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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:26

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Introduction et orientations
 

Il y a à peu près 250 manières d’aborder un problème (et autant de pratiques psychothérapeutiques). Ajoutant à cela que tout individu est différent, il ne peut que difficilement y avoir un modèle unique de remise en cause du TPA. Dans ces pages, je décrirai les différents axes qui me semblent pertinents, à adapter bien évidemment à la relation thérapeutique qui reste prépondérante.
 
Le schéma ci-dessus issu de plusieurs points de vue de la mouvance des thérapies brèves présente différentes dimensions : ces caractéristiques sont organisées en deux systèmes, expérience interne et expérience externe.


   Expérience interne : ce qui se passe à l’intérieur du sujet.

- Dimension cognitive (Croyances, ce qui est pensé. Par exemple : « Je ne suis pas capable d’y aller ».
- Dimension perceptive et émotionnelle (Ce qui vécu émotionnellement, ce qui est perçu. Par exemple : « J’ai eu peur de… ».
- Dimensions sensorielle / corporelle (Ce qui vécu corporellement et perceptivement. Par exemple : « J’étais tendu et j’avais des sensations bizarres »).
 

 Expérience externe : ce qui se passe à l’extérieur du sujet.

- Dimension comportementale : (Action, ce que la personne fait. Par exemple :  « J’ai décidé de ne pas y aller »).
- Dimension réactionnelle du système : (Réaction, comment le système, les autres, le monde, réagissent aux actions du sujet. Par exemple : « Ne t’inquiète pas, je t’accompagne »).
 
Ces 5 axes présentent la particularité d’être en constante interaction. Quelqu’un pourrait dire par exemple : « Je ne sais pas pourquoi j’étais tendu (expérience sensorielle, corporelle), j’ai eu peur (perceptions, émotions) et je me suis dit qu je n’allais pas y arriver (croyances). Ma peur a augmenté (perceptions, émotions) et j’ai commencé à voir trouble (expérience sensorielle, corporelle). Je suis alors sortie (action) et j’ai tout raconté à ma mère qui m’a amenée jusqu’à votre cabinet (réaction). ».
 
On le voit, les interactions sont nombreuses, autant dans le domaine de ce qui se passe à l’intérieur de la personne qu’à l’extérieur. Les thérapies cognitives, les thérapies comportementales, les thérapies familiales... ont donc toutes leur mot à dire quand on observe le processus du problème. 

En même temps, elles n’agissent que sur un domaine (les croyances par exemple pour les thérapies cognitives). Cela peut suffire (il y a donc alors succès thérapeutique) mais également se révéler inopérant, car mésestimant la globalité du sujet et l’équilibre des systèmes(une des particularité des systèmes étant quand on les remet en cause insuffisamment ou que l'on ne leur propose d'alternative de fonctionnement valable, de développer une énergie considérable à retrouver le point d’équilibre initial).

Il convient donc de produire une approche du TPA pluraliste, multifactorielle et respectueuse de cet équilibre systémique. Elle sera décomposée ici en différentes parties thématiques :

- Approche des croyances (cognitions)
- Approche de l'expérience sensorielle/corporelle
 - Approche des perceptions / émotions 
 - Approche des comportements (action)
- Approche des systèmes (interne-externe, action-réaction)



Approche des croyances



Bref historique

- La thérapie cognitive s’installe peu à peu à partir des années 60, avec T. Beck. Travaillant originellement sur la dépression, il relève l’existence de blocages cognitifs au changement : pensées automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus de pensées portent sur des sujets bien « concrets ». A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif, adaptable notamment aux troubles anxieux.

- Conjointement, d'autres techniques permettent un travail des cognitions, de la représentation de lui-même, des autres et du monde par le sujet. La PNL, lorsqu'elle est pratiquée sérieusement a développé de nombreux outils de remise en cause des croyances, tout comme l'hypnose ericksonienne et la sophrologie . De même d'autres approches (stratégiques, orientées solutions, émotionnelles correctrices...), mènent plus ou moins directement à une restructuration cognitive (puisque tout est relié et en constante interaction).
Nous pensons

« Je pense donc je suis »
A tout moment nous pensons. Ce qui est cognitif regroupe les pensées, système de représentation, images mentale que nous mettons en place entre nous et la réalité. Ce système de représentation s’établit en fonction de nombreux filtres, détaillés précédemment. Nous construisons donc notre propre lecture de la réalité.
 
Les études sur le TPA et la « guérison » du TPA montrent qu’un des facteurs communs à la disparition du trouble est la « mutation cognitive ». L’anxiété est un trouble fondamentalement cognitif, un recadrage des représentations est nécessaire. Ce que nous pensons

« J’en pense plus de bien que de mal », « j’en pense plus de mal que de bien ».
Si on mène  l’enquête, on se rend compte que chaque individu va avoir une lecture personnelle de la réalité, plus ou moins adaptée au bien-être. Schématiquement, cette adaptation va se révéler par la proportion de pensées négatives et positives : La restructuration cognitive va donc avoir notamment pour but de rétablir un certain équilibre, diminuer les proportions du négatif, augmenter celles du positif, cela non pas en sombrant dans un positivisme béat mais en observant la réalité le plus objectivement possible.

Pensée et émotion

« Nous ressentons ce que nous pensons » diraient les cognitivistes



C’est là un élément essentiel. Si nous reprenons le schéma précédemment utilisé , il y a un lien à bien intégrer.  Ce n’est pas la réalité que nous ressentons mais ce que nous pensons de la réalité. 

On vit une situation, on en pense quelque chose. De ce qui est pensé découleront et dépendront les émotions, comportements. 
 Une jeune phobique sociale. Elle ne voulais plus sortir. Nous découvrîmes qu’elle  avait un grand-père dont le dicton favori était : « l’homme est un loup pour l’homme ». Peu à peu, elle avait intégré ce dicton, le posant comme une vérité absolue. Tout le monde lui reprochait de ne pas vouloir sortie. : « Tu as entièrement raison de ne pas sortir. Aller au milieu des loups, moi non plus je ne le ferai pas ». elle considéra les choses autrement  et elle a pu alors commencer à travailler sur cette vision du monde. Etait-ce vrai ? Etait-on tous des loups ? Ayant recadré ce système de pensée, modéré sa croyance, elle a pu ressortir.  

Une croyance n’est pas une vérité, une croyance est une théorie sur la vie énoncée à travers de nombreux filtres, tenue comme vraie, absolue mais non-vérifiée. L’ émotion est justifiée, est donc en cela complètement respectable quelle qu’elle soit, mais la pensée en amont ne l’est pas. En cela, la thérapie cognitive pourrait être appelée la thérapie du bon sens. 


Anxiété et illusion

Dans le domaine anxieux, beaucoup de chose sont illusoires : le contrôle est une illusion de contrôle (on ne peut tout contrôler), la pensée est construite sur des illusions : illusion sur soi, sur les autres, sur le monde qui nous entoure. Ces noires illusions devront être pesées, remises en cause, remodelées ou dépassée pour accéder au bien-être.

Illusions les plus courantes : 
- Noirceur du futur 
- Dévalorisation de soi-même 

En d’autres mots, « le futur qui m’attend est terrible, et je ne suis pas capable de l’assumer ou de m’en sortir ». Il est alors tout à fait normal d’avoir à souffrir d’anxiété. Mais tout cela est-il vrai ? (futur négatif et vision défaillante de soi-même). 


Approche cognitive et TPA

La dimension cognitive du TPA s’installe à plusieurs niveaux : 

- Ce qui est pensé avant la crise (hypervigilance, recherche de dangers éventuels, interprétations alarmistes, scénarios catastrophes, images et pensées menaçantes en tous genres…). Cette appréhension alarmiste n’est pas sans rappeler une sorte d'"hypocondrie aigue », recherche inconsciente et profonde des dangers en soi-même, son corps  et l’environnement.
  
Le techniques vont ici viser à atténuer cette phase d’hypervigilance catastrophiste et  de permettre une exposition sans évitement ou rassurance extérieure. On se penchera donc sur les erreurs d’interprétation portant sur les manifestations physiologiques, mais aussi sur la peur de perdre le contrôle ou de se retrouver «bloqué(e) » dans une situation dangereuse. Il s’agit ici de remettre en cause deux schémas essentiels : perception d’un danger et sentiment d’incapacité à gérer la situation.


