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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 11:31

Sophrologie, Périnatalité et FIV

La future mère peut ressentir, parfois dès les premiers mois, une certaine inquiétude face à la grossesse. Pour l'aider à l'envisager positivement, la sophrologie est une méthode particulièrement efficace et adaptée. J'ai été formée à cette spécialisation en périnatalité.


Je vous propose des séances d'accompagnement qui sont un complément à la préparation théorique délivrée par le milieu médical.
Elles incluent de la gymnastique douce, très appréciée des futures mamans ; elle est décrite en bas de page.
Ces séances peuvent se faire à votre domicile, si vous êtes alitée par exemple.

Durant votre grossesse
Il peut arriver que la maternité soit source d'un épanouissement sans nuage. Il peut arriver aussi qu'angoisses ou anxiété soient au rendez-vous. Mais dans tous les cas le corps change, physiquement et physiologiquement ; le regard des autres est modifié ; on occupe une place différente dans la société ; les émotions sont parfois chamboulées.
La sophrologie est une technique efficace contre le stress qui peut alors se manifester, en en limitant l’impact.
Elle vous aidera à diminuer les désagréments éventuels (fatigue, nausées, insomnies, etc.) et à prendre soin de vous dans un moment où vous en avez particulièrement besoin !
La préparation mentale, à base de visualisation, vous permettra d'apprivoiser l’anxiété liée à la peur de l’inconnu et de vous projeter de façon positive dans chacune des étapes de votre grossesse, jusqu'à l'arrivée de votre bébé.

Au cours de l'accouchement
En complément des instructions que vous donnera votre obstétricien ou votre sage-femme, la sophrologie vous permettra de vivre pleinement votre accouchement, de l’accompagner mentalement et physiquement.


Après l'accouchement
Là aussi la sophrologie intervient, car il s'agit d'un moment extrêmement important, au cours duquel la nouvelle maman a souvent un grand besoin d'être accompagnée.

Tout d'abord en vous permettant de mieux récupérer du chamboulement hormonal, de retrouver votre corps, de faire face au stress important qui aura probablement un effet sur votre sommeil, entre autres.

Pour votre bébé ensuite, avec lequel la relation peut être facilitée ou améliorée, car parfois tout n'est pas tout rose. La sophrologie accompagne aussi l'allaitement si vous avez fait ce choix, l'adaptation de la famille à cette nouvelle présence très ... présente, ou encore mieux envisager votre retour au travail.

 En résumé, la sophrologie vous permettra :

  • une meilleure écoute de votre corps avec une plus grande acceptation de ses transformations
  • d’apprivoiser vos craintes face à l’accouchement
  • de vous familiariser et de gérer les différentes étapes de l’accouchement
  • de prendre confiance en vous et en votre corps
  • d’établir un contact corporel et intime avec votre bébé
  • de mieux faire face à la douleur des contractions
  • de vous ressourcer après la naissance.

Vous pouvez commencer à partir du 4ème mois de grossesse.

En général, un protocole comprend 6 séances. Une 7ème séance en couple peut vous être proposée ; elle permettra au papa d’accompagner la naissance de son enfant, d’aider la future maman dans les exercices acquis lors des précédentes séances et de se projeter dans son nouveau statut de père.

Gymnastique douce proposée : à partir de mouvements simples, la future maman apprend à retrouver sa mobilité naturelle, une façon de se mouvoir qui n’engendre pas de douleur physique. Les exercices se font au sol (ou dans le lit au cas d'alitement) avec de petits coussins en mousse ou des balles. Chaque séance aborde la détente, le placement du corps et la tonification musculaire. Un des bénéfices est d’améliorer les fonctions des organes internes grâce à la respiration.


La Fécondation in Vitro (FIV) et AMP (*)
Cette technique est de plus en plus employée, car de mieux en mieux maîtrisée et de plus en plus nécessaire.
Toutefois, la médecine reste très technique et un accompagnement est très souvent bienvenu.
De plus, l'utérus étant très sensible aux images mentales, il est important de corriger la vision que la femme a de son corps et lui permettre de s'en faire une représentation accueillante.
Il est important, lors d'un protocole de FIV, de réduire le stress et de savoir prendre de la distance. La sophrologie peut vous aider, car elle permet à la femme de mieux se mettre en situation d'être enceinte ou de devenir mère.

(*) AMP (Assistance Médicale à la Procréation) ex. PMA (Procréation médicalement assistée)

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 11:27

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Stressé(e) ... Moi ???

Pour calculer votre niveau de stress, rien de plus simple : faite le test ci-dessous. Quels événements vous ont concerné au cours des 24 derniers mois ? Notez les points et additionnez les. Vous serez peut être étonné(e) !!   Résultats du test en bas de page

(Si d'autres événements ou situations stressantes se sont produits au cours des 24 derniers mois, notez-les en leur accordant une valeur identique à celle d'événements comparables (ex: grève et modification des conditions de vie, conflit avec des collègues de travail et problèmes avec les beaux-parents, etc.). Vous ajouterez leur valeur à celle du total de vos points.).                                                                                                    
Total inférieur à 150  -  Stress modéré. Une incidence sur la santé peut néanmoins survenir selon l’état physique et psychologique de la personne.
Total entre 150 et 300 - Stress élevé. Les probabilités que votre santé soit altérée au cours des 12 mois à venir sont de 50%. Si vous ne prenez pas de mesures pour gérer ce stress, votre organisme en ressentira les effets tôt ou tard.
Total supérieur à 300 - Stress très élevé.  Il y a 80 % de risques que votre santé soit altérée au cours de l'année à venir. Il est primordial que vous vous relaxiez, sinon vous risquez de voir des conséquences sérieuses sur votre santé.

Il est temps de réagir     La sophrologie est là pour vous aider !

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 11:11

La Constellation Familiale

Pour reconnaître et se libérer des souffrances transgénérationnelles.

C'est une approche puissante de libération oeuvrant sur les influences transgénérationnelles.

Lorsque nous souffrons, nous avons une vision limitée et partielle de la situation vécue.

Nous portons des paires de lunettes "colorées" qui nous font voir et interpréter la réalité d'après notre éducation inconsciente, nos blessures, nos manques, nos peurs, etc…

Ainsi nous ne pouvons appréhender les événements de la vie dans leur totalité et comprendre que ceux-ci s'inscrivent dans un enchevêtrement de causes et d'effets dont nous sommes inconscients et qui nous dépassent.

Nous avons tendance à tout interpréter de manière binaire : bourreau-victime…voir tertiaire : bourreau-victime- sauveur. Nous ignorons la réelle source de nos souffrances ou résistons parfois à la regarder dans le blanc des yeux.

Les approches transgénérationnelles montrent clairement que chaque individu est fondamentalement bon mais qu'il est inconsciemment porteur d'une histoire, d'intrications, de valises, de conditionnements de sa lignée, qu'il reproduit pour honorer ce clan qui lui a donné vie… même si la vie qu'il lui a fait vivre a pu s'avérer misérable. C'est donc le système familial qui est "malade"…et nous agissons un peu comme des robots "pré-programmés".

La constellation familiale permet d'observer concrètement la manière dont l'inconscient familial a pu nous influencer afin :

  • De comprendre d'où nous vient une souffrance,
  • De repérer la loyauté à un ancêtre porteur d'afflictions,
  • De s'ouvrir à une vision d'amour par rapport à un parent détesté, rejeté, critiqué,
  • De sortir d'un pattern de vie,
  • De découvrir la source d'échecs amoureux ou professionnels répétés,
  • De rétablir le mouvement interrompu à la mère, au père,
  • Etc…


La constellation familiale est :

  • Une approche thérapeutique de l'ordre des thérapies brèves,
  • Une approche qui ne passe pas par le mental,
  • Une approche qui peut porter ses fruits sur la personne venue faire sa constellation ainsi que sur les membres de sa famille,
  • Une approche sacrée et profonde pouvant agir pendant 2 ans,
  • Une approche basée sur l'amour qui guérit !!!


On vient faire sa constellation familiale avec un objectif concret qu'on veut voir se réaliser :

  • Réussir sa vie de couple/sa profession
  • Rétablir le lien avec un parent/un enfant
  • Prendre sa place dans sa vie
  • Oser s'exprimer
  • Sortir d'un état dépressif, voire suicidaire,
  • Etc…


Une fois l'objectif bien établi, l'animateur cherche à connaître les drames ancestraux afin de décider des personnes à mettre en "scène".                            Il est toutefois important de comprendre qu'on ne joue pas un rôle appris.

Lors de constellations familiales, on peut placer des représentants (nommés "substituts") de :

Parents, ancêtres, enfants décédés en bas âge, fausse couche, enfants avortés, personnes suicidées, individus atteints de maladies mentales, ancêtres ayant subi de grands revers financiers, bannis/exclus, prêtres, concepts (objectif, obstacle, maladie, mort, institution religieuse, réussite, échec, honte, culpabilité, pays d'origine, pays d'immigration…),etc..

Les substituts auront des ressentis, comme s'ils incarnaient l'être qu'ils représentent. De là, tout l'inconscient familial ressort ce qui ouvre, pour la personne qui vient faire sa constellation (appelé "constellant"), un nouveau champs de compréhension sur sa vie, ses échecs, ses malheurs…

Nous pouvons comprendre, par exemple, pourquoi notre mère ou notre femme n'a pas pu être plus disponible car leur histoire s'enchevêtrait avec l'histoire d'une grand mère morte en couches ou d'une mère orpheline à l'âge de 3 ans. Ainsi Les constellations mettent en évidence les causes dont nous sommes les effets sur plusieurs générations.

Il est nécessaire d'élargir la vision que l'on a de notre système, d'avoir une expansion de conscience qui inclut tous les actes signifiants du passé; ainsi, d'un être qui juge en culpabilisant, nous devenons responsables et accueillons ce qui est avec compréhension. Le fait d'englober d'autres points de vue jusqu'ici ignorés et de s'ouvrir sur ces réalités inconnues, demeure un des atouts essentiels des constellations.

De cette attitude découlent une communion et une compassion qui permettent à chacun de trouver ses propres solutions. C'est le fait de comprendre qui redonne de l'affinité ainsi que de la communication entre les personnes et qui apaise le système.

Le but de la constellation est de libérer le constellant des valises qu'il porte inconsciemment et par amour, afin qu'il puisse enfin marcher vers son objectif puis son destin. C'est par amour qu'il s'est loyalement chargé d'un fardeau…ce n'est donc que par amour qu'il peut s'en décharger. Il n'y a plus à pardonner puisqu'on comprend la situation, qu'on comprend que papa ou maman ne pouvait faire autrement, qu'on comprend les causes d'une intrication, qu'on a fait nôtres les réalités de l'autre.

"Comprendre" ne veut pas nécessairement dire "accepter"…mais nous permet au moins de marcher libre! Lors de meurtres, d'incestes, d'abandons, de viols, il est parfois difficile de se réconcilier avec les "malfaiteurs" mais au moins peut-on dissiper les liens de haine qui nous gardent ligotés à ces derniers.

Une faute reconnue à plus de valeur qu'un rachat ou qu'un pardon. La faute subsiste et agit comme une force. Cette dernière, le constellant peut enfin l'utiliser pour marcher vers son objectif plutôt que de s'en servir pour demeurer victime, avec la haine/colère qu'il porte en lui.

