation perdurerait. La phase d'épuisement, elle, survient lorsque le corps n'est plus capable de s'adapter. S'ensuivent les nombreuses complications du stress, souvent caractérisées par des maladies inflammatoires.

Cette description, toujours d'actualité, s'accompagne d'une ébauche de sa physiologie : l'endocrinologue met en lumière l'importance d'un système composé de l'hypothalamus, une région du cerveau, de l'hypophyse, une glande hormonale attachée à l'hypothalamus, et des glandes surrénales, deux autres glandes hormonales, situées sur les reins (l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, ou HHS). Une importance qui ne s'est pas démentie, même si on sait aujourd'hui que cet « axe du stress » n'est pas le seul en cause. « Le stress met en jeu quatre grands ensembles en interaction constante : l'axe HHS donc, mais aussi les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques3, le système immunitaire et enfin le cerveau, notamment les régions impliquées dans les émotions, la mémorisation et la régulation de l'humeur », explique Jean-Michel Thurin.

  

Stress médical

© Rocco pour le Journal du CNRS

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR


 

 

Le stress biologique

Que se passe-t-il au juste lorsque nous subissons un stress ? La première étape de l'incroyable cascade qui engendre le syndrome général d'adaptation consiste évidemment en l'interprétation du facteur stressant. Ce sont les régions les plus primitives de notre cerveau – les structures dites limbiques, comme l'amygdale et l'hippocampe 4, impliquées notamment dans la formation des émotions et de la mémoire – qui déclenchent l'alarme. Aussitôt, le système nerveux sympathique s'active. Il libère la noradrénaline et stimule la production d'adrénaline par les glandes surrénales. Ces deux hormones vont alors agir sur de nombreux organes : le cœur pour élever le débit cardiaque, les vaisseaux sanguins pour augmenter la pression artérielle et favoriser les muscles, le cerveau et le cœur au détriment de la peau et des viscères, les poumons pour dilater les bronches et élever le rythme respiratoire, le foie pour activer la formation de glucose à partir des stocks énergétiques… Elles vont aussi placer le cerveau dans un état de vigilance accrue. Toutes ces réactions rapides n'ont qu'un but : préparer l'organisme à affronter un événement stressant et soudain, d'une durée de quelques minutes à une heure. Il peut s'agir aussi bien d'un dialogue, d'un exercice de mathématiques ou d'un saut en parachute.

Si le facteur stressant dure, et que l'organisme passe en phase de résistance (aussi appelée allostasie), les structures limbiques du cerveau vont mettre en action le fameux axe HHS. L'hypothalamus produit alors la corticolibérine (CRH) qui agit sur l'hypophyse et lui fait fabriquer plusieurs hormones dont la corticostimuline (ACTH). Celle-ci va alors provoquer la libération de glucocorticoïdes, notamment de cortisol, par les glandes surrénales. Ces hormones ont, comme l'adrénaline et la noradrénaline, la faculté de stimuler la fabrication de glucose, le carburant de notre corps, et son absorption par les cellules. Parallèlement, avec la CRH et l'ACTH, elles inhibent certaines fonctions consommatrices d'énergie, comme la croissance ou la reproduction. Enfin, elles jouent un rôle très important dans l'autorégulation du stress : en bloquant la synthèse de CRH et d'ACTH, le cortisol et les hormones apparentées limitent leur propre production. Cette boucle, dite de rétrocontrôle, permet tout simplement d'éviter l'emballement de la machine. « Les systèmes sympathique et HHS cortisolique fonctionnent en étroite relation, résume Jean-Michel Thurin. On considère généralement que le premier est le système d'urgence de l'action et du mental, mais aussi du système immunitaire, et qu'il va ensuite être régulé par le second, le cortisol. Celui-ci intervient plutôt dans un “rythme de croisière” plus adapté à la durée. »

Pourtant, à force d'être sollicités, ces systèmes peuvent finir par se dérégler. C'est à ce moment-là qu'apparaissent les signes délétères, physiques et psychiques, du stress chronique. Les réserves énergétiques de l'organisme vont s'épuiser, la fatigue s'installer. Et plus le stress durera, moins il sera contrôlable par l'organisme. « Face à des taux élevés de glucocorticoïdes induits par le stress chronique, les cellules qui y sont sensibles réagissent en diminuant le nombre de leurs récepteurs hormonaux pour éviter d'être trop activées, précise Michèle Crumeyrolle-Arias, chargée de recherche au CNRS, dans l'unité Inserm « Neurobiologie et psychiatrie », à Créteil5. Cette perte a une conséquence : les glucocorticoïdes n'exercent plus leur fonction de rétrocontrôle du stress. À ce niveau, il est intéressant de souligner que ces effets sont comparables à ceux de l'âge, qui provoque lui aussi un défaut de contrôle des glucocorticoïdes. »

De plus, ces hormones ont le pouvoir d'inhiber l'immunité. Cela peut, à terme, provoquer de nombreuses pathologies. Pourquoi les hormones du stress minent-elles nos défenses contre les intrus ? Sans doute pour éviter, là encore, un emballement du système. Dans le cas d'un stress physique, comme une infection, les messagers chimiques émis par le système immunitaire sont capables d'activer l'axe HHS et donc le syndrome général d'adaptation. En inhibant l'immunité, les glucocorticoïdes exercent un second rétrocontrôle, permettant cette fois de tempérer la réponse immunitaire. « Tout se passe comme si le système immunitaire était sous la surveillance du système neuroendocrinien », indique Michèle Crumeyrolle-Arias. Seulement, en cas de stress chronique, les glucocorticoïdes dont la fabrication n'est plus sous contrôle poursuivent leur travail de sape de l'immunité. Voilà pourquoi nous sommes plus fragiles lors des périodes de stress : rhumes, grippes et bronchites ne semblent plus vouloir nous épargner !

  

 

Des pathologies favorisées

Le stress est d'ailleurs, sinon la cause, du moins un facteur aggravant de nombreuses pathologies. Il est aujourd'hui bien établi qu'il augmente le risque de maladies cardio-vasculaires. Une étude épidémiologique menée à la fin des années 1980 par des chercheurs italiens 6 a montré que le stress quotidien avait pour effet d'élever progressivement la tension. Un résultat obtenu en suivant pendant vingt ans deux groupes de femmes constitués l'un de nonnes vivant dans un couvent, dans le silence et la méditation, l'autre de femmes actives. Protégées des tracas de la vie quotidienne, les nonnes avaient conservé la pression artérielle de leur jeunesse. Et ce n'est là qu'une seule étude parmi de nombreuses qui montrent clairement un lien entre stress et hypertension. Comme il en existe aussi avec les troubles de l'appareil digestif, les maladies de la peau (comme les dermatoses atopiques, le psoriasis ou encore la pelade), le diabète de type 2 ou encore certaines maladies auto-immunes, comme le lupus. Même notre poids peut dépendre de notre état de stress, puisque l'activation de l'axe HHS peut conduire à la stimulation de la prise alimentaire et donc favoriser l'obésité.

souris

© A. Chézière/CNRS Photothèque

Les souris élevées sans stress choisiront de passer moins de temps dans un compartiment associé à la prise de drogue.


Et les effets délétères du stress ne s'arrêtent pas là. À l'Institut de physiologie et biologie cellulaires7, à Poitiers, une équipe dirigée par Mohamed Jaber étudie le rôle des événements de vie dans la dépendance aux drogues. « Notre objectif est d'élucider les relations entre les gènes, l'environnement et la vulnérabilité aux drogues et aux toxines », précise le professeur de neurosciences. Plusieurs expériences avaient déjà montré que les hormones du stress facilitaient l'addiction à la cocaïne8. En collaboration avec les équipes de Pier Vincenzo Piazza, à Bordeaux9, et de François Tronche, à Paris10, les chercheurs poitevins ont étudié la réaction, vis-à-vis de la cocaïne, de souris totalement dénuées de récepteurs aux glucocorticoïdes. Résultat : ces animaux, dont les réactions de stress sont évidemment altérées, résistent bien mieux à l'addiction que leurs congénères normaux. « Les souris transgéniques montrent une motivation plus faible à s'administrer la cocaïne et ne développent pas de sensibilisation, explique Mohamed Jaber. Le récepteur aux glucocorticoïdes est donc bien le relais par lequel les hormones du stress augmentent les effets de la cocaïne. » Dans ce cas, le stress chronique, qui induit la perte de ces récepteurs, ne devrait-il pas avoir aussi des effets bénéfiques vis-à-vis des drogues ? Non, répond le chercheur : « Même si le stress chronique réduit le nombre de récepteurs, et donc le rétrocontrôle, ceux qui restent n'en demeurent pas moins activés par les très fortes concentrations de glucocorticoïdes en circulation. Les hormones du stress peuvent donc encore influer sur l'affinité du cerveau envers les drogues. »

  

 

 

souris jeux

© A. Chézière/CNRS Photothèque

Les souris élevées dans un milieu dit « enrichi », c'est-à-dire spacieux et agréable, seront plus résistantes aux effets addictifs des drogues.
(En revanche, la souris isolée et élevée dans un environnement pauvre y sera plus sensible.)


 

 

A contrario, un environnement dit enrichi, c'est-à-dire stimulant sans être stressant, limite les comportements d'addiction. Des souris élevées dans des cages plus grandes que la moyenne et dotées d'un nid et de jouets (qu'on change régulièrement) ont une plus grande résistance aux effets addictifs des drogues. Ces données obtenues chez les souris sont-elles transposables à l'homme ? Difficile à dire sur le plan purement neurobiologique mais, comme le souligne Mohamed Jaber, « plusieurs études épidémiologiques ont déjà permis d'observer que des personnes nées dans un milieu défavorisé, donc potentiellement stressant, ont plus de risques de tomber dans la drogue que celles venant d'un milieu plus aisé. »

Maladies, addictions… Le stress chronique peut véritablement mettre en péril notre santé. Et ce, dès notre conception ! Il est en effet reconnu que le stress peut avoir des répercussions profondes chez le nourrisson, et même chez le fœtus. Les études sur les modèles animaux démontrent que des stress précoces – comme une séparation prolongée d'avec la mère – augmentent le taux de cortisol chez le petit et provoquent des comportements de rejet entre lui et sa mère. Chez l'homme, pour qui les études demeurent plus difficiles notamment pour des raisons éthiques, la séparation prolongée, même si elle ne semble pas augmenter les taux de cortisol de manière significative, influence de manière négative la relation mère-enfant. Au stade prénatal, le stress – une grossesse très mal vécue ou au cours de laquelle la mère subit un événement traumatisant – accroît le risque de naissance prématurée et de troubles ultérieurs, comme le reflux gastro-œsophagien. Enfin, chez l'enfant, les stress répétés ralentissent la croissance et peuvent engendrer ce que les spécialistes appellent le « nanisme psychosocial ».

  

 

Du corps à l'esprit

patient stress

© H. Raguet/CNRS Photothèque

Ce patient, plongé virtuellement dans un environnement qui l'angoisse, s'habitue peu à peu à surmonter ses peurs.


Réaction d'adaptation de notre organisme, le stress ne se résume pourtant pas à une simple réponse biologique. « Le stress est aussi cognitif, remarque Roland Jouvent, directeur du centre Émotion, à Paris11. Il dépend tout autant de notre personnalité, de notre mémoire. » Toute perturbation de notre environnement ne provoquera pas forcément un état de stress douloureux. En fait, celui-ci ne survient bien souvent que lorsque nous ne nous sentons pas capables d'y faire face : un phénomène connu sous le nom de coping (en anglais, to cope with signifie « faire face à »). Une situation jugée surmontable provoquera un stress moins important, tout comme celle que nous aurons déjà vécue. Le lien entre stress et mémoire est d'autant plus marqué que celle-ci est en partie gérée par les structures limbiques, les régions du cerveau également responsables du déclenchement de la réaction d'adaptation. L'intensité du stress dépendra aussi de notre état psychique (déprimé ou pas), des traits de notre personnalité (sens de l'humour, combativité, recherche du plaisir et de la réalisation de soi…), de nos croyances. Et même de nos relations sociales. « Un environnement social apaisant limite fortement nos états de stress, indique Roland Jouvent. À l'inverse, certains stress collectifs peuvent engendrer des paniques de groupe, en paralysant les capacités individuelles de raisonnement. »

Si la plupart d'entre nous parviennent à gérer plus ou moins bien leur stress, d'autres en sont tout bonnement incapables. Ils peuvent alors souffrir de ce que les psychiatres appellent un trouble anxieux. Les attaques de panique, les phobies sociales, les troubles obsessionnels compulsifs (Toc), les états de stress post-traumatiques sont autant de pathologies anxieuses reflétant des états de stress excessif et mal contrôlé. « Le trouble anxieux généralisé, par exemple, associe plusieurs symptômes de stress durable, explique Antoine Pelissolo, du centre Émotion, psychiatre à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les patients présentent une incapacité à affronter l'incertitude de l'avenir, à gérer les petits stress quotidiens. Ils montrent à la fois une inquiétude généralisée ainsi qu'une impossibilité à relâcher leur vigilance associée biologiquement à une hyperactivation du système sympathique. » Chez les personnes atteintes de troubles anxieux, on observe aussi un dérèglement des systèmes basés sur la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans de nombreuses fonctions comme le cycle veille-sommeil, la douleur ou le contrôle moteur. Ils subissent alors une vraie douleur morale, contrairement aux simples « stressés chroniques » dont seul l'axe HHS est mis à rude épreuve. Parvient-on à soigner ces pathologies ? « Nous disposons évidemment d'une pharmacologie, basée sur les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (qu'il vaudrait mieux appeler des régulateurs émotionnels), mieux indiqués que les anxiolytiques, qui provoquent des dépendances, indique Antoine Pelissolo. Certaines psychothérapies, comme les thérapies comportementales et cognitives (TCC), sont également très efficaces contre les troubles anxieux. » Au centre Émotion, les chercheurs étudient même la possibilité de soigner les troubles anxieux, notamment certaines phobies, grâce aux nouvelles technologies : un système de réalité virtuelle permet de plonger les patients dans un environnement angoissant pour eux (une ville pour les agoraphobes par exemple) et de les habituer progressivement à surmonter leur peur. « D'abord complètement figés, nos patients parviennent finalement à se déplacer dans l'environnement virtuel », assure Roland Jouvent. Une thérapie qui leur permettrait de reprendre peu à peu confiance une fois revenus dans la réalité.

Et pour ceux – les plus nombreux – qui ne souffrent pas de troubles anxieux mais doivent quand même affronter le stress de la vie quotidienne ? « Avoir une bonne hygiène de vie, s'accorder des temps de repos, s'affirmer en sachant dire non, limiter voire supprimer les anxiogènes comme le tabac et l'alcool, avoir une activité physique et, par-dessus tout, entretenir des relations sociales », conseille Antoine Pelissolo. Avec ça, nous sommes parés pour la rentrée.