- Ce qui est pensé pendant la crise : la pensée anxieuse (peur de perdre le contrôle, d’étouffer, de tomber, de mourir…), la vision défaillante de lui-même par le sujet pendant la crise, génère des réponses inadaptées.
  
Les techniques vont s’établir pour développer la compréhension des symptômes, le rétablissement d’une «forme de contrôle» sur ceux-ci. La remise en cause des schémas cognitifs et postulats peut se faire de différentes manières. Quelques exemples :

- Normaliser le problème : dé-pathologiser le problème, ce qui en soi constitue déja une mutation cognitive.

- Remise en cause par le thérapeute des processus anxieux du consultant : discussion du bon sens pendant laquelle on peut par exemple discuter le langage en "tout rien", catastrophiste, les lectures d'avenir, les lectures de pensée etc... On peut également aller dans le sens des pensées anxieuses jusqu'à la caricature, en explorant chaque détail dans son atrocité.

-  Travail en sophrologie  pour remettre en cause les croyances de base (elles se sont mises en place par exemple à partir d'une expérience de référence qu'on revisite pour l'interpréter différement).

- Prescrire des tâches qui permettent de vivre des expériences correctrices et recadrent les croyances (si la théorie détermine l'expérience, l'inverse est également vrai).


Compréhension

L'anxiété a un avantage : tout s'explique. La compréhension par le sujet de ce qui lui arrive consitue déja un élément d'évolution congitive.

- Sans brasser le passé pour le plaisir, on peut, dans un style collaboratif identifier et décrire la genèse du trouble panique avec agoraphobie, mettre en évidence les différents facteurs. L’anxiété n’est pas quelque chose qui apparaît comme cela. Le trouble anxieux se construit (hypersensibilité, chocs, traumatismes, stress chronique pendant l’enfance, surprotection et/ou inaffectivité parentale, exemples familiaux ou sociaux d’anxiété, stress divers…).

- Une explication des symptômes est nécessaire et bien menée peut déjà apporter un mieux-être évident. Combien de fois on rencontre en séance des personnes ne connaissant rien de leurs difficultés malgré un carnet de santé à rallonge. La nécessité de comprendre les manifestations physiologiques semble pourtant évidente. Les différents outils psycho-corporels en relaxation , exercices divers sont autant d’élément participant à une restructuration cognitive.
 
- La personne anxieuse est sérieuse, attentionnée, pense et analyse. Ces capacités peuvent être utilisées à l’avantage de la démarche thérapeutique. L’hypervigilance peut se transformer peu à peu en observation bienveillante. Un symptôme peut s’utiliser, être orienté de manière positive.


Mise à jour des paradoxes

Dès qu'il y a trouble, il y a paradoxe. La mise à jour permet à la personne de prendre conscience du cercle vicieux qu'elle est en train de vivre. Nombreux sont ceux qui par exemple s'inquiètent pour se rassurer, ce qui est assez paradoxal.

exemple : un monsieur qui bégayait... pour ne pas bégayer. Le bégaiement, dans sa manière de voir les choses, lui permettait de temporiser sur un mot, pour pouvoir anticiper sur le mot suivant et bien le prononcer. Chaque mot était donc bégayé pour ne pas bégayer le suivant. Dans le TPA, nombreux sont ceux par exemple qui sortent du cinéma parce qu'ils ont peur. Mais en sortant du cinéma, pensant se rassurer, ils confirment que le cinéma est dangereux et auront encore plus peur la fois d'après. Un cinéma n'est pas dangereux, sauf si on en sort en courant. l'évitement crée la peur qui conduit à l'évitement etc...

Un changement cognitif important est de prendre conscience de ces processus inconscients, paradoxaux. Une fois le cercle vicieux constaté, on met le doigt dans l'engrenage plus difficilement ou bien de manière différente ce qui dans tous les cas modifie le processus.

Cet ensemble de techniques va permettre de dévoiler au sujet ses propres processus cognitifs pour pouvoir les remettre en cause, construire une autre représentation de la réalité. En cela, l’approche cognitive est un outil important. Cette « mutation » cognitive, nécessaire et obtenue d'une manière ou d'une autre, est un élément fondateur du changement en thérapie des troubles anxieux et du trouble panique avec agoraphobie en particulier.
 
Approche de l'expérience sensorielle et corporelle

Le TPA est accompagné d'un cortège de manifestations corporelles et sensorielles. En travaillant sur d'autres axes (émotions, pensées, explication des symptômes etc...), on peut également réguler ces phénomènes corporels mais il peut être pertinent de se pencher sur la dimension psycho-corporelle et sensorielle du sujet.

La relaxation

Lorsqu’on évoque la relaxation, on pense volontiers à une activité de salon plus ou moins ésotérique, sorte de ramollissement somnolent. Il n’en est rien. Etymologiquement «Relaxer» signifie «re-libérer», à l’image du prisonnier qu’on relaxe.   

Il s’agit ici de libérer des ressources et énergies nouvelles, présentes en chacun de nous.   

Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels.   

Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter ou se relâcher.   

Culture et société modernes nous apprennent à ne pas nous laisser aller. L’éducation  est également un facteur déterminant. L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au relâchement.

Pratiquer la relaxation, c’est guider corps et esprit vers la redécouverte de cet état physiologique inscrit dans la mémoire cellulaire.

Se relaxer n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur. Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière naturelle. Se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance de soi-même.
 


Dialogue tonique  

  Tonus musculaire   
La physiologie de l’individu présente deux types de muscles :   

- Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au système nerveux végétatif.   

- Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle cérébral.
  
Ce sont les muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction est bien entendu variable selon l’individu.  
  
Régulation
   
Les chocs, émotions agissent sur la fonction tonique du muscle, d’où l’importance de l’apprentissage de sa régulation en relaxation. Selon ses capacités, le sujet répondra de deux manières à une agression : 

- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique. 

- Régulation du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne crée pas ou pu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son état de départ.  
  
Fonction et dialogue tonique 
  
La fonction tonique est au centre de la vie de chaque individu.  Dans sa relation avec lui-même, mais aussi avec son environnement. 

Dans ce cadre, la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue tonique que l’individu peut mettre en place. Répondre aux demandes de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir une relation non-tensionnelle. 

Ce dialogue est  autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là une de ses spécificités. Réconciliant intellect et corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation de la vie en relation. La maîtrise de ce dialogue est le but de la relaxation.



La respiration 

Respiration - Emotion   

La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique.

D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale :



La vie psychique influe sur la respiration.
La respiration influe sur la vie psychique.
   
Fonction respiratoire   
   
Pour respirer, il faut des muscles. Le diaphragme est le muscle le plus important de la fonction respiratoire. 

Dans une respiration libérée, le diaphragme s’abaisse à l’inspiration et monte à l’expiration. Il assure une respiration ample et abdominale. 

Dans lesrespirations superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu un surcroît d’effort. 

En lui redonnant sa mobilité, on accroît la ventilation pulmonaire, on masse le plexus solaire, on tonifie la région abdominale.  
  

La vie respiratoire   

La respiration abdominale est celle du bébé et du jeune enfant avant apprentissage, celle des dormeurs profonds et des animaux. 

L'éducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. 

Une respiration libre, calme et diaphragmatique assure un meilleur équilibre émotionnel.

Complète, elle procure une relaxation profonde et tonifie l’organisme.  
En respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité morale, …  
Une respiration complète, équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience de l’individu dans sa globalité.
 

Respiration et enracinement 

Se relaxer debout est une chose étrange, mais essentielle car adaptée au réel. Quand il y a difficulté, tension, mal-être, c’est en relation avec soi, les autres ou le monde. La position première est alors la station debout. Difficile position, lieu d’un dilemme entre exigences extérieures et ressentis intérieurs : être présent à soi et au monde. Position juste que l’enfant possède, installé dans son centre de gravité mais pervertie par les enjeux de nos exigences, celles des autres ou du monde qui nous entoure. Ainsi déséquilibré, la confiance ne vient plus pour l’homme de ce qu’il est, corporellement et réellement, mais de ce qu’il pense, de ce qu’il sait ou de ce qu’il est pour les autres. Déséquilibre provoquant tensions, insécurité, rapports conflictuels, … 

Se recentrer, c’est se retrouver pleinement : homme debout, responsable, libéré, en pleine confiance, installé autant en lui-même que dans le monde qui l’entoure, ressentant un juste équilibre entre être et paraître, entre présence à soi et au monde. 

