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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:17

L’épuisement professionnel ou "burn-out"

 

En cette période estivale, vous attendez avec impatience vos vacances ou êtes déjà bien calée sur votre transat, un roman à succès entre les mains ! Pourtant certaines d’entre vous n’arriveront pas à déconnecter (et oui, vous avez votre smartphone greffé à l’oreille), ou angoissent déjà à l’idée de "s’absenter du bureau"...

Vous vous donnez à 100 % dans votre travail mais sentez que vous tirez un peu trop sur la corde, qui finira tôt ou tard par lâcher si vous n’y prenez pas garde. Ce sentiment d’être dépassée, éreintée, de ne plus "réussir à faire face" dans votre travail, c’est l’épuisement professionnel, communément appelé "burn-out".

Qu’est-ce que le burn-out ?

Le stress est vital car il vous permet d’être vigilante, et entre autres d’éviter les accidents du quotidien et de pouvoir mobiliser vos ressources internes pour faire face à des événements particuliers. Vous avez chacune une "zone de confort" qui vous permet de gérer au mieux, au jour le jour, sans vous sentir débordée. Mais, lorsque vous atteignez votre seuil de tolérance, lorsque vous vous retrouvez dans un état de "stress dépassé" (qui est dû à une multitude de facteurs : surcharge de travail, climat professionnel instable, objectifs trop élevés…) vous pouvez être sujette aux réactions suivantes :

- Signes physiques : insomnie, sommeil non récupérateur, troubles alimentaires, fatigue et baisse de la performance physique, tensions musculaires (cou, trapèze, diaphragme, dos), douleurs, sensation d’étouffement et d’oppression…

- Signes psychiques : perte de mémoire, difficultés de concentration, distraction, difficultés à prendre des décisions, sensibilité et irritabilité accrues, tristesse, crises d’angoisse, sensation de mal-être général, repli sur soi, agressivité, sentiment de ne pas être à la hauteur…

Ce mal-être au travail, parfois couplé à des difficultés plus personnelles, engendre une réelle souffrance, une fragilité, une perte d’estime et de confiance en soi qui peuvent mener, dans les cas les plus extrêmes, aux suicides tant médiatisés ces dernières années.

Comment faire face ?

La souffrance au travail n’est pas une fatalité, et, quelle que soit votre fonction, ce n’est pas acceptable.

Si vous vous trouvez dans une situation de burn-out :

1) Préservez-vous : cela veut dire entre autre, prendre du temps pour soi, revoir ses priorités, voire même pour certaines, passer par l’arrêt maladie, qui peut être salvateur. Oui j’entends la culpabilité que vous pourriez ressentir, la crainte de l’isolement, du jugement des collègues et de la hiérarchie, mais c’est votre santé qui prime.

2) Etre en arrêt maladie oui, mais surtout réfléchissez à ce qui vous a amené à vous retrouver dans cette situation. Et quelles sont les solutions à mettre en place pour ne plus revivre ça. Pour cela, faites-vous accompagner :

- Les ressources dans l’entreprise : infirmier ou médecin du travail, service RH, délégués du personnel…

- Les ressources externes à l’entreprise : médecin généraliste, psychologue…

- La famille, les amis, ne restez pas isolée avec un mal-être grandissant.

3) Posez des limites, sans attendre d’être en état d’épuisement professionnel ! Vous allez me dire plus facile à dire qu’à faire, mais si, vous le pouvez je vous assure. Commencez par procéder à des petits changements dans votre quotidien, vous ne pourrez pas tout changer d’un coup :

- Faire quelques heures supplémentaires par semaine ne signifie pas travailler 12h/jour ! N’y a-t-il pas des tâches que vous pouvez déléguer ?

- Une pause repas, ce n’est pas manger un sandwich en 10 mn devant son ordinateur. Prenez au moins 20 mn (temps pour que la satiété se fasse ressentir), en dehors de votre bureau, voire de votre entreprise. Vous en tirerez plusieurs bénéfices : impression d’avoir eu une vraie pause, fini le mal au ventre tout l’après-midi, vous mangerez moins (pour celles qui souhaiteraient perdre leurs quelques kilos superflus).

- Prenez des pauses de 5 mn régulièrement au cours de la journée, votre corps tout entier en a besoin et vous n’en serez que plus performante.

- Organisez-vous, planifiez, listez ce qui vous permettrait de gagner du temps.

- Fixez-vous des objectifs, mais pas n’importe comment ! Ceux–ci doivent être 1) Spécifiques, bien identifiés, cadrés 2) Mesurables, 3) Ambitieux, qui marquent un réel progrès, mais atteignables ! 4) Réalistes en fonction des moyens dont vous disposez et du contexte, 5) Inscrits dans le temps.

- Réaliser ses objectifs est valorisant. Ne vous mettez donc pas en échec vous-même !

- Préservez l’équilibre vie professionnelle/vie privée : par exemple, on limite l’utilisation des portables professionnels à la maison. Fixez-vous une heure à partir de laquelle vous ne répondez plus aux appels ou mails.

- Prenez garde à votre hygiène de vie : alimentation, sommeil, activités de loisirs (sport, sorties culturelles etc… Faites autre chose que travailler !) Faites également attention aux médicaments que vous prenez. Tout traitement médical doit être encadré…

Ces quelques exemples font appel au bon sens de chacune. Certes, il vous sera peut-être difficile de mener ces changements, mais ils sont salvateurs car vous permettront de vous sentir à long terme plus performante et donc plus sûre de vous et plus épanouie au travail, comme à la maison !

 

 

Epuisement, stress, détresse… burnout !

 

 Note : Cet article est un article invité écrit par Judith de  Maman s’organise !

Si vous vous donnez sans compter au travail, que vous êtes épuisé de devoir travailler sans relâche, en étant toujours sur le pont, si vous avez des insomnies à cause de votre travail, que vous ne parvenez pas à décrocher du boulot une fois de retour à la maison, et si en plus vous n’avez aucune reconnaissance professionnelle de la part de votre supérieur hiérarchique, vous êtes peut-être victime d’un burnout et vous l’ignorez.

Comment reconnaître le burnout ? Comment s’en préserver ? Comment se soigner ? Quels sont les impacts sur l’entreprise, le couple, la famille ? C’est ce que nous allons voir ensemble dans la suite de cet article.

Qu’est-ce que le burnout ?

C’est à partir des années ‘70 que l’on commence à parler du burnout et que paraissent un grand nombre d’articles destinés aux professionnels de la santé. Depuis, de nombreuses études et statistiques sont parues à destination des médecins et psychologues mais également du grand public. Et pourtant le burnout est encore méconnu et mal diagnostiqué de nos jours.

Le burnout, aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel, touche la plupart des métiers et est en constante progression. Il survient de manière très insidieuse, sans qu’on s’en aperçoive réellement. Le candidat au burnout brûle à petit feu de l’intérieur d’où son nom, jusqu’au jour où… il pète les plombs, une maladie, un accident, une dépression viennent se mêler de sa vie. C’est là que le diagnostic du burnout devient compliqué car les problèmes sont soignés de manière individuelle alors qu’une prise en charge globale devrait être mise en place également.

Comment faire un bon burnout ?

Vous prenez un manager performant, disponible, flexible et rapide et vous mélangez les ingrédients suivants :

  • un stress important et répété
  • une surcharge de travail, de préférence imposée
  • une pression permanente de la part de la hiérarchie
  • une fonction mal définie
  • l’impossibilité à dire non, à dire stop

Vous pouvez aussi ajouter à ce petit cocktail :

  • une mauvaise gestion des ressources humaines dans l’entreprise
  • une mauvaise ambiance de travail
  • une insécurité d’emploi
  • des restrictions budgétaires
  • etc.

La liste n’est malheureusement pas exhaustive et les causes du burnout peuvent parfois dépasser l’imagination humaine.  Pour découvrir des solutions pour manager sans stress, voir l’article suivant: Le stress au boulot – SOS !

En général, le burnout s’attaque aux travailleurs brillants, motivés, hyper-responsables, dévoués corps et âme à l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Le problème survient lorsque le travailleur n’y trouve plus son compte, son travail n’est pas valorisé et pendant qu’on lui en demande encore plus il s’investit encore et encore, ne sachant plus comment se sortir de ce tourbillon infernal. Son désespoir est à la mesure de son impression d’impuissance.

Voilà ! La grenouille qui a confortablement plongé dans l’eau chaude a cuit petit à petit… Le poisson s’est noyé… Autant d’images qui illustrent parfaitement le caractère insidieux et sournois de l’épuisement professionnel.

Cependant, il faut reconnaître que les responsabilités d’un épuisement professionnel sont souvent partagées entre l’employé et l’employeur, et lorsqu’il est à son propre compte entre le travailleur et ses clients. Pas facile d’accepter qu’on ne peut pas tout contrôler, de mettre son perfectionnisme de côté et d’accepter les contraintes de la réalité.

Quels sont les symptômes du burnout ?

Vous l’avez compris, un bon burnout ne s’attrape pas “comme ça”, tout d’un coup, comme la gastro du siècle. Non, les symptômes arrivent les uns après les autres, tranquillement… Le burnout n’est pas contagieux non plus, quoique ! Lorsqu’un collègue “tombe” en burnout, les autres collègues peuvent prendre conscience de certains dysfonctionnements dans l’entreprise et être tout à coup victimes d’un gros ras le bol.

Au début, on ne sent rien, mais le piège se referme inexorablement sur sa victime. Petit à petit, toute la panoplie des symptômes physiques, psychologiques, émotionnels et comportementaux va s’abattre sur le travailleur, qui n’est pas encore conscient de ce qui lui arrive.

Le physique, puis le psychique se dégradent lentement et de plus en plus jusqu’au jour où plus rien ne va.

Les symptômes physiques sont principalement la perte d’appétit, des aigreurs d’estomac, forcément suivis d’une perte de poids. Une fatigue physique et mentale intense, un sommeil perturbé et des insomnies font également partie de cette catégorie de symptômes. Maux de dos, de tête et douleurs musculaires peuvent très souvent également apparaître.

Au niveau des symptômes psychologiques, certains peuvent s’apparenter à ceux de la dépression. Le travailleur manque d’énergie, se replie sur lui-même, s’éloigne des autres, et son moral baisse comme une peau de chagrin. Il peut aussi être victime de crises de larmes, avoir envie de se blesser ou pire, pour mettre fin à sa souffrance.

Ces symptômes vont avoir des conséquences sur le travail avec des problèmes de concentration, des pertes de mémoire, de l’irritabilité et du cynisme envers les collègues mais aussi au niveau familial envers le conjoint ou les enfants. Au niveau personnel, on observe une perte de sens, des doutes sur soi, sur ses compétences, une perte de confiance en soi, une perte de contact avec soi-même, ses besoins, ses valeurs.

Au palmarès de ces nombreux symptômes, n’oublions pas le stress, les angoisses et l’anxiété qui sont les causes les plus fréquentes d’épuisement professionnel.

Poser le bon diagnostic est dès lors compliqué car tous ces problèmes de santé apparemment mineurs ne seront pas nécessairement associés à un épuisement professionnel. Et pourtant, le corps parle. Le corps exprime qu’il est temps de s’arrêter, que les limites ont été largement dépassées.

Tous ces symptômes vont désormais rythmer le quotidien de la personne en épuisement professionnel et avoir des répercussions en particulier sur son travail mais aussi sur sa vie de famille.

Le Maslash Burnout Inventory’s (MBI) est aujourd’hui largement utilisé et validé comme outil de mesure des symptômes du burnout.

Maslach-Burnout-Inventory

Les conséquences d’un burnout

Les conséquences d’un burnout peuvent être dramatiques. Si un burnout n’est pas soigné à temps, la personne va droit vers la dépression. De plus lorsque les effets du syndrome d’épuisement professionnel débordent sur la vie privée et plus particulièrement sur la vie de couple, le divorce n’est pas loin non plus. Sans compter que l’épuisement professionnel peut aller jusqu’à la perte d’emploi.

Il faut aussi penser qu’un travailleur en burnout constitue un coût social très important pour l’entreprise et pour la société. Le travailleur absent pour une longue période devra probablement être remplacé, formé, etc. De plus, lorsque le travailleur est en arrêt de travail pour maladie, il perd une partie de son salaire après un certain temps, ce qui peut avoir des conséquences sur sa vie privée en fonction des dépenses auxquelles il doit faire face et notamment au niveau de son traitement. Pouvoir se payer un coach professionnel pour une réorientation de carrière n’est pas un luxe en matière de burnout mais si le porte-monnaie n’est plus rempli cela peut être difficile. Sans compter les consultations de suivi psychiatrique et psychologique qui sont absolument nécessaires…

Comment se sortir d’un burnout ?

Lorsqu’un épuisement professionnel est diagnostiqué, la première consigne est d’arrêter de travailler. Le patient est mis en repos de maladie pendant une période allant de 6 semaines à plusieurs mois. Souvent, même au bord du précipice, le patient refuse d’interrompre son activité professionnelle. Il se sent coupable et redoute les éventuelles remarques désobligeantes de la part de ses collègues et de son employeur. Or, il est absolument indispensable qu’un travailleur en burnout coupe tout contact avec son environnement professionnel. Tout comme un malade est interdit de sortie, le travailleur ne sera plus autorisé à utiliser son ordinateur ni son téléphone portable pour le travail. Répondre à un coup de fil de la part d’un collègue qui veut prendre des nouvelles n’est donc pas autorisé non plus.

Pendant ce repos de maladie, un suivi psychiatrique et psychologique est mis en place.

Le rôle du psychiatre est de prescrire le repos et les médicaments nécessaires à la santé mentale du patient. Il prescrira des anxiolytiques en cas de stress, angoisses et anxiété non gérables, des somnifères en cas de problèmes de sommeil, des antidépresseurs en cas de dépression. Donc, son rôle est aussi de détecter des complications au burnout comme une dépression, et de prescrire des examens complémentaires si des symptômes comme la fatigue se prolongent.

Le rôle du psychologue est d’aider le patient à se sortir des schémas cognitifs qui l’ont plongé dans le burnout. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées comme la Programmation Neuro Linguistique (PNL), l’analyse transactionnelle, la thérapie comportementale et cognitive voire la psychanalyse. A travers tous ces outils, le psychologue aide alors son patient à comprendre ce qui lui arrive, à accepter son état, à gérer sa culpabilité, son stress, à se reconnecter avec ses valeurs, à prendre soin de son bien-être, à envisager la reprise du travail en lui apprenant à dire non, à fixer ses limites et à les respecter, etc.

Il n’est pas rare non plus qu’un changement de travail soit initié, voire une reconversion professionnelle grâce à un coaching professionnel.

A côté de cela, c’est toute une hygiène de vie et un fonctionnement de vie qu’il faut revoir. Se remettre à faire du sport, manger sainement, bien dormir, faire des siestes, apprendre à ne rien faire, à profiter du moment présent, vivre simplement, être dans l’être et non le faire. Toutes ces petites choses doivent être réapprises et réintégrées dans la vie de la personne en burnout. La sophrologie, la relaxation, la méditation, la pleine conscience, le yoga sont des outils précieux qui peuvent beaucoup aider à gérer son stress et être à l’écoute de soi.

Peu avant la reprise du travail, il est important de discuter avec l’employeur des modalités pratiques de la reprise, horaires et aménagements divers, et de redéfinir au besoin la fonction. La reprise du travail à temps partiel est une bonne solution car elle permet au travailleur de se replonger dans le monde du travail de manière progressive et avec moins de responsabilités. Après la reprise du travail, le patient continue son suivi psychiatrique et psychologique afin de s’assurer de sa bonne guérison et éviter une rechute.

Comment s’en prémunir ?

Il ne faut évidemment pas attendre d’être au bout du rouleau pour prendre soin de soi. C’est tous les jours qu’il faut prendre soin de soi ! Apprendre à se connaître pour ne pas dépasser ses limites, oser dire non sont autant des conseils de prévention que des conseils de bon sens. J’admets que c’est plus facile à dire qu’à faire. Dans la société actuelle, tout le monde court dans tous les sens et rare sont ceux qui prenne le temps de lever un peu le pied pour s’écouter et reprendre leur souffle. Pourtant il suffit de bien peu de choses parfois. Voici quelques conseils pour gérer le stress et préserver l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

  • Pratiquer la relaxation ou plus simplement apprendre à se relaxer, à respirer profondément
  • Dire stop au tabac, à l’alcool, au café et excitants (coca, boissons énergisantes…)
  • Faire du sport régulièrement, l’idéal étant 3 fois par semaine
  • S’organiser, se fixer des objectifs
  • Apprendre à dire non, à déléguer
  • Prendre du recul par rapport aux contrariétés sur lesquelles nous n’avons pas de prise
  • Prendre de vrais temps de pause, 5 à 10 minutes toutes les heures et 1 heure pour la pause déjeuner
  • Pratiquer la pensée positive
  • Rechercher du soutien, partager ses sentiments pour dédramatiser et prendre du recul
  • Savoir fixer ses limites pour les autres mais aussi pour soi-même
  • Accepter de ne pas être parfait, la perfection n’existe pas et si elle existe elle est toute relative
  • Soigner son sommeil et son alimentation
  • Adapter son environnement de travail en le personnalisant et en le rendant agréable
  • Se faire plaisir avec un bon film, un resto avec un ami, un peu de shopping…
  • Se réserver du temps pour soi, sa famille, ses amis
  • Changer ses habitudes pour devenir zen et organisé
  • Prendre des vacances

Prévenir l’épuisement professionnel relève aussi de la responsabilité des entreprises. De ce fait, il sera donc intéressant pour une entreprise de mettre en place des séminaires de gestion du stress ou des cellules de parole pour permettre réflexion et prévention autour du burnout, permettre aux employés et aux cadres de bénéficier de massages, massages assis, massages crâniens, ou de participer à des séances de yoga et de relaxation sur le temps de midi par exemple.

Conclusion

Si le burnout n’est pas une maladie mentale, il s’accompagne d’une grande souffrance. C’est tout un déséquilibre qui s’est opéré petit à petit. Pour s’en sortir, il faut absolument ne pas hésiter à consulter les professionnels de la santé. Pour s’en préserver, il faut être attentif aux symptômes physiques et psychologiques liés au stress. Le traitement est long allant de quelques mois à plusieurs années et est très coûteux.

Cependant, aussi choquant que cela puisse paraître, vivre un burnout peut se révéler un investissement rentable. Renouer avec soi-même dans la bienveillance, prendre soin de soi et être enfin soi-même, qui n’est pas demandeur ?

« Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis ; c’est celui de résilience, qui désigne la capacité de réussir, de vivre, de se développer en dépit de l’adversité. En comprenant cela nous changerons notre regard sur le malheur, et malgré la souffrance, nous chercherons la merveille ». – Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, Odile Jacob 1999.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:17

 

 
 
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La tête - Système nerveux - Cerveau

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Cerveau

 

 

Définition du mot Cerveau :

Le cerveau est le quartier général du système nerveux central. Plus de 10 milliards de cellules transmettent et reçoivent des messages des différentes parties de l'organisme. Le cerveau contrôle toutes nos pensées et la plupart de nos mouvements. Même s'il ne représente que 2 % du poids total du corps, il consomme 20 % de l'énergie produite. Cette structure anatomique est appelée tronc cérébral et représente le centre du cerveau. Le bulbe rachidien est la partie inférieure du tronc cérébral et sert de site de connexion entre le cerveau et la moelle épinière. Il contient de nombreux centres nerveux chargés de la régulation des fonctions fondamentales involontaires comme le rythme cardiaque, la respiration ou la température corporelle. Le bulbe ne mesure que 2,5 cm de large mais malgré sa petite taille, il a une fonction essentielle pour la transmission des influx nerveux entre la moelle épinière et les hémisphères cérébraux. A l'avant du tronc cérébral, juste au-dessus du bulbe, se trouve une bande de fibres nerveuses appelée protubérance ou pont de Varole. La protubérance relie les moitiés droite et gauche du cervelet et sert de "pont" entre le cerveau, le cervelet et le bulbe rachidien. La structure bilobée à l'arrière du tronc cérébral est le cervelet. Il est chargé de la coordination des mouvements. Il reçoit les influx nerveux de tout le corps, en particulier des centres de l'équilibre situés dans l'oreille interne, traite ces informations et envoie des signaux de régulation aux neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière. L'hypothalamus est un petit noyau de neurones situé à la base du cerveau. Il a un rôle important car il est responsable de nombreuses fonctions, comme le sommeil et l'éveil, les pulsions sexuelles, la soif et la faim. Il contrôle également l'activité endocrinienne de l'organisme en assurant la régulation de l'hypophyse, et joue un rôle important dans les émotions, la douleur et le plaisir. L'hypophyse (ou glande pituitaire) est une petite glande en forme de pois attachée à l'hypothalamus. Elle sécrète des hormones chargées de la régulation des autres glandes endocrines et du contrôle de la croissance, de la reproduction et de nombreuses réactions métaboliques. Les hémisphères cérébraux constituent la partie la plus importante du cerveau. Ils sont le siège de la raison et de la créativité. Ils sont divisés en quatre parties ou lobes : le lobe frontal, le lobe occipital, le lobe pariétal et le lobe temporal. Le lobe occipital est situé à l'arrière des hémisphères, près de l'os occipital du crâne. Il contient les centres responsables de la vision. Le lobe pariétal est situé dans la partie moyenne du cerveau. Il reçoit les informations relatives au toucher et à l'orientation spatiale. Le lobe temporal est situé sur le côté, près de l'os temporal. Il contient les centres de l'audition, du goût et de la mémoire. Le lobe frontal est situé dans la partie antérieure (avant) des hémisphères cérébraux, c'est-à-dire juste derrière le front. Il est responsable de la coordination motrice volontaire. Il contient les centres chargés du contrôle musculaire, mais aussi des mouvements rythmiques coordonnés de la tête et de la gorge, comme ceux consistant à mâcher, lécher ou avaler. Le lobe frontal contient également les centres de la pensée, de la mémoire, du raisonnement et des associations. Selon certains chercheurs, il serait également le siège de la personnalité.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:05

Les différentes douleurs musculaires

S'ils ont beaucoup travaillé, s'ils sont fatigués ou s'ils sont un peu endommagés... les musclent expriment une douleur. D'une manière générale, la douleur signale à l'organisme d'arrêter de travailler. Mais chaque douleur a sa signification, et son niveau de gravité.

Diferentes douleurs musculairesDouleurs qui surviennent à l'effort, douleurs qui apparaissent 24 à 48 heures après... En fonction des lésions ou de l'accumulation de certaines substances au niveau des muscles, les symptômes diffèrent. Généralement, ces symptômes traduisent l'état de fatigue des muscles.