C'est consciemment ou inconsciemment que nous pouvons faire souffrir quelqu'un et ce, dans le but de nous-mêmes survivre en ne souffrant pas. Lorsque nous vivons une culpabilité ou un regret et que nous observons l'état qui nous habitait au moment de blesser quelqu'un, nous voyons que nos souffrances, nos limites, nos visions, faisaient en sorte que nous ne pouvions agir autrement.

Avec cette compréhension en vue, nous ne pouvons que nous "pardonner", nous accepter tels que nous sommes…et ainsi comprendre qu'il puisse en avoir été de même pour d'autres membres de notre famille.

Le travail de constellation familiale en est un d'amour, d'amour qui guérit : un amour de soi et de l'autre.

Le mot constellation est choisi pour représenter un système à la manière de celui du zodiaque qui relie des planètes comme la constellation familiale relie toutes les personnes de la parenté.

Cet exercice de mise en scène d'une constellation permet de mettre à jour les dynamiques inconscientes gouvernant tout système familial. La plupart du temps, cet éclairage est surtout révélateur d'une situation douloureuse « oubliée ».

Se relier à ses ascendants permettra souvent de découvrir le projet parental : celui-ci répond toujours à la requête familiale (inconsciente) de la conception d'un enfant, permettant de préserver la permanence du système en son entier.

L'intérêt premier et novateur de cette approche, créée par Bert Hellinger, réside dans une pratique du ressenti , contrairement à d'autres méthodes où le mental court-circuite souvent les émotions et les refoule, nous privant de leur merveilleux enseignement.

Pour qui ?

A l'occasion de la mise en place de son arbre généalogique, le sujet s'y installe pratiquement toujours à la place dans laquelle il s'y sent exister, or cette place, ainsi que celle de ses ascendants, est souvent incertaine et génératrice de nombreux conflits à l'intérieur du système familial. On peut ainsi mettre à jour de fausses croyances .

Ce qui nous conduit à considérer que toute personne voulant trouver ou re-trouver son identité, si elle remet en ordre les places appropriées dans son arbre, y trouvera l' équilibre recherché. Il n'est pas utile d'attendre d'être en grande souffrance pour s'interroger sur son identité, pour retrouver son origine; chaque être humain devrait pouvoir accéder à cette reconnaissance d'identité.

Pourquoi ?

Ce qui est transmis par les ascendants n'est pas toujours apparent, or cette transmission (consciente et surtout inconsciente) constitue le poids essentiel de chaque destinée.

Les transmissions invisibles sont aussi bien les croyances véhiculées par le patrimoine familial que tout le non-dit concernant les secrets de famille, les conflits apparents ou non, les « fidélités » souvent inconscientes…

La personne en recherche est porteuse de ces transmissions et va les transmettre à sa descendance, elle est un maillon de la longue chaîne de transmissions héréditaires. Celles-ci se traduisent souvent par des difficultés ou même des souffrances dont on cerne rarement la cause. On dit alors qu'il y a transmission de « valises transgénérationnelles », charges qu'il est possible de déposer en accomplissant un mouvement symbolique libérateur qui permettra, en plus, de réparer la trame abîmée du tissu familial.

La constellation familiale permet d'atteindre ces transmissions et de :

- recontacter et réveiller une mémoire ayant traversé l'histoire familiale,

- Amener au conscient les « parasitages » imposés par certains ancêtres et certaines situations,

- remettre de l'ordre dans cette trame familiale en rétablissant les places de chacun au niveau de chaque génération, ce qui éclairera les dysfonctionnements du système familial et leur impact sur le cheminement de l'être humain,

- prendre conscience de son appartenance à un tissu familial permettant un enracinement fondamental au lieu de fuir une histoire qui peut paraître menaçante et ramener invariablement vers les mêmes schémas du passé,

- se positionner dans sa lignée familiale, réinvestir le scénario de cette lignée en prenant sa juste place pour se sentir appartenir en toute liberté à ce schéma collectif.

- Se libérer des tensions provoquées par une mémoire inconsciente.

Comment ?

En visualisant son arbre généalogique, le sujet se relie à ses ancêtres (dates anniversaires, professions, maladies, alliances…).

En participant à une constellation familiale, le sujet peut représenter cet arbre généalogique pour visualiser un éventuel problème.

La pratique s'exécute principalement en groupe (une expérimentation pouvant aussi être envisagée en séance individuelle, en particulier pour de jeunes consultants).

Après avoir demandé aux témoins présents de laisser de côté tout jugement et d'essayer de devenir chacun un « canal » au service du constellant, l'animateur présente, en premier lieu, le cercle d'assistants : trois catégories de personnes sont présentes dans l'assemblée :

· Les constellants (ils veulent représenter leur « constellation ») : ceux qui ont une problématique à exprimer et sont en demande. Ils vont, à leur tour, devenir participants.

· Les participants : ceux qui vont représenter le système familial du constellant. Ils peuvent, ou non, devenir constellants.

Les étapes de la Constellation Familiale :

La personne qui est en demande exprime une problématique à l'animateur : celui-ci l'aide à cerner son objectif (en faisant attention à ce que cet objectif ne soit pas trop flou ou de demander plusieurs choses en même temps).

L'animateur propose au constellant de choisir sans réfléchir des représentants de sa famille ou de sa problématique parmi les participants.

Le constellant va ensuite positionner intuitivement ceux-ci dans l'espace (en s'efforçant de ne pas laisser interférer son mental) et cela va donner une première image de constellation.

En général, cette première représentation du système est un tableau assez exact de la (ou des) perturbation ayant abouti au questionnement de la personne.

Les participants à qui il a été demandé, comme au constellant, de laisser survenir ce qui vient sans jugement du mental et sans censure , expriment, à la demande de l'animateur, leurs ressentis aussi bien dans le corps (douleurs, larmes, rire par exemple) que dans les impressions qui surgissent intuitivement (tristesse, ennui, colère, détachement…).

L'animateur pose des questions aux participants, les déplace, réinstalle les « exclus », il fait répéter des phrases clefs : cela provoque des réactions et une remise en place.

Le tableau s'est alors transformé pour mettre en lumière l'évolution des fausses croyances du constellant vers une image- solution plus juste de la réalité familiale.

Le constellant, qui avait mis en situation un participant pour jouer son propre rôle, peut reprendre alors sa place (seulement s'il le souhaite) et l'animateur le guide dans la guérison de sa problématique : il comprend, (et, parfois, accepte ou même pardonne mais cela n'est pas indispensable), il honore ses ancêtres qui lui ont donné la vie mais leur rend les charges qu'il a cru bon de porter pour eux.

La symbolique de ce travail est flagrante : le choc de visualiser son système familial (ou professionnel ou social…) a des répercussions qui vont se traduire par une expression d'émotions et de sensations absolument libératoires et guérissantes.

Lorsque le sujet a des difficultés particulières à aller jusqu'au bout de sa constellation, il peut être indiqué de le diriger vers une thérapie de soutien et il sera souvent utile d'entreprendre d'autres constellations.

Cependant, cet exercice aura déjà beaucoup libéré la personne en la déchargeant des fardeaux portés par amour, par loyauté envers les siens.
 Il lui sera ainsi plus facile d'aller sur le chemin de sa progression personnelle, allégée des poids qui l'empêchaient, en partie, d'évoluer.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:45

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La sophrologie pour l'ado

La Sophrologie pour l'enfant et l'adolescent 

Quand prendre rendez-vous pour votre enfant ?

Sur les conseils de l'enseignant, à la demande des parents, lorsque vous remarquez un changement de comportement chez votre enfant.

Quels sont les domaines de compétence ?

Depuis près d'un demi-siècle la sophrologie  a été créée en 1960 par un Médecin neuro -psychiatre elle a fait son entrée par la grande porte : la maternité), elle a acquis ses lettres de noblesse dans les domaines suivants:

Chez l'enfant :

- peur de la dictée,
- l'accompagner à vivre un changement de vie familiale (divorce, famille recomposée, naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur),
- difficulté à trouver le sommeil,
- est très actif,
- timidité,
- manque de concentration,
- manque de confiance en soi,
- troubles du comportement (colère, agressivité, replis sur soi, impatience...),
- a des peurs ou a des angoisses,
- énurésie,
- rencontre des problèmes de poids,
- tics nerveux,
- bégaiements.

Comment ?

La respiration c'est...
- la respiration qui apaise,
- vider les pensées parasites,
- calmer un enfant agité,
- rassurer un enfant anxieux,
- gérer son impatience,
- se concentrer pour mémorise.
La sophrologie se suffit à elle-même. Elle est également efficace et complémentaire lorsque l'enfant suit une psychothérapie.
En effet, la sophrologie permet de conduire en douceur les enfants vers un réel état de relaxation.
Des exercices leur seront proposés. Ils permettront d'étirer le corps en douceur, de mieux contrôle ses émotions, de favoriser la concentration, tout en respectant leur envie de s'exprimer, leur besoin de bouger.
La sophrologie chez l'enfant, est une forme de relaxation active puisqu'on s'efforce de réaliser les exercices lentement, et avec beaucoup d'attention, tout en respectant son rythme, son âge et ses besoins en séance. Elle s'adapte à l'enfant et non l'inverse.

Comment se déroule une séance ?

Une séance dure 45 minutes.
Les familles oscillent souvent entre découragement, pression et culpabilité.
Lors de la 1ère séance, vous êtes présent avec votre enfant. Ensemble, nous évoquons les raisons pour lesquelles vous avez sollicité le rendez-vous (sur les
conseils de l'enseignant, de votre médecin généraliste, de vous-même car
vous vous sentez "dépassé" par un comportement, etc). Je précise, que le rôle de la
sophrologie n'est pas de chercher à savoir qui a raison ou tort, son objectif est de
permettre à tout enfant de s'épanouir, et retrouver un comportement plus
apaisé tant pour lui que pour son entourage.

Comment la sophrologie peut-elle être utile à l'enfant ?

Une séance de sophrologie contribue à apaiser son comportement, à se sentir mieux, à l'école ou ailleurs, à accepter l'arrivée d'un petit frère ou d'une petite sœur, à mieux trouver sa place dans sa famille recomposée, retrouver le goût de vivre pleinement sa vie d'enfant, etc.
Il s'agit donc d'établir des moments privilégiés pour se ressourcer, se recentrer.
Les enfants ressentent spontanément et complètement ce besoin de calme et de silence, même si d'apparence son comportement est turbulent.
Elle permet, de manière douce, ludique et surtout naturelle, de s'adapter aux besoins et à l'envie de faire (ou pas) de l'enfant, de proposer des techniques adaptées, tenant compte de son âge, sa maturité, etc.
Ludiques, (le sophrologue n'est ni un médecin, il ne fait pas de piqûres et ne porte pas de blouse blanche, ni un psy), les séances font également appel à l'imagination, à l'éveil des cinq sens (odorat, ouïe, toucher, vue, goût).
Nous faisons aussi appel aux contes, aux jeux, à la musique, selon les goûts et les besoins de l'enfant.
Ce côté ludique de thérapie permet de jouer tout naturellement, se détendre et s'apaiser, tout en venant à bout de certains soucis ou peurs éventuels.
Les exercices proposés le seront dans la bonne humeur, sur un mode gratuit (c'est à dire sans recherche de résultats, ni de pressions extérieures).
A tout moment l'enfant pourra donc ne pas réaliser tel ou tel exercice. Son "apprivoisement" ultérieur n'en sera que

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:15

beaute10

 

 

Les métaphores


Une difficulté psychologique ou un blocage répond souvent à une impossibilité : le sujet est bloqué dans des stratégies conscientes qui n’apportent pas satisfaction, entretiennent ou nourrissent la difficulté. La résolution du problème, installé dans une impasse consciente (« encore plus de la même chose », par exemple), doit s’installer à un autre niveau, inconscient. Le langage métaphorique est un puissant processus d’activation de ce niveau intérieur, inconscient, beaucoup plus compétent, puissant et créatif. Erickson définissait la métaphore comme « moyen qui permet d’apporter de nouvelles significations à la conscience ».
 