Le hara : il s’agit du centre de gravité originel, expérimenté par l’enfant qui se tient debout, le   bas-ventre. Naturel, ce centre a été expérimenté et vécu par tous. Là encore, il ne s’agit pas d’une construction de l’esprit ou d’une démarche artificielle mais d’un retour au source. 

Retrouver ce hara, l’intégrer, le faire sien, c’est se donner une base de lancement, un lieu essentiel d’épanouissement de l’être tout entier, une assise franche et solide au devenir de l’être. 


Rééducation - désensibilisation

L'abord corporel peut donc se révéler important dans le domaine psycho-corporel, les symptômes du TPA étant à dominante respiratoire (hyperventilation) et tensionnelle. Il s'agit d'apprendre à se détendre, à respirer correctement pour ensuite pouvoir remettre en cause les symptômes de la panique. Une exposition graduelle aux symptômes physiques permet de mettre en place des automatismes concrets de remise en cause, adaptés aux situation.

Expérience sensorielle

En plus des approches exclusivement corporelles, le niveau sensoriel peut également être prépondérant. Lorsque nous vivons une situation, le premier codage que nous en faisons est sensoriel (on voit, on entend, on touche, on sent et on goûte. C'est ce que l'on nomme structure de référence, qui va ensuite se transformer en représentation mentale (structure profonde) pour être ensuite mise en mot (structure de surface) :

On s’intéresse ici par exemple à comment le cerveau à encodé telle ou telle situation. Il s’agit alors de « ré-encoder » l’expérience différemment, de manière à ce que l’effet produit ne soit plus le même. Si par exemple, une personne à comme référence pour une sortie en voiture, une image interne géante remplies de  corps ensanglantés, du rouge partout, image accompagnée d’un bruit de fracas de tôle et de cris de douleurs très puissants, il est tout à fait normal qu’elle ne prenne pas le volant. L’expérience sensorielle de référence est donc prépondérante. Elle est à explorer et à modifier (une autre personne a pu encoder différement la même situation et vivre les sorties en voitures de manière épanouie).

Ceci n'est pas un diagnostique mais un document d'information     
L'agoraphobie, c'est l'évitement (ou la nécessité de se faire accompagner), de toute situation où il parait dangereux d'avoir une attaque de panique ou des sensations de type panique.    
     
Répondez par oui ou non.    
Quelles sont dans votre cas, les situations angoissantes évitées (ou nécessitant d'être accompagné(e)), de peur d'être bloqué(e) ou non secouru(e) en cas d'attaque de panique?    
1. Voiture     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul       
2. Bus     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
3. Train     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
4. Métro     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
5. Avion     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
6. Bateau    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
7. Ascenseurs    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
8. Tunnel    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
9. Parking souterrain    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
10. Autoroute    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
11. Pont, passerelle    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
12. Foule    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
13. Grand magasin    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
14. Salle de spectacle     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
15. Cinéma    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné     
NON, j'y vais seul    
16. Restaurant    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
17. Etendue deserte     
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul     
18. Espaces situés en hauteur    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
19. Changements brusques de vitesse    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
20. Espaces bruyants    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
21. Lieux surchauffés    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
22. Marcher seul dans la rue    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
23. S'éloigner seul de sa voiture    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
24. S'éloigner seul de chez soi    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
25. Rester seul chez soi    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
26. Nager sans avoir pied    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)     
NON, j'y vais seul    
27. Rester dans le noir    
OUI, j'évite ou j'y vais seulement accompagné(e)    
NON, j'y vais seul    
Si vous avez répondu "oui" pour au moins quatre des situations ci-dessus,vous souffrez probablement d'agoraphobie.    
  Test d'après Jean Luc Emery / Surmontez vos peurs / Odile Jacob  

Définition   
 
On peut satisfaire de la définition non spécifique suivante : "peur de certaines situations ou le sujet ne peut s'échapper ou être secouru facilement en cas de difficulté".


Critères diagnostiques DSM IV   

A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique ou bien en cas de symptômes à type de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité aux situations sociales.   

B. Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des voyages ) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien nécessitent la présence d'un accompagnement.  
 

C. L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (par ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel-compulsif (par ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la contamination), un état de stress post-traumatique (par ex., évitement des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d'avec les membres de la famille.

Mentionnons que l'évitement de situations peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leur responsabilités.   

Référence:
American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p   


Problèmes de définition et de diagnostique   

- Les manuels diagnostiques psychiatriques ne sont pas fréquentés par tous les médecins. Le diagnostique d’agoraphobie peut être long à venir. Il sera remplacé par spasmophilie, syndrôme d’hyperventilation ou autres en fonction des manifestations somatiques du trouble.

- Les symptômes enverront le sujet vers autant de spécialistes, sans grand succès.- Les symptômes sont hétérogènes. Un thérapeute peut se perdre.   

- La distinction Trouble panique- Agoraphobie avec ou sans Trouble panique est obscure pour tout un chacun. L’agoraphobie peut exister sans Trouble panique, mais cet avis n’a pas toujours été dominant.


- Le terme « agoraphobie » en lui-même est trompeur (agora veut dire place, lieu de rassemblement)  
 
 

Quelques remarques sur l’agoraphobie   

- L’agoraphobie concerne 3-4% de la population.   
- Si l'agoraphobie peut exister sans trouble panique, c'est essentiellement quand le sujet s'organise pour éviter toutes les situations redoutées (   
- 30% de la population a déjà vécu dans un passé proche une attaque de panique.   
- Dans l’année qui précéde les premiers troubles panique, 90% des personnes ont vécu un stress important   
- Agoraphobie isolée : début vers 25 ans   
- Agoraphobie avec trouble panique : début vers 35-45 ans   
- Les symptômes sont assez hétérogènes. Néanmoins deux points communs (d’après mon expérience) :   
Phobophobia : peur d’avoir peur. Plus de 80% des agoraphobes ont déjà vécu un trouble panique, ponctuel ou répété. Ce vécu entraîne une anticipation aigue d’une éventuelle nouvelle crise d’angoisse.  
Peur du vide : elle est générale à tous les sujets agoraphobes, d'une manière ou d'une autre (premier ou second degré)  
 


Schéma de l’agoraphobie   

Toutes les phobies ont un mécanisme commun. Le phénomène se complexifie en fonction de la diversité des stimulus (d’où les termes de phobie simple, circonscrite et phobie complexe comme l’agoraphobie)   
1. Situation(s) angoissante(s)   
2. Manifestations physiologiques   
3. Emotion(s)   
4. Cognition(s)   
5. Comportement(s)   
Schéma récapitulatif   

1. Situation angoissante   
Dans le cas de l'agoraphobie, diversité des situations-problèmes


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2. Manifestations physiologiques   
- Palpitations, tachycardie   
- Transpiration   
- Tremblements ou secousses musculaires   
- Sensations de souffle coupé ou impression d’étouffement   
- Douleur ou inconfort thoracique   
- Sensation d’étranglement   
- Douleur ou gène gastrique   
- Nausée ou gène abdominale   
- Sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou d’impression d’évanouissement   
- Déréalisation (sentiment d’irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)   
- Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou   
- Peur de mourir   
- Parasthésie (sensation d’engourdissement ou de picotements)   
- Frissons, bouffées de chaleur   
Les symptômes somatiques apparaissent donc sous la forme de syndromes ou malaises d’apparence :   
- Cardio-vasculaire   
- Neurologique   
- Digestive   
- Syncopale 

3. Emotion : peur   
Dans le cas de l’agoraphobie, peur irraisonnée sans danger objectif.  

4. Cognition : anticipation de la peur face à l’objet ou la situation qui pose problème.   
Dans le cas de l’agoraphobie, anticipation de la situation vécue, pensée comme un danger : danger de mort, de perte de contrôle, de devenir fou, d’avoir un comportement ridicule...  

5. Comportement : évitements directs et subtils   
Evitements directs : dans le cas de l’agoraphobie, de nombreuses situations sont progressivement évitées.   
- lieux d’où on ne peut pas s’échapper   
- lieux où on ne peut pas être secourus   
Evitements subtils : dans le cas de l’agoraphobie : utilisation d’une personne, d’un objet contra-phobique qui accompagne le sujet, phénomène de réassurance.  
   Haut de page
Schéma récapitulatif 
 
AgoraphobieIDEES – CLES
- La crise de panique est à la base du phénomène phobique.   