  

 

Fabrice Demarthon

  

 

 

 

   

Le stress au microscope

Nos cellules aussi peuvent être stressées ! L'augmentation de la température, l'exposition à des métaux lourds ou à d'autres agents chimiques, le manque d'oxygène ou de glucose, les infections sont autant destress qui menacent leur survie. Pour se protéger, la cellule dispose d'une armada de protéines dites de choc thermique ou chaperons. « Les protéines chaperons constituent pour les protéines un mécanisme universel de réponse aux agressions toxiques, explique Michel Morange, directeur de l'équipe « Biologiemoléculaire du stress » au laboratoire « Régulation de l'expression génétique », à Paris1. Elles sont synthétisées en grande quantité lors du premier stress et permettent de mieux résister à des stress ultérieurs. » Par exemple, certaines de ces molécules, appelées chaperonines, en forme de cages, ont la faculté d'isoler les protéines cellulaires lésées et de faciliter ainsi leur rétablissement. Existe-t-il unlien entre le stress organique et le stress cellulaire ? « Nous ne savons pas vraiment, admet Michel Morange. Les données sont contradictoires selon les tissus et les situations, il ne semble pas y avoir derègle générale. Tout ce qui se produit dans l'organisme ne se retrouve pas forcément au niveau de la cellule. »

F.D.

  

1. Laboratoire CNRS / École normale supérieure Paris.

Contact : Michel Morange, morange@biologie.ens.fr

 

 

 

 

 

Quand le stress a du bon

 

Réaction normale de l'organisme à une perturbation de son environnement, le stress semble à première vue bénéfique. Fort de cette constatation, Éric Le Bourg, du Centre de recherche sur la cognition animale (CRCA), à Toulouse1, étudie les effets d'un stress modéré chez la drosophile. « Un stress modéré au jeune âge, comme un séjour de quinze jours en hypergravité2 ou une exposition ponctuelle à une température de 0 °C, augmente légèrement la longévité et la résistance à des stress létaux ultérieurs et retarde les signes comportementaux du vieillissement. Ces stress permettent aussi aux mouches de mieux résister à la canicule quand elles sont vieilles. » Est-ce à dire que des stress modérés pourraient nous être favorables ? Tout dépend du type de stress. Des stress émotionnels légers, comme des entretiens d'embauche ou des examens scolaires, semblent bel et bien renforcer certaines fonctions organiques, comme la mémorisation ou l'immunité (contrairement au stress chronique). Pour les autres types de stress, la recherche reste à faire. En ce qui concerne les produits toxiques, Éric Le Bourg met en garde : « Ces travaux ne sauraient légitimer la volonté de certains lobbies de ne pas abaisser au maximum les quantités de toxiques dans l'environnement, sous prétexte que les faibles doses ne feraient pas de mal, voire qu'elles nous seraient favorables. » Qu'ils se le tiennent pour dit.

 

1. Laboratoire CNRS / Université Toulouse-III.

2. Une gravité supérieure à la gravité normale.

 


Notes :

1. La sagesse du corps (trad. franç., éditions de la Nouvelle Revue critique, Paris, 1946).
2. Citation tirée de Stress, pathologies et immunité, sous la direction de Jean-Michel Thurin et Nicole Baumann, éditions Flammarion, 2003.
3. Les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques correspondent peu ou prou à l'accélérateur et au frein d'une voiture. Le système sympathique permet la mise en alerte de l'organisme et la préparation à l'activité physique. Son neuromédiateur principal est la noradrénaline. Le système parasympathique agit à l'opposé et est surtout activé pendant les temps de repos et de récupération. Son neuromédiateur est l'acétylcholine.
4. Le système limbique comprend un ensemble de régions de notre cerveau impliquées dans l'olfaction, les émotions, les apprentissages et la mémoire. Il s'agit des plus anciennes structures en termes d'évolution, puisque de nombreuses autres espèces les possèdent.
5. Unité Inserm / Université Paris-XII.
6. Timio et al., « Age and blood pressure changes: a 20-year follow-up study in nuns in a secluded order », Hypertension, vol. 12, 1988, pp. 457-461.
7. Laboratoire CNRS / Université de Poitiers.
8. Les expériences ont été menées notamment par Pier Vincenzo Piazza et Michel le Moal, de l'Inserm.
9. Unité « Psychobiologie des comportements adaptatifs » (Inserm / Université Bordeaux-II).
10. Laboratoire « Génétique moléculaire, neurophysiologie et comportement » (CNRS / Collège de France).
11. Unité « Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie » (CNRS / Université Paris-VI).
Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:32

La peur du noir

 

Il est tout à fait commun que les petits enfants aient peur du noir, très peu y échappent! C’est souvent entre l'âge de deux et quatre ans que la peur du noir se développe.

Elle se manifeste souvent à l’occasion d’un changement dans sa vie ou à une nouvelle étape importante dans son développement.

Pourquoi?

Les raisons réelles de cette peur n’ont rien à voir avec les montres et autres intrus qui inquiètent fiston à l’heure du dodo. C’est plutôt que dans le noir, on ne voit rien, même pas les repères familiers de la chambre! À cet âge, l'enfant a encore besoin d’être rassuré par son environnement, et la présence de ceux qui l'aiment, dans des lieux familiers, est tout à fait rassurante. À l’opposé de la nuit, seul dans sa chambre!

À cette peur de l’obscurité, on peut aussi ajouter que jusqu’à 4 ans, les enfants vivent l’angoisse de la séparation à des degrés divers, selon le caractère et le contexte dans lequel évolue l’enfant. Vers l'âge de six ans, il sera en mesure de faire la différence entre le réel et l’imaginaire, entre sa crainte de ne plus vous revoir et son assurance qu’au petit jour, vous serez toujours là!

Changements

Votre enfant avait l’habitude de dormir profondément et voilà qu’il se réveille brusquement, qu’il vous réclame, qu’il veut de la lumière, qu’il dit avoir peur… Ce que vous ne comprenez pas, c’est qu’il ait peur « du méchant monsieur en noir », alors qu’il ne regarde pas de films violents et que vous ne lui avez jamais raconté ce genre d’histoires à faire peur?

Cette peur est innée et s’exprime selon les enfants avec plus ou moins de force. Saviez-vous que les traditionnels contes pour enfants agissent comme un exutoire dans ces circonstances? Ainsi, le méchant Loup du Petit chaperon rouge, la sorcière de Blanche-Neige, le géant de Pierre et le haricot magique servent souvent aux enfants à canaliser ces craintes qui les prennent durant la nuit. La preuve? Aujourd’hui les parents lisent moins ces contes à leurs enfants et pourtant les petits continuent d'avoir des cauchemars et des craintes incompréhensibles. Sans les images très fortes de ces contes, la peur se nourrit de bruits et d’ombres.

 

Veilleuse

La première arme contre la nuit noire est la veilleuse qu’on laisse allumée toute la nuit. Ainsi, s’il se réveille, l’enfant verra sa chambre, pourra reprendre son toutou préféré dans ses bras et se rendormir. En vieillissant, il se peut que la lumière le dérange ou qu’au contraire, il s’habitue à dormir tout le temps avec une veilleuse. Mais c'est une conséquence… sans conséquence, alors pas bien grave!

Pas suffisant

Malgré la lumière, votre enfant a encore peur? Il se réveille et pleure ou vous réclame? La meilleure chose à faire est de vous lever, allumer la lumière dans sa chambre et d’en faire le tour pour qu’il comprenne bien qu’il est en sécurité. Rassuré, il se rendormira. Il a besoin d’être beaucoup rassuré par ses parents! Ne soyez pas impatient, cette peur est irrationnelle, elle n’est pas réfléchie. Il a une crainte réelle et à force de lui dire que vous êtes là, que vous comprenez sa peur, que vous êtes là pour le protéger et qu’à son réveil vous serez encore là, il finira par se rassurer. Si au contraire, vous vous montrez impatient et frustré d’être encore réveillé par un cauchemar, l’enfant risque de développer davantage d’angoisse et nourrir ses craintes plutôt que les apaiser.

2 ans : l’âge charnière

Deux ans est une étape importante dans le développement de l'enfant qui s’ouvre davantage au monde extérieur. Et ce qu’il voit ne lui plait pas toujours! Il peut alors développer des peurs particulières, comme les animaux, l'eau, le médecin, le dentiste, le Père Noël, etc. Vous ne pourrez pas complètement le rassurer sur l’objet de sa crainte, mais faites passer votre message en douceur et affection, ça aidera sûrement!

Lectures inspirantes

Le Chevalier qui avait peur du noir
Barbara Shook Hazen, illustrations de Tony Ross
L'École des loisirs, 1997

Il y a un cauchemar dans mon placard
Mercer Mayer
Gallimard Jeunesse, 2010

Il y a un alligator sous mon lit
Mercer Mayer
Gallimard Jeunesse, 2010

 

 

 

 

 

 

cauchemars des terreurs nocturnes

 

Dans les bras de Morphée depuis peu, vous dormez du sommeil du juste quand tout à coup les cris déchirants de votre benjamin fendent la tranquillité nocturne. Le cœur palpitant, vous sautez hors du lit douillet. Il est 3h du matin et c'est la cinquième fois cette semaine que cela se produit. Rien ne va plus.

Énervé par les hurlements du petit dernier, l'aîné se précipite vers votre chambre, cherchant refuge dans la chaleur du lit conjugal. Votre maisonnée, tout à l'heure si paisible, prend soudain l'allure d'un cirque en délire. Terreurs nocturnes ou cauchemars, i pour mettre fin à ces nuits éprouvantes.

Développer de bonnes habitudes de sommeil chez l'enfant c'est préparer un sommeil d'adulte de qualité. Nécessité vitale absolue, indispensable au développement du cerveau, le sommeil varie d'un individu à l'autre. Certains enfants dorment peu, alors que d'autres se comportent comme des loirs.

Chose certaine, la réalité ne trompe pas; un enfant qui dort bien (et suffisamment) se réveille aisément, vit en paix avec sa famille, son entourage, etc. Il profite à plein des bienfaits du sommeil, mais ses besoins ne peuvent être comparés à ceux de ses pairs.

Quelques mots sur les phases du sommeil

Nous nous endormons presque toujours en sommeil «lent». Cette phase du sommeil se caractérise ainsi: visage inexpressif, respiration lente et régulière comme le pouls. Les chercheurs n'enregistrent pas de mouvements oculaires rapides et le tonus musculaire du corps paraît conservé bien que diminué (corps et doigts repliés; c'est ce qu'on appelle dormir à poings fermés). Le sommeil lent représente de 75 à 80% du sommeil total, soit 6 heures sur une nuit de 8 heures.

Le sommeil dit «paradoxal» ou sommeil de rêve succède au sommeil lent. Cette phase, nommé paradoxal par le chercheur Michel Jouvet, a été appelée ainsi en raison du contraste remarquable entre l'allure détendue du sujet endormi et son activité cérébrale, rapide et intense.

On pourrait décrire le dormeur paradoxal en ces termes: visage expressif, pouls rapide, ses yeux effectuent des mouvements rapides, verticaux et horizontaux, son corps traduit une perte de tonus musculaire (détendu, étalé, doigts ouverts). Le sommeil lent et le sommeil de rêve sont aussi importants l'un que l'autre. Les cycles du sommeil, même s'ils sont réguliers chez tous les individus, varient en longueur d'une personne à l'autre.

Différencier les cauchemars des terreurs nocturnes

On appelle troubles du sommeil tout comportement qui entrave le sommeil qu'il s'agisse de la difficulté de coucher l'enfant ou des réveils fréquents pendant la nuit. Facilement confondus, les troubles du sommeil gagnent à être différenciés, car les parents bien informés peuvent réagir et aider leurs enfants à retrouver des nuits paisibles.

Il s'agit de poser un diagnostic en fonction de «l'allure clinique» (le comportement) de ces troubles et de suivre les recommandations appropriées pour y mettre fin. Bien qu'il existe différents troubles du sommeil tels l'hypersomnie (trop dormir), le somnambulisme, etc., ce sont les troubles les plus répandus comme la difficulté de s'endormir seul, les cauchemars et les terreurs nocturnes qu'il paraît utile de connaître et qui constituent la grande majorité des cas de consultation par les parents.

 

Il arrive que l'enfant qui ne veut pas s'endormir soit aussi celui qui réveille ses parents plusieurs fois pendant la nuit. Afin d'illustrer la question de l'endormissement, il faut se rappeler que nous avons des points de repères, habitudes et positions précises qui nous aident à nous abandonner au sommeil.

Un côté du lit, un cadran lumineux pour lire l'heure dans le cas d'éveil, la proximité du conjoint et combien d'autres habitudes… Il suffit de penser à la seule difficulté que nous avons de dormir auprès d'un étranger. Tout comme les adultes, les bambins sont soumis au rituel du soir et ils ont leurs habitudes.

Laisser l'enfant s'endormir régulièrement ailleurs que dans son lit, dans vos bras par exemple ou encore dans son lit avec un parent à ses côtés, avec une suce ou une bouteille qui le réveilleront lorsqu'elles tomberont, sont toutes des situations qui risquent de créer une dépendance.Il suffit de comprendre que tout ce qui se modifie dans l'environnement d'un enfant entre le moment où il s'endort et le reste de la nuit est source éventuelle de problèmes.

Tôt ou tard, pour qu'il s'endorme seul, il lui faudra rompre avec ses mauvaises habitudes. Sachez qu'il est mille fois plus difficile de revenir sur une dépendance d'endormissement que d'instaurer d'emblée de bonnes bases de sommeil.

Les terreurs nocturnes

Gabriel, âgé de 4 ans 1/2, hurle à pleins poumons. Assis bien droit dans son lit, il fixe sa mère sans la reconnaître et semble terrorisé par un monstre extraterrestre quelconque. Son cœur bat à tout rompre, il transpire abondamment. Il semble repousser quelque chose de son bras droit. Très agité, il appelle «maman» sans la voir. Le tout dure quelques minutes.

Sa mère, désemparée, l'interroge sans succès. Il ne l'entend pas. Inquiète, elle se couche à ses côtés le croyant malade. Gabriel ne se rend compte de rien, il semble se rendormir mais en fait, il n'est jamais sorti de son sommeil. Ces épisodes se répètent et Nina consulte un spécialiste du sommeil pour découvrir à son grand soulagement que Gabriel ne souffre pas de maladie neurologique, mais vit simplement des terreurs nocturnes comme beaucoup d'autres enfants de son âge.

Ce trouble du sommeil, le plus fréquent chez le jeune enfant, est en réalité un trouble de l'éveil brusque qui survient lors du sommeil lent et profond. Il se compare aux sensations ressenties par l'adulte vivant une grande peur (effet de l'adrénaline). Différemment, l'adulte se réveille le cœur battant et sort de son sommeil pour tenter de se calmer. Chez l'enfant, il est fréquent que le jeune ne s'éveille pas.

La terreur nocturne survient dans les trois premières heures de sommeil et peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. Statistiquement, la plupart des enfants ont des terreurs nocturnes occasionnellement dans leurs premières années de vie et cela est parfaitement normal, il ne faut surtout pas s'alarmer. Ils ne se souviennent souvent de rien le lendemain, ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Contrairement à la croyance populaire, il est souhaitable de ne pas réveiller l'enfant qui vit une expérience semblable car cela ferait durer le malaise. La fréquence des terreurs nocturnes est maximale vers 3 ou 4 ans et jusque vers 6 ans.

Les moments de grandes acquisitions, de grandes découvertes, d'événements familiaux difficiles ou envahissants peuvent les déclencher, nous disent Challamel et Thirion, coauteurs du livre «Le sommeil, le rêve et l'enfant».Ces deux spécialistes reconnaissent plusieurs degrés de comportements d'intensité croissante ayant tous la même réalité physiologique (éveil partiel en phase de sommeil profond).