Produire une métaphore, c’est sortir un mot ou un  groupe de mot de leur contexte pour les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit, la métaphore est une comparaison dissimulée, exprimée sans le mot « comme ». Le sens propre s’adresse à la raison, le sens figuré à l’imaginaire. La métaphore peut prendre la forme d’une image, d’une histoire, d’un proverbe, d’une anecdote, d’une citation, d’un mythe, d’un conte…  

 

Une métaphore doit présenter quelques critères pour être efficace :
 
èUne métaphore, comme toute histoire doit avoir
- un début : la problématique métaphorisée
- un milieu : la stratégie de résolution métaphorisée
- une fin : le dénouement, solution métaphorique au problème.
 
èUne métaphore doit être isomorphique, c’est-à-dire reproduire personnes, événements, processus ou problématique de manière équivalente aux critères de la situation réelle.
 
èUne métaphore doit respecter la carte de la réalité du sujet : dominante sensorielle, submodalités, metaprogrammes, systèmes de croyance…
 
èUne métaphore doit être énoncée en synchronisation avec la personne, en calibrant et ajustant en fonction des réactions verbales et non-verbales.
 
èUne métaphore doit susciter émotion ou intérêt venant cristalliser inconsciemment les significations et solutions.
 
èUne métaphore doit être inconsciente, c’est-à-dire implicite, non compréhensible consciemment. Problématique, stratégie et résolution sont abordées à un autre niveau.

 
 
L’usage métaphorique présente nombre d’avantages :
 

èLa métaphore ouvre le champ des possibles : « En l'absence de rails préétablis, le travail d'interprétation de la métaphore confère à l'interprète un espace virtuellement ouvert »Prandi
 
èLa métaphore est suggestive : elle s’adresse à l’inconscient du sujet en déjouant les mécanismes de défense qui se seraient déclenchés avec un message direct.
 
èLa solution est masquée : elle laisse la possibilité au client d’adopter ou non ce qui lui est proposé.
 
èLa solution est déterminée par le sujet, issue de son ’interprétation de la métaphore. La solution est SA solution.
 
Une anecdote, une fable une expérience personnelle du thérapeute… sont autant de chemins offerts vers le changement. Le but est toujours d’activer des processus de recadrage, d’évolution chez le sujet. La métaphore évoquera des ressources nécessaires au sujet pour la résolution de son problème.
 
Une métaphore pourra être utilisée pour faire intégrer tout élément de la démarche thérapeutique :
-          Le sujet a en lui les ressources de son évolution
-          L’échec est une information
-          Les difficultés peuvent être surmontées
-          On atteint l’objectif qu’on s’est fixé

 
 
Une métaphore peut être fermée ou ouverte :
 
1)  Métaphore fermée : le thérapeute propose, oriente en fonction des particularités et réactions du client.  Celui-ci écoute et traite inconsciemment les informations en s’appropriant les symboles.
 
2)  Métaphore ouverte : le sujet intervient dans la construction de la métaphore qui évolue vers sa résolution inconsciente à travers un dialogue entre thérapeute et client. 

 

 

L'usage de la métaphore et des contes en thérapie

 

La métaphore et les Contes en Thrapie La métaphore, du grec μεταφορά (metaphorá, au sens propre, transport), est une figure de style fondée sur l'analogie et/ou la substitution.

C'est un type particulier d'image sans outil de comparaison qui associe un terme à un autre appartenant à un champ lexical différent afin de traduire une pensée plus riche et plus complexe que celle qu'exprime un vocabulaire descriptif concret. La métaphore constitue ainsi une utilisation suggestive et expressive de la langue.

De façon plus générale, la métaphore recouvre par sa forme raccourcie tous les usages de l'image en se différenciant de la comparaison. La métaphore se retrouve donc naturellement dans la littérature et particulièrement dans l'expression poétique, mais elle est d'un usage quotidien dans le langage, dans les arts plastiques, le cinema ..

 

Métaphore et parabole : le langage direct du cerveau droit

La métaphore transporte un message, qui la plupart du temps reste caché à notre côté logique. Nous voyons que dans toutes les cultures, le conte, la métaphore et la parabole sont utilisés pour communiquer en langage du « cerveau droit », c’est-à-dire en image et en langage imaginatif.

Dans ce mode de communication, le message est caché à la partie consciente de l’interlocuteur mais son inconscient le capte et le comprend très bien. C’est le langage que nous utilisons avec les enfants, c’est le contenu que nous voulons laisser passer par le moyen de l’histoire.

 

Psychologie et psychanalyse des contes de fée : pourquoi raconte-t-on des histories aux enfants ?

 

C’est bien ce que nous ont montré les études des chercheurs qui ont analysé le contenu des contes de fées comme Bruno Bettelheim ou Marie-Louise Von Franz. Cette dernière, disciple de Jung, applique la théorie des archétypes à l’analyse des contes de fées pour tenter de comprendre quelle est leur action thérapeutique dans la formation de l’inconscient. «Les contes de fées expriment de façon extrêmement sobre et directe les processus psychiques de l’inconscient collectif».

Le conte, l’histoire, parlent à l’enfant de lui-même et lui apprennent quelles sont les solutions possibles aux différentes situations que la vie va lui réserver. Il est en cela essentiel à sa formation psychique. Le conte magique, le mythe, l'histoire, la fable, sont utilisés pour permettre à l'enfant et à l'adolescent d'intégrer des savoirs quant aux enjeux de l'homme — la naissance, la transformation, l’amour, la rupture, la violence, la mort. Contrairement au texte philosophique où les choses sont explicitées et nécessitent de posséder un corpus de connaissances, le texte d'apprentissage et de soin entre en résonance directe avec des parties de la pensée qui sont mal accessibles à la conscience. Il n’y a rien à «comprendre»..

 

Métaphore et psychologie

 

Psychanalyse, Lacan : la métaphore dans la structure et la dynamique de l'inconscient

Lorsqu'il s'agit soit de comprendre la dynamique inconsciente d'un individu, soit de lui apporter des modèles l'enrichissement de ses dynamiques inconscientes, la métaphore a une place importante.

La pratique du « soin par la métaphore » précède de plusieurs millénaires la compréhension de l'organisation de la pensée profonde par la métaphore. Jacques Lacan a ainsi ouvert la voie de l'exploration métaphorique en psychanalyse, notamment dans « La métaphore du sujet » (1960). Pour Lacan, reprenant Freud quant aux processus à l'œuvre dans le rêve, la substitution d'un élément par un autre permet d'en exprimer le côté refoulé. Autrement dit, un mot pour un autre, un mot concret pour un mot abstrait, un transfert de sens par substitution analogique, telle est la définition de la métaphore en psychanalyse lacanienne. Lacan cite ainsi des métaphores célèbres notamment « les fleurs du Mal » de Baudelaire comme des recours linguistiques exprimant une impossibilité du sujet de conceptualiser en totalité son mal et son refoulé. Lacan relève le mode selon lequel l’inconscient opère, ainsi que Freud l’avait décelé par la production de condensations et de déplacements le long des mots, à travers les lapsus et dans le matériel onirique surtout.

 

La métaphore et le conte en thérapie : comment cela marche ?

Le but de la métaphore, de la parabole, de l’histoire, en thérapie, est que le patient trouve lui-même la réponse, la solution, avec l’aide du thérapeute qui en aucun cas ne lui apporte sa solution ... En effet, les « bons conseils » soi disant avisés de ceux qui nous veulent du bien ne font que provoquer nos mécanismes de défense : au mieux, quand nous allons demander un conseil à autrui, nous ne cherchons que la validation de ce que nous pensons et savons déjà.

La métaphore raconte une histoire, l'histoire d'un autre et ne suscite pas nos mécanismes de défense car elle parle directement à l'inconscient en lui proposant un parcours initiatique de manière libre.

 

Métaphore et PNL

La PNL (programmation neuro linguistique) utilise aussi beaucoup les métaphores à visée de prise de conscience. Le langage métaphorique est un langage imagé. L’idée est que la métaphore a un sens apparent et un sens caché. C’est le sens caché qui aurait toute sa force.

 

Milton Erickson, l'hypnose et l'utilisation thérapeutique de la métaphore.

Nous retrouvons l’usage de la métaphore au coeur de la pratique de Milton Erickson. En effet, au lieu de dire à une patiente : « Mais si, il y a de l’espoir, vous verrez, vous allez aller mieux », ce qui, au mieux, pousse la patiente à répondre : «Non non, je sais bien que ma vie est stérile », Milton Erickson va lui parler de la croissance des plantes, de la nature qui connaît des cycles, de l’hiver qui prépare le printemps et de comment les plantes poussent dans son jardin. En ne parlant pas de front du problème de la patiente, celle-ci n’a pas besoin de se défendre en pensant : « Il parle de moi là ! ». Au contraire, il éveille l’intérêt de cette femme et, comme une grand-mère va raconter un conte à l’enfant, où l’enfant apprendra que la princesse a trouvé une solution à un problème apparemment insoluble, Milton Erickson parle directement à l’inconscient de la patiente en lui suggérant qu’il y a des fruits possibles et que sa vie n’est pas stérile.

 

La métaphore a la capacité de contacter les profondeurs de l’autre et de susciter en lui la capacité de changement, de changer de point de vue, de trouver une solution dans une situation apparemment insoluble.

La lecture des contes traditionnels des différentes cultures, de proverbes, de fables, peut nous aider à renouer avec cette pratique thérapeutique ancestrale.

Les métaphores thérapeutiques sont à l'inconscient personnel et aux croyances ce que les contes sont à l'inconscient collectif et aux mythes. Elles sont des outils puissants de communication.

Le thérapeute peut les utiliser dans le but d'aider les personnes qui se trouvent dans des situations difficiles. Elles peuvent amener un changement d'état, de contexte, qui favorise l'émergence de solutions nouvelles à des problèmes qui paraissent parfois insurmontables.


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:31

 

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lors de son
intervention au Collège Officiel des Médecins de Barcelone, le 12 décembre
2009. Dans cette conférence, le Dr. Caycedo relate sa propre histoire en tant
que fondateur de la Sophrologie dans le Département de Psychiatrie de
l’Hôpital Provincial de Madrid.

Cet article nous offre la première partie de l'intervention du Professeur Alfonso
Caycedo au Collège Officiel des Médecins de Barcelone, le douze décembre
2009. Dans cette conférence, le Dr. Caycedo relate sa propre historicité en tant que
fondateur de la Sophrologie dans le Département de Psychiatrie de l’Hôpital
Provincial de Madrid. Il s’agit d’un document unique et de grande valeur pour la
Sophrologie.

J'ai eu l'idée de créer un mouvement scientifique qui apporterait des
réponses à la Médecine.