- L’évitement est le comportement essentiel de l’agoraphobie : première source de plainte mais aussi élément de développement de la phobie.  

- Les évitements peuvent être directs (je ne sors pas) ou subtils (je me fais accompagner). En conséquence, une situation qui ne génère plus de phobie est une situation que l’on peut vivre seul. L’accompagnement ne peut être qu’une étape intermédiaire.  

- Comme dans tous phénomènes anxieux, on retrouve la triple dimension psycho-corporelle (crise de panique), cognitive (modes de pensées anxieux), comportementales (réactions, stratégies inadaptées). Ce sont ces trois domaines que nous allons retrouver dans la suite de cet ouvrage.  
 

 

Etendue déserte Tunnel 
Ascenseur Autoroute
Salle de spectacle Pont, passerelle 
Cinéma Foule 
Centre commercial, magasin Espaces bruyants 
Restaurant Espaces en hauteur 
Salles de spectacles, de réunion...  Espaces sous-terrains
Avion Espaces surchauffés 
Train Espaces mal aérés
Voiture Marcher seul dans la rue 
Bus S'éloigner seul de chez soi, de sa voiture, ... 
Métro Rester dans le noir
Bateau

Nager dans une eau profonde

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:10

enfance-dessins-et-personnalites


Accueil et présentation


Dessin d'un garçon de 4 ans




D'après l'Introduction du livre
Analyses de dessins d'enfants
de Claude Kocher


Analyses de dessins d'enfants


Lorsque l'enfant dessine, il choisit le crayon, le feutre, les couleurs, les motifs à représenter, leur grandeur, leur position, l'histoire qu'ils racontent, etc.
Il découvre avec ravissement ce qu'il est capable de créer... il expérimente... il modifie... il progresse... il se réalise, il s'affirme avec indépendance.
Ses choix personnels et créatifs peuvent être analysés et nous permettent de le comprendre.

Dans une analyse de dessins, il ne s'agit pas de juger en fonction de systèmes de valeurs personnels. Une telle analyse serait subjective. D'autant plus qu'un même trait de caractère comporte généralement un aspect positif et un aspect négatif.

Par exemple, l'introversion favorise la réflexion, mais peut aussi aggraver l'anxiété, lorsque l'enfant manque de confiance en lui.

Il faut être très prudent en analysant un dessin,
prudent et respectueux.


Il est important de replacer dans le contexte la signification trouvée et de toujours tenir compte de l'ensemble de la personnalité.

Un élément seul est insuffisant, et de plus. son intensité plus ou moins importante va également modifier
plus ou moins les autres aspects de la même personnalité.

Pour mieux comprendre ces deux aspects très importants d'une analyse de dessin, il est possible de l'expérimenter en suivant les différentes étapes d'une analyse, celle d'Evelyne

Comment réaliser une analyse


Le dessin d'Evelyne

Mieux comprendre son enfant pour favoriser son épanouissement,
mais aussi, tout simplement,
s'émerveiller.

Nous utiliserons une classification utilisée en graphologie et proposée par CREPIEUX-JAMIN, car l'écriture est un petit dessin..
Cependant, la spécificité des dessins d'enfants et l'âge entraînent parfois des modifications.

Le comportement social, la manière dont l'enfant se considère dans la société et son humeur sont développés dans

le vécu affectif

Vous y découvrirez les dessins de plusieurs enfants, Céline, Emma et Rémy.

La façon dont un enfant trace les traits de ses dessins nous révèle son tempérament. Vous en apprendrez plus en étudiant

le tempérament

et en découvrant le dessin de Quentin, ainsi que quelques gribouillages.

La qualité de son intelligence, sa clarté d'esprit, ses capacités de méthode, d'organisation, ainsi que le niveau " QI " sont expliqués dans

les caractéristiques intellectuelles.


Vous trouverez comment réaliser une analyse comprenant les trois phases - vécu affectif, tempérament et intelligence - dans le fichier

analyse,
avec la découverte du dessin d'Evelyne:






Le symbolisme

Vécu affectif

LE VECU AFFECTIF

Le vécu affectif est influencé par le milieu dans lequel évolue l'enfant. Il se transforme et mûrit durant toute la vie.
PULVER est un graphologue suisse. Il a établi ce qu'il appelle

le symbolisme du champ graphique.


L'étude de ce symbolisme nous est très utile pour comprendre le
vécu affectif du jeune dessinateur dans ses échanges familiaux,
sociaux, ainsi que dans la façon dont il se situe et s'affirme parmi
les autres.

  • Le dessin ci-contre avec la position centre-gauche exprime un besoin de protection et une recherche d'indépendance.

Cette fillette de 4 ans va prudemment, mais sûrement de l'avant, comme son oiseau.

Pulver explique qu'un mouvement vers la droite signifie, l'avenir, les buts, les désirs, l'autre, l'aisance en société, l'extraversion, les capacités d'initiatives, l'affirmation de soi.

Le mouvement vers l
a gauche exprime par contre, le passé, le repli sur soi, l'introversion, la réflexion, le recours à l'expérience, mais aussi la crainte, l'hésitation, la protection de soi.

Le mouvement
bas-haut est un mouvement de la matière vers l'esprit.
Nous regardons vers le ciel pour prier Dieu: c'est la spiritualité. l'idéalisme, la réflexion, le souci de contrôle des pulsions.
L'attachement aux privilèges de ce monde est une attirance vers
le bas. C'est le matérialisme, les activités réalisatrices, le besoin de concret.

L'intensité exagérée d'un mouvement vers le haut indique une perte du sens des réalités. (ne pas avoir les pieds sur terre…).
Dans un dessin, la position
très haute exprime un très grand désir de montrer sa valeur, de s'imposer à autrui. C'est une surcompensation, qu'elle soit du domaine de l'ambition réalisatrice, de l'idéal ou de la spiritualité.
Elle peut se révéler constructive, sans toutefois éviter le mal-être (Emma)
Pour qu'un rêve - géant ou non - devienne réalité, cela peut prendre des années d'apprentissage et cela suppose donc la réalisation d'expériences pratiques dans ce but.

Ces expériences favoriseront la connaissance de la réalité, des possibilités de l'environnement, des limites et des dangers.
Expériences qui permettront aussi à l'enfant de trouver les bonnes solutions et qui développeront ses capacités de persévérance, de ténacité.

Dans notre culture, le mouvement gauche-droite est un mouvement de soi-même vers les autres. Ce symbolisme passé-présent-futur correspond à notre expérience affective, dont nous pouvons tous retrouver des souvenirs.
Au début de notre vie nous sommes dépendants de notre mère, puis peu a peu, nous nous en affranchissons et nous tendons alors vers le père.

Le symbolisme de l'espace est inversé chez les gauchers. L'extraversion se trouve à gauche et l'introversion à droite.


Par contre, un enfant peu dynamique et fatigable risque de développer, par manque d'expériences concrètes, des idéaux parfois
irréalistes.

Lorsque le dessinateur privilégie la droite ou la gauche, la signification psychologique sera nuancée par ses choix plus ou moins haut et bas -et vice versa -.

L'intensité exagérée d'un mouvement vers la droite, la gauche, le haut ou le bas est donc significative d'un déséquilibre et de ce fait, d'une souffrance.

Ainsi, le mouvement vers
la droite est le signe affectif positif du besoin d'aller vers l'autre, mais le même mouvement très à droite implique plus de passion et une relation plus possessive.
Tout est normal..., c'est le vécu trop intense et excessif qui est irréaliste, hors norme et source de mal-être.
Dans un dessin d'enfant, la position
droite exprime une recherche plus ou moins grande de soutien, d'autorité avec parfois une mère peu sécurisante (dans ce cas très à droite).

  • Ci-contre, dessin avec une position droite: Fillette affectueuse et qui recherche l'attention des adultes.


Emma

Vécu affectif > Dessins

Le dessin d'Emma - 4 1/2 ans


La maison, pour l'enfant, c'est son "chez soi", un refuge, un abri. C'est aussi le lieu de vie, de rencontre avec les siens.

Dans le dessin d'Emma, le choix d'une maison à
la base large nous montre sa recherche d'une position solide et sécurisante.

La porte - qui permet l'accès à la maison - n'est
pas très grande, signe d'une certaine retenue et d'un besoin d'indépendance.

Les fenêtres sont
assez nombreuses, comme autant d'ouvertures sur le monde et sur les autres. Le chemin, lui aussi, va à la rencontre d'autrui, contre la droite - comme nous tendons la main pour saluer, dans notre culture.