Parmi les quatre types de parasomnies (para; à côté, somnie; sommeil) distinctes, les trois premières décrivent des parcimonies bénignes, alors que la dernière décrit les caractéristiques des terreurs nocturnes.

  1. L'enfant, à la fin d'un cycle de sommeil lent et profond, s'agite dans son lit, remue légèrement, ouvre les yeux un instant, mâchonne, marmonne un peu et se rendort.

  2. L'enfant parle en dormant, tient des discours incohérents de quelques mots (somniloquie). Si on lui pose la question, il ne répond pas.

  3. L'enfant au milieu de son sommeil, s'assied dans son lit avec une expression hagarde, regardant dans tous les coins, mais en fait, il est toujours inconscient. Puis il se recouche et reprend son sommeil.

  4. Les terreurs nocturnes proprement dites prennent l'allure suivante: l'enfant paraît terrifié. Il pousse des cris, appelle au secours. Les yeux sont hagards et les pupilles dilatées. Il semble pris d'une panique indescriptible. Lui parler, le prendre dans ses bras ne change rien. En fait, il dort et dès qu'il se recouche, il reprend son cycle de sommeil. L'éveiller le met dans un véritable état confusionnel et provoque en lui des réactions «neurovégétatives» désagréables d'où l'angoisse, malaises qui peuvent directement provoquer une multiplication et une prolongation des épisodes ou favoriser le passage à un degré plus sévère. Bien que ces manifestations puissent être spectaculaires pour le parent non averti, ne craignez rien. Elles font parties intégrantes du processus de croissance et ne posent aucun danger pour la santé physique ou mentale du rêveur. Ces quatre degrés de manifestations demandent, à peu de choses près, la même réaction parentale.

 

0

Plus communément appelés mauvais rêves, les cauchemars se déroulent dans la phase du sommeil dit «paradoxal» ou sommeil de rêve plus marquant aux petites heures du matin. Ils sont plus fréquents chez les enfants de 5 à 15 ans et perturbent environ 5 à 10% des enfants de tout âge. Cette phase du sommeil revient environ 5 fois par nuit ou toutes les 90 minutes.

Lorsqu'il s'agit d'un rêve, il y a des images et une histoire parfaitement repérées par l'enfant. Son âge le permettant, il pourra vous en faire part en détail. Même les tout-petits qui commencent à peine à jaser essaient de vous expliquer ce qu'ils ont vécu. La frayeur peut être très intense, mais contrairement aux terreurs nocturnes, il y a peu de manifestations physiques.

Un cauchemar intense amène souvent l'enfant à vouloir se coucher avec vous, à refuser de retourner dans son lit, car il a peur de se rendormir, peur de se recoucher seul et de retrouver le cauchemar. Si la situation se répète, cela risque de devenir une mauvaise habitude.

Les parents qui permettent aux bambins en proie aux mauvais songes de se coucher avec eux passent le message suivant: «Si tu te réveilles la nuit, au lieu de tenter de te rendormir seul, tu peux venir nous rejoindre». Ce précédent ouvre la porte à un comportement rapidement intégré qui sera long et difficile à transformer.

Cauchemars à répétition

Il est 5h du matin, des pleurs d'enfants éveillent Sylvie qui se précipite dans la chambre de Zoé (3 ans 1/2) pour rassurer la rêveuse troublée. Sorcières et loups-garous font l'objet de descriptions colorées. Un monstre vaincu, le voilà dès le lendemain remplacé par un autre, encore plus terrible que le premier.

Afin de rassurer l'enfant que Sylvie croit anxieuse, la mère s'attarde à répondre aux besoins exprimés par l'enfant; caresse, eau, jus, biscuit, pipi… Celle-ci ira même jusqu'à se coucher à ses côtés pour éviter de déranger les membres de la famille et arriver à dormir un peu croyant ainsi préserver la sainte paix de la maisonnée, convaincue que cela passera et que le temps arrangera les choses.

Dans ce cas, les réactions de Sylvie, quoique naturelles, contribuent à perturber les cycles du sommeil. L'enfant a sûrement fait un mauvais rêve, mais elle prend rapidement goût à votre présence pendant la nuit et s'éveille automatiquement à la fin d'un cycle ou tout simplement à heure fixe. Vous pensez agir en bon parent, mais l'attention accordée à l'enfant dans les situations de ce genre donne des résultats contraires.

Ce qui au début n'était qu'un cauchemar laissant une impression vive sur la mémoire de la fillette s'est transformé en trouble du sommeil, puisque cette dernière se réveille maintenant toutes les nuits. Les parents ne dorment plus ensemble et ne s'entendent pas sur les mesures à prendre. En peu de temps, épuisés, complètement dépassés par ces manifestations, ils songent à consulter un spécialiste. Il était temps!

arfaitement adorables, ces enfants présentent des personnalités bien adaptées. Ces gamins, souvent désireux de plaire à leurs parents, n'ont rien d'anormal. «Les terreurs nocturnes sont peut être leur manière d'exprimer le stress»1. Les adaptations nombreuses que traverse l'enfant à ce stade de sa croissance, alors qu'il doit intégrer beaucoup de connaissances, faire de nombreux apprentissages et s'affirmer face à ses parents, peuvent être à l'origine des terreurs nocturnes.

Un enfant de 2 ou 3 ans devrait s'endormir seul, sans bouteille. L'utilisation d'un objet transitionnel (animal en peluche, poupée, etc.) pourra l'aider en ce sens. En vue d'établir de bonnes habitudes de sommeil chez l'enfant, posez d'abord les bases d'une saine hygiène du sommeil, en établissant un rituel préparatoire.

Choisir des activités calmantes en fin de journée, suivies d'un bain. Un temps de lecture et/ou un petit massage (très efficace surtout avec les tempéraments plus nerveux) préparent mieux au sommeil. Utilisez toujours la même formule pour signifier l'heure du dodo.

Voici celle que ma mère me disait et que je répète à mon tour «Bonne nuit, beaux rêves. À demain mon ange». Ces paroles, lorsqu'on les reprend soir après soir, ont le mérite de faire passer un message clair: c'est bel et bien l'heure de dormir. Aussi, il est important de coucher et de lever l'enfant à des heures régulières.

Que doit-on faire quand l'enfant a l'habitude de s'éveiller la nuit? Le docteur Lapierre suggère d'utiliser la méthode d'extinction douce amenant (bien graduellement) le parent à laisser patienter l'enfant (la méthode développe aussi la patience des parents), le faire attendre un peu plus chaque jour avant d'intervenir. Puis, l'intervention se vit un peu plus à distance jusqu'au moment où il devient possible de répondre verbalement à partir de sa chambre. Ne pas s'impatienter, résister à la tentation de punir ou frapper l'enfant. Cela n'aurait aucun effet positif, bien au contraire.

Plusieurs motifs évidents encouragent les parents à régler les troubles du sommeil de leur enfant: retrouver des nuits calmes et ininterrompues, préserver le peu d'intimité qu'il reste au couple et assister l'enfant troublé dans sa quête d'autonomie, puisque dormir seul fait partie des apprentissages que tout enfant doit intégrer pour devenir grand.

À ce jour, le monde du sommeil et des rêves demeure mystérieux pour les chercheurs qui observent et en questionnent le sens. Il est clair que plus on vit de stress, plus on a de chances de libérer en images le trop-plein du subconscient. Ce qui impressionne et habite le subconscient demeure difficile à départager chez les petits; le rêve, la réalité et l'imaginaire sont souvent confondus.

Il est préférable de dédramatiser les terreurs nocturnes plutôt que de les psychanalyser et de faire preuve de pragmatisme et de persévérance pour s'attaquer à ces problèmes de la vie quotidienne. Surtout, pas de culpabilité si vos interventions ont inculqué des mauvaises habitudes à l'enfant. Avec ténacité et courage, vous réussirez à coup sûr à donner à votre progéniture une saine hygiène de sommeil.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 17:26

image-de-la-vie-52-150x150

Techniques de relaxation en oncologie

 

OBJECTIFS

Acquérir des outils et techniques simples et efficaces afin d’aider et soulager le patient atteint de cancer. Les soins, les gestes et pensées positives sont ce qui maintient l’unité du corps ou le réunifie.

INTÉRÊTS DES TECHNIQUES DE RELAXATION EN ONCOLOGIE

Les situations anxiogènes rencontrées par le patient atteint de cancer sont multiples : contexte de diagnostic (biopsie, scanner, écographie….) d’attente de résultats, d’intervention chirurgicale, d’isolement, (curiethérapie, radiothérapie etc), d’actes invasifs (chimiothérapie, ponctions, pansements) et bien d’autres situations. Un certain nombre de patients atteints de cancer présente une détresse. Outre la confrontation à de nombreuses situations de stress, les malades atteints de cancer ont souvent à faire face aux effets secondaires et aux séquelles des traitements, dont on sait l’impact réel sur  leur qualité de vie.  50% des patients en cours de chimiothérapie rapportent des vomissements et 70 % font l’expérience de douleur sévère à un moment donné de leur maladie. Les personnes atteintes de cancer sont donc confrontées à de nombreuses situations problématiques, dans les registres physique,  psychique, affectif, cognitif, comportemental et social…

LA GESTION DE LA DOULEUR

Lorsqu’une partie du corps est douloureuse, l’attention est focalisée dessus, ce qui peut avoir tendance à l’exacerber…. Par le relâchement des tensions physiques et le lâcher prise mental…. La souffrance peut commencer à s’atténuer et laisser sa place à l’harmonie physique et mentale.
 

ATTEINTE DU SCHÉMA CORPOREL

Toute maladie représente une perte d’intégrité du corps, atteint dans l’une de ses parties ou de ses fonctions…. La pratique des exercices de sophrologie réhabilite le corps, donne la possibilité de se revaloriser en prêtant attention à ce qui va bien, ou ce qui est neutre dans la sensation.

  NAUSÉES ET VOMISSEMENTS

La pratique  d’exercices de relaxation très simple  permet de se sentir mieux.

INHIBITION ET DÉCOURAGEMENT

Se soigner ce n’est pas subir des soins, mais les intégrer dans un ensemble dynamique dont on est acteur.  Pratiquer les différentes techniques c’est participer à son niveau à la prise en charge de sa maladie et de son traitement.

PRÉSENTATION

Les techniques enseignées sont toutes d’un apport reconnu dans le stress, l’anxiété, la dépression, la gestion de la douleur, les dépendances et dans de nombreux problèmes de santé. A son rythme le patient découvrira ces différentes approches sur la sphère émotionnelle et leurs rôles dans son accompagnement sur son mal être physique et psychologique, peu accessibles aux voies médicales classiques.

La sophrologie comporte de nombreuses techniques comme, le training autogène de Schultz, la relaxation de Jacobson, la visualisation du Dr Simmonton, l’hypnose analgésique de Milton Erickson,  ainsi que l’Emdr  et bien d’autres encore.

THÈMES ABORDÉS

  • Réinvestissement du schéma corporel
  • Gestion des carences narcissiques
  • Gestion des angoisses, des émotions
  • Soutien du patient lors des examens médicaux, lors des actes invasifs…
  • Préparation à la chimiothérapie …
  • Gestion de la douleur
  • Aide à l’endormissement
  • Soutien sur l’inhibition, le découragement du patient.

 

 

 

 

Autoguérison, Psychisme et Cancer

 

 Tout d'abord j'aimerais vous rappeler quelques faits bruts, qui nous touchent quand même d'assez près. D'après ce qu'on appelle les épidémiologistes, les gens qui étudient le développement des maladies, une personne sur 4 est destinée à souffrir du cancer dans sa vie, ce qui n'est quand même pas très rassurant.

 

Une autre quasi certitude, c'est qu'il est probable que nous ayons le cancer plusieurs fois par jour.

 

Vous savez ce qu'est le cancer, c'est une cellule qui se met à se multiplier de façon déraisonnable et qui n'a plus ce qu'on appelle une inhibition de contact. Les cellules lorsqu'elles se développent, et touchent d'autres cellules, arrêtent de se développer bien sûr pour ne pas proliférer trop alors que ces cellules un peu folles, anormales, continuent à se développer.

 

Mais les défenses de notre corps, de notre système immunitaire, détruisent ces cellules mauvaises chez l'individu sain.

 

    En nous il y a une force qui peut activer ou freiner la maladie

 

J'aimerais vous rappeler d'ailleurs à ce propos une déclaration du président de la société américaine contre le cancer, le docteur Pintagraf, il y a quelques années, qui disait :

 

"J'ai personnellement observé des cas d'individus ayant réussi dans leur traitement à dépasser la maladie et à bien vivre pendant des années voire des dizaines d'années, mais qui devant une situation de choc émotionnel, par la suite, comme la mort d'un fils par exemple, une infidélité ou un chômage prolongé, ont connu une réactivation de leur cancer qui les mena à la mort.

 

Il y a des preuves établies de l'influence des états émotionnels sur la condition physique et la maladie. Aussi dans notre recherche sur la multiplication des cellules je souhaite de tout cœur que nous puissions élargir notre champs  de conscience pour y inclure la forte possibilité qu'à l'intérieur de notre esprit une force existe qui peut freiner ou activer l'évolution de cette maladie."

 

 Fortement impressionné par cette déclaration et par cette idée, un radiologue américain qui traite le cancer par des rayons, le docteur Simonton, s'est intéressé à ce domaine. Il a fait pendant de nombreuses années des travaux qui ont abouti à une méthode.

 

Il a étudié notamment ce qu'on va appeler les personnalités à cancer. Il semble qu'il y ait une typologie de la personne qui a le cancer.

 

Si on part du principe que ceux qui ont le cancer ont certains traits de leur personnalité qui sont caractéristiques, il semble d'une grande logique de penser qu'en faisant bien attention à ne pas avoir ces traits caractéristiques, on a moins de chances d'être atteint par ce problème.

 

Les caractéristiques des personnalités à cancer

 

Voici donc les caractéristiques des personnalités à cancer:

 

Première chose, elles ont une piètre image d'elles-mêmes, une piètre image de soi. Vous savez ce qui est l'image de soi, c'est une idée qu'on se fait de soi-même. Vous avez d'ailleurs un exercice sur le Cdrom du Club, qui permet d'améliorer son image de soi.

 

Une image de soi, c'est l'idée qu'on se fait de soi-même. Tout le monde a une image de lui au moins dans certains domaines qui peut être négative ou mauvaise.

 

Deuxième chose, le manque de buts, un manque de buts dans la vie, d'une façon générale.

 

Ce sont souvent des personnes qui n'ont pas d'objectifs dans la vie, ou pas suffisamment. Une des expériences les plus spectaculaires qu'on ait pu faire sur le cancer enfin plus exactement sur la leucémie, le cancer du sang, c'était avec des rats. On s'est aperçu que lorsqu'on mettait 2 rats mâles ensemble, il y avait une lutte entre les 2 rats pour avoir la suprématie, 2 rats atteints d'une leucémie. Ils passaient leur temps à se bagarrer et il n'avaient plus de leucémie.

 

En d'autres termes, brusquement ils se trouvaient certainement un but très précis. Ils exprimaient leur agressivité, ce qui peut être une autre raison.

 

La troisième chose qu'il a déterminée c'est qu'il y a une tendance à l'apitoiement sur soi. L'apitoiement veut dire aussi ne pas se sentir responsable, rejeter la responsabilité de cette maladie sur les autres, sur la fatalité, sur des tas d'autres choses.