Douleur pendant l'exercice

En dévalant les pistes de ski par exemple, il est nécessaire de contracter les muscles des jambes pour se stabiliser et tourner. Quand ils se raidissent, les muscles ont besoin d'énergie. Au tout départ, ils puisent leur énergie dans leurs propres réserves de sucres. Mais bout de quelques minutes sans pause, ce stock s'épuise. Les jambes se durcissent, et une sensation de brûlure se fait ressentir. C'est le phénomène d'acidité. Les cellules ont transformé leur sucre en acide lactique, et cette substance les empêche de fonctionner. Cette sensation disparaît après quelques minutes de pause, ou en reprenant l'effort plus doucement.
Si l'exercice se prolonge, les muscles fabriquent leur énergie grâce à l'oxygène, et au sucre stocké dans le foie. Ils sont un peu moins puissants, mais peuvent poursuivre l'effort pendant très longtemps sans avoir mal. Le facteur limitant sera plutôt le souffle ou le rythme cardiaque.
Les douleurs musculaires peuvent aussi être dues à un étirement trop intense. Lors d'une séance de stretching ou d'assouplissement, les muscles étirés peuvent picoter ou trembler. Ces symptômes annoncent un danger et il faut diminuer l'intensité de l'étirement. L'étirement d'un muscle créé des micro-lésions tout comme la contraction, et peut conduire aux mêmes conséquences.
Après le sport, vient le temps de la remise à niveau pour les muscles. L'acide lactique est éliminé, le calcium est recyclé, les stocks d'énergie sont reconstruits. Mais si l'exercice a été très intense et que les muscles ne sont pas habitués, ils ont pu être endommagés. En effet, chaque contraction musculaire créée des lésions, et d'autant plus importantes que la charge est lourde.

 

Douleur après l'exercice

Parfois, les douleurs ne surviennent pas immédiatement pendant l'effort mais dans un délai variable de 24 à 48 heures.

  • Les courbatures sont un phénomène naturel, d'inflammation du muscle. Elles sont dues à l'élimination des déchets accumulés pendant l'effort, et à la reconstruction des éléments endommagés dans les cellules musculaires. Le nettoyage dure 24 à 72 heures. La réparation prend 2 à 5 jours selon l'étendue des dégâts. C'est elle précisément, qui provoque la douleur. C'est pourquoi elle peut apparaître comme "retardée" après une sollicitation intense.
    Mais si les courbatures sont fréquentes, les muscles se reconstruiront plus forts et plus solides : c'est la surcompensation ;
  • Les crampes (lien vers nouveau niv2) sont une contraction soudaine et brève d'un muscle. Elles ne sont pas toujours liées à l'activité physique ;
  • L'élongation - ou contracture (lien vers nouveau niv2) ressemble à une courbature, mais où le muscle reste contracté en permanence, comme une boule. La douleur dure 10 à 20 jours, nécessite du repos et des massages réguliers.
  • La déchirure musculaire (lien vers nouveau niv2) survient quand le muscle a été trop sollicité, ou qu'il n'a pas eu le temps de bien se reconstruire avant de refaire un effort. Une petite partie du tissu musculaire s'est déchirée, provoquant un hématome. Elle demande un arrêt immédiat de l'exercice et un repos de 3 à 5 semaines.
  • Le claquage ou la rupture partielle (lien vers nouveau niv2)  est une grosse déchirure. Elle est très douloureuse et oblige le sportif à cesser son activité immédiatement. Le muscle déjà très fragilisé a été sollicité brutalement et s'est rompu sur une grande partie. La récupération prend plusieurs mois.
  • La rupture complète encore plus grave, nécessite 6 mois de repos, et doit souvent être soignée par une opération chirurgicale et des séances de rééducation.

Tous les spécialistes sont d'accord : un muscle douloureux ne doit pas être sollicité. Il faut reprendre l'exercice graduellement. Les douleurs musculaires sont un bon indicateur de l'état de fatigue des muscles, et ne doivent jamais être prises à la légère. Un muscle courbatu mais échauffé sera moins douloureux certes, mais restera fragile et propice au claquage.

 

 

Dorsalgie

Récemment, 35 % des Français déclaraient avoir souffert d’une lombalgie au cours des douze derniers mois. "Tour de reins" ou "reins en compote", les causes peuvent être nombreuses, d’où l’importance d’un très bon diagnostic. Détaillons les origines des maux de la partie basse du dos.

Le scénario est malheureusement trop classique : vous vous penchez pour lacer vos chaussures, une décharge électrique vous parcourt la jambe. Votre dos vient tout simplement de se rappeler à vous en vous faisant payer la facture des nombreuses années de négligences et d’efforts inconsidérés.

Les névralgies d’origine lombaire : du lumbago à la hernie discale

Mal de dosLorsque vous souffrez d’une névralgie d’origine lombaire, c’est souvent que le noyau du disque vertébral – ou un fragment de celui-ci – vient d’être expulsé de l’anneau fibreux. Cette action libère des enzymes (notamment la phospholipase A2) au très fort pouvoir inflammatoire. La douleur serait donc, avant tout, la conséquence de l’inflammation de la racine nerveuse par ces enzymes.
Toute compression du nerf irrité entretient le phénomène.

Si la hernie se situe dans la partie postérieure du disque, elle peut se trouver au contact du nerf rachidien. C’est alors la décharge électrique par irritation et compression du nerf, et la douleur peut se propager tout au long de ce nerf. Selon l’étage vertébral de la racine nerveuse, il peut s’agir d’une sciatique (nerf sciatique qui innerve la partie postérieure de la cuisse et de la jambe) ou d’une cruralgie (nerf crural qui innerve la partie antérieure de la cuisse).

Le lumbago ou le "tour de reins"

L’histoire du lumbago est toujours la même, à quelques variantes près. C’est la mésaventure de celui qui arrive au guichet pour payer sa place de cinéma. Il fait tomber son porte-monnaie, se penche pour le ramasser et se relève brutalement. Résultat : il n’a jamais vu le film. Ou c’est l’histoire du voisin qui a voulu jouer les Hercule en soulevant un sac de ciment de trop. Le voilà plié en avant dans l’impossibilité de se relever, grimaçant de douleur au moindre mouvement. Que s’est-il passé ? Il s’agit tout simplement d’un début de lumbago dont la première manifestation est une détérioration discale. Cette détérioration discale se produit la plupart du temps lorsqu’on soulève un objet lourd. Nous sommes alors pliés en deux, les jambes raides, les fesses en l’air. Le noyau discal est immédiatement compressé par plusieurs centaines de kilos, puis violemment repoussé en arrière lors de l’effort de soulèvement. C’est à cet instant précis que dans son déplacement le noyau discal déchire plusieurs épaisseurs de l’anneau fibreux. La douleur est alors provoquée par l’irritation des fibres du nerf sinu vertébral qui innerve la périphérie du disque. La douleur provoque une réaction de défense, d’où la douloureuse contraction les muscles lombaires.

Les lombalgies d’origine articulaires postérieures

Rappelons que les vertèbres s’articulent entre elles par l’intermédiaire du disque intervertébral et de deux articulations.

Dans tous les mouvements, ces articulations jouent le rôle de guide, les contraintes mécaniques étant supportées, pour l’essentiel, à l’étage lombaire par le disque intervertébral (80 % des charges).

 

 

(Page 2 sur 2)

Colonne vertébrale

Les lombalgies dues à ces articulations postérieures correspondent à une surcharge ou une pression prolongée consécutive à une mauvaise position. Elles peuvent apparaître chez les enfants et les adolescents par une accentuation de la lordose lombaire, surtout chez les jeunes filles, ou lors de surmenages sportifs.

Chez les personnes âgées, l’absence d’alternance de compression et de décompression du disque intervertébral altère rapidement la surface cartilagineuse de l’articulation et c’est alors le début de l’arthrose. La surcharge provient souvent d’un excès de poids, mais aussi d’une discarthrose (vieillissement du disque). Dès lors, le disque ne jouant plus son rôle, le poids du corps est alors supporté par les articulations postérieures. C’est alors que des réactions inflammatoires douloureuses peuvent résulter de l’hyperactivité imposée aux articulations et qui en provoque l’irritation.

 

 

Douleur chronique

Lorsqu'une douleur persite, s'avère rebelle aux traitements usuels pendant plus de 3 à 6 mois, on parle alors de douleurs chroniques. Liée à une maladie ou à une déficience, ce symptôme persistant nécessite une prise en charge particulière.

Particularités des douleurs chroniquesParticularités des douleurs chroniques

Parce qu'elles sont plus difficiles à traiter, parce qu'elles récidivent... les douleurs chroniques entraînent une profonde altération de la qualité de vie des patients. Découvrez l'essentiel sur la prise en charge et les conséquences de ces douleurs rebelles.

La douleur chronique encore mal prise en charge
Comment évaluer la douleur chronique ?
Douleur chronique et soutien psy
    Interview du Dr François Boureau

Zoom sur les douleurs chroniques

Zoom sur les douleurs chroniquesCertaines douleurs nécessitent une prise en charge particulière, parce qu'elles sont liées à une maladie complexes ou qui affaiblit l'organisme du patient. Découvrez l'essentiel sur ces douleurs chroniques.

Douleurs chroniques les plus courantes

Douleurs chroniques particulières

Mieux prendre en charge les douleurs pelviennes
Douleur de la migraine
Douleur et mal de dos
Douleur et rhumatisme
Douleurs musculaires
Règles douloureuses

 

 

 

La relaxation musculaire

La relaxation musculaire se déroule en deux parties. La première partie, inspirée du premier cycle de la sophrologie caycédienne, recherche la prise de conscience du schéma corporel par un exercice respiratoire et par un ressenti des courbures du corps. La deuxième partie, inspirée de la relaxation générale de Jacobson, vise la prise de conscience des tensions musculaires et leur réduction volontaire par des exercices de contraction-décontraction.

 

La prise de conscience du schéma corporel permet à chacun de ressentir son corps physique dans une dimension dont il n’a pas l’habitude c’est à dire comme une entité chargée des émotions, des sensations dont elle a le souvenir. Les tensions musculaires peuvent être le reflet des tensions émotionnelles.

 

Les tensions musculaires peuvent se situer au niveau des muscles respiratoires, diaphragme et intercostaux, et entraîner des dysharmonies dans le cycle respiratoire. La respiration peut rester haute c’est à dire que la personne n’expire jamais à fond. La respiration peut être paradoxale c’est à dire que l’inspiration se fait en gonflant la poitrine, les muscles respiratoires accessoires ,qui normalement ne servent qu’aux inspirations forcées, sont sollicités de façon exagérée et l’expiration se fait en gonflant le ventre, mouvement qui normalement correspond à la contraction du diaphragme, muscle inspiratoire. La prise de conscience d’une respiration ample et normale, en s’aidant s’il le faut d’une main sur la poitrine et l’autre sur le ventre, permet de libérer ces tensions.

 

Ces tensions musculaires peuvent aussi se situer au niveau des muscles de la chaîne arrière. Du sommet du crâne à la pointe des pieds s’alternent des courbures faites de creux et de bosses : bosse occipitale, creux cervical, bosse dorsale, creux lombaire, bosse fessière, creux poplité (sous le genou), bosse du mollet, creux du tendon d’Achille, bosse du talon, creux de la plante du pied et bosse des orteils. La prise de conscience de ces courbures peut permettre de ressentir d’éventuellement dysharmonies, comme l’accentuation de la lordose cervicale au détriment de la lordose lombaire, et par la suite de les corriger.

 

Enfin ces tensions peuvent se situer dans tous les autres muscles du corps, ceux des membres, du tronc, de la nuque et du visage. Le principe est de faire une contraction musculaire de longue durée suivie d’un relâchement musculaire brusque afin de ressentir la différence entre muscle contracté et muscle détendu. Tout au long de l’exercice il faut focaliser son attention sur le muscle en action. Au cours de la contraction le ressenti peut être fait de chaleur, de lourdeur allant jusqu’à de la douleur. Au moment du relâchement le ressenti peut être du bien être, de la légèreté. Souvent, dans les premières exercices, on n’arrive pas à arrêter d’un coup la contraction et le passage vers le relâchement, qui est progressif, est en fait une contraction excentrique : l’arrêt de la contraction tenant le bras vers le haut doit provoquer la chute du bras et son sa descente lente.

 

La séance de relaxation débute par un temps de repos puis il faut fermer les yeux de façon à porter toute son attention sur les parties de son corps que l’on va observer. Elle se fait d’abord en position allongée puis ensuite en position assise. Elle se déroule dans une pièce calme, sans intrusion d’appels téléphoniques. On peut la pratiquer seul mais il est préférable de commencer par quelques séances accompagné par un thérapeute qui sera à même de contrôler le bonne exécution des contractions et l’état du relâchement obtenu.

 

La vérification objective de cette détente musculaire est, selon Jacobson, « l’absence de toute contraction musculaire s'exprimant du point de vue électromyographique par un silence électrique absolu ». Elle peut être aussi obtenue en observant la vitesse de relâchement d’un muscle. La vérification subjective est faite par chacun en fonction de son ressenti et de la disparition des sensations de tension.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 19:52

relaxation-regulation-respiration

Contrôler son attention et gérer sa concentration

Comprendre le rôle de l'attention et de la concentration dans l'apprentissage

La nature nous a donné deux oreilles et seulement une langue 
afin de pouvoir écouter davantage et parler moins.

(Grec. Zénon d'Élée, 4e siècle av. J.-C.)

L'attention favorise l'ouverture de tous nos sens à la réalité externe ou interne. Elle nous assure une réception maximale de toutes les informations en provenance soit de notre environnement (messages et signaux visuels, auditifs, olfactifs et autres), soit de notre milieu interne (sentiments, émotions, état physiologique). Nous n'avons pas toujours le plein contrôle de notre attention : en effet, l'attention est un réflexe essentiel pour la vie et la survie de toutes les espèces animales. Grâce au processus de l'attention, nos ressources cérébrales sont orientées vers ce qui, dans notre environnement externe ou interne, peut être d'un certaine importance pour notre vie, comme le signal d'un danger ou le sentiment d'un besoin. Le processus d'attention s'accompagne aussi d'une mobilisation des ressources de l'organisme se traduisant par une activation plus grande de tous les organes concernés par un éventuel passage à l'action (tonus musculaire, cœur, poumons, foie).

Notre attention peut ainsi être attirée, malgré nous, par des événements inhabituels (un bruit inhabituel, un mouvement brusque, un nom familier entendu dans une conversation). Mais nous avons aussi la capacité de diriger volontairement notre attention sur des aspects de notre environnement externe ou interne que nous jugeons importants (attention sélective).

Alors que le processus d'attention ouvre notre esprit aux signaux sensoriels, le processus de concentration, complémentaire, ferme notre conscience à tout ce qui peut distraire notre esprit de la tâche (inhibition). La concentration favorise ainsi une utilisation maximale de la mémoire de travail pour percevoir, enregistrer, rechercher et traiter des informations, faire des plans ou prendre une décision. Elle agit comme un isolant pour le cerveau : elle sert à bloquer l'arrivée à la conscience de toute information qui pourrait nuire à la réflexion.

Le contrôle de ces deux processus est, cela va de soi, très utile pour toute personne en situation d'apprentissage ou aux prises avec un problème. Qu'il s'agisse de rester attentif lors d'un exposé, d'être vigilant lors d'une observation ou d'être réceptif lors d'une entrevue, la maîtrise de son attention est un préalable incontournable de tout apprentissage. La capacité à rester concentré sur une tâche, ou à se concentrer à nouveau et rapidement après un dérangement, sans être aussi fondamentale que la maîtrise de l'attention, facilite le travail et surtout le rendement intellectuel.

L'attention et la concentration sont deux processus psychologiques qui consomment de l'énergie. Il n'est donc pas étonnant de se sentir fatigué après un effort intellectuel. L'effort de concentration varie en fonction des exigences de la tâche et de sa durée. Plus la tâche est complexe, nouvelle, difficile, et plus l'effort à fournir est grand. Plus le temps s'allonge et plus l'effort à fournir pour rester concentré est important. L'étude (acquisition de nouvelles connaissances) est la tâche qui requiert le plus de concentration, avant la résolution de problèmes (mise en application de connaissances déjà acquises) et la rédaction de travaux (mise en forme d'informations déjà mémorisées et assimilées).

Les avantages de développer un meilleur contrôle 
de l'attention et de la concentration

• Ne pas manquer une information importante
• Pouvoir se concentrer rapidement sur une tâche
• Devenir plus résistant aux distractions
• Rester concentré plus longtemps
• Avoir moins d'effort à fournir pour rester concentré
• Maximiser l'utilisation de ses ressources intellectuelles
 

Selon la loi de Yerkes-Dodson, reprise et adaptée par Hebb, une personne se comporte de façon d'autant plus efficace que son niveau d'éveil n'est ni trop faible, ni trop élevé. Alors que des tâches routinières sont facilitées par un niveau d'éveil élevé, les tâches complexes demandant un haut niveau de réflexion sont accomplies plus efficacement à un niveau d'éveil moins élevé.


(Schéma extrait de Godefroid, 1987)

 

Les symptômes et les origines des problèmes d'attention et de concentration

La durée de concentration efficace varie selon la réserve d'énergie disponible et selon la difficulté de la tâche. On peut l'allonger avec de l'entraînement. Des pauses régulières (ex : 10 min. par heure de travail soutenu) sont souhaitables pour la récupération et l'assimilation. La capacité minimale souhaitable de concentration soutenue (sans pause) devrait être d'au moins 20 minutes. En bas de cette zone, il y a place pour de l'entraînement.

Les facteurs favorables à la concentration

• Un environnement approprié : le bruit, les sollicitations diverses exigent plus d'effort de concentration. La durée sera moindre, la fatigue plus vite à venir. Il est donc particulièrement important d'accorder une grande attention au choix des moments de la journée, des lieux et des ambiances de travail (sonores, visuelles, éclairages, etc.)

• Un démarrage rapide : un entraînement à se mettre rapidement en état de concentration (moins d'une minute) augmente l'utilisation efficace du temps disponible et la satisfaction intérieure qui en résulte. La motivation vient avec le sentiment d'être productif et efficient.

• L'organisation du travail : si une partie importante du processus de traitement est automatisée, elle demande moins d'énergie et d'effort volontaire. En développant une organisation personnelle de son travail (temps, espace, outils), on peut favoriser la mise en route immédiate et minimiser les dépenses d'énergie relatives à l'effort de concentration.

Les facteurs nuisibles à la concentration

• La fatigue physique et nerveuse : il est peu recommandé d'étudier après la pratique intensive d'un sport, à la fin d'une journée chargée en activité intellectuelle ou à la suite d'une période d'étude prolongée.

• Des habitudes de vie et d'hygiène personnelle déséquilibrées: activités physiques insuffisantes, nutrition inadaptée, loisirs et distractions insuffisantes. Il est sage de prévoir dans son horaire journalier et hebdomadaire des temps de détente, d'activité physique et de loisir et de se donner des récompenses pour une période de travail bien remplie.

• Les problèmes personnels : les soucis financiers, les déséquilibres affectifs et les préoccupations matérielles sont parmi les sources de difficulté de concentration les plus fréquentes. On peut s'entraîner à évacuer momentanément ces distractions endogènes, en leur accordant une période précise dans son horaire. 

• Les expectatives pessimistes : l'anxiété, la peur de l'échec, un niveau élevé de stress nuisent à la concentration. Là encore, on peut s'entraîner à changer sa façon de voir les événements et à mieux résister aux pressions psychologiques.

• Les attitudes négatives : le manque d'intérêt pour la tâche, un langage intérieur démobilisant, la lenteur à démarrer rendent l'attention et la concentration difficiles. Plus on se dégoûte de faire une tâche et plus elle semble traîner en longueur.

Quels sont les symptômes d'un contrôle insuffisant de l'attention et de concentration?

Les problèmes typiques reliés au manque de contrôle de son attention et de sa concentration sont la lenteur à se plonger dans une tâche, la difficulté à résister aux sollicitations de l'environnement (bruits, sons, images, discussions), la difficulté à résister aux autres préoccupations personnelles (soucis, inquiétudes, rêveries, envies diverses), la difficulté à rester longtemps concentré (pendant un cours, une lecture ou un travail). Les situations de cours, de test et d'examen sont des contextes particulièrement révélateurs des stratégies de contrôle de l'attention et de la concentration. En effet, la majeure partie des caractéristiques contextuelles échappent au contrôle des élèves : lieux, moments et ambiances imposés, tâches imposées, présence d'éléments anxiogènes (évaluation, compétition), etc. La connaissance de méthodes efficaces pour «  faire sa bulle », éloigner les «  pensées parasites » , focaliser son attention sur le contenu du cours ou de l'examen est un atout précieux pour la performance.

Voici quelques exemples caractéristiques des problèmes de concentration vécus pendant l'étude : 

bullet « Décrocher » pendant une lecture et s'apercevoir qu'on vient de lire une page ou deux en pensant à autre chose, et qu'on n'a aucune idée de ce qu'on vient juste de lire. bullet Tomber en état d'hypnose durant un exposé magistral et écouter sans enregistrer la moindre information. bullet Être obsédé par une idée récurrente pendant une période d'étude, une pensée qui nous hante et nous empêche de nous concentrer dès qu'on se remet au travail. bullet L'emballement lors d'un travail, le trop-plein d'enthousiasme et le flot d'idées générées entraînant un niveau d'excitation interne incompatible avec la poursuite du travail lui-même.
 

 

Le fonctionnement de l'attention 
et de la concentration

Attention, concentration et motivation

Le type de motivation joue un rôle prépondérant dans le processus d'attention et de concentration. Les différentes formes de motivation intrinsèque pour une tâche sont les plus favorables à l'attention et à la concentration. En effet, l'intérêt éprouvé pour l'activité elle-même facilite un démarrage rapide et une excellente résistance aux distractions, en même temps qu'une approche en profondeur de la matière. Une motivation orientée exclusivement vers la réussite, c'est-à-dire sans intérêt réel pour la tâche elle-même est déjà moins favorable à la concentration, en ce sens que la pensée est plus tournée vers l'anticipation des résultats et leurs conséquences (bonnes notes, fierté, réussite professionnelle) que vers le traitement de la tâche elle-même. Ce type de motivation favorise tout de même l'autodiscipline et la persévérance face aux difficultés, ainsi qu'une approche stratégique de l'apprentissage. Il s'accompagne en général d'un fort sentiment de compétence à atteindre les objectifs fixés. L'absence de motivation ou une motivation de type extrinsèque engendre plutôt résistance, anxiété, et une approche superficielle de l'apprentissage orientée vers la passation des examens et « collée » aux exigences de l'enseignant.