La couleur marine foncée remplaçait le noir que je ne donnais plus, à ce moment-là, aux enfants qui l'utilisaient pour se faire des tatouages. Cette couleur exprime, dans ce dessin, l'anxiété et la vie intérieure secrète d'Emma.

Deux des toits, à droite et à gauche ont un tiers de la hauteur (dimension moyenne) par rapport aux murs correspondants. Le toit, c'est la zone de l'imaginaire, de la pensée, de la réflexion. Le coloriage de ces deux toits, en particulier, est l'indice d'une réflexion plus tendue, inquiète. Le toit central est proportionnelement plus petit et colorié dans la cheminée.

La cheminée est le symbole de la vie de famille, à l'image des ancienne veillées qui réunissaient le membres de la famille autour de la cheminée. C'est aussi l'expression de l'équilibre émotionnel, représenté par la présence de la fumée. Emma est
droitière et pour elle, le fait que la fumée aille à droite est positif. Mais que la fumée descende plutôt qu'elle ne monte vers le ciel est un signe de pessimisme. (La fumée montante nous parle d'enthousiasme, tandis que la direction horizontale est plus modérée)

Emma a terminé son dessin par une croix, semblant transformer sa maison en église. Puis elle a ajouté une tête et une robe coloriée.

L'aspect
église, petit château ou encore maison de maître exprime l'ambition de la fillette. Ce besoin de réussite, de "bien faire" se retrouve dans la grandeur - env. H 4/4. On peut y voir une "surcompensation" provoquée par le sentiment d'être en conflit avec son environnement.

Emma, à l'époque où elle a réalisé son dessin subissait des tensions familiales. Elle était également confrontée à une pression éducative exigeante, ressentie parfois comme culpabilisante (conséquence des tensions familiales). Elle a réagi avec courage et ambition en intégrant les systèmes de valeurs familiaux et, en s'efforçant de donner le meilleur d'elle-même,
d'être parfaite. La
réussite et l'approbation familiale calmaient ses inquiétudes..

La forme

Vécu affectif

La forme dans le vécu affectif nous parle du comportement social. Elle évolue tout au long de la vie. selon les influences et les exigences éducatives.

Dans un dessin,
les traits arrondis parlent de douceur, de souplesse, d'amabilité, de tendresse, de féminité, mais aussi d'imagination.
(Il est important de connaître l'âge de l'enfant et ses capacités en psychomotricité. Le petit débutant ne réussit que les ronds, mais peu à peu, il évoluera.)

Les traits plus droits et plus anguleux impliquent plus de fermeté, mais aussi de contrôle, de froideur, de virilité, d'autorité, de raison, selon l'intensité.

Bien entendu, une maison gardera généralement ses traits droits et ses angles, même chez un enfant tendre. Mais le choix des détails particuliers et du décor seront tout en douceur ou tout en fermeté, voire en agressivité, selon le comportement habituel de l'enfant.



La signification psychologique sera différente selon le tempérament de l'enfant.

A
une forme arrondie peut correspondre un trait ferme et nourri, un trait ferme et léger, un trait mou et nourri, un trait mou et léger.
A une forme anguleuse peut seulementt correspondre un trait ferme et nourri ou un trait ferme et léger, car un trait mou nourri ou léger n'est pas assez ferme pour tracer des angles.

Une pression différente nuancera les significations de l'arrondi ou de l'angulosité et cela, même si la dimension est identique.

  • Ainsi, un trait léger et ferme pour une forme arrondie, H3/4 (bonne adaptation) appartient à un enfant gentil, affectueux, mais tenace lorsqu'il défend ses idées (énergie nerveuse). C'est le cas de la fillette qui a réalisé le renard, ci-dessus, une fillette motivée.


  • Mais un trait nourri et mou, également avec une forme arrondie et une H 3/4 (bonne adaptation) nous montre un enfant également gentil , affectueux, mais plus ou moins indolent et résistant passivement. C'est le cas de la fillette qui a dessiné le lapin, ci-contre. Elle fait preuve d'application et de persévérance dans son coloriage, car elle a de bonnes habitudes, valorisées.











La dimension

Vécu affectif


La dimension dans le vécu affectif révèle la façon dont l'enfant se perçoit dans sa famille et dans la société. Elle nous parle de sa
taille, celle qu'il veut tenir parmi les autres.
La hauteur d'un bonhomme, d'une maison, d'un animal, etc. est le signe d'une bonne adaptation à son milieu, lorsqu'elle est d'environ
3/4 de la hauteur de la feuille (H 3/4)
Plus haute, soit la
H 4/4, c'est l'indice d'un grand besoin d'être remarqué, de s'affirmer. Il s'agit de surcompensation (Emma).
Au contraire, une hauteur très petite, d'environ
1/4 de la hauteur de la feuille (H 1/4) est le signe d'un manque de confiance en soi, de timidité et de dépendance.


  • Ce lion H. 3/4 est le signe d'une bonne adaptation dans la société.


  • H 1/4 env. pour cette petite princesse, dont la jeune dessinatrice a l'habitude des se replier sur elle-même (position centre, tendance gauche), en boudant (réel besoin de protection).


Comme vous pouvez le constater, l'intensité dans la grandeur ou la petitesse provoque une situation pénible. Un enfant peut se sentir écrasé par des circonstances, un environnement néfaste
(H 1/4).
Cependant, il peut aussi dessiner d' - assez - petits motifs d'une hauteur d'environ
H 2/4, par choix. Cet enfant-là fait preuve de modestie, il ne souhaite pas trop se faire remarquer. Cette retenue, ce souci de contrôle va développer chez lui un besoin de réflexion, bien utile. Mais, cet enfant est craintif dans son adaptation scolaire.













Les couleurs

Vécu affectif


La signification psychologique des couleurs est universelle. Elle est identique pour les hommes, les femmes ou les enfants et cela, partout sur la terre.

Les couleurs choisies par l'enfant vont enrichir l'interprétation de son dessin, spécialement dans la découverte du vécu affectif.

Cependant, le tempérament se manifestera également par une pression plus ou moins ferme et nourrie.

Une pression légère - couleur pastel - appartient à l'enfant sensible, doux, timide.
Une pression plus nourrie- couleur plus accentuée, voire forte et marquée - montre des sentiments plus forts, intenses, le besoin d'affirmation, d'affrontement et parfois de la colère, de l'agressivité.

Il est également nécessaire de tenir compte de l'ensemble de la personnalité et de l'intensité apportée à la couleur pour sélectionner les caractéristiques affectives ci-dessous:


  • Les caractéristiques affectives du rouge sont l'activité, la vivacité, le courage, la volonté de gagner, la conquête mais aussi, la passion, l'excitation, l'agressivité.


  • Les caractéristiques affectives du jaune sont la joie de vivre, le goût du changement, l'espérance, la recherche de détente, la légèreté, la vivacité, la curiosité, l'ouverture à autrui. Un jaune dominant indique la nécessité d'une plus grand détente, signe d'un conflit ou de tensions, chez l'enfant - dans la famille -.


  • Les caractéristiques affectives du violet sont l'imagination "féerique" et l'identification - chez les enfants -, la recherche d'une intimité mystique, des rapports "magiques", fusionnels, parfois un manque de maturité et du sens des responsabilités - chez les adultes -.


  • Les caractéristiques affectives du bleu sont le calme, la tranquillité, la satisfaction, l'entente, la tendresse, l'affection, l'amour, l'harmonie, l'absence de compétition, la profondeur des sentiments, le sentiment d'appartenance, la fidélité, parfois la dépendance.


  • Les caractéristiques affectives du vert sont l'affirmation de soi, le prestige, la persévérance, la ténacité, la résistance au changement, le besoin d'avoir raison, parfois un égo trop fort.


  • Les caractéristiques affectives du rose sont la douceur, la féminité, la tendresse.



  • Les caractéristiques affectives du marron sont la recherche de sécurité, de stabilité, de racines, le sérieux, la prudence, parfois aussi un sentiment d'inconfort, le besoin de bien-être physique.


  • Les caractéristiques affectives du noir sont - pour les enfants - une vie intérieure riche, la dissimulation de secrets, une attitude réservée, l'anxiété, la souffrance et - pour les adultes - une situation conflictuelle source d'anxiété, une grande souffrance, un comportement de compensation, la révolte, des exigences excessives, le renoncement à tout.