 

Et puis, quatrième chose : un ressentiment permanent, c'est un peu lié à ce qu'on vient de voir, une incapacité chronique d'aimer les autres, une incapacité d'aimer les autres et de leur pardonner. Là on rejoint les enseignements philosophiques et spirituels séculaires.

 

Les caractéristiques de ceux qui sont atteints par un cancer et qui s'en sortent

 

Ce sont les résultats de la première étude qui a été faite, sur les personnes qui risquent plus d'être atteints par le cancer. Passons maintenant à eux qui sont atteints. Quels sont leurs caractéristiques?

 

Dans les personnes qui sont atteintes par cette maladie, il y a ceux qui en guérissent, qui tiennent le coup pendant des années et des années et il y a ceux qui sont emportés très vite.

 

Le Dr Simonton s'est aperçu qu'il y avait aussi là des caractéristiques psychologiques.

 

Ceux qui tiennent le coup ont, semble-t-il, une personnalité plus forte, ils ont une résistance au stress. Vous savez ce qu'on appelle le stress, un ensemble de stimuli qui créent à l'intérieur de nous une réaction d'alarme.

 

Imaginez que vous soyez dans une ambiance très bruyante ou qu'un danger vous guette : vous allez être stressé c'est à dire avoir une réaction de défense qui peut être démesurée par rapport à ce que vous avez.

 

Ils ont une bonne confiance en eux. On l'a déjà vu tout à l'heure, une bonne confiance en soi. Ils ont aussi, quelque chose d'intéressant, une flexibilité de leur système de croyance, c'est à dire qu'ils sont ouverts à des idées nouvelles.

 

Ils ont plus de tolérance, ils sont plus autonomes, ils ont moins besoin de relation interpersonnelle, cela rejoint un petit peu l'autonomie.

 

Les caractéristiques de ceux qui sont atteints par un cancer et qui ne s'en sortent pas

 

Alors, évidemment les autres, c'est l'inverse, c'est à dire une personnalité plus faible, une faible résistance au stress, brusque décompensation devant le stress, une confiance en soi qui décline très rapidement, un système de croyance plus rigide, une forme d'intolérance et un certain besoin des autres.

 

Ce qui est intéressant dans les travaux de Simonton c'est que cela s'applique à cette maladie, mais que d'une façon générale ça s'applique à toutes les maladies notamment à toutes les maladies psychosomatiques. C'est d'un intérêt général.

 

Alors, première conclusion donc, voilà les données et c'est en développant un certain nombre de capacités, son image de soi, en ayant des buts, en étant capable d'aimer et de pardonner, en développant sa résistance au stress, etc., qu'on a moins de chance d'être atteint par cette maladie ou par d'autres types maladies d'ailleurs.

 

Alors il a mis au point une méthode qu'on pourrait dire de psychothérapie en quelque sorte pour aider ses patients à s'en sortir et il atteint des résultats tout à fait spectaculaires.

 

La maladie et comment on la voit

 

Il y a plusieurs facteurs qu'il traite avec sa méthode. C'est, première chose, la maladie et comment son malade la voit.

 

Le deuxième facteur, c'est le traitement et là aussi, comment le malade voit ce traitement.

 

Troisième facteur, c'est la capacité de guérir et comment le malade voit cette capacité de guérir

 

Le Dr Simonton a noté en fait que pour la plupart des malades, la maladie, le cancer tout particulièrement, la maladie, c'est quelque chose de très puissant, il n'y a rien à faire.

 

Ils ont souvent autour d'eux des exemples négatifs qui viennent renforcer ces croyances et surtout il y a souvent à propos de la maladie une idée d'autopunition c'est à dire qu'ils se trouvent des raisons d'avoir cette maladie qui les a punis de telle ou telle chose.

 

Donc, comme ils considèrent souvent que c'est une punition, le traitement doit être, c'est normal, douloureux. Une punition engendre la douleur, le traitement est conçu comme nuisible et le patient se voit comme une victime.

 

En ce qui concerne sa capacité de guérir, souvent il se voit incapable de guérir. Il y a un côté diabolique dans le développement de la maladie.

 

Un contre-système d'idées saines

 

Donc voilà le système de croyance du malade habituel. Simonton a donc développé un contre-système en développant les idées saines suivantes:

 

La cellule cancéreuse est une cellule très faible qui est détruite normalement par des organismes sains. Vous savez que si on injecte des cellules cancéreuses dans un organisme sain, elles sont éliminées.

 

Donc, il faut bien comprendre que ce n'est pas quelque chose de terrible et de très fort qui va annihiler obligatoirement la personne mais qu'au contraire les cellules cancéreuses sont très faibles.

 

Deuxième chose, le traitement est bénéfique, les effets secondaires ne sont pas du tout nécessaires. Dans le cas du cancer ce sont des vomissements, la perte des cheveux, etc. etc.. Il y a certainement des effets secondaires qui sont normaux mais on voit dans de nombreux cas qu'il n'y en a pas.

 

Ce sont souvent des cas de gens qui ne s'attendent pas à des effets secondaires et la plupart des patients de Simonton n'ont pas d'effets secondaires.

 

Et en ce qui concerne la capacité à guérir les systèmes de guérison des patients sont très forts et ils sont capables d'éliminer tout ce qui est défectueux.

 

Changer le système de croyance du patient

 

Donc, l'idée du Dr Simonton est de changer le système de croyance du patient.

 

Il explique d'abord à son patient ce qu'est la maladie. Il lui demande de se poser les questions suivantes:

 

Ce sont des questions qui peuvent se poser à propos de toute maladie.

 

La première question, c'est : pourquoi est-ce cette maladie ?

 

La sous-question c'est : à quoi me sert-elle ? C'est ainsi qu'on se rend compte que dans le cas du cancer il y a de très nombreux cas de personnes qui trouvent dans la maladie le seul moyen d'avoir de l'affection et qu'on s'occupe d'eux très fréquemment.

 

Mais il y a quantité d'autres raisons bien sûr. Et ces 2 questions peuvent s'appliquer aux maladies comme aux accidents.


 

Cette idée est très insupportable pour les malades ou pour les accidentés, car il est beaucoup plus facile de rejeter les difficultés - sur la société par exemple - que d'en prendre la responsabilité. C'est notamment un système de pensée qui est de plus en plus développé par notre société.

 

Si on a pas de travail c'est parce que la société n'en fournit pas, si on ne réussit pas, c'est la faute des autres. Si on n'est pas heureux, c'est la faute des autres aussi. C'est un système de pensée qui se développe beaucoup.

 

Dans un premier temps on commence, en posant la première question, par donner des tas de raisons extérieures.

 

Ensuite, en disant à quoi me sert-elle, on ressent ce qui est en soi.

 

Visualiser les effets de la thérapie

 

Ensuite en ce qui concerne la thérapie, prenons le cas du cancer, Simonton fait visualiser la thérapie sous forme de rayons, il fait visualiser sous forme de petites balles d'énergie qui frappent toutes les cellules.

 

Les cellules saines se réparent puisqu'elles ont la capacité de se réparer alors que les cellules cancéreuses sont faibles et incapables de se réparer meurent.

 

Quand il s'agit de chimiothérapie, il fait visualiser le processus suivant : le poison, (on injecte un poison dans le sang qui affecte les cellules saines qui sont capables de s'en remettre alors que ça tue les cellules cancéreuses qui sont ensuite éliminées par les leucocytes) tue les mauvaises cellules.

 

En troisième phase, les leucocytes emportent et éliminent ce qui ne va pas. Simonton dit : "On accepte le fait que quand on se coupe ça se répare et il suffit de projeter cette idée sur tout autre processus de guérison, d'accepter aussi cette idée".

 

Il fait faire cela sous forme de méditation, c'est à dire sous forme d'exercice avec une petite relaxation. Vous pouvez vous procurer un CD audio avec cet exercice. 3 fois par jour, jamais plus de quinze minutes car sinon il risque d'y avoir une sorte de compensation: on est tellement bien dans cet état de relaxation qu'on peut s'y complaire.

 

Cela se fait 3 fois par jour, moins de 15 minutes avant le petit déjeuner, dans l'après-midi et le soir avant de se coucher et cela peut s'appliquer à toute maladie.

 

Pendant l'exercice, visualisez des objectifs, c'est à dire visualisez ce que vous recherchez sous une forme symbolique.

 

Précautions à prendre

 

Le seul gros problème du système Simonton, c'est qu'il y a toute une gamme de gens qui ne sont pas ouverts à ces idées, qui ne veulent pas pratiquer les exercices.

 

Evidemment, ajoute le Dr Simonton, si on ne pratique pas les exercices, ça ne marche pas.

 

Le Dr Simonton surveille ses patients. Si la maladie régresse alors c'est très bien et il dit : continuez. Si la maladie s'accroît et cela peut arriver pour la raison suivante:

 

Quelquefois les patients au lieu de visualiser le cancer comme très faible et étant éliminé par le corps profitent de cet état de relaxation pour se laisser partir à leurs fantasmes négatifs.

 

Moralité: ils accélèrent le processus. Et donc lorsque la maladie au lieu de régresser se développe. Il faut être attentif et bien contrôler son imagerie mentale.

 

La façon dont on visualise la représentation symbolique de l'attaque de la maladie etc. est laissée libre. Par exemple, il y a des patients qui voient le cancer comme un gros animal, d'autres qui le voient comme des petites boules qui roulent, d'autres qui le voient comme un combat entre les cow-boys et les indiens, d'autres enfin qui voient de l'eau qui arrachent les mauvaises cellules ou bactéries comme de la mauvaise herbe, etc. Il suffit de se représenter symboliquement le processus de guérison sous des formes très différentes.

 


Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:31

 

MOTS CLES

 

MOTS CLES :  GLOS51238682

L’auteur s’est attaché, dans cet ouvrage destiné au grand public, à ne pas employer des mots dont le sens est mal défini et peu utilisé par les lecteurs. Sou­cieux de mettre les connaissances de la psychologie, de la psychanalyse et de la psychiatrie à la portée de chacun, ce glos­saire sert de rapide point de repère et permet, au fil de la lecture, d’éclairer le texte.

Accompagnement sophronique : dans un état sophronique, état de conscience différent de l’état de veille ; le sophrologue  est un accom­pagnateur. Il aide le sujet en induisant  un état de détente ou lui suggère un sentiment de confiance , d’estime de soi. Avant la séance d’induction, il a préparé avec le sujet un scénario d’anticipation d’un événement significatif : la réussite d’un examen, un entretien d’embauche, une opération. La séance  de visualisation au bord du sommeil aura un impact bénéfique sur l’inconscient du sujet et lui permettra de vivre au mieux de ses possibilités l’événement anxiogène.

Affect : désigne un ensemble d’émotions en réaction à certaines situations traumatiques. Terme utilisé par Freud : l’affect se transforme en angoisse  lors du refoulement d’une représentation psychique dans l’inconscient.

Activation intrasophronique : elle se fait au niveau sophro-liminal, dans un état de conscience sophronique ; c’est un ensemble de procédés utilisés pour que le sujet développe son projet, soit pour accepter un événement, soit pour travailler un comportement ou revivre une scène passée.

Analysant : sujet qui est en train de suivre une analyse menée par un ana­lyste.

Analyse transactionnelle (at) : théorie et pratique de travail sur les rela­tions humaines, mises au point par Eric Berne en 1960. Elle s’attache à mettre au jour les différents aspects des situations manquées pour les ré­soudre plus harmonieusement. Chaque être humain en fonction des circonstances développe trois états du moi : parent, adulte, enfant ( PAE) . Ce sont les communications de ces trois états pour chacun d’entre nous qui influencent les communications  dites aussi « transactions » entre les êtres humains.

Analyste : thérapeute qui analyse en profondeur, dans les couches in­cons­cientes de la personnalité, les causes des actions du sujet et de ses trauma­tismes. Un analyste a suivi au préalable une analyse didac­tique. L’étude de l’inconscient comme réservoir des pulsions est impliquée dans le travail analytique.

Anamnèse : ensemble d’informations fournies par le sujet qui consti­tuent la base de la première consultation et qui se poursuivent au cours des séances. L’histoire de la vie dont le sujet nous restitue la mémoire , consciemment ou à son insu.

Anima : selon la théorie de Carl Jung, la part féminine qui existe dans la psychologie de l’homme, inconsciente.

Animus : selon la théorie de Carl Jung, la part masculine qui existe dans la psychologie de la femme, inconsciente qui se découvre dans les symboles, les archétypes de l’inconscient collectif.

Anorexie mentale : refus plus ou moins systématique de s’alimenter. Pathologie grave , trouble de la personnalité.

Archétype : Carl Jung parle d’archétypes comme de « modèles » pre­miers qui structurent l’inconscient collectif de chaque individu et que l’on retrouve dans les mythes, les religions et l’art.

Bioénergie : la bioénergie créée par Alexander Lowen vise à libérer l’énergie vitale des blocages physiques engendrés par l’angoisse. Les traumatismes de l’enfance dus au refoulement sexuel ont construit une cuirasse musculaire et mentale chez l’individu que la thérapie corporelle va assouplir.

Boulimie : dérèglement alimentaire au cours duquel le sujet ingurgite de la nourriture, souvent par crises. Trouble de la personnalité. Pathologie.

Ça : selon la théorie de Sigmund Freud, le ça est le réservoir de pulsions in­cons­cientes, dynamiques, incontrôlables ; il forme la base de notre psychisme. Il est gouverné par le principe de plaisir, il n’a pas la notion du temps.

Catharsis : Ce terme vient d’Aristote. Expression d’une décharge émotionnelle qui survient après la représentation d’une scène traumatique qui avait été conservée dans l’in­conscient et qui surgit au cours d’une séance d’analyse. La catharsis peut li­bérer le sujet de son angoisse.

Censure : Terme freudien. La censure empêche les pulsions d’arriver à la conscience lesquelles  sont alors refoulées dans l’inconscient et se retrouvent dans les symptômes névrotiques, les actes manqués, les lapsus, les rêves (voir la 2ème topique de Freud).

Chakra : mot sanscrit qui signifie roue ; les chakras représentent des lieux énergétiques du corps.

Complexe : mot utilisé d’abord par Carl Jung. Dans son optique, le complexe est un ensemble, qui n’a rien de pathologique, de senti­ments, de désirs, de re­présentations qui s’organisent plus ou moins consciemment et qui détermi­nent une personnalité. Ce mot a été em­ployé ensuite par Sigmund Freud pour caractériser une étape du dé­veloppement de l’individu : le complexe d’Œdipe et le complexe de castration sont les plus fréquents dans l’utilisation freu­dienne.

Conditionnement : ensemble de comportements associés qui créent une nouvelle conduite.

Conscience sophronique : conscience différente de la conscience ordi­naire. C’est un état que le sujet connaît dans une séance de sophrolo­gie et qu’il dé­veloppe au cours des séances successives pour l’atteindre le plus rapidement possible. Il peut se trouver en état so­phronique chaque fois qu’il en a besoin : c’est un état de conscience qui précède l’endormissement, mais qui s’accom­pagne d’une hyper­-vigilance  concernant les sensations du corps et la présence de soi au monde.

Culpabilité : sensation d’avoir commis une faute réelle ou imaginaire, consciente ou inconsciente. La maladie aurait pour effet inconscient d’annuler la faute.