Tout d'abord, je tiens à remercier profondément la présence parmi nous du
Professeur Juan Jose López-Ibor Aliño, qui, parmi ses principales activités, en plus
d'être Président de l'Association Mondiale de Psychiatrie, est aussi Professeur à la
Chaire de Psychiatrie de l'Université de Madrid. C’est un homme intègre à tout point
de vue, fidèle à la science qu’il a héritée de son père et qu’il a transmise à tant d’élèves
à Madrid. Comme il vient de le dire, je l'ai connu lorsqu’il était jeune garçon et que
j’étais à l’époque collaborateur de son père.
Je souhaite aussi remercier la présence du Professeur Carlos Ballús qui, outre avoir
occupé le poste de Président de l'Association Européenne de Psychiatrie, a représenté
dignement la psychiatrie catalane pendant de nombreuses années, en tant que
Professeur à la Chaire de Psychiatrie de la Faculté de Médecine, ainsi que dans le
Service de Psychiatrie de l'Hôpital Clinique. Je lui dois d'importants moments qui ont
marqué notre amitié, ainsi que l'affection que je ressens pour la Catalogne et pour
Barcelone.

Sa présence parmi nous ainsi que celle du Professeur López Ibor représentent pour
moi, psychiatre classique, un profond symbole d’amitié. Je dois dire que si je
continue à être psychiatre, malgré tout, c’est parce que j'ai ouvert les portes du
monde qu’ils représentent si dignement à l'heure actuelle.

La présence, je le réitère, de ces deux maîtres de la psychiatrie, est très importante à

mes yeux ; elle me permet de me remémorer certains moments que nous avons
partagés, tels que l'hypnose que le Professeur Juan José vient d'évoquer et à laquelle
il assista lors d’une de mes expériences à la chaire de psychiatrie de Madrid.

Je souhaite aussi remercier Madame Magda Mata Font pour sa présence ici, elle qui
représente à la fois une Andorre jeune et pleine de valeurs, et la psychologie
européenne; elle s’est intéressée aux techniques sophrologiques à Toulouse, où elle
s'est formée. Ensuite, en Andorre, elle a continué à les pratiquer, et maintenant, en
tant que membre de l'équipe de Gouvernement, elle continue dignement à les
diffuser.

Tout ce qui a été dit ici est admirable. Ce qui me touche le plus, c’est la présence, le
témoignage, comme disent Natalia et Koen ; tout ce que vous êtes en train de faire est
de la phénoménologie pure. Même ceux qui parlent de statistiques font de la
phénoménologie et pourtant, la phénoménologie n'aime pas les statistiques. Ces
dernières ont une double valeur pour la phénoménologie : en premier lieu, la valeur
de leur signification-même ; ensuite, et de loin la plus importante, la valeur du
thérapeute qui a analysé ces statistiques.

Comment suis-je arrivé à la phénoménologie ?

La première fois que j’ai entendu parler de phénoménologie, ce fut par le père du
Professeur Juan José, ici présent. C’était dans le Service de Psychiatrie de l'Hôpital
Provincial de Madrid, actuellement Musée Reine Sofia, où j'ai créé la Sophrologie.

Il nous parlait de « la dimension allemande », si chère à de nombreux psychiatres
espagnols, et tout spécialement au Professeur López Ibor, et certainement à ses
enfants ; parmi eux, le Professeur Juan José. La psychiatrie allemande a été très
importante dans l'histoire de la médecine.
Le terme phénoménologie jetait une lumière sur ce que j’étais en train de vivre: le
Professeur Juan José, alors étudiant en psychologie, en première et deuxième années
de médecine, entrait imprégné de l’odeur des cadavres ; moi aussi, je me suis
imprégné de cette odeur dans cette même Faculté quelques années auparavant ; nous
avons pratiqué la dissection deux heures par jour pendant deux ans. J’ignore si cela
est encore le cas actuellement.

Pourquoi ai-je créé la Sophrologie?

Je vais vous expliquer les raisons pour lesquelles j'ai créé la Sophrologie et pourquoi
j’y ai été amené. C’est très simple:
Lorsque je suis entré comme élève interne à l'Hôpital Provincial, j’eus la chance d’être
accepté par le Professeur López Ibor, qui était déjà célèbre ; je suis entré en tant
qu’Interne dans son Service. Selon la tradition en ce qui concerne les internes, je me
suis vu obligé de m’occuper des tâches les moins agréables à l'hôpital, les moins
gratifiantes : les électrochocs et les comas insuliniques. Cela était fondamentalement
le travail que je devais assumer dans ce service.

C’était l'époque de l’après-guerre en Espagne; les électrochocs étaient très pénibles et
je devais en faire tous les jours; j’aidais aussi à provoquer les comas insuliniques. En
tant que jeune médecin récemment diplômé, je m’interrogeais sur le fondement de
tout cela dans le traitement des malades mentaux. Entre autres choses, nous faisions
également des cures de sommeil. J’ignore si les cures de sommeil se pratiquent

encore actuellement. Il y avait des salles, que nous appelions « Salles de Morphée »,
dans lesquelles tout le monde dormait. Car en Psychiatrie, étant donné le peu de
pharmacologie qui existait à l’époque, on utilisait uniquement certains barbituriques.

Pourquoi la thérapie cherchait-elle à mobiliser la conscience ?

J’appliquais un électrochoc le matin et très souvent, il n'y avait pas d'appareil, car il
était endommagé ; nous devions alors faire l’électrochoc sans appareil et administrer
le courant directement. Nous cherchions à provoquer la convulsion, ce que
j'appellerais un coma cinétique: la personne perdait conscience et commençait à avoir
des convulsions, ce qui en principe devait la libérer; heureusement, cette thérapie si
agressive avait souvent un résultat positif, ce qui justifiait son application.

Je me demandais aussi pourquoi nous cherchions à plonger les patients dans le coma
au moyen de l’insuline.
Pourquoi agissions-nous toujours sur la conscience ?
Pourquoi la conscience devait-elle être secouée pour obtenir la guérison? Mais enfin,
qu’est-ce que la conscience?
La réponse était très simple. La conscience est à la base de l'existence humaine.
Je devais donc étudier ce qu'est la conscience. Il y a une conscience philosophique et
une conscience religieuse, mais c’est la conscience vitale qui devient malade.

Qu'est-ce que la conscience ?

J'ai alors eu l'idée de créer un mouvement scientifique qui apporterait des réponses à
la Médecine. J'étais un médecin classique et je le suis toujours, mais j’étais frappé par
le fait qu’en médecine, on n'étudiait pas la conscience. On étudiait tout, sauf la
conscience. Pourquoi ? Durant mes sept années d’études de médecine à Madrid, on
n'a pas consacré une seule heure à l'étude de la conscience ; par contre, deux ans
étaient occupés à l’étude de l’anatomie à raison de deux heures par jour ; et pour ce
faire, nous travaillions sur des cadavres. La question était intéressante.

Je me suis alors dit que la seule chose à faire était que nous, jeunes médecins, nous
devions créer une Ecole qui puisse offrir l’étude de la conscience comme spécialité de
la Médecine.

J'ai alors cherché à nommer cette science et j’eus recours aux racines grecques pour
ce faire ; il me sembla que le nom SOPHROLOGIE était adéquat, agréable à entendre
et qu’il réunissait les conditions recherchées: Sos, Phren, Logos. SOPHROLOGIE.
C'était un terme opposé à la schizophrénie : schi rupture ; sos, harmonie, phren
esprit. Schizophrénie. Si la maladie la plus grave en psychiatrie est la rupture de la
conscience, pourquoi n’allions-nous pas créer une sophrologie,
une sophrénie? C’est cette intention qui justifia son nom.

Le Professeur López Ibor a autorisé la création du service ; nous conservons encore la
plaque qui y a été affichée:
« Département de Sophrologie et de Médecine Psychosomatique ». Il était nécessaire
de préciser «Psychosomatique».

Avec la création à Madrid d’un nouveau département dont l’objet était de faire des
recherches sur la conscience, nous nous vîmes obligés d’examiner tous les procédés
susceptibles d’agir sur la conscience.

A cette époque, en médecine et pas seulement dans ce domaine, l'hypnose était en
vogue. Il fallait donc étudier l'hypnose. Pour me former, je voulais remonter aux
sources. Je suis allé voir le Professeur Cuvelier, de l'École de Nancy, qui dirigeait une
vieille école d'hypnose médicale en France. A ses côtés, j’appris les techniques de
l'hypnose. Je suis rentré dans mon service à Madrid et là, nous avons commencé à
pratiquer l'hypnose.

C’est pour cette raison que j’ai l’habitude de dire que la Sophrologie a un long
parcours et une longue histoire. C’est pour cette raison que ceux qui m’ont connu à
cette époque, m’associent aux pratiques d’alors ; c’est pourquoi certaines personnes à
Madrid, pensent encore que la Sophrologie est une déviation de l’hypnose.

À l’époque, l'hypnose a été soumise à l'étude médicale et au contrôle par
l'électroencéphalogramme qui était alors la référence. Le sujet de la thèse de mon
doctorat traitait de l'électroencéphalo-gramme dans les cas de modification de la
conscience, du rôle de l'hypnose, de la relaxation de Schultz et des techniques que
nous pratiquions alors.

Dans le Service de Psychiatrie, il y avait un groupe de médecins catalans qui avaient
pratiqué l’hypnose pendant la guerre ; les techniques que j'avais créées les
intéressaient. Le Professeur Sarró m’a invité quelques années plus tard à collaborer
avec lui dans le Service de Neuropsychiatrie de l'Hôpital Clinique de Barcelone.

À mon retour d’Orient, nous y avons ouvert un Service de Sophrologie et de Médecine
Psychosomatique, comme celui que j'avais créé à Madrid. J’assistais aux séances
cliniques organisées par mes collègues du Service du Professeur Pedro Pons, et nous
partagions d'importants moments, quasiment toutes les semaines. C’est là que j'eus le
privilège de rencontrer le très jeune Professeur Ballús, qui travaillait dans le Service
du Professeur Pedro-Pons.

Je poursuivais mon idée de la Sophrologie en tant que science médicale de la
conscience.

Constatant mon intérêt pour ce sujet, le Professeur López Ibor m'a fait la proposition
suivante :
- « Pourquoi n’allez-vous pas en Suisse travailler avec Binswanger, qui est un des
créateurs de la Psychiatrie Phénoménologique et Existentielle ? Vous verrez le
concept de conscience tous les jours dans sa clinique ». Puis il a ajouté :
- « Nous sommes de bons amis. Je vais lui écrire et je lui expliquerai votre intérêt
pour le sujet. Et si vous le voulez, je lui proposerai de vous prendre comme médecin
psychiatre stagiaire, afin que vous puissiez faire un séjour dans sa clinique de
Kreuzlingen ».

J’étais impressionné car pour nous, le nom de Binswanger était un nom magique, un
des grands mythes de la psychiatrie de notre époque. Je lui demandai alors :
- « Binswanger est encore vivant ?
- « Oui, c'est le moment d'aller le rencontrer ».

C’est ainsi que, grâce au Professeur
López Ibor, j’ai pris contact avec la phénoménologie.
En Suisse, les choses n’avaient rien à voir avec ce qui se passait dans notre service à
Madrid. Dans cette clinique, l’approche du patient était totalement différente de celle

que nous avions en psychiatrie classique en Europe.

Durant ce séjour, j'eus la chance de travailler en relation étroite avec le Maître et
d’intégrer quelques connaissances relatives à la phénoménologie. Je pus apprendre et
comprendre l'art de la phénoménologie. Car ce qui est le plus difficile, c’est de la
comprendre.

Le Maître m'a accepté dans une sorte de dasein analyse de la phénoménologie. J’ai pu
faire un stage didactique avec lui, sur l'analyse existentielle qu'il avait créée. C’est
alors que mon thème principal a vu le jour.