Céline

Vécu affectif > Dessins

Le dessin de Céline - 4 ans


La fillette s'est dessinée avec sa maman située à gauche.
Elle l'a représentée la première, avec ses capacités psychomotrices
et avec sa compréhension du "schéma corporel".

L'âge de Céline détermine son vécu affectif, mais son tempérament également, entre autre, dans sa recherche d'indépendance protégée.

Au premier coup d'oeil, les bras ouverts de maman et de sa fille, leurs sourires nous rassurent sur l'épanouissement de cette fillette. L'opposition entre le ventre bien rond de maman et la silhouete coquette de sa fille, habillée de rose (sa couleur préférée du moment) nous indique une compréhension de rôles différents au sein de la famille, chacune selon sa maturité. (Et cela même, si la fillette jouait en mettant sa poupée sous son pull.)


La couleur bleue nous parle de tendresse et de bienveillance.
La couleur rose exprime son désir d'être jolie et aimée. Le violet montre sa recherche d'identification.

Céline a commencé par dessiner sa maman, légèrement à gauche de la feuille, centre-gauche. Cela indique, à la fois un désir de protection et d'indépendance, possible dans un entourage protecteur et accueillant. Sa propre position, à droite de la feuille, nous montre son besoin de s'appuyer sur l'autorité.

La bonne hauteur - env. H 3/4 - de ses deux "personnes" est le signe d'une bonne adaptation à son environnement. Céline s'est dessinée grande - en hauteur - comme maman, exprimant qu'elles sont d'égale importance. Maman est, par contre, plus large, plus forte; elle est mise en valeur avec une compréhension de la réalité adulte-enfant.

L'importance de maman est rapportée également par le fait qu'elle a été dessinée la première. Elle représente les aspirations de sa fille, son modèle. Céline s'identifie à la personne de la famille du même sexe qu'elle

Rémy

Vécu affectif > Dessins

Le dessin de Rémy - 4 1/2 ans


L'enfant fait ses premières expériences affectives dans sa famille. Il y affronte aussi ses premiers conflits. Dans le dessin de sa famille, l'enfant exprime les sentiments qu'il éprouve pour les siens. Souvent, la subjectivité l'emporte, car l'enfant est très influencé par son état affectif, ses désirs, ses attraits, ses répulsions. Ainsi, un dernier-né peut se dessiner commme s'il était l'aîné ou vice versa.

Mme J. Boutonier, dans son livre
Les dessins des enfants nous dit: "Le dessin de l'enfant nous conduit inévitablement au cœur des
problèmes qui se posent pour lui, de son histoire, des situations qu'il vit".


L'enfant nous raconte dans son dessin
une famille telle qu'il se la représente, telle qu'il la ressent, mais pas toujours, telle qu'elle est exactement.


Généralement, la personne la plus importante - en tant que modèle - aux yeux de l'enfant est dessinée la première. Mais Rémy avait une consigne: dessiner ma maman, à l'occasion de la Fête des Mères. Il a donc représenté sa maman en premier, puis il a souhaité se dessiner lui-même, à sa droite.
Maman est au centre, H 3/4. Sa vie sociale est aisée et elle protège son fils dans son adaptation au monde.
Le vert des cheveux et du torse exprime ses ambitions, son affirmatin de soi auxquelles Rémy adhère avec sérieux.


Le père n'a pas de jambes. Elles sont indispensables pour la mobilité et pour aller vers les autres. A ce stade de son évolution, Rémy souhaiterait une communication plus étroite avec un père, sans doute très pris par son travail. De plus, il le dessine incliné contre maman,
s'appuyant sur elle, dans la vie familiale. Comme les autres membres de la famille, le père a des boutons, normaux à cet âge-là, mais en nombre très important. Les boutons sont un signe de dépendance maternelle. En n'étant pas suffisamment présent, le père l'abandonne à un risque de dépendance maternelle.

Il a ensuite ajouté son petit frère et, en dernier, son papa. Le petit frère est encadré et protégé par les parents. Rémy n'exprime pas de jalousie; il m'explique qu'il va bientôt commencer l'école enfantine (première année enfantine suisse: 4-5 ans). Sa situation d'aîné semble lui convenir.

Il s'est dessiné avec une grandeur d'environ d'environ H 3/4, signe d'une bonne adaptation à son milieu. Sa position, à droite, montre une recherche d'accord avec son milieu, ainsi qu'un besoin de s'appuyer sur l'autorité.
L'autorité est représentée par la personne la plus importante, celle que l'enfant privilégie comme modèle. C'est le cas du père, dessiné le plus grand, à gauche. Rémy s'identifie donc au parent du même sexe que lui.

Mais il suffit souvent qu'un enfant exprime ses besoins, ses désirs pour que les parents s'adaptent et modifient leurs habitudes familiales. Il peut suffire, par exemple, que le père lui consacre un moment privilégié régulièrement, par exemple, pour pratiquer un sport, un hobby ou pour assister à un match.. etc.

La relation au père est tout de même valorisée positivement, dans ce dessin. Rémy a ajouté à son père souriant, des bras jaunes suggérant une personnalité joyeuse, sociable et détendue.

Rémy. de sa propre initiative, a ensuite repris une feuille et il a respecté la consigne en dessinant sa maman, seule.







Tempérament

Tempérament

Le tempérament


Les constances physiologiques sont des tendances profondes que l'enfant possède déjà à la naissance. Elles déterminent toutes ses actions, dont celle de dessiner.

Contrairement au vécu affectif qui évolue tout au long d'une vie,
le tempérament reste le même.

" Le plus important n'est pas ce que l'on reçoit à la naissance, mais ce qu'on en fait. " - R. Le Senne.



Chaque particularité du graphisme du jeune dessinateur a sa signification psychologique propre.

Les définitions graphiques ci-dessous sont développées dans deux fichiers

Gribouillages


Le dessin de QUENTIN

  • Trait ferme et nourri - forme régulière, geste calme - trait rapide

Dessin d'une fillette (5 ans) dynamique et aimant prendre des initiatives.

La forme et la continuité:

Le trait peut être

* ferme et nourri
* mou et nourri
* ferme et léger
* mou et léger


Les gribouillages permettent une approche de ces trait et de la forme, par la comparaison de différents dessins.

La forme peut être:

- irrégulière - geste relaché
- irrégulière - geste contenu
- irrégulière - geste contrôlé
- irrégulière - geste peu contenu, impulsif

- régulière - geste calme
- régulière - geste lent

L'irrégularité vient de l'émotivité ou du laisser-aller.

L'enfant exprime sa vitalité par une pression plus ou moins forte, il affronte le papier. S'il a le choix, il préfèrera des crayons ou des feutres qui permettent une épaisseur plus ou moins large, plus nourrie ou plus légère. Un trait léger et peu nourri indique une vitalité faible, alors qu'un trait plus ferme et plus nourri indique une vitalité plus forte.

Selon son évolution, son âge, ses capacités en psychomotricité lui pemettront de privilégier des traits plus ou moins arrondis ou, plus ou moins anguleux - plus fermes. Il s'agit là de la forme. L'arrondi, dans le tempérament, est signe de douceur, de souplesse, parfois de mollesse, tandis que l'angulosité exprime plus de fermeté et de résolution, parfois de l'agressivité (selon l'intensité).

Il y a également le geste propre à l'enfant, plus ou moins spontané, plus ou moins moins retenu.

Et, cela à un rythme du tracé particulier à chaque tempérament, à chaque enfant: geste lent, geste posé, geste rapide, vif ou encore
précipité. Il s'agit ici de la vitesse.



L'enfant qui a dessiné le dessin ci-dessous, avec
un trait ferme et léger sélectionne ses préférences, contrairement à la fillette du dessin précédent, qui se dépense sans compter.

La vitesse:

- trait lent - geste irrégulier et relâché
- trait lent - geste régulier, très calme

- trait accéléré, geste irrégulier et contenu
- trait rapide, geste irrégulier et contrôlé
- trait rapide, geste régulier, calme

- trait très rapide, geste irrégulier, saccadé, très mouvementé
- trait très rapide, geste régulier, précipité, mouvementé







Gribouillages

Tempérament > Dessins

Il est important de comparer les tracés pour comprendre les différences entre des traits légers ou nourris, fermes ou mous.

Les gribouillages se suivent avec, au minimum, une signification contraire, parfois plus.

Ils sont réalisés par des garçons de 3 ans.