Cuirasse : rigidité musculaire et caractérielle qui peut être acquise ou innée et qui révèle une angoisse et un mal-être plus ou moins caracté­risés ( Théorie de Wilhelm Reich, inventeur de la végétothérapie).

Désophronisation : technique de retour dans le monde de la vigilance, au ni­veau de la conscience ordinaire. C’est l’étape nécessaire à la fin d’une so­phronisation.

Diagnostic : identification d’une maladie à partir des symptômes. Dans un sens plus large, c’est le jugement porté sur un événement ou une situation donnée.

Empathie : écoute particulière, prenant en compte autrui d’une ma­nière in­tuitive. Cette écoute privilégiée permet une certaine symbiose avec l’interlo­cuteur, mais elle ne peut en aucun cas être totale. Dans une relation d’aide, l’empathie n’exclut pas l’examen analytique d’une situation donnée.

Eros : Dieu grec de l’amour. Chez Sigmund Freud, Eros désigne l’en­semble des pulsions de vie, sexualisées, qu’il faut pourtant distinguer de la sexualité génitale de l’adulte.

Ethique : fondement de la morale. Ensemble des valeurs de la civilisa­tion.

Fantasme : dans le sens premier, utilisé par Sigmund Freud, le fan­tasme est la représentation plus ou moins déguisée d’un désir plus ou moins incons­cient. Il est l’effet d’un désir archaïque inconscient qui chercherait à se réali­ser dans les rêves, les actes manqués, les lapsus, et dans les choix vitaux du sujet. Jacques Lacan insiste sur la fonction du fantasme : il couvre la surface du réel, il protège le sujet du réel, ce sur quoi il bute.

Fonctionnel : relatif au fonctionnement. Par exemple, le trouble fonc­tionnel de l’appareil digestif est la perturbation dans son fonctionne­ment, sans qu’il y ait une atteinte de l’organe proprement dit : l’esto­mac ou l’œsophage qui font partie de cet appareil. L’atteinte de l’organe donnerait un trouble organique.

Gestion mentale : ensemble de techniques mises au point par Antoine de La Garanderie dans le but d’utiliser au mieux le fonctionnement de notre cer­veau et de développer les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.

Grounding ou enracinement : exercice préconisé par la bioénergie de Alexander Lowen; le sujet cherche à faire corps avec le sol, à s’ancrer pour développer une force en soi, une énergie.

Hara : en japonais, ventre, point d’énergie, placé deux doigts au-des­sous du nombril et en profondeur. Centre énergétique particulière­ment utilisé dans les exercices de respiration sophronique abdominale et dans la relaxation dyna­mique du troisième degré de A.Caycedo.

Hystérique : structure de la personnalité caractérisée par l’incapacité de sa­tisfaire son désir. L’hystérie revêt deux formes : l’une dépressive, où le sujet se vit comme étranger au monde, l’autre où le sujet s’exté­riorise avec théâtra­lité. (Terme abandonné par le DSM-IV remplacé par histrionisme)

Idéal du Moi : issu du narcissisme primaire de l’enfant, l’idéal du Moi se constitue à partir d’identifications successives qui peu à peu créent un modèle.

Image réflexe : image évoquée et retenue par le sujet dans l’exercice de so­phronisation comme image positive puis, par conditionnement, elle surgit dans le mental du sujet. Elle sert d’écran visuel, elle aide le su­jet à évacuer des images stressantes et à neutraliser des situations dif­ficiles à vivre.

Imaginaire : mot utilisé par Jacques Lacan qui signifie le rapport à l’image. Toute relation à l’autre est imaginaire, car elle est rapport à l’image de l’autre, et l’image est toujours un leurre.

Inconscient : Sigmund Freud a été le découvreur de l’inconscient. L’incons­cient englobe tout ce qui ne peut accéder à la conscience. Pour l’analyste, l’inconscient est un savoir qu’il y a lieu de décrypter.

Inconscient collectif : pour Carl Jung, l’ensemble des mythes, les contes et les légendes forment l’héritage spirituel de l’humanité. Ce réservoir est utilisé plus ou moins par chaque individu, en particulier dans les rêves et les formes artistiques.

Introspection : observation par le sujet lui-même de ses états de conscience, de sa vie intérieure.

Kinesthésie : perception consciente de la position du corps et de ses sensa­tions physiques.

Latence : temps d’arrêt dans l’évolution sexuelle de l’enfant depuis l’âge de cinq ou six ans jusqu’au début de la puberté.

Libido : énergie sexuelle, pour Sigmund Freud. La libido prend sa source dans les zones érogènes  que le petit d’homme investit au cours de son développement. La libido se déplace sur des objets d’investissement . On parle de libido du moi et de libido d’objet  (extérieure au moi ). Carl Jung désigne ainsi l’énergie psychique, en général tendue vers un but.

Mentisme : trouble plus ou moins passager de la pensée qui consiste à ne pas pouvoir arrêter la formulation intérieure des pensées, généra­lement négatives.

Moi : le Moi se constitue dès la petite enfance. Il réalise une médiation entre les pulsions du ça et les règles du surmoi. Le développement de la personna­lité prend en compte la possibilité pour le Moi de se char­ger de la direction du sujet. Il est le pôle défensif de la personne, pris entre trois pouvoirs : celui du çà, du sur-moi et de la réalité extérieure. Il est gouverné par le principe de réalité qui s’oppose au principe de plaisir du ça.

Narcissisme : amour que le sujet se porte à lui-même ; il est dit pri­maire chez le nourrisson, pour qui il n’existe encore aucune relation à un « objet ». Il est nécessaire et structure le sujet. Dans le narcissisme primaire, le nourrisson est dans un phase auto-érotique. Dans le narcissisme secondaire, le sujet investit l’objet de son désir qui est l’image de lui dans le miroir.

Névrose : affection mentale pathologique dont le sujet est conscient, mais dont il est impuissant à se débarrasser. La névrose n’atteint pas les facultés intellectuelles du sujet.

Niveau sophro-liminal : terme qui désigne les limites diffuses entre les ni­veaux de sommeil et les niveaux de veille. Il est utilisé avec effica­cité pour tout travail mental qui renforce la personnalité et protège contre les agres­sions.

Niveaux de conscience : la conscience varie chez tous les êtres humains. La sophrologie entend étudier les niveaux de conscience pour les maî­triser : se­lon l’école de sophrologie d’Alfonso Caycedo, on distingue les niveaux de veille attentive, de veille, le niveau sophro-liminal (zone privilégiée pour l’activation intra­sophronique), de sommeil, de coma et de mort.

Objet : en psychanalyse, la notion d’objet revêt un sens précis : c’est ce vers quoi tend la pulsion. Ce peut être un objet au sens ordinaire ou une personne ou son propre corps.

Œdipe : héros légendaire qui inspira à Sophocle, auteur grec du ve siècle av. J.-C., deux tragédies. Le complexe d’Œdipe fut analysé par Sigmund Freud, il concerne l’ambivalence des sentiments à l’égard des parents.

Paranoïa : psychose caractérisée par un délire construit et systématisé. Il n’y a aucune détérioration des facultés intellectuelles et de la vo­lonté. Cependant, les jugements et les perceptions d’autrui et des événements de la vie sont altérés. Les délires de jalousie, de revendi­cation, de persécution sont les plus reconnaissables.

Phénoménologie : courant philosophique inauguré par Hegel (1770-1831) qui développa les différentes étapes de la conscience humaine au cours de l’histoire de l’humanité. Husserl (1859-1938) ne s’occupe que du phéno­mène : ce qui apparaît, ce qui est vécu, ce qui est là, ici et maintenant ; cette méthode de pensée met entre parenthèses les questions fondamentales que posent les raisons et les causes de l’exis­tence. Citons d’autres philosophes cé­lèbres qui centrent leur pensée sur la « présence au monde », la présence « avec » le monde et les im­plications sur le vécu de la conscience d’« être « : Heidegger (1889-1976), Biswanger (1881-1966) qui est le maître à penser d’Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie.

Placebo : produit inactif que l’on substitue à un médicament pour étu­dier les effets du psychisme de l’individu ; on parle d’effet placebo, ef­fet psycholo­gique qui s’ajoute à l’effet réel du médicament, qui en augmente la puis­sance.

Plexus solaire : centre du système sympathique. Il est formé de sept gan­glions nerveux ; c’est un relais entre le corps et le cerveau. On le situe entre l’estomac et la colonne vertébrale. Il est ressenti entre le nombril et la partie inférieure du sternum. Cette zone est douloureuse sous la pression quand le sujet est anxieux.

Position orthostatique : le sujet est debout, dans une position d’équi­libre, les jambes légèrement écartées, les pieds sont dans l’alignement des épaules.

Programmation neurolinguistique (pnl) : technique de comportement, mise en place par deux chercheurs, John Grinder et Richard Bandler, dans les années soixante-dix, en Californie. Nous sommes program­més. Notre sys­tème de pensées est lié à des influx nerveux. Le chan­gement de vie implique un changement de pensées, une reprogram­mation des messages pour mieux fonctionner et mieux communiquer.

Psychanalyste : la prise de conscience de ce qui a été refoulé dans l’in­cons­cient est le but de la psychanalyse. Le premier psychanalyste est Sigmund Freud (1856-1939), le disciple dissident Carl Jung (1875-1961). Karl Abra­ham (1877-1927), Melanie Klein (1882-1960), Donald Woods Winnicott (1896-1971), Jacques Lacan (1901-1981), Anna Freud (1895-1982), Fran­çoise Dolto (1908-1988), Bruno Bettelheim (1903-1990), Daniel Lagache (1903-1972) figurent parmi les psychanalystes les plus réputés.

Psychiatre : médecin spécialiste qui étudie et traite les maladies men­tales notamment avec des médicaments.

Psychologue : spécialiste qui étudie les faits psychiques. Il recourt à la mé­thode expérimentale, aux statistiques, aux tests, pour étudier le comportement humain, les réactions de l’individu et du groupe so­cial. Généralement, il complète ses investigations par une écoute per­sonnelle et donne des conseils pour améliorer la situation du sujet étudié.

Psychoplastie sophronique : technique utilisée en sophrologie pour un ma­lade. Il apprend à visualiser une réparation physique en parlant à son corps pour l’aider à se reconstituer. Elle est très utilisée pour les malades cancéreux et les opérés.

Psychose : trouble grave de la personnalité, qui change la perception et la compréhension du monde. Elle désorganise le comportement social alors que le sujet n’en a pas conscience.

Psychosomatique : qui concerne à la fois l’âme et le corps. Un conflit d’ordre psychique peut affecter un organe ; le patient souffre d’une maladie psychosomatique bien réelle.

Psychothérapeute : thérapeute qui utilise des moyens psychiques et dont l’entretien est fondé sur une relation duelle, liée à un transfert plus ou moins accentué.

Psychothérapie : techniques psychologiques pour rétablir l’équilibre af­fectif d’une personne. Les psychothérapies utilisent des moyens psy­chologiques pour traiter un trouble psychosomatique ou un problème de comportement. Face à une psychanalyse utilisant un rituel rigou­reux, il existe des variantes de thérapies recouvrant une diversité de pratiques dont aucune n’est une pa­nacée. La psychothérapie peut être directive, elle peut faire appel à la sugges­tion ou au raisonnement ; elle peut être également non directive et se centrer sur le « client », sans aucune intervention du thérapeute. On distingue les psycho­thérapies cognitives, comportementales et d’apprentissage qui visent à orienter le sujet vers une prise de conscience rationnelle de ses com­porte­ments pathologiques.  Les unes sont centrées sur le problème et d’autres sur la solution.

Pulsion : terme psychanalytique, force qui vise à réduire une ten­sion grâce à la satisfaction d’un objet. Dans  la deuxième théorie des pulsions de Freud ( 1920) distinction entre les pulsions de vie (auto-conservation et sexualité) et pulsions de mort , de destruction. ( Eros et Thanatos)

Réel : dans un sens ordinaire, c’est ce qui existe effectivement par rap­port à ce qui est imaginaire. Dans un sens philosophique, ce qui est réel peut être ce qui se présente à l’esprit comme donnée de connais­sances, matière à ré­flexions. Le réel est une catégorie lacanienne de la pensée . Il ne peut être symbolisé.

Réflexe conditionné : le réflexe est une réaction très rapide, inconsciente et involontaire. Il peut être conditionné à une intervention extérieure, par ap­prentissage et répétitions. Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) est le père des réflexes conditionnés. Ses travaux sur la digestion et la « sécrétion psy­chique », ses expériences sur le chien lui ont valu le prix Nobel en 1904.

Relaxation dynamique : technique de sophronisation, particulièrement inté­ressante en groupe, apportant une profonde détente et un senti­ment de libéra­tion ; elle est essentiellement dynamique, en ce qu’elle est un facteur d’évo­lution. Alfonso Caycedo a adapté quatre degrés, en s’inspirant des techniques orientales de méditation et d’exercices mentaux du Hatha yoga, du boud­dhisme et du zen.

Schéma corporel : il comprend les sensations transmises aux centres ner­veux, la connaissance du corps, sa forme, son volume, la position des seg­ments du corps, l’expérience du corps limité, l’image du corps constituée à partir des impressions. La sophrologie vise à faire prendre conscience de son schéma corporel, à l’accepter et à l’intégrer comme réalité dans la représenta­tion de soi.

Schizoïde : se dit d’une constitution mentale, caractérisée par le repli sur soi.

Schizophrénie : psychose caractérisée par une dissociation d’avec le monde extérieur. L’atteinte du langage traduit le désordre de la pen­sée. On la ren­contre souvent chez des adolescents dont la vie intellec­tuelle est riche, mais dont les relations affectives sont pertur­bées. La relation au corps est perturbée. Le malade vit son corps morcelé.

Sexualité : tout un ensemble d’activités et d’excitations, du nourrisson à l’a­dulte, qui apportent un plaisir lié à la satisfaction d’un besoin physiologique fondamental : la respiration, la faim, l’expression. Dans un sens plus répandu, la sexualité dépend du fonctionnement de l’appareil génital.

Signe-signal : c’est le signe retenu par le sujet, lors d’une séance de so­phro­logie, pour susciter par conditionnement réflexe le calme désiré à l’arrivée d’une poussée d’angoisse ou d’une crise d’asthme.

Signifiant : forme concrète, perçue ou produite soit par l’écriture, le dessin, soit par la voix ou tout autre support. La forme est opposée au contenu, au sens du message, qu’on appelle le signifié. Le message comporte donc un si­gnifié et un signifiant.

imonton (technique de) : technique mentale d’autodéfense qui déve­loppe les forces de réparation. Mise au point en Californie pour lutter contre le can­cer, la visualisation des globules blancs augmente les ca­pacités de guérison.

Soi : centre énergétique de la psychologie consciente et inconsciente, c’est la source de la psyché selon le processus d’individuation analytique de Carl .G. Jung. Le soi apparaît dans les symboles, dans la méditation ou dans les rêves. Les mandalas tibétains qui ont des formes concentriques et servent de support à la méditation sont une représentation du cosmos et du monde intérieur : le soi.

Sophro – acceptation progressive : après la phase de relaxation, le sophro­logue continue la séance de sophrologie au niveau sophro -liminal et demande au sujet de se représenter dans un avenir proche, dans une situation précise qui lui est personnelle, et ceci dans une perspective dynamique et positive. Cette technique est très utilisée pour aider le sujet à vivre une situation qui lui pose problème : il vit la situation qu’il doit réussir.