Prendre le contrôle de son attention et de sa concentration commence donc par une réflexion sur son type de motivation et l'adoption des attitudes les plus propices à favoriser une motivation intrinsèque ou, à défaut, une motivation de réussite: adoption d'une perspective à long terme, recherche du sens et de l'utilité de la tâche pour soi (rappel de ses buts et objectifs personnels), recherche des liens avec sa propre réalité et celle de sa future profession, amour du travail bien fait, attitudes positives, anticipation de réussite. Certaines techniques d'auto conditionnement positif peuvent être ici d'une grande aide dans le cas d'une motivation chancelante: le respect des temps prévus (éviter les dépassements), ne jamais aller jusqu'à l'écœurement, se donner un système de récompense et le respecter. Notre subconscient enregistre les expériences désagréables et offrira d'autant plus de résistance une prochaine fois que nous n'aurons pas respecté nos engagements vis-à-vis de nous-mêmes la fois précédente.

Attention, concentration et stress

Les études exigent déjà beaucoup sur le plan des activités cognitives. L'effort d'apprentissage soutenu sur de longues périodes entraîne une fatigue intellectuelle et physique. Cette fatigue se traduit par des difficultés de concentration, entre autres. Les différentes sources de pression externes et internes (bruits, soucis divers, anxiété, pression du temps, émotions fortes) exigent un effort supplémentaire pour le maintien de son attention sur la tâche (résistance aux distractions, aux intérêts concurrents, aux préoccupations personnelles). Il est donc particulièrement important de limiter au maximum les sources de dérangement en choisissant soigneusement ses périodes, ses lieux et son environnement de travail, et en prévoyant des périodes précises pour régler ses problèmes personnels.
Il y a un niveau d'activation cérébrale optimal pour chaque activité. Un travail routinier, répétitif et fastidieux bénéficiera d'une ambiance stimulante et d'un niveau élevé d'activation cérébrale. Par contre, la résolution de problème, l'étude et l'apprentissage profitent mieux d'une atmosphère tranquille, calme et relaxée, avec un niveau d'activation cérébrale moindre. Il nous faut en conséquence, adapter notre environnement de travail à la nature de la tâche. L'effort mental à fournir est une fonction de la tâche, des distractions présentes, de la condition physique et mentale, de l'intérêt intrinsèque. Plus la tâche est complexe, nouvelle, abstraite, rebutante et de faible qualité perceptive (textes écrit petits, tassés, sans divisions apparentes, etc.), plus grand est l'effort d'attention et de concentration à fournir, et plus rapide la fatigue à venir.

Attention, concentration et impulsivité

Apprendre prend du temps. Écouter un cours, lire les textes imposés ou suggérés, comprendre la matière étudiée, ne suffisent pas pour dire qu'il y a eu apprentissage. L'apprentissage se mesure à ce qui reste en mémoire: des connaissances et des habiletés accessibles et applicables en temps et lieu. Une conception inadéquate de l'apprentissage, une motivation extrinsèque poussent à vouloir tout et tout de suite, à vouloir être arrivé avant d'être parti. L'assimilation d'une matière nouvelle est un processus de construction et de reconstruction progressive de sa compréhension des phénomènes étudiés. C'est un processus qui nécessite de nombreux retours en arrière et des reprises fréquentes. L'impulsivité rend inattentif aux détails, on ne prend pas le temps ni d'enregistrer les informations, ni de les traiter en profondeur. L'attention est focalisée sur la vitesse et le nombre de pages à parcourir. On écoute, on lit, mais on ne retient rien.

Attention, concentration et organisation

Les considérations précédentes sur la nature de l'attention et de la concentration chez l'être humain et sur les exigences cognitives des tâches d'étude trouvent leur application concrète dans l'organisation, la planification et la gestion de son emploi du temps. Une bonne organisation, une bonne planification et une bonne gestion est une organisation, une planification et une gestion qui tiennent compte de ses capacités et du fonctionnement de son attention et de sa concentration, toutes caractéristiques éminemment personnelles. Les périodes de travail sont à répartir en fonction des tâches et de ses propres caractéristiques au plan de l'attention et de la concentration: les tâches exigeantes au plan de la concentration (lecture d'étude) aux moments de la journée et de la semaine les plus favorables; les tâches les moins exigeantes (classification de documents, recherche de livres en bibliothèque) aux moments de la journée ou de la semaine moins fertiles pour le travail intellectuel.

 

Les stratégies de contrôle de l'attention 
et de la concentration 

Mobiliser son attention 

Stratégie consistant à diriger son attention sur des signaux précis : observer un phénomène, écouter un exposé, visionner un document vidéo, lire un article, étudier un chapitre, chercher une solution à un problème, écouter un client, etc. Cette stratégie s'oppose à un mode d'attention dit «  attention flottante », état d'activation cérébrale non orienté vers une source particulière, à la «  rêverie » non contrôlée (ou contrôlée par le subconscient), et à " l'hypnose " (contrôlée par un agent externe). Pour avoir un contrôle sur ce processus, il faut en avoir conscience, c'est-à-dire qu'il faut avoir conscience des moments où l'on commence à « décrocher » pour se « raccrocher » aussitôt. Il est donc nécessaire d'avoir développé certaines habitudes d'autorégulation métacognitive (c'est-à-dire des habitudes de surveillance de son fonctionnement intellectuel). La concentration sur la tâche est le fruit d'une mobilisation régulièrement renouvelée de son attention pour la diriger sur la tâche. Par exemple, lors de l'écoute d'un exposé ou de la lecture d'un article, plus vite on détecte que notre esprit est rendu ailleurs, plus vite on fait le choix soit de «  raccrocher » soit de quitter, momentanément (pause) ou définitivement (changement d'activité). 

Certaines caractéristiques des situations favorisent la mobilisation de l'attention : l'échange et la discussion, une lecture palpitante, un exposé vivant et plein d'exemples, l'utilisation de plusieurs supports auditifs et visuels rendent l'écoute plus facile et moins fatigante. Le problème du contrôle se présente surtout lors d'une lecture fastidieuse ou un cours difficile à suivre, abstrait et qui sollicite peu l'attention spontanée (voix monocorde, pas de support visuel). Quelques tactiques s'avèrent très utiles dans ces cas-là pour garder son esprit sur le sujet traité : prendre des notes ou organiser les idées sous forme de schémas; décrocher volontairement (regarder dehors, prendre conscience de sa position, de sa respiration, se relaxer) pour mieux raccrocher dans la minute qui suit; suivre l'exposé en suivant dans le manuel du cours; noter les pensées distrayantes sur une feuille de papier; prendre en notes les idées que l'exposé vous suggère pour un essai ou une application professionnelle, etc.

Focaliser son attention

Stratégie consistant à diriger son attention vers des aspects précis de la tâche à effectuer. L'attention est le processus contrôlant l'entrée des informations. C'est un processus de sélection quand il est orienté (attention sélective). Plus il est sélectif, plus il facilite le traitement ultérieur des informations. En effet, la mémoire de travail (mémoire à court terme) des espèces vivantes est limitée en capacité et en durée (de 7 à 9 informations simultanées pour une durée de quelques dizaines de secondes chez l'être humain). La focalisation sur un et un seul aspect de la tâche à la fois permet d'éviter le sentiment de confusion créé par un nombre trop élevé de données simultanées. 

Pour cela, la tâche globale doit d'abord être découpée en unités plus réduites. Par exemple, la lecture d'un chapitre sur une matière nouvelle est une tâche qui peut être divisée en plusieurs opérations successives : un parcours des titres et sous-titres pour avoir une vue d'ensemble de sa composition, une lecture plus attentive de l'introduction et de la conclusion pour prendre connaissance des intentions et des orientations de l'auteur, puis une lecture détaillée partie par partie, suivie ou entrecoupée de prise de notes, de résumés et de synthèses, de rappels mnémoniques et de révisions. Les ruptures entre ces divers aspects d'une même tâche sont tout autant d'occasions naturelles de pauses, le temps d'une détente rapide et d'une activation plus physique. Ce temps de repos, même s'il est très court (quelques minutes), permet une récupération éclair de nos capacités de concentration. Il facilite aussi l'assimilation, dans la mesure où un rappel rapide des points principaux à dégager de la phase précédente facilite l'enregistrement des informations essentielles dans la mémoire à long terme et la construction progressive de la connaissance à propos de la matière étudiée.

Utiliser son langage interne

Le contrôle de son langage interne est un facteur important de la mobilisation et de la focalisation de l'attention et du maintien de la concentration sur la tâche effectuée. Le langage interne est une sorte de discours intérieur avec nous-mêmes qui accompagne tout naturellement notre fonctionnement cérébral. Ce langage nous contrôle si nous ne le contrôlons pas délibérément. Un langage négatif, dévalorisant, pessimiste détourne notre attention du traitement cognitif de la tâche et l'oriente vers le contexte affectif, émotif de celle-ci. Ce mouvement se fait au détriment de la tâche, contribue passablement à la démotivation, diminue la résistance aux distractions et favorise les décrochages successifs. Prendre en mains la façon dont on se parle de la tâche, au plan de son intention et de sa compétence à la remplir, est un préalable important du contrôle de son attention.

Mais en plus, le langage interne peut également nous soutenir directement dans notre démarche intellectuelle. On peut par exemple se parler de la meilleure façon d'organiser, de planifier et de gérer cette tâche. Devant une difficulté de compréhension d'un texte ou de résolution d'un problème, on peut " articuler " ses questions ou son raisonnement à haute et intelligible voix, ou silencieusement dans sa tête. Le recours à la parole, toute intérieure qu'elle soit, suffit souvent à mettre en évidence le lien qui n'a pas été fait ou l'hypothèse qui n'a pas été essayée.

Utiliser l'imagerie mentale

L'imagerie mentale est une autre forme de langage interne utilisant l'image comme support, accompagné ou non de la parole. À l'instar du langage interne, toute activité cérébrale produit un flot ininterrompu d'images et de scénarios qui nous gouverne si nous n'en prenons pas un contrôle délibéré. La visualisation d'images de soi positives et de scénarios optimistes favorise la motivation et l'engagement cognitif dans la tâche. L'utilisation de dessins, de graphiques, de schémas ou de modèles pour faciliter sa compréhension et son assimilation d'un texte met cette remarquable faculté d'imagerie au service de l'apprentissage ou de la résolution d'un problème.


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:32

L'Articulation Temporo-Mandibulaire

Elle mérite une mention spéciale. Son rôle capital n'a été mis en évidence que (relativement) récemment.
C'est l'articulation qui bouge quand on ouvre la bouche et que la mâchoire inférieure (ou mandibule) s'abaisse. Vous pouvez la sentir en mettant votre doigt dans le conduit de l'oreille(pulpe vers l'avant) et en ouvrant la bouche : vous sentez l'articulation bouger sous votre doigt.

Cette articulation,
les muscles qui la servent,
les ligaments qui la maintiennent,

sont souvent les victimes des dents,

soit qu'elles aient poussé de travers,
soit qu'elles aient été malheureusement modifiées par un traitement.


les dents de la mâchoire inférieure
ne doivent être ni en avant ni en arrière
par rapport à celles de la mâchoire supérieure ;

une dent ne peut dépasser ses voisines
car alors la mâchoire qui vient à son contact
va se trouver en déséquilibre
va basculer sur un côté ou l'autre ;


si la mâchoire inférieure se trouve déplacée,

les muscles de la région vont être en tension
et les articulations des deux mâchoires
(articulations temporo-mandibulaires)

vont fonctionner de travers et…s'user !

 

VOUS AIMERIEZ SAVOIR SI VOUS AVEZ UNE BONNE " OCCLUSION " ou si sournoisement votre articulation temporo-mandibulaire n'est pas en train de vous donner de l'arthrose qui vous handicapera le restant de vos jours.

RIEN N'EST PLUS SIMPLE.

Vous venez de mesurer
combien votre mauvais appui des dents
limite votre corps
et tend les muscles de votre colonne
pour la faire travailler de travers
et fabriquer de l'arthrose.

 

 

 

 

Mais l'affrontement parfait des deux rangées de dents n'est pas la seule condition au fonctionnement sans tension des mâchoires.




La position mandibulaire conditionne
la position CERVICO-SCAPULAIRE


"d'après Bernard BRICOT in: La reprogrammation posturale globale, Éditions Sauramps";


"d'après Bernard BRICOT in: La reprogrammation posturale globale, Éditions Sauramps";


"d'après Bernard BRICOT in: La reprogrammation posturale globale, Éditions Sauramps";


"d'après Bernard BRICOT in: La reprogrammation posturale globale, Éditions Sauramps";

Les différentes fonctions de la sphère oro-faciale :


La ventilation

Fonction vitale caractérisée par une succession de cycles d’inspirations et d’expirations qui permettent au volume d’air nécessaire à nos échanges gazeux de traverser les voies aériennes.

Certains auteurs comme Talmant affirment que la ventilation est un facteur déterminant de la posture naturelle au niveau céphalique.

Au repos, la ventilation est exclusivement nasale. Elle deviendra buccale lors de l’effort pour assurer des échanges gazeux pulmonaires corrects.

La déglutition

Elle est déclenchée volontairement, son déroulement est purement réflexe. Des contacts dentaires harmonieux sont capitaux lors de la déglutition car elle s’effectue dents serrées, en position d’intercuspidation maximale. La musculature linguale joue ici un rôle déterminant. Lors de l’effort, le rythme des déglutitions augmente de façon significative.

La mastication

Une mastication bilatérale alternée et équilibrée est nécessaire pour assurer un développement correct du complexe crânio-facial (Planas). Elle est capitale pour éviter des troubles musculaires et articulaires qui apparaissent lorsqu’une dysfonction s’installe sur le long terme. Ce genre de dysfonction aura des répercussions d’autant plus gênantes que le sujet doit les compenser lors de l’effort physique.

Occlusion dentaire

Position de la mandibule

↑Position des articulations↑

Problème temporo-mandibulaires (ATM)Problème

descendantascendant

↓ ↓

Contraction équilibrée ou

déséquilibrée des muscles

masticateurs

Réaction en chaîne sur les

muscles du sportif

Posture modifiée ou non

D’après Perdrix et coll. (1993).

De manière exacte, l’articulation temporo-mandibulaire est une articulation qui se
trouve entre le condyle de la mâchoire inférieure et le tubercule articulaire de l'os
temporal.

 

 

 

UN EXEMPLE

J'ai mal aux mâchoires. Je les sens serrées. Je dois faire un effort pour ouvrir la bouche grande. Elles sont tendues.



QU'EST-CE-QUE LA TENSION ?

La tension est une contraction attribuable à un effort musculaire. En dehors d'un exercice exigent pouvant entraîner une contraction musculaire, il existe une façon efficace de " bâtir " une tension: diminuer l'ampleur de sa respiration. C'est ce que nous faisons automatiquement lorsque nous devenons tendu.


A QUOI SERT LA TENSION ?

Nous nous contractons pour éviter de ressentir un malaise ou une douleur physique. Mais nous le faisons aussi pour ne pas ressentir une émotion. L'effort musculaire est alors un moyen de repousser l'émotion de la conscience ou d'en diminuer l'intensité. A d'autres moments, il permet plutôt de ressentir partiellement ou totalement non pas ce qui est ressenti, mais son expression. Imaginons que je sois en colère et que je réprime cette colère. Ce n'est pas avec mon esprit que je la contiendrai, c'est avec mon corps. Il se peut que je le fasse avec la mâchoire. Il se peut que je le fasse avec l'aide d'un autre groupe musculaire, celui de la nuque ou du dos par exemple. Imaginons maintenant que je ressentes très bien ma colère, mais que je me retienne de la montrer totalement. Je parlerai d'une manière contrôlée, contractant les muscles de la bouche pour la museler au moins partiellement. Ou je serai assailli par un mal de tête. La tension se sera logée ailleurs. La tension peut aussi se bâtir de façon insidieuse, sans que j'en aie conscience: à la fin d'un film d'horreur, je ressens une terrible tension à la nuque. Je n'ai pourtant pas eu l'impression de repousser une émotion; mais en fait j'ai retenu mon souffle durant presque la totalité du film. Je repars avec un bon mal de tête !


QUE FAIRE AVEC LA TENSION ?

Soulager une tension suppose que soit libérée une émotion contrôlée.
Pour ce faire, je devrai d'abord retrouver une respiration profonde et lente. C'est la seule façon de produire un soulagement. Si la tension est forte, il me faudra repérer l'endroit de mon corps où se loge la tension et bien la ressentir en continuant de respirer profondément et lentement. Enfin, ce faisant, je devrai me rendre réceptif à l'émotion ou à la préoccupation que je cherche à contrôler.
Bien que cet exercice soit simple, il n'est pas nécessairement facile à faire. Il arrive que je ne sois pas ouvert à ce que je ressens (n'est-ce pas pour cela que je suis souvent tendu ?). Dans ce cas, ma bonne volonté ne suffira pas à faire réapparaître ce que j'ai repoussé. Il me sera plus utile d'examiner mes objections à m'ouvrir à moi-même à ce moment-là, que de me forcer à m'ouvrir.

Essayez d’ouvrir et de fermer lentement
la bouche.
Observez si votre bouche s’ouvre
facilement et sans effort. Vérifiez si
votre menton descend droit vers le bas ou
s’il se déplace légèrement sur le côté.
Pendant l’ouverture de votre bouche, il est
possible que votre tête se penche un peu
vers l’arrière.

Penchez maintenant vous-même votre
tête vers l’arrière en ouvrant la bouche,
et reprenez la position initiale en la
refermant.

Pour faciliter le mouvement, relâchez au
maximum la gorge, la langue et le cou.

Gardez la bouche entre-ouverte de manière à ce que les
dents du haut ne touchent pas les dents du bas.
Déplacez la mâchoire vers la droite et ramenez-la au
centre. Fermez la bouche et refaites ce mouvement
plusieurs fois.
Attention à ne pas tourner le visage. Si vous ressentez des
à-coups dans les mouvements, ralentissez un peu le rythme
et relâchez votre mâchoire.

Après vous être reposée quelques instants,
Répétez l’exercice C vers la gauche et comparez vos
sensations.
Pour être plus précis dans ces mouvements, vous pouvez
vous aider de votre index, appuyé sur votre menton.

Pendant que vous vous reposez, vous pouvez déjà
percevoir les changements dans la tension de votre visage
et de la bouche.
Savoir se détendre les mâchoires permet souvent de
réduire les douleurs du cou et des épaules.

Entre-ouvrez de nouveau la bouche de manière à ce que
les dents du haut ne touchent pas les dents du bas. Puis
déplacez la mâchoire de la droite vers la gauche.
Si vous observez que vos yeux suivent les mouvements de
votre mâchoire, essayez de vous détendre pour les garder
fixes.

Ouvrez un peu la bouche et gardez-la ouverte :
Avancez doucement la mâchoire vers l’avant de manière à ce que
les dents du haut se trouvent en retrait par rapport aux dents
du bas. Ramenez enfin la mâchoire dans sa position initiale et
reposez vous un moment.

Reprenez la position décrite à l’exercice F, la mâchoire légèrement en avant, et
faites de petits mouvements vers la droite.
Chaque fois, ramenez la mâchoire au centre et faites une pause.
Vous pouvez répéter cet exercice 4 à 9 fois.
Répétez le mouvement de la mâchoire d’abord en avant, puis vers la gauche.

Entre-ouvrez à nouveau la bouche
Après avoir avancé légèrement la mâchoire,
déplacez celle ci de droite à gauche. Evitez les à-
coups en faisant de petits mouvements lents et
réguliers.
Reposez-vous un moment et essayez à nouveau
d’ouvrir la bouche. Observez les changements.

Votre visage et votre cou ne vous semblent-ils
pas plus détendus ?
Votre bouche s’ouvre-t-elle plus facilement ?

 

 

Etape 3: exercez la tension du visage

Nous l’admettons sans peine, ces mimiques un peu folles ne ressemblent à rien, mais les exercices sont réellement efficaces.

1. Le Marilyn

Muscles: le tour de la bouche et les lèvres profitent de cet exercice.

Technique: veillez à ne pas rider les arcades sourcilières ni le front et soufflez des baisers avec les seuls muscles de la bouche. Vous pouvez augmenter la résistance en appuyant vos doigts sur les lèvres. Répétez l’exercice quatre fois.

2. Le visage de Bouddha

Muscles: cet exercice détend tous les muscles du visage, de sorte que les moindres traces de stress ou de fatigue ainsi que toutes les tensions inconscientes des muscles sont  neutralisées.

Technique: asseyez-vous au calme, fermez les yeux et concentrez-vous sur l’effacement de toutes les rides. Concentrez votre attention sur votre troisième oeil, le point situé entre vos arcades sourcilières. Imaginez la présence à cet endroit d’un petit cercle de lumière brillante, qui n’en finisse pas de grandir. Si vous sentez que vos pensées s’en éloignent, ramenez-les vers ce cercle. Essayez d’abord de réaliser cet exercice pendant une minute. En cas de succès, essayez de tenir plus longtemps.

3. Le Satchmo

Muscles: cet exercice permet de faire travailler les rondeurs des joues.

Technique: gonflez vos mâchoires et laissez l’air swinguer de l’une à l’autre jusqu’à ce que vous soyez à bout de. Répétez l’exercice quatre fois.

4. La tête du lion I & II

Muscles: cette pose étire tous les muscles du visage et favorise en même temps la libération de toutes les tensions émotionnelles. Vous constaterez ensuite que votre peau est plus rosée, à nouveau une conséquence évidente de l’apport d’un supplément d’oxygène, que vous vous êtes offert.

Technique: inspirez par le nez, serrez les poings et tendez tous les muscles du visage, comme si vous aviez mordu dans un citron très sûr. Expirez ensuite par la bouche, tirez la langue en même temps et roulez les yeux vers le haut, pendant que vous tendez les bras et ouvrez les mains. Répétez l’exercice trois fois. L’inspiration: Les danseuses traditionnelles Kathak en Inde roulent leurs yeux avec autant de grâce que les ballerines classiques déploient leurs jambes.

5. Les yeux de la danseuse du temple

Muscles: la peau relâchée autour des yeux reprend vigueur et les pattes d’oies s’estompent, du fait de l’exercice de tous les muscles autour des yeux.

Technique: la tête et la nuque demeurent immobiles. Orientez vos yeux vers la gauche, vers le centre, vers la droite, et revenez. Répétez l’exercice trois fois.

6. Le poisson hilare

L’exercice du poisson entraîne le tour de la bouche et les pommes des joues.
Muscles: le front et les muscles autour des yeux bénéficient d’un lifting. La peau du front est plus rosée, preuve que la circulation sanguine amène un surcroît d’oxygène vers la zone visée.

Technique: riez pendant que vous plissez légèrement les lèvres. Aspirez les joues vers l’intérieur et voyez comment les pommettes sont saillantes. Répétez l’exercice cinq fois.