Gribouillage 1: Trait nourri et ferme, rapide, geste irrégulier et contrôlé

Ce trait indique une bonne vitalité, du dynamisme.
C'est aussi l'expression d'une bonne affirmation de soi, de besoin d'indépendance.

Enfant réfléchi dans ses initiatives, recherchant l'efficacité.



Gribouillage 2: Trait léger et ferme, accéléré, geste irrégulier et contenu

Ce trait léger implique moins de ressources vitales. Cependant, la fermeté du geste montre le désir de les utiliser au mieux,
en fonction des buts recherchés.

Enfant consciencieux et sensible.



Gribouillage 3
: Trait ferme et nourri, forme régulière, geste très rapide, mouvementé

Ce trait ferme et nourri montre une bonne vitalité, du dynamisme, de l'affirmation de soi et un besoin d'indépendance.
Mais un grand besoin de
rapidité implique un manque de pondération et de réflexion, de l'exubérance.




Gribouillage 4: Trait ferme et assez léger, Geste irrégulier, très rapide, vif et peu contenu

Ce trait plus léger implique moins de ressources vitales, mais également un dynamisme vif, mobile.
C'est un enfant impulsif et impressionnable qui n'aime pas la routine.
Son activité est intense, le temps d'un intérêt fort.





















Quentin

Tempérament > Dessins

Le dessin de Quentin - 4 ans


Quentin a choisi un sujet tout en vitalité.

Son trait est
bien nourri et il est tracé avec une certaine force. On y trouve une bonne énergie vitale, du dynamisme et le goût de l'action. Ce sont des qualités favorables à l'affirmation de soi.
De plus, le trajet du ballon dessiné avec enthousiasme et spontanéité jusqu'au but final, exprime un tempérament plein d'ardeur et, par conséquence optimiste. (Le motif en forme de "V", avant le but final représente le coup de pied du joueur situé à droite).

Le geste est prompt (le dessin a été réalisé en 7- 8 minutes). Ce besoin de rapidité manque de pondération, donc de prudence et de réflexion. Mais, c'est un très bon signe d'activité.

Comme ce dessin ne comporte ni complications, ni exagérations - pour un enfant de cet âge -, on y découvre une imagination "réaliste", favorable aux initiatives et à l'esprit d'entreprise.


Trait ferme et nourri - forme régulère - geste très rapide - mouvementé
Forme à dominance arrondie.


La forme arrondie pour un trait ferme et nourri nous indique que Quentin est un enfant affectueux et bien intégré, qui - dans ses initiatives - défend ses idées avec gentillesse.

Qualité

Intelligence

Les caractéristiques intellectuelles


Dans un dessin d'enfant, il est possible de trouver le niveau intellectuel -
quantité -, mais aussi l'expression de cette intelligence, soit la qualité.

Nous découvrons cette dernière à l'aide de quelques exemples de

- L'organisation du dessin
- la vitesse du trait (rythme)
- la forme (dimension)
- la structure.


Les conséquences de l'organisation du dessin:

Le dessin est plus ou moins bien organisé, selon l'âge et l'évolution de l'enfant. Il peut être

- ordonné ou désordonné
- soigné ou négligé, malpropre.


Il indique alors un esprit clair ou touffu, une plus ou moins bonne organisation des idées, de la méthode.

  • A gauche, le deuxième dessin est moins soigné que le premier.( La fillette est impatiente... et moins concentrée.)



Les conséquences du rythme:

Un trait rapide indique un manque de contrôle; plus l'enfant sera impatient, moins il prendra le temps d'approfondir.
Attention:
un trait rapide correspond à un esprit rapide. Mais si la compréhension est rapide, c'est bien entendu, selon les
possibilités intellectuelles (quantité) du dessinateur.

Si
le geste est régulier, l'enfant - peu émotif - fait preuve de sang-froid et d'objectivité dans ses raisonnements. Si le geste est irrégulier, l'émotivité entraînera de la subjectivité.

Les conséquences de la dimension:

- Un motif
grand est signe d'affirmation et d'assurance. L'enfant trop confiant ne prend pas toujours le temps d'approfondir.

- Un motif plus
petit indique un certain manque d'assurance. Pour se rassurer, l'enfant prendra le temps de réfléchir avant d'agir.

Les conséquence des structures du dessin:

- Un dessin bien
structuré, selon l'âge de l'enfant, est l'indice d'un bonne concentration.

- Un dessin
insuffisamment structuré pour l'âge et les capacités de l'enfant correspond à des difficultés de concentration.

  • A droite, un dessin très structuré pour une fillette de 4 1/2 ans









Quantité

Intelligence


L'intelligence quantitative dans le Test du bonhomme.


Les enfants veulent se connaître et se représenter. Le dessin du bonhomme d'un enfant nous montre son identification à l'être humain, son vécu affectif et sa maturation sensori-motrice.
Les enfants procèdent de façon identique dans l'apprentissage
d'un dessin de bonhomme. Et, c'est en comparant la réalisation d'un enfant à celles d'autres d'enfants du même âge que Goodenough a pu estimer les différences, le niveau.

Lorsque des éléments du dessin sont reconnus comme des parties du corps humain, ils valent un point. Par exemple, la tête, les jambes, un dessin de vêtement, le nombre correct de doigts, etc.
Le nombre de points additionnés correspond à l'âge mental.

Le niveau de l'enfant, son QI (quotient intellectuel) est trouvé en fonction de son âge mental divisé par son âge réel x 100.




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Les étapes du dessin chez l'enfant:

- Le gribouillage, de 1 an jusqu'à 3 ans. L'enfant trace des traits horizontaux, au début. Ensuite, il progresse et il contrôle mieux son geste. Il invente de nouveaux traits, des hachures, des formes arrondies, des points, etc. Son gribouillage se différencie et l'enfant isole des formes. Il s'agit réalisme fortuit selon G.H.Luquet

- 3-4 ans, l'enfant nomme ce qu'il dessine, montrant son intention de représentation. Ce dessin ne ressemble pas vraiment à ce qu'explique l'enfant, car ses capacités sont encore maladroites. Il s'agit du réalisme manqué avec le bonhomme tétard, suivi du bonhomme tentacules.
Dans son livre Dessine-moi un bonhomme, René Baldy nous parle de cette évolution avec, entre autres, dans son chapitre 6, le bonhomme dans tous ses état. Il nous rend attentif à la richesse du dessin du bonhomme. Son étude est très approfondie et elle permet d'évaluer le niveau de l'enfant.

- De 4 ans à 10-11 ans, c'est le réalisme intellectuel. L'enfant dessine ce qu'il connaît et il peut accumuler les détails. Il ne s'agit pas de réalisme visuel, car il dessine également ce qu'il ne voit pas: racines des arbres, bébé dans le ventre, etc. Il s'agit là de la transparence, propre à cette étape du dessin enfantin. On peut également observer une absence de la perspective dans ces dessins spontanés.

D.Widlöcher nous dit: "Le souci de l'enfant est de représenter les choses de la manière qui nous les rend le plus aisément indentifiables...Il faut que l'enfant puisse se dire que l'évidence figurative de son dessin est complète... En accumulant les détails, il augmente la quantité d'informations que contient son dessin. Plus un dessin veut dire de choses, plus il intéresse l'enfant. Le dessin est donc bien l'équivalent du récit. le langage par l'image remplace le langage par les mots mais le souci reste le même: informer, raconter".

L'enfant est encore centré sur lui-même et il est intuitif. Il dessine ce qu'il connaît subjectivement. On constate l'absence de perspective, due à son impossibilité de comprendre le point de vue de l'objet.

- C'est à partir de 11-12 ans que l'on peut observer le réalisme visuel dans les dessins. Selon H.Wallon, pour saisir dans un point de vue unique la réalité de l'objet, il faut que l'enfant ait une claire conscience de l'identité de l'objet sous tous ses aspects.

- De 11-12 ans à 16-17 ans , l'enfant s'achemine selon J.Piaget vers le stade de la pensée formelle et le raisonnement hypothético-déductif. Il est maintenant capable de raisonnements abstraits.

Analyse

Analyse

Comment analyser un dessin


Dans un premier temps
, observer le dessin et noter ce qui vous interpelle, ce qui vous plaît, ce qui vous étonne, vous inquiète, ce qui est discordant ou peut-être, ce qui vous agresse, etc.