Sophro-analyse : le sujet est en état sophronique et, avec son plein ac­cord, le sophrologue l’accompagne dans une démarche analytique. La sincérité du sujet, l’utilisation de l’association libre permettent de me­ner à bien une so­phrologie découvrante qui éclaire les conflits de l’inconscient. Cette tech­nique ne peut être menée que par un sophro­logue ayant suivi une analyse didactique.

Sophro-anamnèse : c’est une variante de l’anamnèse. Elle est conduite en état sophronique ; le sujet, parfaitement détendu, livre les images en relation avec son passé, qui lui viennent à l’esprit. Ces informa­tions qui étaient comme oubliées resurgissent à l’insu du sujet et complètent ainsi la connais­sance en profondeur qu’il a de son par­cours. Le sophrologue conduit cette anamnèse en s’appuyant sur les informations déjà données dans une anam­nèse qui a eu lieu en état de vigilance.

Sophro-correction sérielle : le sujet désire supprimer une phobie ou atté­nuer son angoisse dans une situation précise. Le sophrologue dé­coupe la situation en séquences et aide à vivre toutes ces séquences avec le maximum de confort. Il utilise abondamment les sensations et les images positives que le sujet a développées dans les séances pré­cédentes pour corriger au fur et à me­sure les sensations et les images négatives. Ils vivent ensemble la situation qui perd, au fil des répéti­tions, sa coloration affective pénible.

Sophro-liminal : se dit du niveau de conscience particulier que l’on at­teint grâce à la sophronisation. Il se situe au bord du sommeil. On parle aussi d’une zone sophro-liminale qui se situe à ce niveau, elle est perçue comme un espace intérieur dans lequel le sujet peut se maintenir avec un peu d’expé­rience, sans s’endormir. C’est cette zone privilégiée qui, lorsqu’elle est bien maîtrisée, permet un travail en profondeur soit de visualisation positive, soit d’anticipation de l’ave­nir, de mémorisation d’une scène antérieure, de correc­tion d’un geste précis, dans une pratique sportive par exemple.

Sophrologie : le Petit Dictionnaire Larousse fait dériver le mot du grec sôphron, sage, et donne cette définition : méthode visant à dominer les sen­sations douloureuses et de malaise psychique par des techniques de relaxa­tion proches de l’hypnose. La sophrologie elle-même se dé­finit ainsi : étude de la conscience humaine et de ses modifications par des moyens physiques, chimiques et psychologiques. Ethymologiquement, le mot sos-phren-logos si­gnifie « la science de l’es­prit harmonieux ».

Sophrologie recouvrante : ensemble des techniques qui visent à calmer le patient et à recouvrir l’angoisse plutôt qu’à découvrir les causes des symp­tômes ; sur ce dernier point, la sophrologie utilise des tech­niques décou­vrantes telle que la sophro-analyse.

Sophrologue : praticien qui fournit des méthodes précises pour maîtri­ser les sensations douloureuses, le malaise psychique, le stress. Il ap­prend au so­phronisé une technique pour améliorer ses performances physiques, intellec­tuelles, mentales, et acquérir une sérénité inté­rieure.

Sophromnésie : le sujet est placé au niveau sophro-liminal et recherche des situations, des émotions, des images qui font partie de sa vie et qui ne sont pas accessibles dans la conscience ordinaire.

Sophronisation : technique qui permet de modifier la conscience du su­jet, de le placer d’un niveau de conscience ordinaire à un niveau proche du sommeil.

Sophronisation de base : c’est le premier exercice de sophrologie où le su­jet, grâce à la respiration abdominale et à la suggestion du sophro­logue, atteint le niveau sophro-liminal, proche du sommeil, après un relâchement de tout le corps.

Sophroniser : faire une sophronisation ; le sophrologue sophronise un sujet qui devient sophronisé.

Sophro-respiration synchronique : respiration abdominale et calme que l’on utilise au niveau sophro-liminal. Le sujet contrôle parfaitement sa respi­ration et associe à l’expiration un mot ou une phrase ou même une image précise ou un geste.

Sophro-substitution sensorielle : au niveau sophro-liminal, le sujet ap­prend à changer une sensation de douleur et à la remplacer progres­sivement par une sensation de chaleur ou de froid, selon le besoin.

Stade : selon la théorie de Sigmund Freud, le stade est la phase de l’évolution de la libido. Freud en distingue quatre : le stade oral lié au plaisir de la bouche, la succion et la morsure, l’incorporation en sont les éléments ; le stade anal et sadique-anal, entre deux et quatre ans, qui donne la primauté à la zone anale érogène : le plaisir de la des­truction et la valeur du don en sont les éléments importants et l’apprentissage du non ; le troi­sième stade est le stade phallique, entre deux et trois ans, qui donne toute la valeur aux organes génitaux : il est sous le signe de l’angoisse de la castration et du complexe d’Œdipe ; ensuite vient une période de latence qui sera suivie du stade génital, à la puberté, qui dé­termine la forme de sexualité adulte.

Sublimation : processus psychique inconscient qui opère une conver­sion de l’énergie de la libido vers un but non sexuel et permet l’ac­complissement des œuvres culturelles et sociales. La création artis­tique est une sublimation de la libido.

Surmoi : Sigmund Freud distingue trois instances de la personnalité : le Moi, le ça et le surmoi. Ce dernier est, à l’égard du Moi, le juge et le censeur, il représente les interdits parentaux ; c’est l’héritier du com­plexe d’Œdipe. Il s’enrichit des apports de la culture et véhicule la tradition, il est formé de commandements intériorisés, il se situe sur le plan de la parole. Pour Lacan , il est le lieu du Phallus . C’est aussi le lieu des identifications qui sous-tendent l’idéal du Moi.

Symbole : le symbole, dans son sens le plus général, est un signe qui repré­sente un concept ou une chose grâce à un rapport d’analogie. Pour Sigmund Freud, le symbole dans le rêve a une relation avec le désir refoulé.

Symbolique : Jacques Lacan oppose le symbolique, le réel et l’imagi­naire ; le symbolique est une fonction complexe qui fait de l’homme un animal régi par le langage. La fonction symbolique de l’homme est attestée depuis la préhistoire par des monuments et des signes, que ce soient les tumulus ou les premières écritures. Est symbolique ce qui manque à sa place ; la parole a une portée symbolique puisqu’elle est le meurtre de la chose, elle remplace ce qui est absent.

Symptôme : le mot grec veut dire coïncidence ; le symptôme est un phéno­mène subjectif qui s’oppose au phénomène objectif ; il révèle un trouble fonctionnel, c’est l’indice.

Synesthésie : littéralement, sensations simultanées, association sponta­née par correspondance de sensations.
Technique autoscopique : se dit d’une technique utilisée par le sujet pour se mettre à l’écoute de ses organes dans le but d’une exploration in­time afin d’aider le diagnostic.

Technique conditionnée : c’est une technique qui utilise le signe-signal et le réflexe conditionné selon les observations d’Ivan Petrovitch Pavlov.

Terpnos logos : termes grecs qui signifient « parole sereine « ; les Grecs connaissaient la valeur thérapeutique de la voix. Alfonso Caycedo définit ainsi le terpnos logos : c’est la forme verbale basée sur la per­suasion et le ton harmonieux avec lesquels le sophrologue dirige la sophronisation. Il est plus ou moins utilisé selon les techniques.

Thanatos : mot grec qui signifie « mort ». Sigmund Freud découvre  la pulsion de mort, symétrique de la pulsion de vie. En 1920 « Au-delà du principe du plaisir »C’est une pulsion auto- destructrice que l’on désigne par ce terme.

Transfert : la méthode de recherche analytique implique une relation duelle intense entre le sujet ou analysant et l’analyste, que l’on nomme transfert. Le sujet revit des situations infantiles, avec des sen­timents de haine et d’amour, comme si elles étaient présentes. Le transfert qui structure la cure analytique a une double fonction : une résistance qui est le signe d’un conflit et un sup­port de projection né­cessaire à la résolution du conflit inconscient. Le contre-transfert, tou­jours existant, est l’ensemble des réactions inconscientes de la part de l’analyste ; il nécessite pour ce dernier d’avoir suivi lui-même aupa­ravant une analyse didactique.

Training autogène de Schultz : il a été mis au point par le Dr Johann H. Schultz dès 1919. Il comporte deux cycles : le cycle inférieur, formu­lation : « Je suis calme », puis suivent six exercices, celui de la pesan­teur, de la cha­leur, de l’écoute cardiaque, de l’écoute de la respiration, de la chaleur sur le plexus solaire et du front frais. Le cycle supérieur est un travail analytique qu’a repris la sophro-analyse de Jean-Pierre Hubert.

Vigilance : état d’éveil et maintien de l’état d’éveil. Elle inclut les capa­cités de réponse, de réaction et d’adaptation de l’organisme.

Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 12:30

i44904402. szw278h196

Des souffrances sans mots

L'unité psycho-somatique, les maladies du stress

1. La maladie comme stress (psycho-somatique)
La santé est un état statistiquement rare mais pas anormal du tout pour autant.
J. de Ajuriaguerra
"Théoriquement toute maladie est psychosomatique" prétendait Alexander. Encore faudrait-il s'entendre sur le sens à donner à ce mot, et pour sortir de la confusion dans laquelle les théories psychosomatiques s'enlisent il faut revenir d'abord à Pasteur qui avait déjà compris que "le microbe n'est rien, le terrain est tout". En effet le même bacille du charbon qui a pu foudroyer une poule exposée au froid extérieur, s'est révélé inoffensif lorsqu'il a été inoculé à une poule maintenue bien au chaud. Pas de psychologie apparemment à ce niveau mais seulement la faiblesse de l'organisme. Toute maladie s'introduit dans les blessures du corps, corps fatigué, usé, vieilli, brisé.

La cause des maladies est d'abord matérielle, environnementale. Une maladie indique un déséquilibre, une limite de résistance du corps. Elle a donc valeur de signe en même temps que de menace. C'est par sa valeur de signe qu'on a voulu faire de la maladie une création de l'esprit ce qui est une confusion de différents niveaux (signe biologique, signe hystérique, signe médical). Il faut maintenir que les maladies résultent d'un dysfonctionnement corporel, cependant même à ce niveau, on ne peut ignorer la dimension dépressive qui accompagne les infections ou l'épuisement du corps. On doit considérer ainsi l'humeur comme corporelle (ce que Kojève appelle le tonus) alors qu'on sait bien que l'humeur est par définition psychique, c'est l'âme même où se mêlent représentation de l'extérieur et intériorité du corps dans l'affect, notre disposition, notre attitude (stimmung), notre "puissance d'agir" (Spinoza). Impossible ici de distinguer psyché et soma.

L'humeur, on le sait, fait partie intégrante du système immunologique. Le cerveau est une extension de la peau et les molécules chimiques en jeu dans l'humeur et l'irritation du système immunitaire sont très proches. Les faiblesses du corps se traduisent presque toujours à la fois par une dépression de l'humeur (même pour une grippe) et un affaiblissement corollaire des protections immunitaires. La causalité est, comme toujours pour le vivant, circulaire, rétroactive. La détresse corporelle se traduit en détresse de l'humeur qui elle-même aggrave la détresse corporelle. C'est pourquoi on peut prêter quelqu'efficacité ponctuelle à l'auto-suggestion ou à l'hypnose sur l'humeur, mais la pensée positive ne tient pas longtemps si les fonctions sont déficientes. La plasticité du corps a ses limites qu'il ne suffit pas de nier. On ne répare pas les usures du temps comme si on pouvait revenir complètement en arrière. Cela ne veut pas dire qu'on ne peut rien y faire.

Dès lors que l'humeur retentit sur le corps, on comprend bien que pour un être social les relations et la reconnaissance sociale soient vitaux. La détermination psychique par les discours est donc primordiale dans la plupart des affections du corps. En ce sens, oui, la plupart des maladies sont des maladies de l'âme, mais cela veut dire aussi que ce sont des maladies sociales (sociosomatiques), maladies de la relation où les mots nous atteignent dans notre chair.

En admettant, après ce détour nécessaire, le caractère psychique et social de nombreuses maladies, comme internalisation des conflits extérieurs, il faut encore distinguer les différentes modalités de perturbation du corps par l'esprit. Notre pente "naturelle" est de prendre tout symptôme pour un symptôme hystérique, c'est-à-dire comme un message qui nous est adressé, puisque pour les êtres parlants que nous sommes, tout fait sens. Les symptôme hystériques existent à l'évidence, paroles incorporées, mais la dimension psychique du stress est tout autre chose. Ce serait plutôt un manque d'expression, inaccessible à une psychanalyse trop souvent prise dans la pensée magique (tout est langage). Cela ne veut pas dire que le stress ou la douleur ne s'adressent pas aux autres. C'est toujours un cri, un appel au secours, un signal mais il y a une division à maintenir entre les noeuds du sens et l'épuisement des corps.

Il vaut mieux retenir du caractère circulaire de l'esprit et du corps, de l'humeur et de la santé, que la meilleure médecine est toujours de traiter l'humeur et donc de traiter médicalement la dépression. Ensuite on peut s'interroger sur les causes et envisager ce qu'il faudrait changer, traiter le symptôme en signal même s'il n'y a pas toujours de solution puisque tout le monde ne peut être dominant ni gagner à tous les coups. Les dépressif sont comme tombés au champ d'honneur pour ce rêve insensé de donner sens à ce que nous sommes et d'avoir voulu se dépasser sans doute. En tout cas, le système immunitaire subit une fluctuation en fonction de la reconnaissance sociale et de la représentation de l'avenir (encouragements), mais cela n'empêche qu'il puisse être corrigé par les drogues appropriées. Ce qu'il faut souligner c'est le caractère non spécifique des mécanismes de dépression en jeu, qui se retrouvent dans les infections mais aussi, à un degré moindre, dans la simple fatigue, mécanisme général de l'épuisement.

2. Le rôle du stress (la maladie de base)

Selon la conception du stress de H. Selye, les facteurs psychologiques (situation conflictuelle, noyau conflictuel) entrent en jeu pour déclencher un état émotionnel capable de perturber l'équilibre homéostatique. La réaction de stress comme ses conséquences se signalent pourtant par leur caractère générique (irritation, dépression ou allergie), non spécifique et donc sans aucun sens décelable[1]. Ce qui distingue la réaction de stress c'est d'être indifférenciée et globale ! Cela n'empêche pas les perturbations d'être diversifiées dans leurs effets sur le système immunologique, effets qui sont même souvent foisonnants.

Les progrès de la médecine et de l'hygiène nous protégeant de plus en plus de tout germe dans un monde aseptisé, il se trouve que ce déficit d'infection renforce encore les réactions allergiques. Comme les déficits alimentaires se font plus rares aussi, les maladies du stress sont appelées à prendre de plus en plus d'importance, occupant un champ psychosomatique bien distinct de la psychanalyse comme de toute psychothérapie. De même la disparition des normes sociales diminue l'incidence des névroses de culpabilité mais multiplie épuisements et dépressions, limites du corps venant là où manque une limite symbolique ("quand le corps prend la relève") ou lorsqu'on ne peut se faire entendre ("je me tue à vous le dire"). C'est en ceci que le corps remplace une parole qui donne l'alerte.