Il m'a dit :
- « Vous voulez créer une science médicale de la conscience, parce que c’est votre idée
obsessive, n’est-ce-pas ? ».

Je lui répondis:
- « Ce n’est pas une idée obsessive ; mais en effet, c'est ce que j'aimerais faire. La
conscience mérite d'avoir une place dans les facultés de Médecine. Nous ne sommes
pas des vétérinaires ».

Il me dit alors:
- « On ne peut pas, de nos jours, connaître la conscience malade sur laquelle nous
travaillons à l'hôpital ».

C’était déjà un très grand pas que de se rendre compte de la richesse de la conscience
; nous n'avions pas besoin d'électrochocs ou de comas insuliniques; nous la voyions
dans le contact humain. C’était la présence, LA PRESENCE.
- « Ce que vous avez vu jusqu’à présent ne vous suffit pas ; vous avez besoin de voir
autre chose que la seule conscience malade, car celle-ci ne peut pas être décrite en
tant que conscience. Il en est de même pour ce que vous avez vu dans les traitements
par l’hypnose ».

Comment était-il possible d’approcher le monde oriental, sans le connaître et sans
aimer l’Orient ?
- « Je ne suis pas orientaliste ».
- « Vous devez vous y rendre et, comme phénoménologue, vous devez rendre visite à
ces orientaux, me dit-il ; parce qu'eux, ils savent. Ils connaissent la conscience mieux
que nous, les psychiatres d'Occident. Ils connaissent la conscience pure, la conscience
mystique. Ce sont des mystiques de la conscience. Vous rendez-vous compte ? Si
j'avais votre âge, j’irais sans hésiter.

- « Si vous voulez faire des recherches sur la conscience, c’est là-bas que la moitié de
l’humanité pratique des techniques, en ce moment-même et ceci, depuis des milliers
d'années. Vous n'avez pas besoin d'électroencéphalogramme. Parlez avec eux. Vivez
avec eux ».

J'étais alors jeune marié. Notre premier fils était né. Le frère ainé de Natalia, qui est
médecin lui aussi et se trouve en Amérique, est né à Kreuzlingen, dans la Clinique de
Binswanger. Et il était maintenant question de partir en voyage. Nous devions y aller.

Nous avons alors décidé de partir pour l’Inde. Au départ, nous avions projeté de faire
un voyage de six mois, qui semblait suffisant, mais ce voyage dura deux ans. Je n’y

suis pas resté plus longtemps parce que ma femme s’est trouvée de nouveau enceinte
alors que nous étions en Inde. Une enfant adorable était en route et sa vie courait
un risque dans ce lointain pays. Je ne pouvais pas prolonger notre séjour. Ma femme
est rentrée en France chez ses parents, et c’est à Lille que cette enfant est née. Elle
s’appelle Natalia.

Ce séjour en Inde fut fascinant : aller sur place et voir. C’est l’attitude-même du
collectionneur qui découvre un monde nouveau. Je collectionnais des idées sur la
conscience et en effet, l'Inde fourmille d'idées.

C’est la raison pour laquelle le livre que j'ai publié en Inde, est le résultat de l'effort
fait au cours de mes nombreux voyages à travers toute l'Inde qui me permirent de
découvrir les différentes sortes de yoga.
À la fin de mon séjour, j’ai publié mon livre « L’Inde des Yogis ». Je publie
actuellement quelques articles en rapport avec les Tibétains, car je les ai aussi
rencontrés. J’ai également connu les Japonais, dont les méthodes sont différentes.

A mon arrivé en Inde, je fus en premier attiré par tout ce qui est rocambolesque et
folklorique et déjà connu. Mais le but de mon voyage n’était pas le « folklore ». J’ai pu
aller directement à mon objectif, grâce aux médecins. J’ai contacté le professeur de la
chaire de psychiatrie de Delhi, le Dr. Austin qui était, curieusement, un grand
enthousiaste de la phénoménologie ; c’était un psychiatre hindou. Il m'a orienté en
me prévenant :

- « Attention, vous allez trouver ici tous les yogis que vous voulez. Ils vous
proposeront de vous vendre du yoga en tout genre, mais la majorité d’entre eux ne
sont pas de vrais yogis ; ce sont des gens qui cherchent à tromper les touristes. Les
véritables yogis ne vont pas vous recevoir si vous vous présentez en tant que
psychiatre ; ils vont vous demander ce que vous venez faire ici. Imaginez un instant
que moi, en ma qualité de psychiatre indien, je vais en occident, je me rends dans un
monastère bénédictin, et je demande aux moines l’autorisation d’y faire une étude sur
leur esprit en leur disant que je vais écrire un livre en Inde sur eux ; ils vous
claqueront la porte au nez ; ils ne vont pas vous prendre au sérieux. Par contre, ils
vous écouteront si vous êtes recommandé par des médecins Indiens. Et il en fut ainsi.

Au bout de deux ans, j'ai publié mes livres « India of Yogis » et « Letters of Silence »
(les lettres du Silence). Mon séjour prenait fin et ma femme avait rejoint sa famille
dans le nord de la France pour mettre Natalia au monde ; tenant compte des
conditions de vie en Inde, je préférais qu’elle naisse en France. J’envisageais mon
retour en Europe, mais je devais rester jusqu'à la publication de mes livres. Je tenais
à ce qu'ils soient publiés en Inde parce qu'il s’agissait de dialogues avec les Maîtres
de la plupart des différentes catégories de yoga. Je voulais que les grands Maîtres
puissent lire ces dialogues dans leur langue.

Pour ce faire, j’ai contacté les médecins Indiens, non seulement les psychiatres, mais
aussi les médecins qui utilisaient le yoga comme thérapie. Cela m'intéressait
beaucoup de voir comment ils l'appliquaient à des maladies respiratoires… Il y avait
des centres pour les cures d'asthme, à Lonavla, près de Poona, à Bombay. Tout ceci
était nouveau pour moi et il était fascinant de constater que ces médecins hindous
avaient choisi le yoga comme thérapie, alors que pour eux le yoga est sacré (il
représente le chemin vers la divinité). J’ai aimé cela et je me suis mis à l'étudier.

Le Dalaï-lama m'a présenté son médecin à Dharamsala, dans l’Himalaya. Je me suis
présenté comme étant un psychiatre occidental qui avait créé une technique, une
méthode, pour fonder une science médicale de la conscience. Cela leur a plu car la
conscience est le thème central de leur vie. Alors ils m’ont ouvert leur porte et m’ont
enseigné leurs techniques jusqu’à la limite autorisée, c'est-à-dire sans révéler certains
secrets. Ils ont été honnêtes avec moi.

Dans ce contexte, tenant compte du fait que je devais continuer mes recherches qui
n’avaient fait que commencer, je n’avais d’autre alternative que de revenir en Europe.

La plupart des personnes dont je parle dans mes livres vivent encore en Himalaya et
pratiquent toujours ces techniques; vous pouvez le constater par vous-mêmes si vous
le souhaitez. Ils sont là-bas, dans l’Himalaya; ils pratiquent des techniques
millénaires, dans une profonde concentration, tout en supportant le froid de
l’Himalaya. Il est évident que pour eux, cela fait partie de la réincarnation et de la
rencontre avec Dieu. C’est une technique mystique.

Par conséquent, je me devais d’étudier les choses à fond. Il s'agit-là d'une hyper
conscience, car pour pouvoir atteindre la divinité, les yogis doivent conquérir une
conscience supérieure; sans cela, la divinité indienne est cruelle: elle ne voudra pas
les accueillir et elle va les obliger à se réincarner. C’est leur croyance. Par conséquent,
leur pratique est une pratique à la vie ou à la mort, parce qu'ils veulent rejoindre la
divinité et éviter la réincarnation; pour eux, la réincarnation, c'est comme pour nous
le purgatoire. Alors, les techniques sont très pures et sont différentes les unes des
autres.

Je vous raconte tout cela un peu à titre anecdotique. Mais la question était pour moi
la suivante : Que se cache-t-il derrière le yoga ? Quelle est l’essence du yoga ?
Pourquoi ces changements dans certaines techniques, pourquoi certaines
percussions ? Le yoga commençait à se révéler à moi comme une conquête du corps,
une conquête obsessive du corps.
Je suis persuadé qu'il n’existe aucune fonction corporelle, physiologique, ou
psychique, qui n’ait été utilisée par une des différentes catégories de yoga. Toutes ces
catégories sont différentes ; il en est de même en ce qui concerne la façon de
pratiquer le yoga. Il s'agissait de percuter le corps…J’étais sidéré car moi, j’étais issu
d’une pensée phénoménologique en accord avec les enseignements du maître Juan
José López Ibor: le discours, l'explication, les valeurs de l'intuition, Max Scheller,
tous les grands phénoménologues. On achète des livres, on les lit et on ne les
comprend pas.

Mais là, c’est différent ; là, il s'agit de la technique; mais en quoi consiste-t-elle ?
Je vais donc commenter pour vous les principales techniques qui m'ont donné la
piste pour les méthodes que vous pratiquez. Je suis issu d'une conscience
phénoménologique spéculative occidentale. J’ai lu beaucoup de livres de Husserl.
Mon Maître Binswanger m'a initié à l'art de l'épochè avec les malades mentaux, mais
je ne possédais aucune technique; le corps n'existait pas; Tout comme en
psychanalyse, qui ne parle pas du corps; il n’y avait pas de techniques et il n’y en a
toujours pas; il y a peut-être une certaine gymnastique plus ou moins bien faite. Mais
cela n'est pas une prise de conscience de la corporalité.

Les Orientaux possédaient le secret de la prise de conscience, à différents niveaux.
Je me suis rendu compte qu’il y avait une technique reine, la plus importante qui est

reconnue par tous les yogis ; ils l’appellent le Raja Yoga, le Roi des Yogas. C’est le
yoga le plus important car c'est une espèce de fusion de plusieurs yogas, toujours
pratiqué sous la direction des Maîtres.

J’ai par conséquent dû me rendre en Hima-laya pour apprendre cette technique; dès
que possible, j’ai engagé des relations d’amitié avec les plus grands maîtres des
Ashrams qui sont des centres de yoga. J'ai eu la chance de devenir l’ami d’un des plus
importants swami, le Swami Chidananda qui m'a ouvert les portes dans toute l'Inde.
Il m'a parlé de ces yogis ; il m'a informé du fait qu'il n'existait pas de livre sur ce sujet
en Inde. Je croyais qu'il y avait une sorte de dictionnaire, ou un mode d'emploi, avec
lequel je pourrais arriver à les contacter ou apprendre leurs techniques, mais il n’y
avait rien de tout cela.

C’est peut-être la raison pour laquelle mon livre a eu autant de succès ; en Inde, on le
trouve encore dans les librairies. Grâce à mes nombreux voyages, j’ai pu décrire les
catégories de groupes, avec des noms, des dialogues, etc.

Ce yoga principal, pourquoi est-ce le plus important ? Pourquoi est-il « le roi des
yogas » alors que les autres catégories de yogas ne le sont pas ? Je ne vais pas en
parler maintenant car nous sommes pris par le temps.

Le Roi des Yogas possède une série de codes très puissants ; c’est la raison pour
laquelle, comme vous le savez, il y eut de graves problèmes politiques en Inde. Le
bouddhisme par exemple, a eu une grande importance parmi les hindouistes et le
yoga était monopolisé par la religion hindouiste. Mais les bouddhistes
n’appartiennent pas à la religion hindouiste ; ils ne vénèrent pas un aussi grand
nombre de divinités.