1/ À toute tension des muscles des mâchoires correspond une tension des muscles du dos.

C'est un réflexe
employant une voie anatomique simple :
nerf trijumeau, bandelette longitudinale postérieure.

2/ Ces muscles des mâchoires servent des milliers de fois par jour…

pour avaler la salive,
pour manger et boire,
pour parler

3/ Si les mâchoires fonctionnent de travers, les muscles de la colonne fonctionnent de travers et donc
LES MÂCHOIRES DE TRAVERS ENTRAÎNENT DE L'ARTHROSE DE LA COLONNE.


Vous vous placez debout, bien en équilibre sur vos deux pieds, bien détendu(e) ; votre corps est parallèle à un des murs de la pièce et éventuellement quelqu'un vous aide à maintenir -doucement- vos épaules pour vous éviter de tourner votre corps.

Vous tournez la tête vers la gauche, sans tourner le corps, et vous regardez aussi loin que vous pouvez. Ce n'est pas une compétition, ni une épreuve de force, ni le concours d'entrée à Polytechnique : vous pouvez être " cool ". Vous notez soigneusement jusqu'où va votre regard, vous repérez un objet ou une partie de fenêtre, une fragment de porte. Vous tournez la tête vers la droite aussi loin que vous pouvez ; là encore vous notez ce que votre regard peut atteindre.

Ensuite, en regardant devant vous, vous placez entre vos dents horizontalement un crayon ou une règle (environ >5 mm d'épaisseur).

Puis vous tournez à nouveau vers la gauche, vous notez ce que votre regard peut atteindre ; vous tournez vers la droite, vous notez ce que votre regard peut atteindre.

SI VOUS AVEZ LA SURPRISE DE POUVOIR TOURNER BEAUCOUP MIEUX, c'est que vous avez un "trouble de l'articulé dentaire", un "trouble de l'occlusion" !

La vision globale de l'organisme
permet de comprendre pourquoi :

1/ les muscles de la région
la langue,
les muscles de la déglutition,
les muscles de la parole ,

2/ la totalité du corps
(squelette, muscles, organes)

vont jouer un rôle important
dans l'équilibre des mâchoires.

comparez les mâchoires
aux mâchoires d'une tenaille :

il est important que les deux dents de la tenaille
s'affrontent parfaitement ;

il faut aussi que l'axe
où les deux dents se croisent
soit correctement serré
c'est l'articulation temporo-mandibulaire ;

il faut enfin que les deux manches
dirigent bien les dents :
l'un des manches de la tenaille
est l'occiput et la colonne vertébrale

tandis que l'autre manche est le maxillaire
et l'ensemble des viscères et fascia du corps.

Donc pour que les mâchoires soient en équilibre, il est nécessaire que le corps soit en équilibre… et inversement, comme le montrent les schémas.

Cet état d'affrontement et d'équilibre des dents des deux mâchoires s'appelle " OCCLUSION " et la science qui l'étudie s'appelle " Occlusodontologie ".
Il est indispensable que les deux rangées de dents viennent en contact parfait l'une avec l'autre pour prendre un appui parfait l'une sur l'autre :
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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:17

 

PRATIQUE

 

CÉPHALÉES, ANXIÉTÉ ET KINÉSITHÉRAPIE :

COMMENT S’ORIENTER ?

 

Corinne Goffaux-Dogniez

Docteur en kinésithérapie

Membre de la Société Belge de Sophrologie et de Relaxation

 

Si la première personne à consulter en cas de céphalées est le médecin, celui-ci peut adresser dans certains cas son (sa)  patient(e) au kinésithérapeute.

Les interventions de ceux-ci sont de différentes natures, selon les cas.

 

Les recherches mettant en évidence le lien significatif entre les céphalées et les troubles psychologiques de type anxiété et dépression sont nombreuses.

Le diagnostic différentiel entre céphalées de tension et céphalées plus vasculaires  déterminera le choix du traitement médical : anti-migraineux ou non.

Un traitement médicamenteux non satisfaisant est souvent en rapport avec 3  facteurs : la co-morbidité psychologique, la surconsommation de médicaments analgésiques, les déclencheurs non-décelés.

Ce n’est pas l’intensité des céphalées qui détermine l’apparition de troubles psychologiques, mais l’étalement dans le temps de la douleur. Par exemple, le cluster headache (algie vasculaire de la face), dont la douleur est intense mais de courte durée, n’a aucune co-morbidité psychologique. Si la douleur est de longue durée, ou si la céphalée est récurrente et fréquente, celle-ci s’accompagnera dans un premier temps d’anxiété, et secondairement, si la durée se prolonge, de dépression.

Parfois, l’anxiété qui accompagne la céphalée s’exprime sous forme paroxystique (attaque de panique).

Le profil des patients céphalagiques les plus concernés par les troubles psychologiques sont les migraineux avec aura  et les personnes abusant de médicaments.

Dans les maux de tête récurrents, apparaît la notion de crainte de la douleur, qui agit comme facteur psychologique jouant un rôle dans le processus de chronicisation.

Par ailleurs, le stress peut provoquer des tensions musculaires oro-mandibulaires (muscles de la mastication, muscles faciaux et crâniens péri-auriculaires) en rapport avec l’anxiété. C’est ce que l’on observe dans les céphalées de tension.

La douleur de la céphalée de tension est moins intense et plus liée à des causes psychiques que dans les autres céphalées , c’est pourquoi on orientera plus facilement ce type de personnes vers des traitements alternatifs de type relaxation . Les céphalées de tension  sont souvent l’objet d’une auto-médication (analgésiques en vente libre). Les céphalées de tension seules ou accompagnées de migraine (migraine transformée) vont souvent de pair avec une chronicisation du problème. Cela explique que ce type de céphalées corresponde souvent à une intoxication par abus de médicaments (automédication + chronicisation).

La chronicisation de la douleur s’accompagnant  de l’apparition de l’anxiété, la personne commence alors à consommer des anxiolytiques de type benzodiazépines (sur prescription médicale).

La relaxation, en temps que thérapie de gestion du stress, permet de diminuer l’anxiété accompagnant les céphalées chroniques.

Elle créera une synergie positive avec les médicaments en cas de migraine transformée.

Outre les céphalées de tension et les migraines transformées, les céphalées d’origine cervicale seront traitées, de manière tout aussi concluante par les soins de kinésithérapie, même si leur abord sera différent.

Selon les auteurs, le type d’anxiété qui est augmentée chez le céphalalgique est l’anxiété-état, l’anxiété-trait, ou les deux à la fois. L’anxiété-trait est l’anxiété appartenant aux caractéristiques de personnalité du sujet, tandis que l’anxiété-état est une adaptation momentanée à une situation donnée.  

La guérison (fin de la douleur) s’accompagne d’une diminution d’anxiété-état et d’anxiété-trait. 

Il est important que la personne céphalalgique soit vue par un médecin, afin de poser un diagnostic exact.

Le médecin neurologue est le spécialiste de référence des céphalées.

C’est parce que poser un diagnostic est important que, actuellement, de nombreuses études s’attachent à définir clairement ces critères de diagnostic, pour les céphalées d’origine cervicale notamment. Cela permet d’orienter correctement les patients vers les soins qui leur conviennent exactement. Toutefois, outre les migraines transformées (migraine + céphalées de tension), de nombreuses personnes ont des céphalées qui cumulent différents aspects diagnostiques : migraine et blocage des articulations cervicales hautes (C0-C1), whiplash injury et céphalée d’origine cervicale, ou céphalée de tension, céphalée d’origine cervicale et migraine.

 

Par ailleurs, signalons un développement des céphalées chez les enfants et les adolescents ces dernières années. Le profil général est le même que chez l’adulte, mais la consommation de médicaments est moindre. Lorsque l’âge augmente, les céphalées ont tendance à devenir chroniques avec plus d’anxiété et des risques de consommation chronique de médicaments induisant à leur tour des céphalées par un cercle vicieux d’intoxication.

 

Les traitements physiques utilisés de manière satisfaisante pour traiter les céphalées peuvent être axés sur la relaxation et le massage. Cela sera particulièrement indiqué puisque les céphalées s’accompagnent de modification des paramètres musculaires de l’EMG . 

 

Le travail des points triggers s’accompagnera d’une diminution significative des céphalées.

 

Les traitements vertébraux sont peu utiles en cas de céphalées de tension, mais par contre très recommandables en cas de céphalées cervicales. Toutefois, dans ces 2 types de céphalées, la kinésithérapie sera utilisée avec succès, apportant des résultats significatifs de diminution de l’intensité de la douleur, et de normalisation musculaire (EMG). Le traitement vertébral pourra s’avérer utile également en cas de migraine où on peut trouver un blocage cervical haut dans 1/3 des cas ; notons que, dans ce cas, le traitement apporte une diminution significative de l’intensité des céphalées et de l’anxiété.

 

En cas de céphalées d’origine cervicale, les exercices de maintien de la colonne seront intéressants.

 

En cas de perturbation de l’articulation de la mâchoire, parfois objectivable par RX, les soins de kinésithérapie, peuvent être couplés à une mise au point dentaire.

La kinésithérapie peut éviter de devoir avoir recours à des appareils inconfortables et onéreux.

 

Les migraineux ayant une réponse hormonale à l’exercice qui leur est propre

(norépinéphrine et épinéphrine) et explique leur intolérance à l’exercice physique intense, il importe d’en tenir compte en rééducation .

 

Enfin, en cas de vertiges, on peut travailler la détente musculaire et la détente psychologique

et rappelons d’ailleurs que Maigne décrit des vertiges dus uniquement à des tensions musculaires cervicales; il peut s’agir d’un problème sympathique (syndrome de Barré-Lieou ) qui répondra bien à la relaxation et à une réharmonisation cervicale ;  s’il s’agit par contre ou en plus d’un problème vestibulaire associé aux migraines, on conseillera une rééducation vestibulaire .

A propos des vertiges, notons aussi les cas particuliers de personnes qui présentent des déviations nettes de l’axe inter-auriculaire (pour des raisons rhumatismales par exemple). Cette déviation de la position de la tête (perte de la ligne gravitaire) peut créer des perturbations importantes de l’équilibre.

 

Ce qu’il faut retenir :

 

La migraine, la céphalée de tension, la céphalée d’origine cervicale seront traitées différemment. Le whiplash-injury donnera lieu à un traitement spécifique. Parfois plusieurs types de céphalées cohabitent chez une même personne, parfois encore des vertiges peuvent y être associés.   

Les céphalées chroniques seront abordées différemment encore, à cause des liens entre la douleur chronique et les répercussions psychologiques.

L’orientation vers la discipline de kinésithérapie, ou médicale la mieux adaptée au problème est important en cas de céphalée.

Après avoir d’abord consulté le médecin, celui-ci vous orientera vers le professionnel le mieux adapté au problème.

 

  Douleur et Analgésie n°1 , 1997.

Les céphalées de tension: description clinique et place nosologique.

P. Henry et V. Dousset
P. Henry: Département de Neurologie, CHU de Bordeaux, Hôpital Pellegrin, Bordeaux

Résumé :

Le concept anglo-saxon de «tension type headache» est maintenant reconnu internationalement. Il correspond à une description clinique relativement floue et variable où la classification IHS retient des formes épisodiques et des formes chroniques, ce qui correspond à une expérience clinique. Par contre, la distinction entre les formes avec ou sans pertubation des muscles péricrâniens paraît arbitraire à beaucoup. Le concept français de céphalées psychogènes ne se superpose pas exactement à celui de céphalées de tension et n’en constitue qu’une partie. Les arguments en faveur d’un continuum ou d’une dualité entre migraine et céphalées de tension sont passés en revue, la dualité paraissant plus vraisemblable, même si certains mécanismes peuvent être communs aux deux entités.

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Le contenu de l'article (page 1) :

Le concept anglo-saxon de céphalées de tension (Tension type Headache) est maintenant internationalement reconnu. Dans la classification internationale des céphalées, le cadre des céphalées de tension fait uniquement référence à un aspect descriptif: «Céphalées durant de quelques minutes à plusieurs mois. La douleur typique est à type de pression et de serrement, d’intensité légère ou modérée, bilatérale et ne s’aggrave pas avec l’activité physique de routine. Les nausées sont absentes mais une phonophobie ou une photophobie peuvent être présentes» (2).
Selon la fréquence des céphalées, la classification distingue les formes épisodiques et les formes chroniques. Dans chacune de ces catégories, il est considéré deux sous-ensembles selon que la céphalée s’accompagne ou non d’une sensibilité des muscles péricrâniens. La classification à quatre chiffres fait référence aux mécanismes étiologiques vraisemblablement en cause, mettant sur le même plan: perturbation oro-mandibulaire, stress psychosociaux, anxiété, dépression (selon les critères du DSM III R), délire et conversion, tension musculaire, emploi excessif des médications.
Ce cadre des céphalées de tension ne recouvre donc pas exactement le concept nosologique français de céphalée psychogène où l’élément psychologique ou psychiatrique est un facteur étiopathogénique de premier plan. Au niveau descriptif, il est plus restrictif tandis qu’au plan des mécanismes, il mélange les phénomènes mécaniques et les éléments psychologiques.

Symptomatologie clinique

Les caractéristiques des céphalées, leur évolutivité et le terrain sur lequel elles surviennent, permettent d’orienter le diagnostic, uniquement sur les données de l’interrogatoire (4).
Le siège de la douleur peut être fixe ou variable mais ne correspond à aucune systématisation neurologique et ne revêt pas le caractère volontiers unilatéral de la douleur migraineuse. La douleur bilatérale nuquo-occipitale est la plus fréquente, réalisant le classique syndrome d’Atlas par référence au géant de la mythologie grecque, las de porter le globe terrestre sur son cou et ses épaules. Moins répandue mais encore plus évocatrice, la céphalée en casque partant de l’occiput et irradiant vers le front en enserrant les tempes. Une douleur du vertex, une douleur du nasion en pince-nez sont également évocatrices.
Le type de la douleur est des plus variés et les qualificatifs pour la décrire sont innombrables. Les sensations de serrement, d’étau et de pesanteur sont les plus habituelles mais parfois, le malade parlera de brûlures, de fourmillements, d’écoulement liquidien. Assez souvent, il s’agira moins d’une sensation douloureuse que d’une impression d’inconfort et de tête vide.

L’intensité de la douleur est difficile à apprécier.
Elle est souvent vécue comme insupportable bien qu’objectivement, elle n’ait rien à voir avec la douleur atroce des névralgies du trijumeau ou des algies vasculaires de la face, ni même avec la douleur souvent «empêchante» des accès migraineux.
Fait notable, la céphalée résume apparemment la symptomatologie puisqu’on ne retrouve pas les signes d’accompagnement des accès migraineux, nausées, vomissements, scotome scintillant, etc. Au-delà de la description clinique, le contexte psychologique colore souvent l’expression symptomatique et va faciliter sa compréhension, nous y reviendrons.


L’évolution chronologique est souvent aussi évocatrice que les caractères propres de la céphalée. Volontiers quotidienne, elle s’installe souvent dès le réveil ou peu après le lever, s’accentuant volontiers en fin de journée.
On ne retrouve pas la notion de crise comme dans la maladie migraineuse.
La douleur s’étend sur des heures, des jours, parfois des semaines, voire des mois.
Volontiers déclenchée ou exacerbée par tout ce qui augmente l’état de tension psychologique, conflits, émotion, soucis, surcroît de travail, au contraire elle aura tendance à s’atténuer ou à disparaître dans les périodes de détente, de vacances, de vie plus harmonieuse.

L’examen somatique est globalement normal.

On peut cependant parfois être frappé par l’existence d’un état de crispation des masses musculaires au niveau du cou, des épaules, des muscles massétérins, la pression des masses musculaires s’avérant volontiers douloureuse.
Les multiples examens complémentaires que subissent ces malades so

 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:26

Douleurs dorsales : étirer la colonne  

Gestes et exercices pour mon dos

Les vertèbres dorsales sont juste au-dessus des vertèbres lombaires. Elles s'articulent avec les côtes qui constituent la cage thoracique. Nous avons 12 vertèbres dorsales reliées de chaque côté à 12 paires de côtes, l'ensemble formant une sorte d'armure pour protéger le cœur et les poumons.

Les vertèbres dorsales sont moins grosses que les vertèbres lombaires et elles sont plus mobiles.

Les muscles des épaules prennent naissance au niveau des vertèbres dorsales. Ils sont particulièrement exposés à la survenue de contractures douloureuses.

Etirer les muscles du dos

 

 En pratique : vous êtes debout, le dos posé contre un mur, avec les pieds légèrement décollés du mur.

Vous essayez de vous grandir, d'atteindre votre taille maximale en levant les bras le plus haut possible et en poussant le sommet du crâne vers le haut, menton rentré. Tenez cette position pendant 6 secondes, en respirant normalement, puis reposez-vous 6 secondes.

Vous pouvez également étirer votre dos en vous mettant à quatre pattes, le visage vers le sol. D'un côté vous étirez un bras vers l'horizon, de l'autre côté vous étirez une jambe derrière vous. Vous tenez aussi 6 secondes, puis vous changez de côté.

 A quoi ça sert : cela étire les muscles qui se trouvent le long de la colonne vertébrale tout en les décontractant.

 

Le dos crawlé  


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tirez bien les bras vers l'arrière.
© Jean-François Fanet / Flammarion Tirez bien les bras vers l'arrière.

Avez-vous remarqué comme les personnes qui souffrent de mal de dos ont tendance à se voûter et à rentrer leurs épaules ? Cela traduit en fait une fatigue musculaire au niveau des épaules : les muscles n'arrivent plus à bien maintenir le dos donc on a plus de mal à se tenir bien droit.

 En pratique : allongée sur le dos, vous allez, comme un nageur de crawl, soulever une main et aller chercher le plus loin possible un appui à l'arrière de votre tête. Il faut inspirer profondément pendant la phase d'élévation du bras, puis revenir à la position initiale en soufflant, alors que l'autre main se prépare à faire le même geste.

 A quoi ça sert : cet exercice permet de réveiller les muscles du haut du dos et des épaules. Il est à la fois dynamisant et relaxant.

 

 

Douleurs lombaires : les plus fréquentes  

Gestes et exercices pour mon dos
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une mauvaise posture ou un mouvement inhabituel peuvent entraîner des douleurs
© liping dong - Fotolia.com Une mauvaise posture ou un mouvement inhabituel peuvent entraîner des douleurs lombaires.

Quand on a mal au dos c'est souvent dans le bas, au niveau de la courbure des reins. Pourtant ce ne sont pas les reins qui sont en cause comme on l'entend parfois, ce sont les vertèbres du bas de la colonne vertébrale.

Ces douleurs lombaires touchent 4 personnes sur 5 au cours de leur vie. C'est la seconde cause d'arrêt maladie, chez les moins de 45 ans, après le rhume classique. Plus on vieillit, plus l'incidence de la lombalgie augmente : elle concerne la moitié des personnes de plus de 60 ans.

Ces vertèbres, qui se situent entre le sacrum et les vertèbres dorsales, sont appelées vertèbres lombaires. Nous en avons 5 au total. Elles sont suffisamment massives et peu mobiles latéralement pour supporter une bonne partie du poids du corps. Elles subissent d'ailleurs de lourdes contraintes au quotidien.

Pour mieux supporter ces contraintes du quotidien, le dos doit être souple et musclé. Plus il est entretenu, plus il est mobile, plus il est armé contre les mauvaises postures et les mouvements inhabituels.

Des causes variées

Une des causes les plus fréquentes de la lombalgie, ce sont les élongations et les entorses des muscles et des ligaments de la colonne vertébrale. Cela peut se produire si vous portez une charge trop lourde ou que vous faites un geste inhabituel ou encore après avoir fait du sport. En particulier, lorsqu'un disque vertérbal se coince brusquement entre deux vertèbres, par exemple lorsqu'on porte un objet trop lourd, il peut se fissurer et entraîner une forte douleur, voire une hernie.

Les mauvaises postures, le surpoids, la fatigue sont aussi des causes fréquentes de douleurs lombaires.

L'arthrose (détérioration du cartilage qui protège les articulations) et l'ostéoporose (diminution de la densité osseuse avec risque de fracture vertébrale) peuvent également causer des lombalgies. La spondylarthrite ankylosante peut aussi être responsable de raideurs et de douleurs lombaires.

 

 

Dérouiller les lombaires  


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les articulations lombaires se relâchent.
© Jean-François Fanet / Flammarion Les articulations lombaires se relâchent.

Les personnes qui souffrent de mal de dos décrivent souvent une raideur matinale, donc l'exercice est adapté aux démarrages difficiles.

 En pratique : allongée sur le dos, mettez un linge sous le creux du dos afin de bien sentir l'appui des lombaires sur le sol.

Pliez vos jambes et rapprochez vos genoux vers votre poitrine.

 A quoi ça sert : en allongeant et en étirant le bas du dos, cela va relâcher les articulations lombaires, tout en faisant travailler les muscles fessiers.

 

 

Renforcer les lombaires  

«
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ne vous cambrez pas pour faire cet exercice.
© Jean-François Fanet / Flammarion Ne vous cambrez pas pour faire cet exercice.

Cet exercice est adapté pour les personnes qui gardent des positions assises prolongées ou qui piétinent debout toute la journée.

 En pratique : allongée sur le dos, les bras le long du corps, vous allez décoller les fesses du sol tout en gardant les pieds à plat sur le sol et maintenir la position en restant en apnée.

Attention à ne pas vous cambrer, c'est le bassin en entier qui doit bouger.

 A quoi ça sert : on fait travailler les muscles spinaux et les muscles fessiers, qui assurent une bonne protection du dos et participent ainsi au renforcement de la colonne lombaire.

 

 

 

Une vertèbre est un os court dont l’empilement constitue la colonne vertébrale (appelée également rachis) chez les animaux vertébrés.
Chez l'Homme on compte 33 vertèbres, dont cinq sont soudées pour former le sacrum, et quatre (environ) pour former le coccyx.
Les 24 vertèbres individualisées se répartissent en :

  • Sept vertèbres cervicales
  • Douze vertèbres thoraciques (ou dorsales)
  • Cinq vertèbres lombaires.

Les vertèbres de la colonne vertébrales

Le rachis cervical

Les vertèbres cervicales sont les sept premières vertèbres (en haut) de la colonne vertébrale et sont dénommées par la lettre C : de C1 à C7.
Les deux premières sont particulières et s'appellent l'atlas et l'axis.

L'atlas

La première vertèbre cervicale est l'atlas, ainsi nommée car c'est elle qui porte directement le poids du crâne (par analogie au dieu grec Atlas qui porte le monde).