Le stress, comme syndrome d'adaptation, se caractérise en effet par une réaction d'alarme (signal) suivie d'une période de résistance jusqu'au stade d'épuisement qui n'est plus de l'ordre du signal mais de l'atteinte des fonctions régulatrices (dépression, allergies). Lorsque la réaction de fuite n'est pas possible, ni la protestation, il semble bien qu'il y a désensibilisation (des récepteurs adrénergiques), inhibition puis destruction de neurones dopaminergiques (dans l'hypothalamus, le putamen, l'amygdale) par saturation, diminution des récepteurs d'auto-contrôle, excès de cortisol. Ce n'est sûrement pas la seule atteinte traumatisante. On passe ainsi de la fonction stimulante du stress à l'état de distress, c'est-à-dire d'inhibition, de perte de contrôle et de dégénérescence.

Il ne suffit pas de réécrire l'histoire pour reconstruire ce qui a été détruit dans le corps même s'il est vrai qu'on guérit parfois par des mots. Ce qui oppose la psychanalyse à la psychosomatique ce n'est pas seulement le type de causalité psychique mais surtout l'opposition entre un conflit refoulé d'un côté et une déficience fonctionnelle acquise de l'autre. Il ne suffit donc pas de soupçonner une causalité psychique mais il faut déterminer si une intervention psychique (hypnose, thérapie, relaxation) peut rétablir l'équilibre rompu. Or, si le stress est bien d'origine psychique (sociale), la suppression de la cause ne suffit pas à guérir de la dépression consécutive à une rupture de seuil, qui est, elle, physique et durable. Encore moins s'il faut reconstituer les neurones détruits par des agressions répétées ou retrouver une confiance naïve et sans mémoire.

La plupart des théories psychologiques "réparatrices" font l'impasse sur le fait avéré qu'une trop bonne nouvelle peut avoir autant d'effet stressant qu'une mauvaise. Il faut répéter que la réaction de stress est un signe non-spécifique de tension excessive. Lorsque la cause du stress persiste nous sommes atteints physiquement par une dépression des humeurs et une perturbation du système immunitaire ou hormonal, réversible le plus souvent mais pas immédiatement (il faut plusieurs mois au moins). Au niveau supérieur de dérèglement, ce sont les organes qui sont touchés ainsi que les neurones dopaminergiques, atteintes physiques pouvant être irréversibles cette fois et s'aggravant avec l'âge par paliers, malgré de brèves périodes de rémissions.

Certains mettent en cause le manque de sommeil profond (mélatonine) dans la perturbation du système immunitaire ou une désynchronisation des cycles biologiques (respiration), d'autre le transport de dopamine plus que son défaut de production dans le striatum (putamen, Teicher, 2000), pourtant l'effet destructeur du cortisol sur l'hypothalamus lors de stress répétés sur les animaux semble acquis depuis longtemps, entraînant une atteinte physique de la production dopaminergique (amygdale, hypothalamus) ou de la sérotonine (plutôt chez les femmes). D'autres facteurs entrent en jeu comme les récepteurs alpha et bêta qui sont bloqués, hypersensibilisés (ce qui nous rend bêtas et bloqués!, la douleur serait aggravée par l'absence d'augmentation de la pression sanguine suite à l'agrégation des plaquettes, avec une tension de fond pénible ressentie dans l'estomac, et des chutes de tension après les repas). En tout cas la faculté d'attention et d'action est diminuée en même temps que le système immunitaire et les capacités de récupération, accélérant du même coup les processus de vieillissement (radicaux libres).

Le mécanisme biologique du stress est assez complexe car il implique à la fois l'hypothalamus, l'hypophyse (ou pituitaire qui commande les autres glandes comme la thyroïde) et le système adrénocortical. Il faut reconnaître le caractère général du processus adaptatif, impliquant l'ensemble des systèmes hormonaux et immunitaires qui interagissent entre eux, retentissant d'abord sur l'humeur (anti-dépresseurs). Très concrètement, lors d'un stress la réaction d'alarme (vasodilatation, pression artérielle, pouls rapide, élévation du sucre dans le sang) est produite par les récepteurs beta-adrénergiques (les bêtabloquants sont des anti-stress) et par l'hypophyse qui secrète de l'ACTH qui stimule la production de cortisol à la fois dans les surrénales et les cellules gliales du cerveau. La contrepartie est le blocage de l'hormone de croissance et des réactions immunitaires, entre autres.

Le stress devrait être pris plus au sérieux que le moralisme ambiant qui voudrait le réduire à un problème psychologique, une faute, une faiblesse, une complaisance. Stress et dépression prennent une place de plus en plus grande dans nos sociétés de compétitions hors-normes. Il faudrait se rendre compte que "la rentabilité n'est pas rentable" comme dit Edgar Morin. Ce n'est pas parce que ces symptômes n'ont pas de signification spécifique qu'il n'y a rien à comprendre sur la société, la situation et la personnalité qui ont menés à ces extrémités. Il faudrait même commencer par prendre conscience de l'étendue du phénomène et remettre en cause une médecine trop spécialisée au profit d'une véritable médecine généraliste dont le premier rôle devrait être de prendre en charge ces maladies générales.

3. La mémoire de nos détresses (de la dépression à la schizophrénie)

Le stress n'est pas l'apanage de l'homme moderne, il commence très tôt. Certains le situent au "traumatisme de la naissance" alors que le cerveau est encore en plein développement. La plupart des analystes font plutôt référence à la dépression du sevrage (Klein, Lacan), ou dépression essentielle (Marty), qui s'avère une première étape déterminante dans la formation du caractère, sinon encore de la personnalité. On peut en effet référer à ce stade les premiers symptômes de stress, parfois très sévères, mesurant le niveau de dépression déterminant sans doute largement les comportements futurs, bien qu'on n'ait là aucune véritable mémoire possible sinon celle d'une détresse antérieure à tout refoulement, restant imprimée quelque part, dans nos récepteurs, et sensible dans nos réactions. De cette petite enfance peuvent dater des maladies du stress comme l'autisme, l'hyperactivité avec déficit d'attention ou la fibromyalgie qui se caractérise par des douleurs aux muscles (comparables aux douleurs de la grippe) et un déficit en dopamine ou sérotonine (il y a aussi des formes de fibromyalgies qui ne sont pas dues au stress mais à des métaux lourds, des virus, etc.).

Il n'est pas très difficile de comprendre comment un tel déficit, plus ou moins accentué, va structurer le développement de l'enfant. Il y a sans doute d'abord la détresse qui inhibe le désir et provoque un repli sur soi, poids de l'enfant mort que chacun porte en soi, mais il y a aussi la souffrance silencieuse des muscles, appel sans réponse d'un pantin désarticulé et qui se heurte à l'incompréhension. Tout cela concourt à l'intériorisation, à la culpabilité et la méfiance, au pessimisme enfin. Hypersensibilité et détresse nourrissent des obsessions suicidaires aussi bien que le goût pour les problèmes compliqués, pour l'intellectualité qui se déconnecte des humeurs (cf. Bruno Dubois, Le Monde du 3 mai 2002).

Il n'est pas obligatoire d'avoir eu une fibromyalgie dans sa petite enfance (fibromyalgie primaire) pour l'attraper plus tard face à un stress intensif (fibromyalgie secondaire) mais c'est un facteur aggravant, un terrain favorable. Cette maladie du stress a d'abord été nommée la "maladie des golden boys" (des yuppies) car c'est chez ces cadres survoltés qu'elle a d'abord posé question par ses manifestations multiples, c'est pourtant majoritairement une maladie de femmes (dactylos, mères de famille nombreuse). Jusqu'aux années 1990, c'était une maladie inconnue, "invisible". On a parlé de "sans-papiers de la médecine" pour ces patients insaisissables qui n'étaient pas pris au sérieux, abandonnés aux traitements hétérodoxes c'est-à-dire à la suggestion plus ou moins efficace dans le refoulement de la douleur. La médecine était d'autant plus désarmée par l'absence de signes spécifiques que, selon la gravité des symptômes, il y a un continuum de la fatigue chronique ou psychasténie aux déficits d'attention à la fibromyalgie jusqu'au seuil de la schizophrénie (qui a peut-être une prédisposition génétique distincte). Il n'y aurait que 2% à 5% de patients atteints de fibromyalgie dit-on, mais c'est parce que la maladie n'est pas diagnostiquée. Dans la continuité avec le syndrome de fatigue chronique, les déficits d'attention et même les dépressions (20% de la population!), on peut penser plutôt qu'il s'agit de la maladie de base, plus ou moins grave, mais la maladie de tout le monde ou presque, "maladie aux mille noms", aux formes plus ou moins différenciées associant stress, facteurs environnementaux et perturbation du système immunitaire (spasmophilie, syndrome des jambes agitées, burn-out, PTSD : Syndrome de Stress Post-Traumatique, multiple chemical sensitivity, Attention Déficit Disorder, Polyarthrite rhumatoïde, SPID, etc.). Il n'y a pas d'égalité ici et certains s'en sortent nettement mieux comme blindés pour la vie.

On a pu faire une typologie des personnalités "sensibles au stress". La notion d'un profil psychologique associé de manière significative et peut-être précurseur aux maladies auto-immunes a été suggérée depuis plus de 50 ans (Alexander F, 1938 ; Halliday JL, 1942 ; Marty P, 1960 ; Moos RH, 1964 et bien d'autres dont W. Reich) si on ne remonte pas jusqu'à Hippocrate. Ce profil associerait une tendance au perfectionnisme, une attitude altruiste, voire auto-sacrificielle, une inhibition émotionnelle (alexithymie), une réserve dans les relations interpersonnelles, l'investissement dans des activités sociales. C'est une description proche de celle du "type C" (soumission, répression de l'hostilité, esprit de conciliation, effacement des besoins personnels, vulnérabilité dépressive) type dominé et passif prévalent dans les affections cancéreuses, bien différencié du "type A" (impatience, compétitivité, affirmation de soi) plus dopaminé et agressif qui s'expose aux problèmes cardiaques, différent encore du "type B" (décontracté, équilibré, adapté, serein) caractère de dominant, semble-t-il, sans doute plus sérotoninergiques.

Les personnalités les plus sensibles au stress ont donc tendance à évoluer vers une pensée opératoire, un renfermement sur soi, une "relation blanche" sans jamais s'engager dans "une authentique relation affective". La pensée semble se contenter d'illustrer l'action, de la doubler et surtout est dépourvue d'investissements fantasmatiques (syndrome amotivationnel de la dépression, absence de rêves) mais elle est séduite par les problèmes complexes qui mobilisent toute la capacité psychique au détriment de l'affectivité, qui peut être reportée sur les mots. Il y a une tendance à la régression orale, la succion, l'absorption et besoin de protection maternelle. Le négativisme (l'esprit de contradiction) peut se développer ainsi que la diversion (fuite des idées), difficulté à maintenir le cap (pensée en escalier), cohabitant avec un investissement qui peut être sans limite dans l'indifférence à soi, une inertie qui peut aller jusqu'à la catatonie. On peut ajouter à ce portrait les sentiments de culpabilité et d'injustice du Job de la Bible (la nature n'a rien à voir avec la justice!), ce qui favorise une position revendicative ("quérulents"), tentative de trouver des responsables pour les préjudices subis. Tout ceci à nuancer et qu'il faudrait développer mais plutôt que de vouloir "changer de personnalité" c'est bien l'équilibre des humeurs qui est en cause.

D'ailleurs, parallèlement, le système immunitaire perturbé déclenche des maladies auto-immunes et se répercute sur la glycolyse ainsi que sur le milieu intestinal (favorisant la candidose), ce qui provoque le passage dans le sang de protéines non digérées déclenchant des allergies alimentaires. Il s'agit moins d'une allergie aux aliments qu'à leur mauvaise digestion (laitages surtout, souvent aussi le blé). Ces allergies concernent les immunoglobulines Ig-G et non les Ig-E des analyses habituelles. L'intoxication alimentaire agissant comme une addiction (par les peptides) provoque souvent la recherche des aliments nocifs, et une aggravation des symptômes. C'est un véritable cercle vicieux qui peut être fatal dans les cas les plus graves.

Les symptômes physiques sont variés et changeants : bâillements, lourdeur, fatigue, découragement, dépression, anxiété, irritabilité, impatience des membres (jambes agitées), douleurs des muscles, suées, urticaire, eczéma, inflammations, hypotension orthostatique (après les repas), hypoglycémie, colite hémorragique, toux, asthme, vue brouillée, etc. C'est le contexte qui détermine l'aggravation de ces symptômes et le déclenchement de maladies immunitaires (polyarthrite rhumatoïde, diabète, cancer ou SIDA). Comme pour la maladie de Parkinson, l'inactivité et la solitude exacerbent nombre de symptômes qui peuvent disparaître dès qu'il y a une sollicitation extérieure.

On peut retenir 3 théories principales des maladies du stress : 1) celle, conforme au modèle animal, d'un déficit de dopamine par destruction de neurones dopaminergiques dans l'hypothalamus, l'amygdale et le thymus à cause de l'excès de cortisol ou de sérotonine. 2) celle d'une hypersensibilisation des récepteurs adrénergiques ou cholinergiques, sur le modèle de la dépression, induisant une dérégulation des neuromédiateurs et correspondant à l'inhibition de l'action pour Laborit. 3) celle d'un phénomène de mémoire du corps figé dans sa stupeur, dans une mauvaise adaptation post-traumatique. Il y a bien d'autres théories faisant intervenir différents facteurs psychologiques (qui en découlent plutôt) ou héréditaires (qui ne sont que des prédispositions) selon le niveau de dérèglement où l'on se situe, mais si on admet le caractère central de la perturbation et son origine dans un syndrome d'épuisement, ces trois hypothèses représentent des stades de gravité auxquels correspondent des traitements appropriés (dopamine, clonidine ou psychothérapie).

[En fait, il semblerait que ce soit un quatrième mécanisme qui soit le plus courant, celui d'un dérèglement digestif et immunitaire, suite à un stress prolongé, ayant pour conséquence une mauvaise assimilation des vitamines (surtout du groupe B) se répercutant sur les neurotransmetteurs et aggravant le déficit nutritionnel ainsi que les réactions autoimmunes. C'est, entre autres, le mécanisme de l'anémie pernicieuse provoquée par une inflammation chronique du système digestif. Il s'agirait donc ici d'un cercle vicieux plutôt que d'une "mémoire du corps". Voir Nutrition et stress]

Les périodes de rémissions suivies de rechutes semblent indiquer qu'au-delà d'un déficit, d'un dérèglement ou d'une fixation il y a surtout une fragilité acquise, une perte de ressources, une difficulté à récupérer ou bien à oublier tout simplement. L'enjeu est de savoir si on peut guérir d'une maladie dégénérative[2]. On sait depuis peu que le "Nerve Growth Factor" peut reconstituer les neurones perdus mais nos connaissances sont encore bien insuffisantes. On confond facilement plusieurs maladies et d'autres mécanismes sont à l'oeuvre (endorphines, hormone de croissance, prolactine, corticoïdes, etc) où il est souvent difficile de démêler l'effet de la cause. Une conséquence fâcheuse de cette situation "douteuse" c'est qu'elle entraîne une identification à sa maladie tant qu'elle n'est pas reconnue (c'est ce que Lacan appelait le Sinthome). Le message qu'il faut faire passer c'est bien qu'on peut en guérir pourtant, du moins arrêter la désorganisation de la personnalité et du corps, dégénérescence inéluctable si on ne fait rien. Sans perdre la mémoire de nos traumatismes, nous avons des moyens de résister au "syndrome d'abandon" d'un corps qui nous pousse à notre perte, figé par le vertige de son anéantissement.