Des changements importants ont alors permis que le bouddhisme, qui est né en Inde,
se répande dans tout l’Orient : Il élimine les lois indiennes de tout genre, les divinités
indiennes, l'organisation politique indienne, tout est remis en question. Les
bouddhistes créent un nouveau système. Tout est détruit, mais la seule chose qu’ils
conservent, c’est la technique Dhyana ; cette technique est pratiquée dans le
bouddhisme tibétain et dans le bouddhisme en général. Ensuite, au Japon, ils vont
créer le Zen Japonais, qui est le yoga des hindous ; et là aussi on retrouve la
technique Dhyana.

La technique Dhyanaest la plus importante des techniques et des méthodes orientales
en général ; mais, dans la technique Dhyana, il est nécessaire de franchir la porte de
l’hyper conscience, d’avoir la clé qui l'ouvre. La porte pour dépasser cette conscience
ordinaire et pénétrer dans la conscience mystique, dans la super conscience dont ils
ont besoin pour être sauvés et rejoindre leur divinité, est appelée CONTEMPLATION.
Sans elle, il n'y a pas de grande catégorie de yoga ou de technique orientale, qu’elle
vienne de l'Inde, du Tibet ou du Japon. A mon arrivée au Japon, je rencontrai un
autre yoga. Les monastères japonais où l’on pratique le zen étaient différents ;
cependant, on y chantait les mêmes Mantras que les hindous, et l’on pratiquait la
contemplation qui, au fond, est la base; c’est la clé du processus.

Contempler. Une contemplation spéciale. Il ne s'agit pas d'une contemplation
mystique comme celle des occidentaux. Il s'agit d'une contemplation passive, une
contemplation de la constatation d'une présence. Le reste de la conscience est réduit ;
la personne contemple et évite tout genre d'associations. Ce n'était pas la

contemplation mystique de nos saints, teinte d’un aspect affectif. Ils s’orientaient vers
une contemplation radicale. Naturellement, je ne pouvais en aucun cas ignorer cela.
Ce qui a également attiré mon attention en Himalaya, c’est l'emploi du son. L'emploi
du son comme percussion corporelle ; J’étais sidéré. Mais pourquoi les grands
maîtres du yoga utilisaient-ils donc le son ?

Certains pratiquaient physiquement le son, d'autres activaient la perception du son,
ce qu’ils appellent le son OMKAR. Ils prenaient le son, système par système, dans les
différentes parties du corps, d’une certaine façon ; la manière dont ils percutaient et
la façon dont ils percevaient ensuite la stimulation, la récupération de cette
stimulation, était impressionnante.

Après avoir stimulé le corps, des millions de mécanismes autorégulateurs se
produisent et nous les dédaignons en Occident. Dans le sport, il ne faut pas être
fatigué et ne pas faire ceci ou cela. Non, ce n’est pas comme cela : Les orientaux
provoquent une certaine fatigue ; puis ils arrêtent et profitent de la pluie de
sentiments de récupération, de sensations vitales. C'est ainsi que la vie de l'homme
s’équilibre.

Et moi, en ma qualité de neurologue, je ne pouvais pas laisser passer cela.

De tout l'arsenal d'informations que j'ai accumulé, je ne vous parle que des choses les
plus importantes, celles que vous pratiquez, en particulier les élèves du Master. A
partir du deuxième cycle, nous commençons à utiliser le son, ce que j'appelle le MOI
SONORE.

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:28

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Le Schéma Corporel

 

    C'est au cours d'une élaboration progressive que l'on a pu développer cette notion de schéma corporel.  Depuis le 19ù siècle, de nombreux chercheurs ont créé leur propre terme pour définir plus que la perception des sensations provenant des différentes parties du corps qui sont transmises aux centres nerveux. Si le premier à penser que chacun possédait en soi une configuration topographique de son corps fut le neurologueFrançois Pierre Bonnier - Jean l'Hermitte parle d'image du moi corporel et Wallon de conscience du corps propre, en élargissant cette notion de schéma corporel.

Le Schéma Corporel :

En filet maigre : le Corps Idéal
En filet gras : Schéma corporel dessiné. On remarque l'absence du cou, l'importance de la tête, l'exagération des épaules, l'étroitesse du buste, la faiblesse des jambes et leur manque de longueur.

    En Occident, nous nous sommes intéressés au langage corporel que comme à un comportement varie à deux sortes d'expressions :
                    - l'expression de l'art (danse, mime etc...)
                    - le langage de la maladie qui traduit dans et par le corps, les crises psychiques.
    Les bien-portants oublient leur corps parce qu'ils ne le ressentent pas assez pour l'écarter.  Par contre, chez les malades, l'attention portée au corps est décluplée, traduisant de manière plus évidente le clivage entre le corps et l'esprit.

    L'adolescence par exemple, est l'âge où les conflits psychiques et culturels se jouent entièrement dans la relation à l'environnement.  Combien d'adolescents se trouvent trop gros ou trop maigres, essayant de modifier leur apparence à l'aide de régimes souvent fantaisistes ou draconiens qu'ils ont le plus grand mal à respecter.  Ils alternent des périodes de refus de la nourriture avec des phases de fringale ou même de boulimie.

    L'anorexie mentale par exemple : apparaissant entre 15 et 18 ans essentiellement chez les adolescentes, se rencontre aussi, toutefois de plus en plus chez les garçons anorexiques.

    La thérapie des anorexiques nous apprend qu'elles rejettent les transformations pubertaires de leurs corps et souhaitent retrouver une apparence d'enfant.

    Ce qui est en cause, c'est d'abord une incapacité à assumer le rôle sexuel génital et à intégrer les transformations de la puberté, mais surtout un conflit au niveau du corps qui est refusé et mal traité.  L'origine de l'anorexie serait à rechercher dans la petite enfance : le nourrisson aurait appris à répondre exclusivement aux sensations et besoins corporels de sa mère et non aux siens ; il ne parviendrait donc pas à identifier les besoins de son propre corps, ce qui expliquerait à l'adolescence la distorsion «délirante» de l'image du corps avec déni de l'amaigrissement et crainte durable d'être laide et grasse.  La conception du stade du miroir apporte des lumières sur la fonction du "JE".

    Le petit d'homme reconnaît son image dans le miroir dès l'âge de 6 mois.  Il s'agit de comprendre le stade du miroir comme une identification.  C'est-à-dire la transformation produite chez le sujet quand il assume une image.

    L'assomption jubilatoire de son image spéculaire par l'enfant, encore plongé dans sa dépendance motrice et de nourrissage, paraît manifester la matrice symbolique ou le "JE", forme primordiale, s'objective par la suite en une dialectique mettant en jeu l'identification à l'autre.  C'est par le langage que l'enfant retrouve sa fonction de sujet.  Bien sûr, nous parlons ici du "Je" idéal.

    La fonction du stade du miroir s'avère pour les psychanalystes (Lacaniens). « un cas particulier de la fonction de l'image qui est d'établir une relation de l'organisme à sa réalité .... » Mais cette relation est altérée chez l'homme comme par une discordance primordiale qui trahit les signes de malaise et l'incoordination motrice des mois néonataux.
    Certains psychanalystes, en outre Lacan, pensent que le système pyramidal inachevé sur le plan anatomique, confirme le fait «d'une prématuration de la naissance chez l'homme».  Les embryologistes nomment cela foetalisation.

    Pour Lacan, le stade du miroir est «un drame dont la poussée interne se précipite de l'insuffisance à l'anticipation et qui pour le sujet, pris au leurre de l'identification spatiale, machine les fantasmes qui se succèdent d'une image morcelée du corps..... » (Les écrits de Jacques Lacan - Editions du Seuil).

    Le corps morcelé se montre régulièrement dans les rêves ainsi que dans le test de Rorschach, sous la forme de membres disjoints et d'organes «en souffrance».

    Evoquons les diverses images du corps dans les grandes organisations psychiques: corps morcelé, envahi ou tout puissant du psychotique, corps en mosaïque (ou avec une vacuole) de l'état - limite, corps phallus de certaines organisations narcissiques et caractérielles, corps déshabité, désinvesti dans les dépersonnalisations, secteur du corps ? et autonome du psychosomatique, corps expressif, corps fantasme de l'hystérique.

    Apprenons à connaître le sens symbolique et hiérarchique de notre corps

                    - Le bassin et le ventre: ils sont le centre de gravité de notre corps, de nos fonctions premières et de leurs pulsions, procréer, subsister.
                    - Le torse : c'est le noyau de la personnalité, de la vie affective; l'individu sûr de lui, bien dans sa peau, bombe le torse ; celui qui est moins assuré le creuse.
                    - Les épaules : elles accentuent les révélations du torse ; tombantes et comme comprimées en avant, elles indiquent la timidité, le manque de confiance en soi ; orientées vers le haut, en rupture avec le centre de gravité du torse, elles marquent l'inquiétude ;
                    - Les pieds : la démarche, notre contact avec la terre, est révélatrice, comme l'orientation des genoux et des pieds atteste du degré d'ouverture ou de fermeture du caractère. «Retomber sur ses pieds» est une expression imagée, mais qui indique bien le côté «terrien», positif, de celui qui est bien équilibré sur sa base.
                    - Les mains : il faut les considérer comme des instruments qui permettent à la pensée de se faire acte, sans oublier que l'acte éclaire la pensée.

    «Nos gestes, écrit Yvonne Berge, sont le symbole de nos refoulements et de nos crains, alors qu'ils devraient traduire ce que nous avons envie de faire partager: nos émotions les plus essentielles». (Vivre son corps par Y. Berge - Paris - Le seuil - 1975).

    Le schéma corporel s'élabore progressivement mais aussi par l'intermédiaire de facteurs physiologiques, affectifs et sociaux.

 

 

 

    Dans la perspective psychanalytique, certains auteurs tel Schilder, insistent sur le rôle joué par les différentes zones érogènes: buccale, anale, génitale dans la constitution de ce schéma.
    En signifiant la place de l'identité sexuelle, dans cette constitution.

    Schilder par ailleurs, insista sur le fait que chez l'enfant «activité sensori-motrice et réactions affectives sont constamment liées».  Il ajoute que la douleur serait un des éléments constituteur de cette image du corps.  L'équipe de l'institut de Marcel Rivière à la Verrière, dirigée jusqu'en 1972 par le professeur P Swadon, aide à la reconstitution du schéma corporel en reprenant de zéro les gestes qui ont marqué la lère' histoire de notre corps.

    En premier lieu, le geste raconte
                    - l'attitude générale du sujet
                    - la position de ses pieds et de ses mains
                    - la manière disciplinée ou chaotique dont il remue, ses regards, ses mimiques, ses grimaces.

    Remontons le fil de cette histoire : c'est parce que l'enfant (vers 5-6 mois) reconnaît d'abord ses parents dans le miroir avant de se reconnaître lui-même, que nous accompagnons toujours l'appréciation de notre corps d'un jugement de valeur.  Ce jugement de valeur, nous l'attribuons à autrui, mais en fait, il n'est que le reflet de ce que nous pensons de nous car bien entendu, la famille, les amis, le groupe social dans lequel nous vivons est nourri d'opinions sur la question: «La beauté», qui va servir de modèles d'identification voire d'imitation, pour l'enfant.
    C'est pourquoi l'image que nous avons de notre corps est tributaire des valeurs du groupe social auquel nous appartenons - et que nous nous sentons «être» qu'en raison du regard qu'il porte sur nous.