L'axis

La seconde vertèbre cervicale s'appelle l'axis, car elle intervient dans les mouvements de rotation du crâne en permettant à l'atlas de pivoter au-dessus d'elle. Le processus odontoïde (ou dent de l'axis) est une saillie osseuse verticale située à la face supérieure du corps de l'axis.
Ce processus odontoïde sert de pivot pour l'atlas et contribue à maintenir cette vertèbre en place pour protéger la moelle épinière.

L'axis

  1. apophyse odontoïde.
  2. facette articulaire postérieure.
  3. apophyse articulaire supérieure.
  4. apophyse transverse.
  5. extrémité bifide de l'apophyse épineuse (n'est pas systématiquement bifide).

Ces deux vertèbres de structure particulière sont celles qui assurent la mobilité particulière de la tête (comme dire oui ou non).

Les autres vertèbres cervicales

Ce sont les plus petites vertèbres. Leur apophyse épineuse est courte, à l'exception de celle issue de C7 qui est la plus facilement palpable sous la peau.

Vertèbre

Vertèbre

Les cinq autres vertèbres cervicales n'ont pas de nom mais sont appelées par leur numéro. Chaque vertèbre comprend un corps (partie antérieure ou frontale) et une arche (partie postérieure, ou arrière) ;
Le corps de chaque vertèbre de la colonne soutient le poids des vertèbres précédentes (et du crâne), alors que l'arche sert à former une sorte de canal le long de la colonne pour enfermer et protéger la moelle épinière.
Chaque vertèbre cervicale possède un trou dans chaque apophyse transverse le foramen transversaire qui laisse passer l'artère vertébrale.

Vertèbre C7

C7 est une vertèbre de transition entre le rachis cervical et le rachis thoracique.
Elle est aisément palpable sous la peau : en descendant le long de la nuque, c'est la première grosse saillie sous la peau.
C'est à cette hauteur que se forme la bosse de bison, qui est une forme de cellulite.

Le rachis dorsal ou rachis vertébral

Les vertèbres dorsales sont les douze vertèbres du milieu de la colonne vertébrale et s'articulent avec les côtes. Elles sont dénommées par les lettres T ou D : de T1 à T12, ou de D1 à D12. Il fait suite au rachis cervical et précède le rachis lombaire.
Le rachis dorsal forme une courbure postérieure appelée cyphose.

Vertèbre dorsale

La plupart des vertèbres dorsales possèdent des facettes costales sur le corps vertébral, et des apophyses transverses. Il n'y a pas de trous dans les apophyses transverses (comme dans les vertèbres cervicales). Elles présentent également une apophyse épineuse qui pointe vers l'arrière et vers le bas, et un trou vertébral circulaire.
Le rachis dorsal forme une courbure postérieure appelée cyphose.

Le rachis lombaire

Il se compose de cinq vertèbres lombaires, dénommées par la lettre L : de L1 à L5. Le rachis lombaire forme une courbure antérieure appelée lordose.
Il fait suite au rachis dorsal et précède le rachis sacré.

Vertèbres lombaires

Vertèbres lombaires

Le corps des vertèbres lombaires est beaucoup plus gros que celui des vertèbres dorsales ou cervicales. Le trou de conjugaison est généralement triangulaire, alors que l'apophyse épineuse forme une pointe vers l'arrière et est rectangulaire, ou en lame de couteau.

Le rachis sacré ou sacrum

Les cinq vertèbres sacrées sont soudées à l'âge adulte, et ne forment plus qu'un seul bloc osseux appelé sacrum.
Il se compose de cinq vertèbres sacrées ou sacrales, dénommées par la lettre S : de S1 à S5.
Il est incliné d'environ 45 degrés en arrière.
Il forme la partie postérieure du pelvis et en assure ainsi la solidité.
À la partie proximale (inférieure) du sacrum, on retrouve l'articulation sacro-coccygienne, qui l'articule avec le coccyx. C'est une articulation cartilagineuse ne permettant quasiment aucun mouvement.

Le rachis coccygien

Il est plus connu sous le nom de coccyx. Le coccyx est un vestige osseux. Il correspond à la queue des mammifères.
Il se compose de quatre ou cinq vertèbres coccygiennes soudées entre elles. Contrairement aux autres, elles ne sont pas dénommées par une lettre.
Il fait suite au sacrum et constitue l'extrémité inférieure du rachis. Il est déjeté en avant.
Il ne présente pas grand intérêt en anatomie, ni en médecine en général, si ce n'est qu'il est souvent le siège de douleurs lors d'un choc violent sur le postérieur ou même de fractures.

Les articulations intervertébrales

Chaque vertèbre s'articule avec la vertèbre sus et sous-jacente (sauf l'atlas qui s'articule avec les condyles occipitaux et bien sûr les vertèbres coccygiennes).
Les vertèbres s'unissent par trois articulations :

  • le disque intervertébral unissant les plateaux de deux vertèbres.
  • les deux articulations inter apophysaires postérieures, où les apophyses articulaires supérieures d'une vertèbre s'articulent avec les apophyses articulaires inférieures de la vertèbre sus-jacente.

La solidité est assurée par :

  • les ligaments vertébraux communs antérieur et postérieur,
  • les ligaments inter épineux,
  • les ligaments jaunes,
  • les ligaments interapophysaire,
  • les muscles rachidiens antagonistes des mouvements,
  • les capsules des articulations apophysaires postérieures.

Les rapports

La colonne vertébrale n'est évidemment pas isolée dans l'organisme, elle en est même le pilier et présente à ce titre de nombreux rapports avec les structures environnantes.

Vaisseaux sanguins

Outre la vascularisation proprement dite du rachis, il y a le passage de vaisseaux dans ou à proximité directe de la colonne.

L'artère vertébrale
Elle est une branche de l'artère subclavière (sous-clavière), et monte dans le canal formé par la superposition des foramens transversaires (canal transversaire) au niveau du rachis cervical.

L'aorte thoracique (ensuite aorte abdominale)
Elle est la continuité de l'aorte et descend le long du rachis thoracique à sa paroi antérieure. Elle est décalée sur la gauche par rapport à l'axe de la colonne et permet ainsi, par exemple, de s'orienter sur une image médicale. Au niveau du rachis lombaire, elle donne les deux artères iliaques communes.

L'artère radiculaire antérieure d'Adamkiewicz
L'artère radiculaire antérieure d'Adamkiewicz ou grande artère radiculaire antérieure d'Adamkiewicz du nom d'Albert Adamkiewicz, est une artère amenant du sang oxygéné vers la moelle épinière.

L'axe aéro-digestif

C'est l'ensemble formé par l'œsophage et le larynx puis ensuite la trachée. Il débute en regard de C4 et se continue jusqu'à T4 (où la trachée se divise en deux bronches). Il est médian, c'est-à-dire qu'il chemine juste devant les corps vertébraux.

 

 

pécial Mal de dos : décompressez vos vertèbres ! FAQ

vertebre Arthrose vertébrale, disques usés et pincés, hernie discale, sciatique et autres névralgies, simple fatigue vertébrale, stress avec douleurs vertébrales.

D'après les ouvrages de Guy ROULIER parus aux Editions DANGLES : "Le livre du dos", référence pour la prévention active et les soins naturels des affections de la colonne vertébrale selon la méthode en 12 temps, "La méthode naturelle anti-âge" et "La méthode naturelle anti-stress" Axe Vital. Diffusé par les Ed. Dangles.

Complémentairement aux autres conseils déjà donnés dans nos précédents articles à la rubrique "Ostéopathie, mal de dos", nous vous donnons aujourd'hui un conseil-santé susceptible d'améliorer durablement le confort et la santé de votre colonne vertébrale.

Pourquoi la décompression vertébrale est-elle indispensable ?

Notre position bipède nous soumet à des contraintes de pression considérables exercées sur nos vertèbres (disque, articulations postérieures), aggravées par les positions de travail que nous adoptons. Lutter contre les effets nocifs de cette pression verticale est donc primordial.

Qu'est-ce que la décompression exactement ?

Le terme décompression possède plusieurs sens complémentaires. La décompression physique consiste à libérer les contraintes, les tensions qui s'exercent sur certaines parties du corps, muscles, articulations, organes, plexus. La décompression psychique permet de relâcher la pression nerveuse due au stress (Lire à ce sujet "La méthode naturelle anti-stress"). Quelle que soit votre activité professionnelle, votre colonne vertébrale est soumise, dès le lever, aux forces de la gravitation, auxquelles s'ajoutent les contraintes des positions de travail, les efforts, les faux-mouvements, etc. La pesanteur "encaissée " tout au long de la journée par vos disques vertébraux, véritables amortisseurs visco-élastiques situés entre chaque vertèbre, entraîne leur tassement progressif pouvant s'observer objectivement par une perte de 2 cm de hauteur entre le matin et le soir !!! Fort heureusement le repos nocturne permet de retrouver chaque jour notre taille initiale. A ceci près que, l'âge venant, la déshydratation discale provoque une perte progressive de la taille accompagnée d'une accentuation des courbures vertébrales. Rien d'étonnant que les douleurs par tassement apparaissent au cours de la journée et en fonction des efforts et positions de travail ! Quel que soit l'âge de vos vertèbres, pratiquer la décompression vertébrale ne peut qu'être bénéfique pour votre santé.

Qui doit pratiquer la décompression vertébrale ?

Tout le monde de 7 ans à 120 ans !

Les enfants pour prévenir les déformations vertébrales de l'adolescence, lutter contre les mauvaises attitudes dues à un matériel scolaire mal adapté.
Les étudiants pour détendre leurs muscles, se déstresser, faire une pause stretching de loin préférable à la pause café.
Les adultes :
- Si vous travaillez dans un bureau et a fortiori sur ordinateur.
- Pour limiter la ptôse des organes,
- Pour améliorer la circulation de retour (veineuse et lymphatique),
- Si votre travail nécessite une manutention, des mauvaises postures, ou une même position pendant des heures.
- Si vous passez beaucoup de temps en voiture ou dans les transports en commun.
Les seniors :
- Pour éviter le tassement vertébral,
- Pour limiter la ptôse des organes,
- Pour améliorer la circulation de retour (veineuse et lymphatique),
- Pour réduire la période de dépendance, due à l'impotence fonctionnelle.

exercices Quels exercices choisir ?

Pour appliquer le 7e temps de la méthode de régénérescence vertébrale du LIVRE DU DOS (qui concerne la décompression des disques), vous disposez de plusieurs méthodes différentes et complémentaires : suspensions, postures anti-gravité sur table d'inversion qui restent les seuls moyens pertinents pour tenter de régénérer disques et articulations et d'en ralentir le vieillissement en freinant la déshydratation et donc le tassement. Plus intenses que l'auto-étirement, ces techniques sont réservées aux personnes valides, aux enfants et aux sportifs. Dans les autres cas elles ne peuvent être effectuées que sous surveillance d'un praticien. Aujourd'hui je vous invite à mettre en pratique l'exercice universel d'auto-décompression assis qui a le double avantage de pouvoir être exécuté par tout le monde et surtout n'importe où.

Un exercice indispensable intégré au quotidien : la suspension-décompression assise.

Cet exercice est aussi décrit dans l'article gymnastique du dos

Il peut, à lui seul, être suffisant pour détendre l'ensemble des muscles contractés, soulager les contraintes accumulées tout le long de votre colonne vertébrale. Inutile de le faire longtemps mais je vous conseille de le faire souvent. Il est toujours bénéfique, sauf problème mécanique important du bras ou de l'épaule (séquelles de fractures, prothèse...).

Position de départ :
Calez-vous bien au fond de votre siège, la colonne lombaire légèrement creusée, les poings fermés posés sur l'assise de votre siège de chaque côté des hanches, ou encore les mains appuyées sur les accoudoirs d'un fauteuil. Commencez par pousser le sommet de votre tête vers le ciel et en regardant droit devant vous. Puis vous essayez de vous grandir en prenant appui sur vos poings ou vos mains, coudes bien tendus et en abaissant les épaules. Ne levez pas le menton.

Effets bénéfiques :
Vous sentez votre colonne s'allonger et s'alléger, vos muscles vertébraux s'étirer, les muscles du cou (élévateurs des épaules) se détendre naturellement, votre ventre rentrer sans effort, vos disques se décompresser, les douleurs et tensions s'atténuer. Maintenez la position de décompression-suspension pendant quelques secondes, redescendre doucement. Répétez le mouvement entre 3 et 10 fois.
A pratiquer de 3 à 10 fois et plus chaque jour.
Nota : cet exercice ne doit provoquer ni douleur, ni gêne.

Est-ce suffisant ?

Bien entendu, cet exercice ne vous dispense pas de faire pratiquer un bilan vertébral et des soins appropriés, selon votre cas.

Prochains articles :
1- Comment distinguer ostéopathie et manipulation : information et désinformation,
2- Le stretching vertébral : la méthode Axe Vital
3- Ménagez votre colonne : pensez aux bagages à roulettes,
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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:16

Les exercices et les conseils pour garder les vertèbres cervicales en forme

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  1. Comment faire pour soulager les douleurs cervicales ?
  2. Les douleurs cervicales
  3. Des exercices pour soulager les douleurs cervicales
  4. Pourquoi réaliser des exercices si on souffre des cervicales
  5. En quoi la pratique de tels exercices est-elle avantageuse…
  6. Quels sont les limites de ces exercices ?
  7. Quelques conseils à suivre

Existant à des degrés d’intensité différents, les douleurs cervicales sont courantes aussi bien chez l’homme que chez la femme. Bien que certaines manifestations des douleurs nécessitent l’aide de praticiens qualifiés, d’autres plus bénignes peuvent être soulagées par la personne elle-même, grâce à la pratique de quelques exercices si simples. Ces derniers soulageront les douleurs et les limiteront s’ils sont bien pratiqués sur le long terme.

illustration « Soulager les douleurs cervicales » cliquer pour agrandir

Comment faire pour soulager les douleurs cervicales ?

Selon certaines études, environ une personne sur deux est touchée par les douleurs cervicales. Personne ne s’en soucie vraiment mais ces maux sont assez fréquents, en particulier chez l’adulte. Suite à un éventuel traumatisme, des séquelles restent et provoquent de fortes douleurs au niveau du cou. On peut pratiquer quelques courts exercices pour soulager cette douleur mais cela dépend de son intensité.

Les douleurs cervicales

Les douleurs cervicales peuvent être dues à plusieurs facteurs. Il peut s’agir d’une activité répétitive dans une position inconfortable comme travailler pendant des heures devant l’ordinateur. En général, les douleurs bénignes peuvent prendre l’apparence de simples engourdissements ou de raideurs entraînant une sorte de gêne au niveau de la nuque et longeant la colonne vertébrale. D’autres plus sévères dues à un choc, à une chute ou à un autre facteur deviennent chroniques si elles ne sont prises en charge par un spécialiste.

Des exercices pour soulager les douleurs cervicales

Les exercices qui vont suivre sont des exercices basiques visant à soulager des douleurs bénignes et à renforcer la région musculaire des cervicales. Il est à noter que les maux liés à des problèmes d’arthrose méritent la consultation d’un médecin. Le premier exercice est simple et consiste à plaquer la main droite sur le front pour pouvoir retenir la tête. Puis, il faut effectuer environ une quinzaine de fois de brèves pressions en simulant l’envoi de la tête vers l’avant. Pour ce qui est du deuxième, il faut pencher la tête sur un côté et appliquer la main sur la tempe du côté inverse, le coude vers le haut. Le but de l’exercice est de retenir la tête avec la main tout en effectuant une poussée comme pour la redresser. Une fois le premier côté terminé, il convient de passer à l’autre sans trop forcer. Quant au troisième exercice, il consiste à placer les mains derrière la tête et la pousser vers l’avant tout en effectuant de courtes pressions. Contrairement aux exercices précédents, c’est la tête qui ne doit pas bouger en contrant la pression et cet exercice doit se faire lentement, sans forcer.

Pourquoi réaliser des exercices si on souffre des cervicales ?

La pratique des exercices pour soulager les douleurs cervicales permet de prévenir dans un premier temps mais aussi de soigner certaines douleurs cervicales. Même les personnes qui n’en souffrent pas peuvent les pratiquer pour limiter les risques d’arthrose. Soulignons que l’arthrose cervicale ne peut être détectée par le sujet lui-même sauf en cas de douleurs extrêmes. Le diagnostic ne peut se faire qu’en faisant une radio et dans certains cas, une IRM.

En quoi la pratique de tels exercices est-elle avantageuse ?

Etant très faciles à pratiquer, les exercices pour soulager les douleurs cervicales peuvent être faits n’importe où et à n’importe quel moment. Qui plus est, ils ne sont pas difficiles et tout le monde peut les pratiquer car ils sont aussi préventifs. En outre, ils sont très efficaces et limitent l’apparition du même type de douleurs sur le long terme.

Quels sont les limites de ces exercices ?

Bien qu’ils apportent un soulagement efficace des cervicales, les exercices ne peuvent pas soigner les maux tels que les torticolis qui nécessitent l’intervention d’un médecin. Durant la pratique des exercices pour soulager les douleurs cervicales, ils doivent aussi être pratiqués avec précaution car si de trop fortes pressions sont exercées, ils peuvent entraîner des complications au lieu d’améliorer l’état du patient.

Quelques conseils à suivre

Lors de la réalisation des exercices, il ne faut pas se presser et les faire progressivement. De plus, l’intensité des pressions peut être amplifiée mais doit toujours être modérée. Cependant lorsqu’on vient de commencer, il est préférable de ne pas trop en faire et d’augmenter par la suite pour ne pas créer de traumatisme. Dans le but de rendre les exercices pour soulager les douleurs cervicales les plus efficaces possible, il faut qu’ils soient pratiqués au minimum quatre fois par semaine. Pour garder les vertèbres cervicales en forme, il faut aussi éviter les gestes peu naturels, c’est-à-dire qu’il faut toujours se tenir bien droit surtout en position assise lorsqu’on est au bureau. Les écrans de la télévision ou des ordinateurs doivent être placés à la même hauteur que les yeux.

 

 

 

Douleurs cervicales  


 

Les vertèbres cervicales sont au-dessus des vertèbres dorsales. Il y en a 7 au total, l'ensemble formant le rachis cervical. Ces vertèbres sont petites et très mobiles mais elles sont maintenues par des muscles puissants, attachés sur le dos et sur les épaules. Les deux premières vertèbres (l'atlas et l'axis) ont des surfaces articulaires plus larges afin de supporter le poids de la tête, soit en moyenne 6 kilos. Cela nécessite une charpente bien solide. 

Comme les autres vertèbres de la colonne, les vertèbres cervicales sont traversées par un orifice, appelé canal rachidien qui contient la mœlle épinière.

Vertèbres et muscles sont sollicités toute la journée. C'est ce qui explique que les douleurs cervicales soient très fréquentes : elles feraient souffrir presque un Français sur deux.

Arthrose, hernie discale ou tout simplement une mauvaise posture : les causes des douleurs cervicales sont très variées. Mais il existe heureusement des solutions, mieux vaut consulter un spécialiste en cas de fortes douleurs.

 

Rotation du cou  


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tournez doucement la tête.
© Jean-François Fanet / Flammarion Tournez doucement la tête.

 En pratique : allongée sur le dos, les bras le long du corps, vous tournez doucement la tête à droite et à gauche en soufflant. Il est important d'accompagner la rotation avec les yeux de manière à essayer de regarder le sol en fin de mouvement. En effet, les muscles rotateurs du cou et les muscles des yeux sont synchronisés.

Vous pouvez également vous aider de la main pour accompagner la rotation.

 A quoi ça sert : il s'agit de réveiller les muscles rotateurs du cou et de prendre conscience des limitations de ce mouvement ou d'un éventuel déséquilibre droite / gauche.

 

 

Muscler les épaules  

Gestes et exercices pour mon dos

Exercice 1 : étirer les trapèzes

Cet exercice peut se pratiquer n'importe quand dans la journée.

 En pratique : debout, vous inclinez votre tête d'un côté tout en la maintenant avec la main et vous abaissez l'épaule opposée de manière à bien ressentir la tension dans le muscle étiré. Il faut inspirer puis souffler profondément.

 A quoi ça sert : le muscle trapèze est très sensible et souvent cause de courbatures et de tensions. Cet exercice permet de l'étirer et de gagner en mobilité au niveau cervical.

Exercice 2 : le up and down

Cet exercice peut se pratiquer n'importe quand dans la journée.

 En pratique : vous inspirez profondément, vous soulevez vos épaules et vous relâchez en soufflant. Plus l'exercice est effectué rapidement plus il est efficace car les trapèzes sont sollicités "par surprise" et donc bien relâchés. La respiration est très importante dans cet exercice.

 A quoi ça sert : en relâchant vos épaules, cet exercice aide à vous sentir moins stressé et moins tendu.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 14:48

TROUBLES COGNITIFS

 

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TROUBLES DE LA MÉMOIRE
TROUBLES DE LA CONCENTRATION ET DE L'ATTENTION, DE LA CONSCIENCE

Les violences et les troubles psychotraumatiques qui en sont la conséquence sont souvent à l'origine de troubles cognitifs importants chez les victimes. Ces troubles cognitifs représentent un lourd handicap, ils rendent difficile la vie intellectuelle, scolaire, professionnelle et relationnelle, et sont un facteur d'échec et de souffrance. Chez les victimes, ils sont aussi à l'origine d'une méconnaissance de leur histoire, avec des périodes d'amnésie plus ou moins longues, à l’origine de doutes sur la réalité des violences avec un risque de banalisation. Quand ces troubles cognitifs sont méconnus par les proches des victimes et par les professionnels qui les prennent en charge, ils peuvent être à l'origine d'une non-prise en compte et d'une non-reconnaissance des violences et de leur réalité, voire d'un déni, et interférer gravement dans le traitement policier et judiciaire des violences, avec des enquêtes incomplètes, des affaires classées, des non-lieux et des dénis de justice.

Ces troubles cognitifs se déclinent en troubles de la mémoire, en troubles de la concentration et de l'attention, mais aussi en troubles de la conscience, de l'identité et de l'orientation temporo-spatiale.