4. L'adaptation du corps

Dans la compréhension des rapports entre le corps et l'esprit, il faudrait porter une plus grande attention aux "idées suicidaires" qui deviennent obsessionnelles dans la plupart des maladies du stress caractérisées par un déficit en dopamine. Il est remarquable qu'un apport chimique suffise à supprimer ces idées suicidaires qui n'ont rien à voir avec une volonté de la personne mais s'imposent comme de l'extérieur, physiquement. Encore plus remarquable, on peut penser que des récepteurs spécifiques de la sérotonine (5-HT1A) sont impliqués dans les suicides (et bloqués par la dopamine). Tout ceci suggère fortement un processus d'auto-élimination proche de celui des neurones dont la mort (apoptose) est inhibée par les signaux qu'ils reçoivent. Nous formons ainsi un cerveau collectif et nous avons besoin pour vivre de reconnaissance sociale, de sollicitations. C'est le désir de l'autre qui nous fait vivre. Le plus remarquable pourtant c'est qu'il y a bien peu de tentatives de suicides malgré tout au regard du nombre de gens qui sont régulièrement la proie de ces sombres idées (les diabétiques par exemple). Nous sommes loin d'un déterminisme mécaniste, le jeu reste ouvert, on peut même s'en sortir. Le plus souvent on ne fait pourtant que s'adapter au stress lui-même.

Le stress est une réaction adaptative, mais il y a aussi une adaptation aux conditions de stress et une adaptation au stress lui-même. Nous avons vu que les occupations intellectuelles absorbantes pouvaient jouer un grand rôle mais elles ne constituent qu'une forme de fuite. Ce n'est pas tellement la sublimation qui est recherchée, en effet, que la coupure avec les douleurs du corps.

Les drogues figurent bien sûr dans les automédications et l'adaptation aux déficiences de l'humeur. Le succès du chanvre comme anti-stress n'est pas étonnant, permettant de se détendre mais aussi de "décoller", c'est-à-dire s'absorber dans la musique, une discussion ou une réflexion. Il ne peut compenser cependant le déficit en dopamine qui semble être la caractéristique principale de ces maladies du stress s'aggravant avec l'âge. Pas plus que l'alcool qui est pourtant le plus utilisé alors qu'il ne fait souvent qu'accentuer le manque. On peut constater aussi chez certains (hommes plutôt) une frénésie sexuelle qui faisait parler jadis de "folie onaniste" pour la schizophrénie. C'est sans doute lié au déficit en dopamine puisque le désir sexuel, comme tout plaisir violent, double le niveau de dopamine ! Le sexe peut être une drogue comme une autre. Plus directement, cette dopamine est fournie par la cocaïne dans la classe dirigeante. Si certains se maintiennent dans l'automédication, les abus ou les formes trop violentes comme le crack, aggravent au contraire dramatiquement les symptômes du stress puisqu'ils produisent en réaction un manque de dopamine.

Contre le discours moraliste et culpabilisant, il faut proclamer ici l'inégalité naturelle des hommes aussi bien dans les richesses que dans les douleurs. Il ne s'agit pas tant de risquophiles et de risquophobes comme certains se ridiculisent à construire un nouveau racisme biologique, mais d'un plus ou moins bon départ dans la vie, de coups mal reçus, qui ne préjugent pas de la réussite future mais n'en constituent pas moins une inégalité face à la douleur et au stress. On ne peut rendre responsables de leur fragilité ceux qui n'ont pas le bonheur de la "grande santé", comme on ne peut rendre les pauvres responsables de leur pauvreté. La bonne conscience sûre d'elle de ceux qui ont tout est insupportable d'aveuglements. La question des drogues n'est pas secondaire mais essentiellement politique, au coeur de toute morale, de toute maîtrise de soi, mesurant la valeur de l'idéal social qu'on prétend opposer à l'immédiateté chimique ainsi que l'acceptation de la différence des corps, des capacités, des affects. Faudra-t-il proclamer un droit à la dopamine ? Il ne s'agit pas de la drogue du meilleur des mondes mais simplement du droit à la santé, beaucoup plus que "droit au bonheur" le plus souvent inaccessible sinon dans l'éblouissement d'un éclair. La question a déjà été discutée à propos de la morphine. Il n'est plus question désormais de refuser de soulager la douleur des malades avec de la morphine sous prétexte qu'il y a des junkies. Comme l'a montré Platon, les drogues (le pharmakon) étant à la fois poisons et remèdes, tout est dans la mesure, la dose. Que ceux qui n'en ont pas besoin maîtrisent leurs tentations plutôt que d'en priver ceux qui ne peuvent s'en passer sans le payer de souffrances sans nom et de toutes sortes de maladies. Il faudrait surtout reconnaître ces maladies qu'on s'honore à mépriser semble-t-il quand on ne les a pas.

Les traitements proposés actuellement ne sont pas toujours meilleurs que les divers toxicomanies, ne tenant pas assez compte du caractère de circuit de l'information, de boucle auto-régulée des processus biologiques produisant une tolérance et une addiction au produit. Les effets des traitements humoraux ont tendance à s'inverser à la longue, l'apport extérieur étant intégré au nouvel équilibre intérieur. Il faudrait donc, en ces matières, non seulement rester à des doses faibles mais aussi s'arrêter périodiquement ou dès que l'équilibre est rétabli. Pour Henri Laborit, le Gamma-OH (Gamma Hydroxy- Butyrique) constituait le meilleur remède mais son incompatibilité avec l'alcool l'a condamné ! L'ondansetron (Zophren) est prometteur (antagoniste 5-HT3 réduisant la production de sérotonine et de substance P) ou le buspirone (Buspar, agoniste 5-HT1A baissant la sérotonine et augmentant la dopamine). Outre-atlantique, c'est la Ritaline qui est prescrite massivement, version douce de la cocaïne, utilisée depuis plus de 50 ans et qui ne semble pas poser trop de problèmes même si, sur la masse on ne peut les éviter. C'est beaucoup moins dangereux que de prescrire de la cortisone, de la morphine ou que sais-je, mais la supériorité de la médecine occidentale sur les traitements traditionnelles est encore à prouver en ces matières. Les smart drink ne sont guère préférables. En dehors des disciplines traditionnelles du corps (diététique, respiration, relaxation, yoga) ou des nouvelles thérapies de groupe, de l'hypnose, etc., les anciennes panacées (surtout le gomphrena ou pfaffia paniculata mais aussi panax ginseng, sauge, ginkgo biloba) valent encore bien tous les remèdes. C'est sans doute le plus étonnant, non seulement qu'il y ait des remèdes pour cette maladie qui semble si moderne mais qu'ils soient si accessibles et connus depuis toujours.

Bien sûr, il n'y a pas de miracle mais l'important est de savoir qu'on peut améliorer la vie au lieu de tomber dans l'autisme. Il faut d'abord éviter le stress, bien sûr, et les aliments allergiques (laitages, blé). Environnement, activité et régime sont essentiels. Pour bien faire, c'est un changement à la fois social, biologique et mental qu'il faudrait...
 
5. Schizophrénie et création
Quand la santé est donnée d'emblée dans un être, elle lui cache la moitié du monde.
Antonin Artaud
La découverte de ces mécanismes de stress et de la continuité de la dépression à la schizophrénie[3] (ce qui ne veut pas dire que tout se confond, les différences restent considérables) renouvelle la conception du psychisme, de la formation des caractères et de la créativité. "On ne saurait exclure que la schizophrénie tout à fait bénigne puisse être vraiment favorable à la productivité artistique. La subordination de toutes les associations idéiques à un complexe, la tendance à des cours de pensée neufs et inhabituels, l'indifférence à la tradition, l'absence de gêne doivent avoir une action favorable, si ces caractéristiques ne sont pas surcompensées par les troubles des associations proprement dites". Bleuler, p141 (EPEL). Rappelons en effet que pour Valéry, penser c'est "perdre le fil".

Le stress comme la vieillesse opèrent un détachement du monde, les sens se fermant un à un sur une intériorité vide. On sait qu'il y a dans ce détachement de l'âge une sagesse précieuse, un message universel mais le risque aussi d'un manque de désir et de vie. Tout est question de mesure et de temps. C'est pourtant dans l'excès que le génie exalté va reconstruire un monde effondré en ramassant ce qui traîne, avant de retomber encore dans une mélancolie désespérée. Le délire est une tentative de guérison qui succède à l'effondrement du sens, la perte de tout lien. Effort logique, trop logique sans doute mais dont on ne peut se passer. Toute création artistique est cette indignation comme dit Juvénal, ce délire d'interprétation de l'esprit du temps et de justification de notre existence. Une fois que plus rien ne tient debout ni ne va de soi, il faut faire le ménage, classer, symboliser, déblayer des voies qui permettent de communiquer à nouveau, terrain solide indispensable à l'agitation d'une vie grouillante, en donnant l'illusion quotidienne d'une vie sociale aussi éternelle que la nature ! Entre le schizophrène et nous, il n'y a peut-être qu'une question de degré d'affolement (mais qui fait toute la différence entre avoir pied et être submergé : d'après Laborit, le fou serait celui qui a perdu l'espoir de se faire entendre). La passion théorique peut être maladive, l'art pathologique, cela n'enlève rien à l'urgence de la vérité qu'ils portent et qui nous parle. "Les malades peuvent énoncer des vérités que le sujet sain n'oserait pas mettre à nu" comme dit Bleuler, "Réforme du monde, poésie, philanthropie sont les activités de prédilections de certains schizophrènes. Néanmoins, beaucoup disent en tous domaines des vérités auxquelles quelqu'un de sain ne pense pas" p143, la normalité ne se définissant pas autrement que par la conformité. Avec l'opposition des personnalités de type A et C il semble qu'on retrouve l'opposition de la paranoïa et de la schizophrénie faite par l'Anti-Oedipe, voire de la droite et de la gauche ! Le plus troublant peut-être est le caractère apparemment "anthropologique" de la folie puisqu'on en retrouverait le même pourcentage dans toutes les sociétés d'après Henri Grivois.

Le difficile en ces affaires de stress ou de psychosomatique c'est de faire la part des corps et de l'esprit. Les théories en vigueur entretiennent la plupart du temps la confusion, soit en ignorant la psychanalyse comme si tout était chimique, soit en ignorant la composante chimique comme si la psychanalyse et la parole pouvaient tout expliquer. Contre ces dogmatismes aveugles et sourds, il faudrait que puisse se faire entendre ces souffrances inouïes, refoulées depuis l'enfance devant la réprobation générale, mais qui insistent, indécentes, d'un corps à la torture auquel on peut apporter pourtant soulagement et réconfort. La médecine ici touche au social, au regard de l'autre, à ce qui fait de nous un animal politique, à notre écologie enfin. C'est l'enjeu, des années qui viennent, d'une refonte du système de santé : la prise en compte sociale du stress, de l'insécurité et des conditions de travail. Cela justifierait l'organisation en premier lieu d'une conférence de consensus sur les maladies du stress (des dépressions, aux fatigues chroniques, aux fibromyalgies, au sida et au cancer, si ce n'est à la schizophrénie), il y a urgence.

[1] Contrairement à ce qu'il enseigne, on ne peut donner une signification aux "névroses d'organe" d'Alexander, à ses 7 structures émotionnelles caractéristiques quand elles ne sont pas caractéristiques justement et s'additionnent. On peut citer pour rire le "mal de tête" interprété comme "désir refoulé de grossesse", ou bien les diarrhée et recto-colite hémorragique sensés exprimer "un grand besoin de donner ou de restituer", l'asthme serait le signe d'une "dépendance à l'égard de la mère", l'ulcère du duodénum le résultat d'un désir de revanche, l'hypertension d'une agressivité rentrée, enfin l'urticaire serait le signe qu'on se sent maltraité ! Laissons là ces approximations littéraires trop confuses et sans aucune effectivité, on peut arriver à des interprétations plus justes, nous le verrons.

[2] Des cas (rares) de guérison étaient déjà répertoriés suite à des électrochocs ou des maladies infectieuses (y compris certains classés schizophrènes)...

[3] Il faudrait revoir la notion de schizophrénie en isolant ce qui peut être une catatonie dégénérative sensible au stress, d'autres formes paranoïdes souvent opposées (excès de dopamine). Le terme de schizophrénie est donc impropre et n'a été utilisé que pour une compréhension commune.


Le phénomène psychosomatique, Analytica, Navarin, 1988

ADER R., FELTEN DL., COHEN N., eds: Psychoneuroimmunology, 2d edition, Academic Press, San Diego, 1218p, 1991.

ALEXANDER, F. Psychosomatic Medecine : Its Principles and applications, NW Norton, New York, 1950.

BERGERET, J., La personnalité normale et pathologique, Dunod, 1985

BLEULER, E., Dementia praecox ou groupe des schizophrénies, EPEL, 1993

BLEULER, E., L'invention de l'autisme, Navarin, 1988

DEJOURS, C. Doctrine et théorie en psychosomatique. Revue française de psychosomatique, PUF, no7, 1995, 59-79.

DE M'UZAN M., DAVID C.: Préliminaires critiques à la recherche psychosomatique. Rev. Fr. Psychanal. 24,19-40, 1960.

GUELFI, J. D., Psychiatrie de l'adulte, ellipses, 1985

LAZARUS RS, COYNE JC. Cognitive Style, Stress Perception and Coping. Handbook on Stress and Anxiety (I. Kutash et al) Jossey-Bash Publishers 145-158, 1980.

MARTY P., De M'UZAN M.. L'investigation psychosomatique, Paris PUF, 1963.

MARTY, P. La psychosomatique adulte. Que sais-je? no 1850, PUF, 1990.

REICH, W., Biopathie du cancer, Payot, 1975

SELYE, H. A syndrome produced by diverses noxious agents. London, Nature, 1936.

SIFNEOS, PE. The Prevalence of Alexithymia Characteristics on Psychosomatic Patients. Psychother. Psychosom. 22, 225-262, 1973.

http://www.esculape.com/fmc2/spidtrt.html
http://www.infomyalgie.com
http://www.add-fibromyalgia.com/page20.html

Our FM/CFS World
Différent liens sur le syndrome de fatigue chronique et la fibromyalgie
Site de Louise Rochette

- Sur Laborit et le Gamma-OH (ghb) qui régule le sommeil, favorise la récupération (anti-oxydation) et augmente la dopamine :
http://www.geocities.com/Athens/Crete/9445/gamma.html
Repost 0
Published by inspirezvous la bulle de detente
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de inspirezvous la bulle de detente
  • Le blog de inspirezvous  la bulle de detente
  • : INSPIREZ-VOUS LA BULLE DE DETENTE PRESENTATION DE LA SOPHROLOGIE ET LA RELAXATION POUR TOUT CEUX QUI SOUHAITENT FAIRE LE CHEMIN VERS LA CONSCIENCE ET L 'EXPLORATION DE LEUR MONDE INTERIEUR EN VUE DU BIEN ETRE ET DE L'HARMONIE .EQUILIBRE ET DEVELOPPEMENT PAR LA RELAXATION .La plus grande révolution de notre génération est la découverte que l'être humain, en changeant l'attitude de ses pensées intérieures, peut changer les aspects extérieurs de sa vie. William James (1842-1910)
  • Contact

Recherche

Liens