    «Le nouveau-né ne distingue pas son corps.  Jusqu'au sixième mois, ses mains et ses pieds lui apparaissent comme des objets étrangers.  L'enfant n'a qu'une vision partielle de son corps, celle des organes ou membres que ses yeux lui permettent d'apercevoir.  C'est pourquoi se regardant dans une glace, l'enfant de sept mois cherche dans un premier temps à saisir l'image qu'il voit». (M.  Bernard : «le Corps» - Paris - Editions Universitaires, 1974).
    C'est souvent au travers du dessin que l'on peut mesurer le rapport de l'enfant avec son corps. (Ex. : le test du bonhomme).
    Pour Schilder et l'Hermitte, la prédominance est donnée aux sensations cutanées, visuelles ou optiques, alors que Henry Head considère les sensations musculaires comme prioritaires en raison du fait que chaque mouvement effectué par le sujet est immédiatement perçu par l'ensemble du corps».
    Les autres sensations (respiratoires, viscérales, circulatoires etc ... ) excepté si elles sont associées à la douleur , auraient peu d'influence sur la constitution de l'image du corps.

    Le schéma corporel, structure permanente, plus ou moins en cours d'ajustement dynamique, permet à l'individu de façon plus ou moins consciente :
                   - d'avoir une image de son corps,
                    - de situer ce corps dans un environnement spatial
                    - d'être conscient des modifications engendrées ans ce corps par les mouvements et les sensations
                    - et en principe d'assurer l'unité de la personne et la conscience qu'il en a.

    Tout individu n'a pas, malheureusement, une image unifiée de son corps en particulier les psychotiques qui éprouvent de vives angoisses suite à des sensations de morcellement mais aussi, certaines personnalités (Narcissiques) qui ont subi de nombreuses opérations et qui possèdent une image «en rupture» de l'intérieur de leur corps.  Dans son livre «Vocabulaire de la Psychologie» (Paris - PUF - 1957) Henri Pieron avance que le schéma corporel «est la représentation que chacun se fait de son corps et qui lui permet de se repérer dans l'espace».

    Or une partie du schéma corporel vient du geste.  Les schémas de gestes, de postures, de sensations, tout le vécu interne plus ou moins imaginaire qui nous sert de référence, d'orientation générale se constitue par rapport à l'autre, au départ la mère.  C'est l'oil de l'autre qui nous fait laids ou beaux, d'où l'importance capitale de la façon dont nous avons été manipulés, des gestes qui ont été faits pour ou contre nous.  Quand il y a dissociation entre ce que nous sentons dans notre corps et ce que les autres voient, surgit le délire.

    - P. Debray Ritzen avance dans son livre «la Psychologie de l'enfant de A à Z» (Paris - Retz - 1976) que «la destruction de certaines zones du cerveau, entraîne même une totale négligence ou ignorance de la partie du corps intéressée, et qu'inversement l'amputation d'un membre est sentie de la perception erronée d'un membre fantôme et de pseudo-sensations à son niveau en raison de la persistance de la zone cérébrale où s'est construite «l'image» de ce membre».  Nous savons à présent que le schéma corporel peut être modifié ou achevé lors de certaines maladies : en particulier les maladies provoquant des lésions cérébrales qui empêchent donc le malade d'ajuster ses sensations à l'image qu'il perçoit de son corps.

    Les blessés de guerre en sont un autre exemple.  Car ils conservent même après l'amputation du membre blessé, les sensations liées à ce membre.
    Bien sûr, d'autres modifications peuvent intervenir de manière moins brutale et déstabilisantes.
    Le schéma corporel peut être modifié par des objets par exemple qui vont prolonger les limites de notre corps tels que :
                    - la canne de l'aveugle
                    - la raquette du tennisman
                    - le fauteuil roulant de l'handicapé,
et de manière plus générale : la voiture qui sollicite de nous toujours un temps d'adaptation pour la conduite et mémoriser ses dimensions.

    La Sophrologie a pour fonction de contribuer par des exercices appropriés à aider le sujet à accepter un corps tel qu'il est - que ce corps soit amputé ou non.  Son but est d'aider chacun de nous, à intégrer les modifications que peut subir ce corps : telle une grossesse par exemple, mais aussi à effectuer les mouvements plus facilement, plus aisément et à corriger certains troubles ou dysfonctionnements.

    Mais avant tout, sa première fonction va être de permettre au sujet de prendre conscience de son corps et des rejets inconscients qu'il manifeste à son encontre ; du clivage entre ce qu'il pense de ce corps , son potentiel et ce qu'il provoque chez autrui comme réflexions.

    La Sophrologie ouvre les yeux sur l'acceptation de ce corps tel qu'il est sans sentiment de dévalorisation de ce dernier.

    L'abord corporel (massages - exercices physiques) permet au sujet de rétablir des relations plus rassurantes avec le monde ambiant, il l'aide à se reconstruire en faisant par exemple: des gestes simples de la vie, comme on fait des gammes.
    Dans une perspective de rétablissement du contact, à travers notre corps, avec un monde dont nous nous inquiétons parfois de ce qu'il nous échappe, qu'il nous stresse (nous disons: «que nous en avons plein le dos, que nous perdons les pédales»), les gestes qui ont une utilité pratique (Exemple: bricolage -jardinage) nous servent à équilibrer à la fois notre corps et notre psychisme.
    Le ler palier est de rendre notre corps (ainsi que notre mental), réceptif grâce à la détente, la relaxation, la sophrologie, l'apprentissage puis la maîtrise des mouvements, de la respiration, de nos émotions etc... afin de débloquer tout ce qui était coincé en nous, les frustrations constantes de la vie quotidienne qui font que nous ressentons notre corps comme encombrant, superflu, que nos gestes sont maladroits, inefficaces et disgracieux, manquant de rayonnement. Ceci, en raison du fait que nous ne savons pas les faire partir de notre centre de gravité.

    Il s'agit de franchir cette étape afin de retrouver la spontanéité harmonieuse des mouvements qui vont participer à la reconstruction de l'unité psychosomatique de notre être.
 
 



V - Quelques Techniques respiratoires

 


    Par la relaxation et la sophrologie, nous apprenons avant tout une autre façon de vivre notre respiration pour un contrôle actif et une attention vigilante qui va se fixer sur un ralentissement progressif et un approfondissement de notre respiration.
    C'est en fait une sorte de rééducation respiratoire exerçant une influence sur l'état de nos centres nerveux.  Le contrôle CONSCIENT est la clef de la maîtrise de notre mental d'une part, mais aussi de nos réactions émotionnelles et de notre potentiel énergétique.
    A chaque respiration normale et automatique, nous inspirons en réalité 1/2 litre d'air.  L'individu qui ne fait pas d'activité physique provoquant souvent des inspirations forcées volontaires met sons système respiratoire en veilleuse.

    Notre organisme est un accumulateur-transformateur d'énergie.  Pour les Yogis, les principaux points d'absorption de l'énergie subtile qui est l'air (le prâna) sont: la peau, la langue, les alvéoles pulmonaires et les terminaisons nerveuses des fosses nasales.

Représentation Schématique des Voies Respiratoires


 

      En effet la peau absorbe et rejette le prâna.
    La langue, autre point d'absorption du prâna ... est active dans la consommation d'aliments - Les aliments représentent une source d'énergie.  Ils sont en fait le carburant permettant de faire fonctionner notre machine thermique : le corps.
    D'où l'importance de mastiquer lentement et consciemment.
    Le nez est le principal organe d'absorption de l'air.  En faisant le calcul, on constate que notre nez livre le passage à plus de 13 000 litres d'air par jour.
    Le nez conditionne, à l'aide d'une infinité de récepteurs nerveux ultrasensibles, l'air inspiré, en le réchauffant, en l'humidifiant, en le débarrassant de ses poussières et de la plupart des microbes.  De plus, il en discerne la qualité subtile grâce à l'odorat.
    Les parfums par exemple: sont porteurs d'énergie prânique et de bioélectricité.  L'odorat ouvre une porte vers les couches psychiques profondes.
    Lors des méditations par exemple: on tient compte de l'influence de ses parfums: encens, bois de santal, etc... sur les concentrations.
    L'aliment premier de nos cellules, c'est l'oxygène.  On ne peut se passer de respirer.  C'est une fonction vitale et que pourtant la plupart d'entre nous, méconnaissent - C'est la seule sur laquelle notre volonté ait une action.


 

  LES CENTRES NERVEUX RESPIRATOIRES


       Nous pouvons maîtriser notre énergie vitale par la longueur du souffle, son rythme, sa durée, son amplitude, sa relation avec chacune des activités du corps, de l'esprit, et du psychisme.  Il existe donc un grand nombre de techniques respiratoires permettant d'acquérir la maîtrise du souffle.  Nous n'en citerons, bien sûr, que quelque unes issues d'origines diverses : Yoga - exercices spiritualistes - sophrologie - etc...

           ler exercice respiratoire

    «En position assise, détendez-vous ... Relaxez-vous ... puis immobile ... Prenez conscience de votre souffle en suivant le trajet de l'air pendant l'inspir long et profond, narines bien écartées... Pendant l'expir qui doit durer longtemps, freiner le débit de l'air, raccourcir ainsi la longueur du souffle... Prenez conscience de la tiédeur de l'air qui sort des narines...
    La respiration doit devenir de plus en plus silencieuse... continue... sans saccade... douce... fine... lente, tout en restant profonde.
    Les yeux toujours clos.... prononcez un montra par exemple (comme le font les Yogis) «OM» (O long, sonore suivi du «M» long, vibré, bouche fermée).. »

On reconnaît au «OM» prononcé mentalement (et intérieurement) des effets psychiques et prâniques plus intenses qu'au «OM» sonore.
Avec la pratique, on arrive à provoquer un affleurement contrôlé de l'inconscient (= un état alpha).

            2ème exercice respiratoire

    «Exercez-vous à déplacer la conscience le long de votre colonne vertébrale de bas en haut pendant que vous inspirez ... et de haut en bas pendant que vous expirez... Lors de l'inspiration... prononcez mentalement ou à haute voix... le mantra «SO» ... et pendant l'expiration «HAM»...»

    Le Mantra «SO-HAM» signifie: je suis cela.
    N'omettez pas de guider l'énergie qui obéit au mental le long de votre colonne vertébrale. «Là ou va la pensée, va l'énergie».
    En pratiquant régulièrement pendant au moins 5 minutes cet exercice, de préférence le matin au lever, votre mental va s'apaiser et votre énergie en sera décuplée.
    Ce type d'exercice favorise, la prise de conscience du corps, l'intériorisation, la concentration, la recherche du «MOI» profond.
    C'est une bonne préparation pour la méditation.

            3ème exercice respiratoire

    La respiration complète met en oeuvre 3 types de respiration
                    - la respiration diaphragmatique
                    - la respiration thoracique
                    - la respiration sous-claviculaire.

    Au début, il est conseillé de bien dissocier les 8 temps de cette respiration complète en procédant comme suit toujours dans l'ordre :

                    1 - respiration diaphragmatique
                    2 - respiration thoracique
                    3 - respiration sous-claviculaire
                    4 - temps d'arrêt souffle suspendu
                    5 - expiration abdominale
                    6 - expiration thoracique basse
                    7 - expiration claviculaire
                    8 - suspension du souffle.