Troubles de la mémoire

Les amnésies sont de trois types : les amnésies traumatiques lacunaires, les amnésies physiologiques liées à l'âge, à la prise de toxiques ou à la démence, et les amnésies psychogènes :
  • les amnésies traumatiques lacunaires sont directement dues aux phénomènes de stress extrême et de survoltage émotionnel qui entraînent un risque neurologique par excès de sécrétion de cortisol, le cortisol étant neurotoxique à haute dose. Ce survoltage, avant que la disjonction de sauvegarde ne soit déclenchée par le cerveau, peut entraîner des atteintes neurologiques importantes avec des pertes neuronales qui peuvent aller jusqu'à 30% des neurones de certaines structures cérébrales (hippocampe, cortex cingulaire, cortex frontal), et être à à l'origine de crises d'épilepsie avec ou sans perte de connaissance et avec amnésie lacunaire. Ces amnésies qui sont des ictus amnésiques lacunaires dus à la souffrance neurologique expliquent les "trous noirs" décrits par les victimes. Elles sont assimilables aux amnésies après traumatismes crâniens. Elles peuvent englober un temps de quelques secondes, quelques minutes ou plusieurs heures, et elles peuvent s'étendre aux faits qui ont précédés l'ictus ou le traumatisme. Les atteintes neuronales ne sont cependant pas définitives ; avec la prise en charge et un traitement spécialisé de la mémoire traumatique, il peut y avoir une neurogénèse (naissance de nouveaux neurones) et une poussée dendritique dans les zones atteintes, et certains faits pourront être retraités par l'hippocampe et devenir une mémoire autobiographique.
  • les amnésies physiologiques sont liées à l'âge, à la prise de toxiques ou à des démences. Avant 2-3 ans, un enfant n'a pas de mémoire autobiographique, cela est dû à une immaturité de son circuit d'intégration de la mémoire, particulièrement de l'hippocampe qui est assimilable à un logiciel permettant de traiter des faits biographiques, de les encoder, de les stocker dans le "disque dur" du cerveau et donnant la possibilité d’aller les rechercher ensuite pour s'en souvenir. L'enfant de moins de 2-3 ans est dépendant des adultes pour avoir accès à son histoire, exceptionnellement il peut avoir des souvenirs qui remontent à 12-18 mois, en revanche il a une mémoire émotionnelle somatique et sensorielle qui fonctionne. Par conséquent, s’il a subi des violences il n’en a pas de mémoire autobiographique, mais il en a une mémoire traumatique somatique (douleurs, perceptions), émotionnelle (peur, angoisses), sensorielle (flash-back, "hallucinations" visuelles, auditives, olfactives, cénesthésiques). De même pour une personne qui s'est retrouvée sous l'emprise de toxiques à hautes doses (GBH, et autres benzodiazépines et psychotropes, alcool, drogues) ou dans un état de démence, l'hippocampe peut être momentanément déconnecté ou altéré, les faits ne pourront pas être traités et il n'y aura pas de souvenirs autobiographiques, mais là aussi il y aura en revanche une mémoire émotionnelle traumatique.
  • les amnésies psychogènes sont dues à plusieurs causes qui sont d’une part le silence et le déni de l'entourage qui ne reparle jamais des violences, fait comme si elles n'avaient jamais existé ou impose à la victime de se taire, exerçant une pression psychologique pour qu'elle ne repense pas aux violences et génèrant des doutes quant à leur existence ; d’autre part les processus de survie mis en place par la victime pour échapper à une souffrance intolérable. Ces amnésies psychogènes sont alors défensives et font partie des stratégies de survie et d'auto-traitement de la mémoire traumatique. Elles sont dues alors aux conduites d'évitement (évitement de la pensée, évitement de tout ce qui pourrait rappeler les violences, et à l'inverse concentration sur des scénario imaginaires, des préoccupations monomaniaques intellectuelles, ludiques, sportives, etc.), de contrôle (contrôle de soi, contrôle d'autrui, contrôle de l'environnement pour que rien ne dérange les processus d'évitement) et d'hypervigilance. Ces processus de survie peuvent aboutir à une amnésie psychogène efficace qui peut être totale ou partielle sur les faits et les détails les plus intolérables. Cette amnésie psychogène défensive peut durer des années, et elle peut être à éclipse. Souvent les souvenirs peuvent revenir par bribes ou même complètement lors de faits ayant un impact émotionnel très intense et fortement liés symboliquement aux violences, comme une rencontre amoureuse, une naissance, un enfant qui a l'âge que l'on avait au moment des violences, un accident, une maladie, un décès, une nouvelle agression, mais aussi lors de soins, de questions posées sur l'existence de violences, lors de situation de sécurisation et de confiance, etc. Une étude de William en 1994, sur des enfants qui avaient subi des agressions sexuelles connues, a montré que 17 ans après, à l’âge adulte, 38% d'entre eux étaient totalement amnésique des faits, et une étude de Briere en 1993 a montré que 59% des victimes enfants vont être amnésiques lors de période plus ou moins longues de tout ou partie de l'agression. Cela explique que des plaintes pour des violences graves comme des incestes et des viols puissent être très tardives, et c'est pourquoi les délais de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs (viols, agressions sexuelles avec circonstances aggravantes) ont été considérablement allongées, jusqu’à 20 ans après la majorité, c'est à dire jusqu'à 38 ans. Il est de plus en plus réclamé par les associations, dont la nôtre, que ces faits soient imprescriptibles (comme c'est déjà le cas dans de nombreux pays). Lors de violences répétées dans l'enfance ces amnésies psychogènes peuvent couvrir de longues périodes, voire même entraîner une amnésie de toute l'enfance, presque sans aucun souvenir mobilisable, ce qui entraîne une impression douloureuse d'être sans passé et sans repère.
L’hypermnésie pathologique

La mémoire traumatique, mémoire émotionnelle non consciente post-traumatique fait revivre tout ou partie des situations de violences au moindre lien qui rappelle les violences ou lorsque les faits sont évoqués. Ces allumages envahissent le psychisme de la victime et entraînent des réminiscences sous formes de flash-back, de sensations, d'hallucinations visuelles, auditives, olfactives, sensorielles, de crises d'angoisse et de sentiments soudains d'effroi ou de danger qui immobilisent la victime et la sidèrent à nouveau, et lui font revivre des terreurs, des fausses reconnaissances, des émotions et des sensations vécues lors des violences, à l'identique comme si elles se reproduisaient à nouveau. Ces allumages peuvent aussi entraîner des absences qui sont des équivalents d'épilepsie partielle.
Ces manifestations de la mémoire traumatique sont susceptibles de provoquer des paralysies psychiques et motrices qui empêchent de parler, d'écrire, de bouger, de prendre une décision et elles sont responsables de très importants troubles cognitifs avec des troubles de l'attention, de la concentration et de la mémoire. Ces réminiscences de la mémoire traumatique sont si douloureuses et effroyables qu'elles peuvent empêcher un dépot de plainte ou en interrompre totalement le processus par la mise en place de conduites d'évitement de sauvegarde. C'est ce qui se passe aussi lors de confrontations avec l'agresseur, la victime peut être à nouveau sidérée et envahie par sa mémoire traumatique qui lui fait revivre les violences, et elle peut être à nouveau terrorisée et incapable de parler et de se concentrer, ou gravement dissociée par une disjonction de sauvegarde et se retrouver déconnectée à nouveau, dans un état d'anesthésie émotionnelle et d'indifférence qui lui font ne plus avoir envie de se battre ni d'essayer de prouver quoi que ce soit, elle peut même être alors amenée à se rétracter.

Autres troubles de la mémoire

Ce sont les oublis, les difficultés à mémoriser des apprentissages, les difficultés à se rappeler des noms, des lieux, etc.

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Troubles de la concentration et de l'attention

Ils peuvent être très importants, et peuvent être liés à plusieurs causes:

  • aux violences elles-mêmes, quand la victime continue de les subir au jour le jour. Elle se retrouve alors en permanence en état d'alerte, d'angoisse et de terreur, ne pensant qu'au danger qu'elle court, et de plus elle est confrontée aux allumages soudains de la mémoire traumatique des violences passées, qui la font basculer dans une autre dimension psychique correspondant au passé traumatique, et la rendent absente de la réalité du moment.
  • **aux conduites d'évitement, de contrôle et d'hypervigilance qu’elle met en place d’une part pour éviter au maximum les situations susceptibles de déclencher des comportements violents chez les agresseurs (stratégies défensives), et d’autre part pour éviter le déclenchement de sa propre mémoire traumatique (éviter des pensées, des situations, des sensations qui pourraient rappeler les violences). Ces conduites obligent la victime à se concentrer sur des pensées, des sensations, des comportements et des activités qu'elle sait sans danger, en développant souvent toute une pensée imaginaire sécurisante et contrôlée qui peut être envahissante avec des scénarios complexes, des personnages que l'on fait vivre et parler, des romans familiaux où la victime se recrée un autre univers, une autre famille, et un autre destin ; ces scénarios permettent de s'abstraire d'une réalité douloureuse et dangereuse, qui oblige la victime à vivre continuellement dans un état d'alerte et de surveillance d'elle-même, des autres et de tout ce qui l'entoure, l'empêchant de se concentrer vraiment sur ses études, son travail, ses lectures, ses conversations, etc.
  • à un état de fatigue chronique lié à l'hypervigilance, aux troubles du sommeil (insomnies, cauchemars), à la souffrance mentale et aux douleurs chroniques.

Troubles de la conscience

Ils consistent en un état de conscience altérée, une confusion, une sensation de d'irréalité et de dépersonnalisation.
Ils sont dus à des symptômes dissociatifs, produits par la disjonction de sauvegarde lors des violences, lors des allumages de la mémoire traumatique, et lors des conduites dissociantes (mises en danger, consommation d'alcool, de drogues, anorexie et boulimie, scénarios imaginaires dissociants, pratiques sportives extrêmes, etc.). Ces symptômes entraînent une anesthésie émotionnelle, qui donne une sensation d'irréalité, de dépersonnalisation, de ne pas être vraiment concerné par ce qui arrive, comme si on était spectateur des violences que l'on a subies et de sa vie (la réalité des violences est bien là mais comme l'anesthésie émotionnelle coupe des émotions, le fait d'en être la victime paraît irréel). La victime peut tenir un discours froid et distant, ou bien être souriante et paraître détachée, ce qui peut déstabiliser les interlocuteurs. **La victime doute d'elle-même, de ce qu'elle pense et de ce qu'elle ressent, cet état dissociatif l’empêche de comprendre ses réactions et ses émotions : d’un côté elle sait qu’elle vit ou a vécu des violences graves, mais comme elle est coupée de ses émotions, elle doute de leur gravité et de leur réalité ; de l’autre elle est submergée par des émotions qu’elle ne peut pas relier à des situations précises qui surviennent à l’improviste et qui lui font craindre d’être folle. Cet état de doute et d’incertitude va la rendre confuse, il permet à l’auteur des violences d’exercer une emprise sur elle, de la manipuler et de lui dicter des émotions, de lui imposer des pensées et un rôle dans sa mise en scène. Et il la rend extrêmement sensible aux questions et aux réactions des personnes qui l'entourent, la moindre incrédulité chez un interlocuteur peut la décontenancer, la faire douter et la faire se remettre en question, voire se rétracter.

Ces troubles de la conscience se manifestent par un état de conscience altérée avec des confusions temporo-spatiales qui ont démarré dès le moment des violences lors de la disjonction (l'hippocampe est alors déconnecté, or c'est lui qui permet un repérage temporo-spatial correct) et qui ont perduré ensuite, liées à l'état de dissociation chronique généré par les mécanismes de sauvegarde. Ce sont des difficultés à se repérer dans le temps, dans la chronologie des événements, par rapport à l'heure ou la date exacte. Avec la dissociation, le temps est totalement perturbé, il devient un temps irréel le plus souvent figé, comme s’il ne s'écoulait plus, sans repère. Le cours normal de la vie s'est arrêté avec le viol, les victimes le disent : « c'est comme si j'étais une morte-vivante ». La représentation de l'espace aussi peut être très perturbée, confuse, avec des distorsions des distances et des volumes, de grandes difficultés à se repérer, à se remémorer un trajet, et avec également des difficultés importantes de latéralisation (vision comme dans un miroir).

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 14:30

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Qu’est-ce que la douleur?

Tout le monde a déjà ressenti de la douleur. Mal de tête ou douleur musculaire, douleur articulaire ou règles douloureuses, mal de dos … La douleur peut avoir de nombreuses origines et revêtir de nombreuses formes.

Comment traiter la douleur?

Pour traiter la douleur le plus efficacement possible, nous devons la caractériser.

  • Quand la douleur se manifeste-t-elle?
  • Dans quelles circonstances survient-elle?
  • Quelle est sa fréquence et quelle est son intensité?
  • Combien de temps dure-t-elle?

Les réponses à ces questions sont importantes. Parfois, la douleur peut être soulagée en faisant autre chose. Par exemple en se reposant ou en se distrayant, et parfois juste en bougeant ou en faisant du sport. La douleur requiert donc un traitement adapté.

La douleur est une réaction naturelle de notre corps à un dommage. Lorsque le corps subit une lésion, il produit une substance spécifique à la douleur que l’on appelle prostaglandine.
La lésion peut être mécanique (si vous vous cognez la tête ou vous coupez le doigt) ou thermique (si vous vous appuyez contre un poêle chaud). La douleur peut également résulter de processus corporels internes (en cas d’inflammation ou de tumeur, après une opération ou pendant les menstruations).

La douleur est donc toujours un symptôme, un signe de dysfonctionnement de l’organisme. Malheureusement, cela ne veut pas dire que nous pouvons toujours facilement déceler l’origine de la douleur. Ainsi, nous ne pouvons toujours pas expliquer pourquoi la douleur survient en l’absence de blessure ou de lésion démontrable.

Lorsque vous souffrez constamment de la même douleur ou que la douleur est tenace et dure plus d’une semaine, il vaut mieux consulter un médecin.

Ce que nous savons, c’est que la prostaglandine, cette substance liée à la douleur, stimule les nerfs qui transmettent les signaux de la douleur. Ces nerfs envoient ces signaux à la moelle épinière, qui les transmet à son tour au cerveau. Le cerveau traduit ces signaux en une sensation que nous appelons « douleur ». Le signal de la douleur peut passer par deux types de fibres nerveuses.

  • Le premier type de fibres nerveuses est doté d’une couche isolante qui permet une transmission rapide de la douleur: la douleur que vous ressentez est alors vive et brève.
  • Un autre type de fibres nerveuses est dépourvu de couche isolante: la transmission est lente et la douleur que vous ressentez est sourde et lancinante. Cette douleur est également persistante.

Toutefois, les types de douleur sont souvent classés différemment. Il existe plusieurs possibilités.

Il existe plusieurs manières de classer les types de douleur:

Votre médecin voudra d’abord exclure toute cause sous-jacente susceptible d’expliquer vos maux de tête. Il va de soi en effet que, le cas échéant, cette cause doit d’abord être traitée. C’est pourquoi il est important que vous puissiez décrire vos symptômes le plus clairement possible.

 

Les types de douleur

La douleur peut revêtir plusieurs formes. La douleur peut donc être décrite et classifiée de différentes manières. Cette classification n’est pas absolue, des formes de douleurs mixtes peuvent survenir. Il n’y a pas de vérité universelle sur la douleur. Il est cependant clair que la sensation de la douleur est très personnelle.

Douleur aiguë ou douleur chronique

La distinction la plus courante est celle entre la douleur aiguë et la douleur chronique. La douleur aiguë disparaît avec le traitement. La douleur chronique est une douleur qui ne disparaît jamais complètement. En plus d’apaiser la douleur, le traitement consiste donc aussi à apprendre au patient à vivre avec sa douleur.

Sur ce site Web, vous trouverez des informations sur la douleur aiguë. Si vous souffrez continuellement de la même douleur et si cette douleur persiste plus d’une semaine, mieux vaut consulter un médecin.

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Origine de la douleur

L’origine de la douleur peut également être utilisée pour distinguer le type de douleur. La plupart du temps, le patient reçoit trop de stimuli douloureux (stimulation nociceptive). Ces signaux de douleur peuvent donc provenir de stimuli mécaniques, thermiques ou chimiques.

Assez paradoxalement, la douleur peut également être ressentie en l’absence de stimulation (douleur neuropathique). Si une personne a subi une amputation du bras ou de la jambe, cette personne peut ressentir une douleur extrêmement intense dans la partie du corps qui a été enlevée. Ceci est probablement dû à une conjonction complexe entre le système nerveux central (moelle épinière ou cerveau) et le système nerveux périphérique (dans le reste du corps).

La douleur peut également avoir une origine psychique (douleur psychogène). Les personnes souffrant de dépression profonde présentent souvent des troubles douloureux sévères.

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Endroit où la douleur est traitée

La douleur peut également être classée en fonction de l’endroit où la douleur est traitée et la mesure dans laquelle celle-ci réagit au traitement. Le traitement peut agir à 3 niveaux différents:

  • les antidouleurs classiques agissent au niveau périphérique (à l’endroit où les nerfs transmettent la douleur dans le corps)
  • l’anesthésie durant une intervention chirurgicale ou un accouchement agit parfois au niveau spinal (à hauteur de la moelle épinière)
  • en neurochirurgie, on agit au niveau supra-spinal et on s’attaque directement aux trajets nerveux qui transmettent la douleur dans le système nerveux central.

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Endroit où la douleur est ressentie

Souvent, la classification se fait en fonction de l’endroit où la douleur est ressentie: mal de tête, douleur musculaire, douleur articulaire, règles douloureuses, mal de dos, etc.

DOULEUR ET SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE relaxation-ameliorer-concentration

 

Plaidoyer pour une complexité

            La demande de soulagement d'une douleur est une occurrence très fréquente, qui paraît familière et presque banale à tout soignant. Souvent, la douleur est aiguë et a pour simple finalité d’avertir l’individu que l’intégrité de son organisme est menacée. Mais une fois remplie cette fonction biologique d’alerte, la douleur doit cesser, non seulement pour mettre un terme à la souffrance qui aliène l’individu, mais aussi car une douleur qui persiste peut avoir des effets délétères sur l’organisme : Ainsi, dans sa forme pathologique dite chronique (Plus de trois ou six mois selon les auteurs), la douleur a perdu sa fonction biologique, elle s’impose au malade comme une force maléfique, ainsi qu’à la famille, enfin à l’ensemble de la communauté. En effet en termes économiques, la douleur chronique représente une des plus fréquentes causes d’incapacité et expose au risque iatrogène d’une consommation anarchique d’antalgiques.

            Paradoxalement, même si l’influence des facteurs psychologiques sur l’expérience douloureuse, est devenue une évidence pour les cliniciens, même si les répercussions psychologiques d’une douleur prolongée sont manifestes, les médecins n’ont pas toujours été bien préparés à analyser la douleur dans sa complexité « biopsychosociale ». La démarche médicale classique repose en effet sur le principe de concordance étroite entre le siège, l’intensité, le type de la douleur et un dommage tissulaire objectivable. L’interrogatoire et l’examen clinique explorent alors les aspects topographiques de la douleur avec pour objectif de mieux orienter les examens complémentaires. Cette démarche contourne donc l’étude de la douleur elle même pour ne l’utiliser qu’en tant que signe. Evidemment, il ne s’agit pas de critiquer le bien-fondé d’une telle démarche qui reste adaptée à de nombreux cas, permettant alors un soulagement rapide et durable. Mais il s’agit de montrer les limites d’une telle démarche  dans les cas de douleurs rebelles qui résistent aux prises en charge habituelles. Dans ces cas difficiles, il faut compléter la démarche classique en prenant le phénomène douloureux dans toute sa complexité en se souvenant que la douleur est plurielle : périphérique, neurologique, centrale, psychologique. Elle est dans tous les cas une perception, soit en dernière analyse, un phénomène central neuropsychologique.

            La notion de syndrome douloureux chronique (BOUREAU 1988) est contemporaine de ce changement de paradigme : La douleur-symptôme y est remplacée par la douleur-syndrome, véritable maladie en soi dont les nombreux déterminants y compris psychosociaux doivent être envisagé dans un modèle pluridimensionnel interactif mettant à mal la séparation entre causes et conséquences, ainsi que l’opposition classique entre étiologies somatique et psychique. Dans cette optique, souffrances psychologiques et physiques sont intriquées, la dimension psychologique pouvant représenter selon la situation individuelle en cause un facteur de vulnérabilité ou de maintien de la douleur, en être un déterminant essentiel ou un modulateur.

Mécanisme générateur (initiateur) du phénomène douloureux : la souffrance psychologique peut générer de la douleur « physique »

Classiquement, on  distingue trois types de mécanismes :

-         Excès de stimulations nociceptives : Le plus habituel. Un processus pathologique active au niveau périphérique le système physiologique de transmission des messages nociceptifs. L’information, née au niveau de récepteurs non spécifiques est transmise vers la moelle (faisceaux spinothalamiques) puis vers les structures centrales (Système limbique et cortex). Au plan thérapeutique, il est légitime d’agir sur le processus périphérique lui même ou d’en limiter les effets par la prescription d’antalgiques périphériques, ou en interrompant la transmission du message (sections).

-         Douleurs de désafférentation neurogènes : Elles succèdent à l’atteinte d’un nerf périphérique (section, amputation, zona…). La douleur est rapportée à un territoire amputé ou hypoesthésique. La lésion des afférences périphériques perturbe l’équilibre des systèmes inhibiteurs et modifie l’excitabilité des relais spinaux et supra-spinaux par des mécanismes incomplètement élucidés. Il est illogique d’y prescrire des antalgiques périphériques. On propose des antalgiques centraux ou la neurostimulation. On récuse les techniques de section, aggravantes.

-         Douleurs d’origine psychologique : Même si la nature sine materia d’une douleur peut être suspectée précocement, c’est souvent à un stade tardif que l’origine psychogène finit par être évoquée. Ce constat montre bien que ce type de douleur conserve une coloration périphérique qui la rend souvent difficile à discerner des douleurs d’autres origines. Force est d’admettre que le diagnostic de douleur psychogène est évoqué avant tout sur la négativité des bilans clinique et paraclinique. Il ne devrait pourtant pas s’agir d’un diagnostic d’élimination, mais reposer sur une sémiologie psychopathologique positive. Divers cadres nosographiques peuvent être évoqués : Conversion hystérique, états anxieux, dépression masquée, hypocondrie.

Nature neuropsychologique du phénomène douloureux : La douleur est en soi une souffrance psychologique

            Quel que soit son mécanisme initiateur, la douleur constitue dans tous les cas une expérience subjective, un phénomène  central modulé par des apprentissages antérieurs, des motivations actuelles, des anticipations. La dichotomie somatique/psychologique concerne donc le mécanisme initiateur, mais non le phénomène douloureux lui même qui est toujours de nature neuropsychologique.

            L’IASP propose de définir la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire réel ou potentiel ou décrite en termes d’un tel dommage » Un des intérêts de cette définition est de limiter le lien entre douleur et stimulus périphérique. Elle rend légitime les douleurs sans lésion, alors que, dans un modèle périphérique, ces douleurs sont assimilées à des douleurs imaginaires, inauthentiques, simulées. Un point de vue central, neuropsychologique permet de mieux comprendre les notions classiques de placebo-sensibilité et de discordance anatomo-clinique.