    Lorsque le jeu des trois étages est assimilé, cherchez à respirer simultanément avec ceux-ci sans perdre de vue la qualité de chacun d'eux.
    Quand cette respiration est bien comprise, s'obtient avec aisance, presque automatiquement, pratiquez-là en position assise en maintenant la colonne vertébrale le plus verticalement possible et en conservant une attitude de maintien corrective, colonne étirée vers le haut, épaules en arrière et basses, nuque reculée, menton en retrait.
    Contrôlez la sangle abdominale, c'est-à-dire, lors de l'inspiration, contractez tous les muscles abdominaux sans exagération pour contenir les viscères et éviter une trop grande proéminence de l'abdomen vers l'avant.

    Au cours de l'expiration, la sangle abdominale jouera pleinement afin d'aider le diaphragme dans sa course remontante par l'intermédiaire des viscères abdominaux énergiquement repoussés.

            4ème exercice respiratoire : (selon Caycedo) Relaxation Dynamique ler degré.

    «Tenez-vous confortablement debout, en position orthostatique, les pieds légèrement écartés, les genoux légèrement fléchis et fermez les yeux...
    Relaxez votre visage.... vos yeux... vos épaules... votre abdomen... Respirez lentement et profondément avec votre ventre...
    Soyez parfaitement conscient de votre position: tête vers le ciel... et pieds bien sur terre, la position d'un être sain...
    Expirez à fond, puis inspirez d'abord avec l'abdomen, ensuite avec le thorax et les épaules...
    En retenant votre souffle, posez vos doigts sur le front et bouchez vos narine à l'aide des pouces...

    Penchez-vous en avant à partir du bassin en retenant toujours la respiration aussi longtemps que cela vous sera possible... Quand vous ne tiendrez plus, laissez le souffle littéralement «exploser» de votre nez, en d'autres termes, chassez violemment l'air en écartant les bras...
    Répétez cet exercice trois fois, en vous concentrant sur ce que vous ressentez, en étant attentif pleinement à «l'ici et maintenant» et à toutes vos sensations...
    Lorsque vous avez terminé, bougez vos orteils, vos doigts, étirez-vous copieusement, et ouvrez les yeux».

            5ème exercice respiratoire - Pour améliorer votre rendement physique et psychique (selon le Dr ABREZOL).

    «Veuillez vous allonger sur le dos et poser une main sur votre abdomen... Expirez à fond... Videz vos poumons ... Puis inspirez lentement par le nez, en emplissant, en premier l'abdomen qui doit pousser votre main...
    Lorsque vous sentez que votre ventre est plein d'air, essayez d'inhaler encore de l'air dans votre poitrine, en laissant le ventre dehors... Ensuite, soulevez vos épaules et remplissez-les encore plus d'air... Vous aurez l'étrange impression d'être comme un ballon...
    Essayez de retenir l'air quelques instants... puis expirez très lentement en maintenant le plus longtemps possible votre ventre gonflé, en vidant d'abord les épaules, puis la poitrine et enfin votre abdomen».

    Une mauvaise respiration est la porte ouverte à toutes sortes de désordres organiques : constipation, problèmes génitaux, insuffisances biliaires et hépatiques, problèmes digestifs, sanguins etc... Lorsque nous sommes sous tension c'est le diaphragme, le muscle respiratoire qui sépare le thorax de l'abdomen, qui est le plus souvent paralysé d'où l'importance de respirer abdominalement. Il existe donc des exercices respiratoires pour activer, faciliter ou développer la fonction d'un organe.  Par exemple:
                   - pour soigner la constipation et faciliter la digestion
                    - exhaler la douleur
                    - activer les facultés psychiques (concentration - mémoire - imaginations.
    Il existe aussi des exercices respiratoires pour les invalides, d'une réelle efficacité thérapeutique car la stimulation se fait de la manière la plus naturelle qui soit.
    Lorsque vous respirez, il faut saisir toute la portée de votre acte.
Ex. quand vous inspirez vous êtes en contact direct avec les énergies du cosmos :
                    - une quantité d'électrons
                    - l'énergie vitale que l'on nomme en Inde «Prâna», au Japon «Ki» et en Chine «TCHI»
                    - des gaz tels que néon, xénon et azote qui vont rejoindre le flux sanguin pour assurer les fonctions inhérentes du corps, d'où l'importance de la respiration par le nez.  Les neurones du cerveau sont d'importants consommateurs d'oxygène.  Et l'oxygène pénètre aussi notre corps par la peau.  Nous pouvons donc dire que le corps entier respire.
 
 

    Appliquez-vous à élargir votre sensibilité et à ressentir cette respiration par et de tout le corps.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:25

 

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Sophrologie et Conditionnement







  Le Corps - Etoile
et la circulation de l'Energie


      La Sophrologie par l'intermédiaire de la phénoménologie est un bon moyen pour étudier les phénomènes liés au conditionnement.

    L'action du sophrologue par le Terpnos logos est une stimulation faible, monotone qui inhibe les centres nerveux du système auditif.  La relaxation qui en découle, entre autre musculaire, élimine de manière massive toutes excitations en direction du cortex, aidé en cela, par l'action du sujet relaxé.
    Ainsi, l'organisme peut constater la nouveauté de la situation et effectuer une analyse temporelle.

    D'autres règles employées lors du conditionnement peuvent être appliquées au phénomène de sophronisation, telles par exemple:
                    - la généralisation, la motivation, la discrimination.

    On peut aussi constater que les techniques sophroniques, au cours de l'entraînement sophronique, utilisent la réaction conditionnelle.

    Un entraînement amène le sujet à une relaxation rapidement sans passer par toutes les étapes intermédiaires. C'est parce que le sujet a acquis au cours de cet entraînement, une attention, une concentration, qu'il peut se détacher des bruits environnants et enregistrer seulement les stimuli positifs tels la voix du sophrologue et ses suggestions le relâchement de ses muscles, la musique apaisante.
    Toutefois, ceci ne peut s'effectuer sans motivation.  Et les résultats obtenus varient en fonction et en proportion de cette motivation.
    Les sujets anxieux, timides, nerveux sont souvent les plus motivés.  Les sportifs le sont beaucoup moins et il faut déjà susciter en eux au préalable cette motivation.

    L'être humain subit et crée des conditionnements depuis son plus jeune âge.  La plupart du temps, l'éducation complique et tente d'affiner par l'instauration parfois de carcans (psychiques) les pulsions primitives.  Tout est dans le savoir vivre et la retenue.  L'expression, donc, des sentiments «se retient dans son élan».

    Le conditionnement se manifeste aussi dans la vie végétative, dans l'ordonnancement des repas et les horaires.  Plus l'être humain devient adulte, et plus le conditionnement doit s'effectuer à son insu, sans qu'il soit conscient de celui-ci.
    C'est d'ailleurs, le procédé utilisé par les systèmes publicitaires qui noient l'individu sous la répétition de stimuli, d'excitations sensorielles, de renforcements verbaux etc...
    Les lois du conditionnement trouvent leur apogée dans l'utilisation du langage en particulier lors de l'apprentissage de langues étrangères.

    Plus l'enfant grandit et plus la généralisation sémantique prend le pas sur la généralisation phonétique.  Les mots permettent alors de manier à notre guise les objets quand ils sont absents.  Les mots usuels très utilisés sont renforcés de ce fait, de même pour les associations verbales.

    Ne nions pas, que même si nous associons un sens différent au mot exprimé, les opinions les plus personnelles ont toutefois subi l'empreinte du conditionnement familial ou social.

    D'ailleurs, le phénomène de généralisation atteint aussi le langage.

    En fait, plus les stimuli se rapprochent du stimulus original, plus ils sont efficaces et provoquent la réponse conditionnelle.

    Markosian (1957) effectua une expérimentation chez l'homme, mettant en évidence ce phénomène: Par le seul son du métronome précédé d'un choc électrique, il établit une réaction conditionnelle l'accélération de la coagulation du sang.  Puis il remplace le métronome par la prononciation du mot «métronome» et constata la persistance de la RC.  Puis il substitue au mot «métronome» celui de «métropole» et observa également la RC. mais moindre.     Ensuite, il utilise le mot «microscope» en remplacement du mot «métropole» et met en évidence la même RC. mais amoindrie.

    La parole survient donc comme 2ème élément de signalisation.
    Pavlov, met aussi en évidence, dans ses travaux, qu'il suffit de conditionner dès son jeune âge un individu, à un seul aspect du stimulus et celui-ci réagira à tous les stimuli qui s'en rapprochent.
    Toutefois, l'organisme peut réagir de manière différenciée à des stimuli de gammes et de significations différentes.

    Ceci grâce aux analyseurs corticaux.  Certains d'entre-nous sont conditionnés par stéréotype c'est-à-dire ils subissent en quelque sorte une chaîne de conditionnements successifs toute la journée et même si un élément de cette chaîne est absent, le conditionnement est toutefois actif.

    Ce sont par exemple : des actions effectuées à intervalles réguliers tout au cours de la journée, même si celles-ci entraînent des réactions différentes.

    Toutefois, un conditionnement ne s'installe pas sans une motivations fondamentale.

    Le besoin et la motivation sont étroitement liés et parfois la motivation peut être un élément renforçateur du conditionnement.

    Plus la motivation est importante et moins le sujet discrimine le stimulus opérant.
    Certaines motivations sont apéritives c'est-à-dire suscitant des comportements de recherches.. D'autres sont aversives car elles induisent des réactions de fuite.

    Les motivations primaires liées au besoin sont la faim, la soif, le sommeil, l'instinct sexuel, certains besoins physiologiques etc..

    Il existe cependant, d'autres motivations (dites secondaires) qui incitent à agir, tel par exemple, le besoin de dormir ou de manger à heure fixe, qui auront donc une influence sur la motivation primaire : la faim ou le sommeil.  Quoi qu'il en soit, l'élément déterminant du conditionnement: c'est le renforcement    N'oublions pas que même le manque de stimulations engendre une motivation.
    Si on tient compte du fait que l'être humain est conditionné par son éducation et ses expériences passées, on comprendra, sans toutefois limiter la sophronisation à un réflexe conditionnel, qu'il est justifié d'utiliser dans un but positif, les phénomènes de réactions conditionnelles.

    En fait, ce qui est primordial, c'est de développer au mieux notre potentiel en élargissant le champ d'action de nos facultés.

    Nous pouvons opérer des conditionnements et des déconditionnements conscients avec l'accord de notre inconscient, c'est-à-dire lors d'exercices de visualisation créatrice par exemple : si vous désirez vous suggestionner positivement, mais que vous n'en êtes pas profondément convaincu. ou encore, si vous visualisez une situation mais que votre visualisation ne correspond pas à un besoin réel, vos tentatives dans les 2 cas sont vouées à l'échec, car vous êtes en désaccord avec les conditionnements préalables.  C'est pourquoi, il est nécessaire de purifier votre psychisme c'est-à-dire d'analyser l'origine de vos conditionnements.

    Si vous avez subi des traumatismes au cours de votre vie ou dans votre enfance, des comportements inhibiteurs en découleront.  Cette zone d'ombre en vous, si vous ne l'amenez pas à la lumière de la conscience, sera toujours la marge d'inconnu et de non pouvoir, de non-maîtrise sur vous-même.     Appliquez-vous donc à faire des actes consciemment comme respirer par exemple : afin de favoriser en vous la création d'automatismes plus adéquats.
    N'oubliez pas non plus que ces conditionnements sont à l'origine de vos modes de pensée.  Ils influencent la qualité de vos pensées et nient votre positivisme ou votre négativisme.  C'est rentablement, là, que se joue la liberté d'expression et de penser.
 
 

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