            Un autre intérêt de cette définition est de mettre sur un même plan les dimensions sensorielles et affectives. On admet en effet que le traitement de l’information nociceptive s’effectue en parallèle dans divers types de structures centrales, schématiquement le thalamus pour la composante sensoridiscriminative, les systèmes réticulaires et limbique pour la composante affective. Ce décodage complexe par des structures distinctes donne à la douleur une place particulière du fait de l’importance de la composante affective. Voyons plus en détail ces différentes composantes neuropsychologiques :

-         Composante sensoridiscriminative : elle correspond aux mécanismes neuropsychologiques qui permettent le décodage de la qualité, de la durée, de l’intensité et de la localisation des messages nociceptifs. En comparaison avec d’autres systèmes sensoriels, les performances du décodage des messages nociceptifs sont faibles. On sait que la douleur ne manque jamais dans de nombreux cas bénins alors qu’elle n’apparaît que tardivement dans certains cancers.

-         Composante affectivo-émotionnelle : Si la douleur occupe une place si particulière parmi les perceptions, c’est largement du fait de la composante affective qui lui confère sa tonalité désagréable, pénible, parfois insupportable. Cette composante fait partie intégrante de l’expérience douloureuse et peut se prolonger vers des états de souffrance psychologique plus différenciés tels que l’anxiété ou la dépression considérés ici comme secondaires, réactionnels à l’expérience douloureuse et non pas initiateurs. La composante affective est déterminée non seulement par le stimulus nociceptif lui même, mais aussi par le contexte dans lequel le stimulus est appliqué. La signification de la maladie, l’incertitude sur son évolution sont autant de facteurs qui vont venir moduler la composante affective de la douleur en clinique.

-         Composante cognitive : Le terme cognitif désigne l’ensemble des processus mentaux susceptibles d’influencer la perception de la douleur et les réactions comportementales qu’elle détermine : Processus d’attention et de détournement de l’attention, interprétations et valeurs attribuées à la douleur, anticipations, référence à des expériences douloureuses antérieures personnelles ou observées, décisions sur le comportement à adopter. Une étude classique de BEECHER a permis de souligner l’influence de la signification accordée à la maladie. En étudiant deux groupes de blessés militaires et civils qui présentaient des lésions identiques, il a observé que les militaires réclamaient moins d’analgésiques que les civils. L’explication principale de cette différence serait que, dans les deux groupes, le traumatisme et son contexte revêtent des significations tout à fait différentes, positives pour les militaires (vie sauve, fin des combats, considération du milieu social), négatives pour les civils (perte d’emploi, pertes financières, désinsertion sociale)

-         Composante comportementale : Englobe l’ensemble des manifestations verbales et non verbales observables chez la personne qui souffre (Plaintes, gémissements, mimiques, postures antalgiques) Ces manifestations réactionnelles à un stimulus nociceptif assurent pour une part une fonction de communication avec l’entourage. Ainsi, chez l’enfant, la séquence pleurs, réconfort maternel, soulagement. Les apprentissages antérieurs, fonction de l’environnement familial et ethnicoculturel, de standards sociaux liés à l’âge et au sexe vont donc modifier la réaction actuelle d’un individu. Exemples :

o       Les rites de certaines régions d’Afrique produiraient habituellement es douleurs importantes, mais la signification même d’un rite fait que ceux qui s’y soumettent montrent peu de signes de souffrance. Dans la culture occidentale, judéo-chrétienne, une des orientations sociales à l’égard de la douleur et de la souffrance est d’indiquer au surmoi et aux autres que nous sommes bons ou cherchons à l’être. La douleur peut aussi avoir pour fonction de servir de monnaie d’échange pour dédommager les autres du mal qu’on leur a fait. Tôt dans l’enfance, elle peut être associée à une punition (Concept de masochisme).

o       Inversement, la douleur peut apparaître comme un ordre s’adressant à une personne en particulier, peut être parce qu’on a l’impression que cette personne nous doit quelque chose. Elle produit alors un lien d’attachement, de dépendance. On a remarqué qu’il y a moins de divorces parmi les couples où un conjoint souffre de douleur chronique. Idem lorsqu’un enfant du couple est atteint. Le patient atteint de douleur chronique entretient l’homéostasie de la famille.

LE SYNDROME DOULOUREUX CHRONIQUE : Douleur « physique » et souffrance psychologique en rapport dialectique.

            LERICHE, BONICA et STERNBACH ont été parmi les premiers à attirer l’attention sur l’opposition douleur-symptôme et douleur-syndrome. En effet le facteur temps permet souvent de distinguer deux types schématiques de douleurs qui présentent plus de différences que de similitudes. La douleur chronique devient une maladie en soi et un langage en soi. Le problème posé est avant tout celui d’un comportement déterminé par des facteurs psychosociaux, à la fois causes et conséquences de la douleur. L’état du patient est alors mieux compris d’un point de vue psychologique que physiopathologique. Toutefois le terme de « douleur psychogène » est impropre car il réduit cette affection à une causalité psychique en excluant les facteurs somatiques associés.

            De façon conventionnelle, on fixe entre 3 et 6 mois la limite séparant la douleur aiguë de la douleur chronique. Ce repère temporel arbitraire a surtout l’intérêt d’inciter à rechercher une évolution vers un syndrome douloureux chronique chaque fois qu’une douleur devient rebelle.

            Comment comprendre l’utilité d’une douleur qui se chronicise ? Garde t’elle valeur de protection ? STERNBACH : « La douleur chronique détruit l’individu physiquement, psychologiquement et socialement » . En espérant un soulagement, le patient douloureux chronique multiplie les consultations auprès de nombreux spécialistes, avec quelquefois des détours par les médecines parallèles. Chaque médecin repense le cas, complète les investigations complémentaires. Les différents traitements sont autant d’échecs qui se succèdent et chaque nouvelle tentative est une attente déçue. Au fil des consultations successives, la relation médecin-malade se détériore, le malade perdant toute confiance dans  le corps médical et le médecin commençant à douter de la réalité des plaintes du patient, suggérant une possible origine psychologique, confortant le patient dans une attitude de déni catégorique de toute implication psychologique dans ses douleurs.

Description

-         Plainte douloureuse :

o       Douleur permanente > 6 mois. En fait la douleur n’est pas réellement permanente mais le patient ne discrimine plus les variations. Il vit dans un perpétuel souvenir des douleurs passées et dans l’anticipation anxieuse des douleurs à venir.
o       Origine physiopathologique actuelle incertaine
o       Nombreux traitements donnés, inefficaces
o       Handicap fonctionnel exagéré
o       Toxicomanie médicamenteuse

-         Comportement anormal vis à vis de la maladie :

o       Conviction somatique exclusive
o       Désir de chirurgie
o       Déni des conflits interpersonnels
o       Déni des perturbations émotionnelles
o       Humeur dépressive admise comme réactionnelle

-         Symptomatologie dépressive

o       Fatigabilité
o       Humeur dépressive avec perte des intérêts et du plaisir
o       Troubles de l’attention
o       Insomnie

-         Facteurs de renforcement :

o       Evitement d’activités ressenties comme néfastes
o       Sollicitude de l’entourage
o       Avantages secondaires financiers

-         Contexte sociofamilial :

o       Modèle de douleur chronique (78% selon une étude)
o       Fréquence des antécédents alcoolo-dépressifs

Psychopathologie

            La prise en charge d’une douleur chronique diffère de celle d’une douleur aiguë dans la mesure où il est impossible de privilégier un facteur étiologique unique dans une causalité linéaire. Il convient de prendre en considération un ensemble de facteurs s’influençant l’un l’autre. Mais cela ne signifie pas qu’on doive amalgamer tous les SDC en une entité unique dont la prise en charge serait univoque. Du point de vue psychopathologique, l’impact de la douleur est différent pour chaque patient, car le sens de la douleur à travers la biographie est unique pour chaque individu.

            Dans un souci didactique, on distingue les SDC à composante organique prédominante des SDC à composante psychique dominante.

SYNDROME DOULOUREUX CHRONIQUE A COMPOSANTE ORGANIQUE DOMINANTE

            Quel que soit le mécanisme en cause, qu’il s’agisse d’un accident ou d’une maladie douloureuse, les conséquences psychologiques d’une douleur qui dure et parfois s’accompagne de mutilations sont doubles.

            Sans que l’on puisse véritablement établir de succession chronologique, on peut décrire une première période où l’attitude du sujet témoigne de stratégies pour faire face à la douleur : il réduit son activité motrice, se fige dans des attitudes antalgiques. Parallèlement, il diminue ses intérêts, devient sensible à l’environnement, toute l’attention étant focalisée sur la zone douloureuse. Le temps se fige dans un présent douloureux qui n’en finit pas. A ce stade, on est souvent tenté d’évoquer la présence d’un syndrome dépressif, mais il est très compliqué de faire la part de la douleur et celle de la dépression. Dans ce cas, le traitement de la douleur est le plus souvent efficace.

            Au cours d’une douleur chronique, comme après des mutilations, c’est la globalité du sujet qui est transformée : Transformation du corps avec perte de l’identité corporelle, perte des capacités physiques, perte de l’autonomie, fragilisation de la position familiale, professionnelle, sociale, qui rendent vacillante l’identité psychique. L’adaptation à ce nouveau corps aux possibilités amoindries nécessite un travail d’élaboration psychique qui comporte un travail de deuil des anciens investissements et l’acquisition de nouveaux. La prise en charge psychologique est ici essentielle.     

            Si ce travail rate, survient une seconde période  à composante psychique dominante…

SYNDROME DOULOUREUX CHRONIQUE A COMPOSANTE PSYCHIQUE DOMINANTE

            Au cours de ces syndromes, les symptômes organiques sont mis au premier plan par les patients, les troubles psychiques sont déniés, souvent avec une certaine hostilité. L’allusion à d’éventuels troubles psychiques est interprétée par le patient comme douleurs imaginaires, voire simulées. L’examen somatique met souvent en évidence une épine irritative que le patient utilise comme écran pour masquer sa psychopathologie et comme alibi pour justifier le consultations itératives. Le système de classification américain des troublesmentaux (DSM4) classe  le SDC à composante psychique dominante parmi « les troubles somatoformes douloureux », à moins qu’il ne s’accompagne d’autres symptômes psychiques permettant de le ranger dans une rubrique plus précise.

            En fait, si la quête taxinomique est louable, elle ne devra pas précéder le décodage du langage du patient, en partant le plus souvent de ce qu’il présente, sa plainte douloureuse, pour déchiffrer le sens qu’elle prend dans la biographie du sujet et son rôle dans ses relations interindividuelles. C’est la façon dont le patient parle de sa douleur et la manière dont il la présente qu’il nous appartient d’évaluer. Car la douleur joue le rôle de monnaie d’échange avec l’entourage. Elle peut devenir mode relationnel signifiant une demande d’aide impossible à formuler autrement que par une souffrance du corps. Elle peut aussi fournir un moyen de contrôle de l’entourage pour compenser un manque de maîtrise confinant à la dépendance affective. Il faut alors évaluer les attitudes de l’entourage pour dépister les comportements qui renforcent les comportements douloureux du patient.

            On dénombre quatre grands types de langage qui permettent au sujet souffrant d’encoder une souffrance psychologique en souffrance physique. Nous distinguerons l’hystérique, l’anxieux, l’hypocondriaque, le psychosomatique. Chez ces quatre sujets, la problématique dépressive constitue un creuset et un devenir commun et mérite un développement à part.

Hystérie et douleur

            Historiquement, l’association de la douleur à l’hystérie est ancienne. Bien des auteurs(SYDENHAM, BRIQUET, CHARCOT) tinrent pour hystériques des douleurs sans substratum organique. FREUD, qui introduisit la notion de conversion hystérique en 1894 citait des exemples de patients douloureux.

            Un double problème se pose comme toujours quant à l’hystérie, celui de la névrose hystérique maladie (Hystérie de conversion) et celui de la personnalité hystérique :

            Dans l’hystérie de conversion, on sait que les manifestations conversives classiques (Grande crise, troubles sensitivo-moteurs) font place de plus en plus fréquemment à des troubles algiques. Les symptômes débutent souvent chez le sujet jeune et apparaissent  contemporaines à des situations conflictuelles que le patient n’arrive plus à gérer. Ces épisodes douloureux rythment donc les grandes étapes de la vie familiale, conjugale, professionnelle. La maladie offre au patient un refuge (bénéfice primaire) dans lequel il recherchera de surcroît des bénéfices secondaires matériels et affectifs. La symptomatologie étant étroitement dépendante de l’environnement, sa variabilité est une de ses grandes caractéristiques. Elle peut être entretenue par l’entourage ou le médecin qui attribue à ces plaintes une étiquette organique définitive avec risque de multiplications des interventions. La localisation des symptômes peut s’expliquer par la présence d’une épine irritative, une fragilité constitutionnelle d’un organe. D’autres fois, elle a une valeur plus symbolique lorsqu’elle renvoie à une souffrance ou à un traumatisme de l’enfance, ou qu’elle évoque l’identification à un être disparu qui souffrait par exemple de la même zone. Concernant les traumatismes, certaines études (exemple de l’étude de TOOMEY sur 36 femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques) retrouvent 50% de mauvais traitements dans l’enfance avec une large majorité d’abus sexuels. Parmi les algies les plus fréquemment retrouvées, citons les céphalées, décrites avec un luxe de détails, les cervicalgies, les vertiges, les dorsalgies, les douleurs abdominales, pelviennes, le vaginisme. Certains patients présentent des plaintes somatiques multiples débutant avant l’âge de trente ans, évoluant sur des années et aboutissant à une altération significative du fonctionnement socio-professionnel et familial. C’est le classique « Syndrome de BRIQUET » repris dans la classification du DSM4 sous le terme équivoque « trouble somatisation » lequel exige pour ce diagnostic l’association ou succession d’au moins quatre symptômes douloureux, deux symptômes gastro-intestinaux, un symptôme sexuel et un symptôme d’allure neurologique, tous disproportionnés face aux données de l’examen physique objectif.

            Le second problème est celui de la relation entre ces manifestations conversives  algiques et la personnalité hystérique. Existe t’il un type de personnalité qui rendrait plus vulnérable  à ce type de douleurs ? Beaucoup plus récente que la notion d’hystérie elle même qui remonte à l’antiquité, la personnalité hystérique est définie par un certain nombre de traits dont ALARCON (1973) a dégagé les sept les plus fréquemment retenus : Conduites histrioniques, labilité émotionnelle, dépendance, hyperexcitabilité, égocentrisme, attitudes de séduction, suggestibilité. Certains auteurs considèrent qu’une minorité de troubles conversifs surviennent sur ces personnalités. D’autres une fois sur deux. Beaucoup insistent sur le faits que de nombreux patients pour lesquels le diagnostic de conversion hystérique est porté ne présentent pas ces traits, mais plutôt des traits de personnalité passive-dépendante caractérisées par la dépendance affective avec immaturité, importance primordiale de rentrer dans le désir des autres, abandon aux autres de la responsabilité de secteurs importants de sa vie.

            Quoiqu’il en soit, les relations entre les domaines respectifs de la douleur chronique et de l’hystérie sont importantes mais particulières. Tout d’abord, alors que dans les conversions classiques neurologiques, produites avec une « belle indifférence », les symptômes parlent pour eux mêmes, les plaintes douloureuses sont des appels au secours déguisés mais verbalisés. On peut ensuite s’étonner du choix, dans une conversion, d’un symptôme désagréable, bien médiocre solution aux problèmes intrapsychiques qu’elle est supposée convertir. Pourquoi choisir un symptôme qui fait mal ? MERSKEY y voit un besoin autopunitif, un sentiment de culpabilité diffuse. Quant à la belle indifférence, elle ne s’attache pas à la douleur elle même, mais à tout ce qui ne la concerne pas.

            La compréhension fine de la signification de la douleur-conversion est restée en France, théoriquement du moins, dépendante des thèses psychanalytiques freudiennes, voire lacaniennes. Or, force est de constater que l’application de ces modèles aux cas des douloureux chroniques est peu convaincante. C’est plutôt dans les courants de pensée de la psychiatrie anglaise que se situe la théorisation la plus féconde en ce domaine (KENDELL, SLATER, TAYLOR). Dans cette optique, ces douleurs apparaissent comme des réactions, des défenses, des mises en scène, des rôles s’édifiant dans un contexte social et interrelationnel. « Appartenant, en référence à la philosophie de POPPER, plus au monde des créations humaines qu’à celui des états mentaux, elles s’apparentent à un rite magique entériné par le consensus social, une construction sociale édifiée sur la relation médecin-malade »

            Les douleurs de conversion du registre hystérique sont à distinguer clairement de la simulation et de la pathomimie, dans lesquelles les troubles sont en permanence sous contrôle de la conscience. La pathomimie se trouve en situation intermédiaire entre hystérie et simulation : Le sujet y imite consciemment un trouble douloureux, va parfois jusqu’à s’autoinfliger une lésion qui justifi7erait la douleur. A la différence du simulateur, il ignore pourquoi il le fait.

            Sur le plan thérapeutique, les principes généraux de l’approche cognitivo-comportementale du SDC s’appliquent à la douleur de conversion (Voir cours du Dr S.CHRISMENT). De manière plus spécifique, il est utile de rappeler à tout soignant amené à prendre en charge ces patients quelques principes du traitement de toute conversion accompagnée de somatisation :

1)      Utiliser la suggestion en rassurant le patient sur l’intégrité de son organisme en lui indiquant qu’il reprendra son fonctionnement normal progressivement,

2)      Offrir au patient une porte de sortie honorable à l’impasse vis  à vis des soignants et de son entourage dans laquelle son trouble l’a mis(Lui dire par exemple que son corps fatigué a prévenu par la douleur et demandé de l’aide avant que la lésion ne survienne)

3)      En cas d’impotence fonctionnelle, reprise graduelle de la fonction perdue avec physiothérapie

4)       Déplacement progressif de la consultation des symptômes physiques vers les problèmes psycho-sociaux et les conflits.

5)      Compréhension des éléments de crise avec établissement d’un lien entre ces difficultés et ses symptômes, puis envisager avec le patient des réponses alternatives, plus constructives que les symptômes, aux facteurs de stress.

6)      Cas particuliers : L’hypnose reste une indication de choix chez des patients frustrés, impatients, aux capacités de verbalisation faible. La psychothérapie d’inspiration analytique est réservée aux rares cas de sujets ayant de bonnes capacités d’élaboration et chez lesquels le symptôme physique a une fonction symbolique.

Troubles anxieux et douleur

            Rappelons d’abord que l’anxiété peut se manifester par des sensations corporelles douloureuses, notamment par des douleurs thoraciques, comme c’est la cas chez de nombreux sujets souffrant d’attaques de panique. Il s’agit de douleurs aiguës. Chez les anxieux chroniques (Trouble Anxieux Généralisé) et les sujets présentant des syndromes psycho-traumatiques, on retrouve souvent une tension musculaire excessive engendrant des douleurs des muscles squelettiques (Exemple des céphalées de tension)

            Chez les douloureux chroniques, l’anxiété est surtout un des importants modulateurs de la plainte douloureuse. La plupart du temps, elle modifie la présentation de la plainte, qui se centre sur des craintes quant à la signification de cette douleur, lorsque celle-ci est ressentie comme menaçant l’intégrité corporelle ou l’autonomie fonctionnelle. Elle amplifie également le vécu douloureux lorsqu’elle focalise l’attention du sujet sur sa douleur (Anxiété anticipatoire de la douleur). Lorsqu’un SDC à composante organique prédominante est associé à un haut degré d’anxiété, le DSM4 le classe parmi les « troubles anxieux dus à une affection médicale générale ». Cette anxiété secondaire, réactionnelle, peut prendre diverses formes cliniques : Trouble Panique, Anxiété Généralisée (Attente anxieuse permanente, tension musculaire, sommeil perturbé, irritabilité et troubles cognitifs), voire Trouble Obsessionnel Compulsif.

            Dans de plus rares cas, l’anxiété pourrait au contraire diminuer la perception douloureuse en détournant l’attention du patient (Effet analgésique du stress décrit dans les névroses de guerre).

            Concernant l’attitude à adopter avec le patient SDC- anxieux, une attention particulière doit être portée au langage utilisé en consultation. Les notions médicales et informations mal comprises génèrent en effet une anxiété considérable et souvent évitable. Les affects anxieux justifient une exploration soigneuse car les représentations terrifiantes qui ne sont pas exprimées spontanément interférent avec les approches thérapeutiques. Il n’est pas rare alors que l’anxiété prenne une tonalité hypocondriaque.

            Rappelons l’efficacité au moins partielles des molécules anxiolytiques, en association avec la relaxation et les techniques cognitivo-comportementales.

Hypocondrie et douleur

Définie comme la crainte ou la croyance d’être atteint d’une maladie sérieuse, fondée sur l’interprétation erronée par le sujet de symptômes physiques, l’hypocondrie occupe une position charnière parmi les SDC à composante psychique dominante, d’une part car l’hypocondrie peut être névrotique ou psychotique, d’autre part car au sein de l’hypocondrie névrotique, les limites sont floues tant avec la névrose hystérique qu’avec les troubles anxieux.

            Classée dans le DSM4, en compagnie des divers avatars modernes de la névrose hystérique (Conversion, somatisation, trouble somatoforme douloureux) parmi les troubles somatoformes, l’hypocondrie se distingue néanmoins de l’hystérie par plusieurs points : Elle ne s’accompagne d’aucune altération fonctionnelle véritable, elle repose sur un trouble imaginaire et n’a aucune signification symbolique, elle est figée, peu sensible à la suggestion. Surtout le langage par lequel sujet  montre sa souffrance physique au soignant est différent. L’hystérique vient avec un symptôme douloureux énigmatique dont il met le médecin au défi de découvrir la signification. Il y a un langage du corps dont il faut trouver la clef. L’hypocondriaque lui, s’est trouvé une maladie douloureuse qu’il est persuadé de connaître et qu’il cherche à faire reconnaître par la science. Il y a un discours sur le corps qui ne tolère pas la contradiction.

            Dans ses rapports avec les troubles anxieux, L’hypocondrie est à la fois proche de la phobie (nosophobie, cancérophobie, sidaphobie…), du trouble obsessionnel (Préoccupations obsédantes concernant sa santé) et à l’anxiété généralisée quand elle tend à se fixer sur un plan somatique. Obnubilé par le fonctionnement de ses organes, il exprime sa crainte de la maladie ou de la mort à la moindre cénesthopathie et n’est jamais rassuré par les nombreux avis qu’il sollicite, tandis que la répétition des examens complémentaires négatifs le conforte dans une impression d’incertitude diagnostique. Les plaintes et le recours incessant au médecin s’accompagne souvent de revendications agressives en raison de l’inefficacité des thérapeutiques.

            D’un point de vue analytique, l’hypocondrie névrotique est en rapport avec un désinvestissement du monde objectal et un repli narcissique de la libido, manifestation d’une régression vers le stades infantiles de la sexualité. Les organes investis sont l’objet d’une érotisation inconsciente. Il n’y a toutefois pas de plaisir ressenti car l’autoérotisme est culpabilisé. Le plaisir culpabilisé est retourné en son contraire, finalement plus admissible, la douleur. Ce sont surtout les organisations névrotiques obsessionnelles, grande pourvoyeuses de troubles anxieux, fixées à une sexualité infantile « anale », qui génèrent l’hypocondrie.

            Parmi les différents cas d’hypocondrie psychotique, seul le délire paranoïaque de revendication à thème hypocondriaque peut réellement concerner le patient douloureux chronique .Ils s’agit de sujets particulièrement méfiants et psychorigides qui reprochent à leur médecin de na pas pratiquer les investigations nécessaires, ont une conviction inébranlable de leur supposée maladie et des thérapeutiques adaptées, exigent réparation par voie judiciaire, peuvent passer à l’acte sils n’obtiennent pas gain de cause. La décompensation a volontiers lieu après une chirurgie qui laisse des séquelles douloureuses  surtout si elle réveille une thématique homosexuelle inconsciente (Ex. de la chirurgie lombaire avec application de matériel d’ostéosynthèse).

            On admet généralement qu’il faut rassurer le patient hypocondriaque par des examens somatiques simples, périodiques. Toutefois, WARWICK met en garde contre la réassurance répétée, montrant qu’elle ne rassure le patient qu’à court terme et lui évite de se confronter au caractère irrationnel de ses croyances, entretenant par là même ses croyances. Il propose une thérapie cognitivo-comportementale dont la premier objectif est de lutter contre le besoin de réassurance du patient, transmis au médecin. La composante cognitive du traitement s’efforce de mettre en évidence le caractère irrationnel des croyances hypocondriaques (à réserver au non psychotique) et de les mettre systématiquement en question dans une démarche commune du patient et du thérapeute. La part comportementale du traitement consiste à considérer l’hypocondrie comme une phobie de la maladie et à la traiter comme telle selon le principe d’exposition aux stimuli phobogènes (Visites d’hôpitaux, lecture de la littérature médicale consacrée à la maladie, transcription des peurs par écrit avec relecture régulière…)

Organisations psychosomatiques et douleur

            La pathologie psychosomatique englobe des maladies très diverses qui ont en commun un substrat organique lésionnel et l’implication de facteurs émotionnels dans leur apparition et leur évolution. Toute émotion normale déclenche des réactions physiologiques transitoires endocriniennes et neuro-végétatives. Dans la pathologie psychosomatique, au lieu de s’épuiser rapidement, ces signes persistent et engendrent des lésions organiques. Les affects, liés à des stress et à des conflits intra-psychiques sont source de tension émotionnelle chronique qui déclenche des troubles fonctionnels chroniques qui déclenchent la lésion (Exemple d’une contraction répétée des artérioles rénales qui finit par provoquer leur sclérose).Ceci est possible dans la mesure où, chez ces patients, l’expression motrice ou verbale  de l’agressivité ou de l’anxiété étant bloquée, les décharges du SNC sont détournées vers le SNV, amenant des désordres pathologiques dans le fonctionnement des organes (« Névrose d’organe).

            Ces patients, contrairement aux précédents, ne disposent pas d’un langage leur permettant de convertir leur souffrance psychologique en symptômes corporels fussent-ils douloureux ou de la centrer sur le fonctionnement de leur corps en imaginant une lésion douloureuse. Ils n’ont pas les moyens psychiques de produire une douleur « anti-souffrance » qui, paradoxalement, soulage et le psychisme et protège le corps des précédents. Lorsqu’ils souffrent  physiquement(en général en raison de l’évolution de leur lésion), ils ont beaucoup  de mal à décrire leurs douleurs  qui les submergent et les affaiblissent. Ils subissent des stimulations nociceptives qu’ils n’ont pas les moyens d’élaborer et d’inhiber corticalement.

            On décrit par le terme d’alexithymie, cette incapacité des malades psychosomatiques à exprimer verbalement les sentiments et les émotions. Il rejoint le concept de « pensée opératoire » décrit par MARTY et M’UZAN : Le fonctionnement mental de ces patients se caractérise par « une absence totale de liberté fantasmatique, une pauvreté de la rêverie, une dévitalisation du langage privé de toute charge émotionnelle, un dessèchement de la relation humaine. Il apparaît nivelé, conforme dans un monde sans attrait et sans horizon ». L’alexithymie est fréquemment retrouvée chez les patients présentant des SDC à composante autant organique que psychique.

            « La guérison psychosomatique passe par la découverte du chemin inverse, avec la désincarcération des pulsions et la reprise de l’activité fantasmatique. Faute de quoi, le malade ira non pas de l’angoisse au symptôme ou au délire, comme le névrosé ou le psychotique, mais de l’angoisse à la mort » (BRISSET). Une psychothérapie cognitive ou(et) d’inspiration analytique menée par un thérapeute formé à l’approche de ces malades accompagnera utilement le traitement somatique classique.     

PLACE DES ETATS DEPRESSIFS DANS LE SYNDROME DOULOUREUX CHRONIQUE (Voir cours du Dr LEHERICY)

            La dépression est le facteur psychologique le plus fréquemment associé à la douleur chronique. (La co-morbidité dépasse 50% avec un pic chez les femmes et les personnes âgées).

            La nature et la direction de cette association restent des sujets de controverse. Les recoupements symptomatiques, les similitudes physiopathologiques et psychologiques, l’effet antalgique des antidépresseurs ont pu faire considérer la douleur chronique médicalement inexpliquée comme une entité « du spectre d’expression dépressif », voire comme « un équivalent dépressif ». Ces postulats s’appuient sur le fait que les états douloureux font partie des symptômes somatiques les plus fréquemment décrits lors d’une dépression et que des douleurs multiples sont significativement corrélées au diagnostic d’un état dépressif dans la population générale.

            La majorité des auteurs considère cependant qu’il s’agit de deux entités distinctes, aux intrications et influences complexes. Pour certains, la dépression précède la douleur et en est le facteur causal principal, pour d’autres, la dépression est une conséquence de la douleur chronique. Face à ces optiques divergentes, il nous semble raisonnable d’adopter une attitude plus pragmatique que dogmatique en examinant chaque situation individuelle avec l’éclairage de son histoire, du contexte, du profil évolutif de la douleur, ans le but d’identifier l’état dépressif et de le traiter.

            Le diagnostic de « dépression majeure » selon le DSM4 est l’entité la plus fréquemment associée au SDC, bien que plusieurs autres formes de la dépression puisse être présentes (dysthymie). La sévérité des états dépressifs rencontrés en clinique est très variable. Des états dépressifs sévères associés à un retrait des investissements personnels de type mélancolique ou à des menaces suicidaires ne sont pas rares.

            Par ailleurs, il est connu que en association avec le SDC, la dépression prend souvent des formes atypiques : L’irritabilité et les symptômes neurovégétatifs sont plus manifestes que l’humeur triste. Dans ce cas, la composante dépressive est d’autant plus souvent sus-estimée que les troubles du sommeil et de la libido, l’asthénie et le rétrécissement des intérêts sont attribués par le patient au SDC. L’exploration du domaine affectif et émotionnel se heurte souvent à forte résistance avec déni des affects dépressifs.      

             

Principes généraux de prise en charge de la souffrance psychologique dans le SDC  (Voir cours Dr CHRISMENT)

1)      Faire face à la plainte du malade : Les bénéfices d’une bonne compréhension des enjeux et d’un sentiment de contrôle sur la situation s’opposent à la perte de confiance en ses ressources et aux sentiments d’impuissance .La peur-évitement de toute activité fait écho à la tendance du patient à généraliser son expérience de la douleur a des situations sans potentiel algogène . La tendance au catastrophisme va dans le mêmes sens (Impression d’avoir une maladie grave et d’être fortement invalidé par la douleur). Ces facteurs entraînent une désadaptation qui renforce la douleur…Différentes stratégies cognitives associées à la relaxation permettent un meilleur contrôle de la douleur. Une analyse du discours intérieur du patient permettra la « reconceptualisation » (reformulation de la représentation que le patient à de ses douleurs).

2)      Mettre en évidence le « comportement douloureux » : Il s’agit d’expressions verbales et non verbales (soupirs, gémissements, grimaces, boiterie…). Dans les SDC, ces comportements ne sont plus en relation avec la lésion initiale et tendent à s’autoentretenir, contribuant au maintien de la douleur dans un cercle vicieux comportemental. Ils ont une fonction d’appel et de communication de la souffrance et doivent être interprétés comme une tentative de convaincre le thérapeute de la gravité du symptôme dans le contexte de l’adoption par le patient d’un rôle de malade ou d’invalide plutôt que comme une tentative de manipulation avec laquelle ils sont souvent à tort amalgamés. Ils sont sujets à de nombreux renforcements de la part de la famille et du système de soins.

3)      Relever les événements traumatiques et les facteurs de vulnérabilité : Les circonstances d’apparition de la douleur jouent un rôle important dans son évolution qu’il s’agisse d’un événement traumatique ou d’une mise en jeu particulière de la vulnérabilité que peut par exemple produire une période de deuil.

a.      La fréquence avec laquelle le début des douleurs est attribué à un accident ou à une opération attirent l’attention sur l’impact psychique de ces événements traumatiques. Le classique « état de stress post-traumatique » du DSM4 (ou « névrose traumatique »)comportant des reviviscences envahissantes de l’événement, des cauchemars, un émoussement émotionnel et un évitement des stimuli rappelant le trauma est régulièrement rencontré dans le SDC.

b.      Pourtant de nombreuses évolutions vers des douleurs chroniques et une incapacité fonctionnelle ont lieu à la suite d’accidents objectivement mineurs ou d’opérations banales dont la charge traumatique subjective est marquée par la narration répétée de l’événement incriminé et par la rupture de la continuité du temps entre un « avant » et un « depuis » l’événement (Névroses post-traumatiques). Il s’agit d’entendre combien l’impact d’un traumatisme pour un sujet donné dépasse de loin l’évaluation objective des dommages. Sur un terrain psychologique fragile, les réactions banalisantes des services d’urgence et des organismes d’indemnisation peuvent transformer le fréquent sentiment d’être une victime par celui d’être une victime incomprise, induisant une recherche inlassable de reconnaissance et de réparation. (Sinistrose). Si l’événement traumatique entraîne un tel ébranlement, c’est qu’il entraîne des sentiments de perte de contrôle, menace des parties du corps fortement investies, met en question le sentiment d’invulnérabilité et parfois réveille l’angoisse de mort. Il déborde l’appareil défensif psychique soit en raison d’une vulnérabilité personnelle précédant l’événement, soit car il fait écho à un traumatisme antérieur mal élaboré.

c.      Les principaux facteurs de vulnérabilité psychologique pour une difficile élaboration du traumatisme sont des défenses psychiques fragiles et une histoire personnelle marquée de ruptures et de deuils. L’événement décompense cette psychopathologie jusqu’alors masquée par une suradaptation rigide aux normes sociales. L’intolérance aux conflits, la répression de la colère, les besoins inavouables de dépendance, le surinvestissement des capacités corporelles et le déni de toute fragilité personnelle accompagnés d’un besoin marqué de reconnaissance sociale sont contenus par une organisation très rigide du cadre de vie où l’investissement professionnel est au premier plan au détriment des moments de détente ou de plaisir (« Névrose de caractère »). Ce narcissisme fragile est facilement débordé par un événement traumatisant, surtout si celui-ci survient dans un contexte de tensions ou de changement. Dans certaines situations (immigration par exemple), c’est parfois tout un système d’illusions qui s’effondre lors d’un accident. L’événement traumatique permet alors de transformer l’inadaptation inavouée en problème médical qui justifie l’invalidité.

d.      Un événement traumatique peut aussi réactiver la mémoire d’anciennes souffrances profondément enfouies dans l’inconscient. ENGEL a décrit un type de patients prédisposés à la douleur par un vécu de maltraitance infantile avec absence d’adultes protecteurs. En clinique, il est frappant que de nombreuses douleurs apparaissent dans un contexte de deuil réel ou symbolique comme le départ des enfants ou un changement de rôle.

4)      Déchiffrer la fonction de la douleur rebelle : La douleur chronique rebelle a fréquemment fonction de communication d’un mal être. Elle peut représenter un appel direct à l’aide ou avoir pour but l’obtention de bénéfices secondaires compensatoires qu se situent surtout dans le registre affectif. Elle peut aussi servir à remplacer des besoins de dépendance ou une autre psychopathologie par un symptôme socialement acceptable la douleur. Il faut souligner que dans la majorité des cas, cette dynamique est inconsciente et ne doit pas être comprise comme tentative de manipulation ou de simulation. Il arrive dans certaines psychoses (schizophrénie) ou lors de troubles graves de la personnalité (Etats-Limites) qu’une douleur soit auto-infligée afin de retrouver la cohésion de soi par redéfinition sensorielle des limites du corps. Il arrive que le symptôme douloureux protège le patient contre une souffrance psychique censurée, par exemple dans l’hystérie où il lui permet d’éviter un conflit inconscient ou dans l’hypocondrie où l’angoisse est réduite par un surinvestissement des organes du corps, qui recèle une jouissance inconsciente masquée par l’inquiétude imaginaire d’une lésion qui n’existe pas . Cette « douleur anti-souffrance » protège paradoxalement la psychisme d’une douleur morale encore plus insupportable .Il est alors périlleux de vouloir la déloger trop vite . Dans les organisations psychosomatiques à l’inverse, la douleur, dépourvue de sens, marque l’échec cuisant des défenses psychiques à endiguer le stress et à élaborer les conflits. Elle est le produit d’une réponse somatique délabrante qui doit être vigoureusement combattue.

Conclusions

            Ce survol aura évoqué quelques unes des souffrances psychologiques rencontrées chez les patients souffrant de douleurs notamment chroniques insuffisamment expliquées par les lésions organiques. L’intégration de la dimension psychologique dans la prise en charge de ces patients est indispensable et souligne la priorité à donner à l’individu souffrant plus qu’à sa maladie.

            La complexité des dimensions psychologiques d la douleur chronique justifie une approche multidisciplinaire (médecins somaticiens et infirmiers  formés à l’approche psychopathologique, psychologues, psychiatres, physiothérapeutes)

 

 

La vie avec...

Contrôler

Pour contrôler la douleur chronique, le premier pas à faire est d'accepter le fait que la douleur sera sans doute toujours présente. La contrôler ne signifie donc pas guérir.
Les termes du choix sont les suivants :
- subir la douleur ou la contrôler
- Se plaindre d'inconfort ou trouver des solutions.

L'organisme n'est pas sans défense face à la douleur. des mécanismes de défense, physiologiques et psychologiques, peuvent être mobilisés de façon intentionnelle pour mieux faire face. Contrôler une douleur, c'est parvenir à mettre en jeu des systèmes neurobiologiques qui freinent la douleur. C'est moins une question de volonté que d'apprentissage : contrôler ses réactions, choisir les attitudes adaptées, réclament un entraînement. Les résultats ne sont pas immédiats.


[ Illustration de La douleur, un mal à combattre / Th. Delorme - Découverte Gallimard]

Les stratégies de contrôle de la douleur

Dans tous les cas, la démarche ne s'entreprend pas seul : la supervision du médecin est vivement souhaitable afin d'éviter des erreurs.

1. Les contre-stimulations
Toute douleur, superficielle ou profonde, peut être atténuée par la sensation cutanée produite par une technique de stimulation :
- neurostimulation transcutanée (stimulations électriques délivrées par des électrodes fixées au niveau de la zone douloureuse , avec prescription et sous surveillance médicale),
- massages, automassages dans la mesure du possible
- applications de chaleur (plus particulièrement adaptées à la contraction musculaire : compresse, bouillote, serviette chaude, bain chaud ...)
- applications de froid (pouvoir anesthésiant : cold pack, douche froide, massage à la glace...)

2. La relaxation
La relaxation associe un certain nombre de manifestations physiologiques et psychologiques qui s'opposent à la réaction d'alerte : relâchement musculaire, ralentissement des rythmes respiratoires et cardiaques, dilatation des vaisseaux, augmentation de la chaleur cutanée, diminution de la pression artérielle et état psychologique de calme, de bien-être et de tranquillité.


[ Illustration de La douleur, un mal à combattre / Th. Delorme - Découverte Gallimard]

La relaxation est un moyen de lutte avant, pendant et après toute expérience agressive.
Quelques techniques :
- la relaxation progressive de Jacobson qui utilisele contraste entre la contraction d'un muscle et sa décontraction (mains, visage, nuque, épaule)
- le "training autogène" de Schultz : pour se relaxer, le sujet se pénètre mentalement d'une formule fixant le but à atteindre. Cette technique comporte 6 exercices de base et l'attention est portée sur la région du corps que l'on souhaite relaxer : contrôles musculaire, vasculaire, cardiaque, respiratoire, vasculaire abdominal, vasculaire encéphalique)
- la relaxation méditative de Benson : trouver une position confortable, décontracter profondément chaque muscle en commençant par les pieds et en remontant jusqu'au visage, concentrer son attention sur quelque chose, conserver une attitude passive.

3. Les exercices respiratoires
Il s'agit de contrôler, de manière intentionnelle et volontaire, le rythme de la respiration : inspiration (contraction du diaphragme) / expiration (décontraction passive).
dans la pratique, les exercices respiratoires sont associés à ceux de la relaxation musculaire.

4. Le détournement de l'attention
Apprendre à à diriger et à concentrer son attention est une étape supplémentaire de l'autocontrôle de la douleur. : l'efficacité du détournement de l'attention dépend de la qualité de la concentration.

5. L'imagerie mentale dirigée
Il s'agit de fixer l'attention sur des représentations imagées. Le principe est d'activer , en imagination, la représentation d'une sensation, d'une scène, d'un évènement incompatibles avec la douleur.

6. La réinterprétation de la douleur
Pour un certain niveau d'intensité, il devient très difficile de maintenir l'attention hors de la douleur. Pour y faire face, il s'agit de s'entraîner à porter son attention sur la douleur mais en l'observant de façon différente. On se focalise sur un seul qualificatif de la douleur : picotements, pesanteur ... on néglige les autres facettes plus désagréables.

Les patient passent d'une stratégie à l'autre selon les nécessités, en les associant à des exercices respiratoires et à la relaxation.

[ Extraits de Contrôlez votre douleu

 

 

    Les examens, les radios ne montrent ni les chagrins, ni la colère, ni les peurs et encore moins le stress, les angoisses et l’anxiété. « Le symptôme n’est pas le problème, c’est la solution du problème » de Dr Watzlawick.
 
 
           Dans la consultation médicale, on prend en compte les symptômes, le physique uniquement.

           La sophrologie prend la personne, la manière de vivre, le négatif de la vie mais aussi le positif : ses forces, son énergie, son pouvoir de guérison, son amour, sa joie qui se révèleront dans l’entrainement . Ces deux aspects se complètent.
 
 
            La sophrologie c’est un regard authentique sur soi même. L’occasion de se voir soi-même et de voir les autres, de voir sa vie, d’analyser au plus profond de soi nos ressentis, les vrais et d’en tirer du positif. De ce sentir mieux dans ce corps malade et d’en tirer une grande énergie pour voir l’avenir.
 
 
            L’entrainement, la sophrologie est une pause pour la personne qui s’arrête sur elle-même, pose un regard neuf sur son corps avec une attention plus positive, pas le mauvais mais le meilleur du corps, le meilleur de l’être aussi : dans sa vie, dans le meilleur de ce qu’il a vécu et le meilleur qu’il a en lui et qu’il n’a pas encore développé. Le vrai qui se trouve en nous et qui n’est pas encore sorti par peurs, blocages, inhibition….
 
 
            La sophrologie permet de faire réaliser que la pensée fait partie de nous. La pensée si elle gronde, parasite notre relation à la vie. La sophrologie permet de nettoyer cette pensée, plus propre, plus claire. Penser maladroitement, c’est risqué de se couper de la réalité du monde.
 
 
            Les pensées deviennent comme les gouttes de pluie sur le pare-brise, quand elles sont trop nombreuses ; on ne voit plus de l’autre côté : la sophrologie est comme les essuie glaces. La pensée est un outil.
 
 
            Le corps, l’être garde les traces de nos émotions, de nos vécus (blocage, choc…). Ces traces imprègnent l’être : douces ou amères suivant le vécu. La sophrologie reprend ces traces, les débloquent et comble les manques.
 
 
            La sophrologie permet de vivre avec son être et non vivre à travers le monde, la société, la famille, les autres… Oser, faire ce que l’on veut, ne plus avoir de crainte…


           La sophrologie permet de voir l’être et non la maladie. De voir ce que la personne ressent, ce qu’elle éprouve face à la vie… Rencontrer la personne, c’est rencontrer ce qu’elle EST et non ce qu’elle A.
Du mal être au mieux être.
 
 
           La sophrologie propose à l’être de vivre ce que propose la vie. Le mal être oblige l’homme à Etre et moins à Avoir ou à Faire. Elle propose de prendre le risque d’être ce que l’on est. C’est un regard neuf sur soi, de vrai, de beau et de bon en nous.
 
 
            La sophrologie sert à encourager l’homme en lui montrant sa richesse de ses dons afin qu’il les développe, plus important parfois que de corriger ces erreurs. Lorsque les cellules sont heureuses, elles fonctionnent mieux.
 
 
            La sophrologie stimule les pouvoirs d’adaptation et de guérison qui sont à l’intérieur de la personne elle-même.
 
 
            La sophrologie ne permet pas de changer le tempérament.

  • Un triste ne deviendra pas un joyeux mais trouvera de la joie dans les événements de la vie.
  • Une dépressive garde sa tendance mais trouvera du positif dans sa vie pour avoir et réaliser des projets…
  • Un anxieux sera anxieux mais on diminuera son anxiété et ses angoisses.
  • Le pessimiste le sera toujours mais pourra mettre en œuvre des techniques pour lutter contre ce handicap.

             
  
            La sophrologie permet à chacun, de s’ouvrir de nouveaux horizons par des techniques simples, originales et accessibles à tous.
 
 
            Histoire de baignoire :
                        Pour remplir le corps (baignoire) de magnésium et de calcium, il ne suffit pas d’ouvrir le robinet (médecin généraliste avec prescription). Il faut aussi mettre le bouchon de la baignoire (gestion de l’émotion et du stress par la sophrologie). Les deux mesures prisent, la baignoire se remplira rapidement.
 
 
            La sophrologie est une aide, un soutien aux différents traitements de la médecine

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