Dans un deuxième temps, préparer un plan en trois parties, dans lequel vous noterez les éléments qui dominent et qui se retrouvent
dans plusieurs dessins réalisés à la même époque:

1. dans le tempérament: par exemple, la pression, un geste calme, régulier ou alors impulsif...etc.

2. dans le vécu affectif: par exemple, position très à droite avec une forme arrondie ou anguleuse...etc.

3. dans les caractéristiques intellectuelles: par exemple, l'organisation du dessin, les conséquences de la dimension...etc.

Durant la réalisation de ce plan, vous devriez déjà découvrir les raisons de ce qui vous a interpellé au départ. De plus, cela vous permettra de mieux appréhender les points faibles de l'enfant pour les améliorer et de mieux mettre en valeur ses points forts. Même l'enfant qui va bien y trouvera ses avantages.Vous devriez également trouver des réponses, si l'enfant pose des problèmes de comportement.

Dans un troisième temps
, préparer un deuxième plan, également en trois parties, dans lequel vous noterez les éléments moins importants, dans leur réalisation, mais aussi dans la répétition (Il n'est plus nécessaire qu'ils soient dans tous les dessins).

Ci-dessus, le dessin analysé dans le fichier suivant: Evelyne

Les éléments trouvés dans
le premier plan vont vous permettre d'élaborer un premier portrait. Les éléments du deuxième plan vont confirmer cette analyse ou la nuancer.

Dans le portrait, il est nécessaire de valoriser les possibilités de l'enfant, sans pour autant négliger ses problèmes.
Il faut tenir compte de ses besoins et trouver les points forts qui lui permettront de surmonter les difficultés.
Il n'est pas question de décourager l'enfant ou ses parents, mais de les aider à mieux se comprendre, à mieux se connaître pour favoriser le développement et l'épanouissement de l'enfant.
Dans ce but, c'est bien de terminer le portrait par un trait de caractère positif qui valorise l'ensemble du comportement.

Evelyne

Analyse > Dessin

Le dessin d'Evelyne - 4 ans


Le tempérament:

Les constances physiologiques
sont des tendances profondes que l'enfant possède déjà à la naissance (Tempérament)

Il est intéressant de constater des différences de pression dans ce dessin. Par exemple, nous pouvons comparer la fumée qui va de gauche à droite, en haut de la feuille avec d'autres traits du dessin. (Ces différences sont moins accentuées par le feutre qu'elles ne le seraient avec un crayon. )
Le trait de la fumée est très appliqué, ce qui augmente la pression et la nourriture que l'on reconnaît à l'épaisseur plus grande et à la couleur plus foncée. Par contre, si vous observez les petits dessins à gauche de la maison - qui sont un essai d'écriture - les traits sont plus vifs, plus spontanés (énergie nerveuse). Ils sont plus légers et moins nourris (énergie physique moyenne).

Une copie du dessin a été pliée afin de bien cerner le symbolisme de l'espace et comprendre le vécu affectif


Le vécu affectif


Avec le vécu affectif, nous découvrons comment Evelyne se perçoit et s'affirme dans son environnement et cela, à l'aide de ses outils tempéramentaux étudiés ci-dessus. Le vécu affectif est influencé par le milieu dans lequel évolue l'enfant. Il peut se transformer et mûrir toute la vie.

Ces traits sont rapides et encore impulsifs, parfois vifs; ils sont aussi irréguliers. Evelyne est petite, 4 ans et il est difficile de savoir dans quelle proportion l'irrégularité du trait tient de la maladresse ou de sa sensibilité émotive. Elle est à l'âge où il est plus aisé de faire des formes arrondies, mais elle dessine déjà des angles.
Ils sont le signe d'une énergie nerveuse, soit d'un tempérament émotif. Les conséquences en seront une réaction plus vive aux
stimulations extérieures, ce qui la rendra plus impressionnable.

L'irrégularité des traits étant également de la maladresse, il est là aussi délicat de savoir si Evelyne possède une maîtrise suffisante de cette sensibilité émotive.

- La maison et le bonhomme d'Evelyne se trouvent au centre de la feuille. La maison se trouve en position centre gauche, exprimant des désirs à la fois d'indépendance et de protection. Le bonhomme se trouve en position centre droite traduisant un besoin de s'appuyer sur l'autorité, avec une recherche d'adaptation à son milieu.

- La maison et le bonhomme sont de dimension
H 3/4, signe d'une bonne adaptation à son milieu familial. (dimension)

- Les capacités de fermeté dans les traits souvent arrondis, mais à tendance anguleuse du dessin d'Evelyne nous indiquent un contact tendre, mais pouvant affirmer une résistance tenace, si nécessaire (forme).

- La fumée qui représente l'équilibre émotionnel (v. dessin d'Emma) sort de la cheminée, contre
la droite et fait le tour de la feuille, comme une barrière de protection autour de sa maison et de son bonhomme.

- La porte, lieu de passage et de contact avec autrui est
très petite. Elle exprime un petit désir de socialisation. Les fenêtres qui permettent un contact moins direct sont, par contre, nombreuses.

A l'époque de la réalisation du dessin, elle n'assume plus très bien ses rendez-vous avec les petits amis du jardin d'enfants. Si les autres enfants l'intéressent, ils l'impressionnent aussi et elle cherche à s'en protéger. Elle réagit égoïstement et repousse les avances des copains. Cette réaction surprend, dans un premier temps, car c'est une enfant gentille et affectueuse. Finalement, e

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Published by inspirezvous la bulle de detente
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 14:13

 

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L'anxiété

L'angoisse

Les névroses

La dépression
Les symptômes de la dépression

Les phobies
Les différents types de phobies
Les différents mécanismes de défense

Le stress
Le stress physiologique
Le stress psychosocial

Conclusion

Bibliographie


Anxiété, angoisse, stress, dépression en hormonologie


Le drame actuel dans la médecine est la dichotomie entre le corps et l’esprit. Grâce aux neurosciences, le cerveau humain laisse apparaître un horizon plus facile à comprendre, la psychanalyse, la psychothérapie, la sophrologie, l’alimentation, compléments alimentaires, ou nutrithérapie etc.

Les spécialistes vont vous aider à mieux vous connaître et mieux vous soigner. Le stress, ce cancer aux multi-facettes, de Laborit, Raymond et Damasio et Jones, la notion de stress, d’anxiété, d’angoisse, et de dépression en hormonologie est vraiment d’une importance fondamentale actuellement dans notre société. La psychiatrie et la psychologie font une place importante au vecteur psycho-neuro-endocrien.

Le corps et l’inconscient sont indissociables l’un de l’autre. Les différentes études en hormonologie dans le monde ouvrent des portes des traitements dans des pathologies diverses du stress et de la dépression.

nous allons tenter de vous simplifier la vie, mettre une mise à jour pour certain dans le labyrinthe de la neuropsychologie du stress et des hormones.

La notion de stress, d'anxiété, d'angoisse, et de dépression en hormonologie est d'une importance fondamentale actuellement dans notre société. La psychiatrie et la psychologie font une place importante au vecteur psycho-neuro-endocrien. Le corps et l'inconscient sont indissociables l'un de l'autre. Le drame actuel est la dichotomie entre le corps et l'esprit, l'alimentation, compléments alimentaires, ou nutrithérapie. Heureusement quelques thérapeutes pensent à vous, et vont vous aider à mieux vous connaître et mieux vous soigner.

Vous en prenez conscience chaque jour, pour vous-même et dans votre entourage, savoir parfaire sa capacité de concentration, être bien dans sa peau, avoir des idées positives, sont les atouts maîtres de la réussite personnelle et conditionnent la réussite professionnelle. L'absence ou la diminution du stress et de la fatigue est l'une des clefs essentielles de votre épanouissement personnel, professionnel et familial.

Le stress, maladie du 21è siècle, peut être considéré comme l'interaction entre agression et réaction de l'organisme face à cette agression. Le stress est devenu psycho-émotionnel. L'homme et la femme toujours pressés, sont angoissés, ils ne passent plus à l'action. L'homme moderne, inséparable de son téléphone portable, relié à internet est donc très vulnérable en matière de stress par rapport à l'homme préhistorique.

Mais si les agressions peuvent être multiples et diverses, notre corps et notre cerveau réagissent biologiquement toujours de la même façon.

Le stress permanent, dont la fatigue est la résultante, éloigne plus ou moins bien le spectre de la dépression. La dépression, avec les différentes formes que peut revêtir cette grave maladie, masque et cache avec soin la fatigue physique et psychique. On parle très souvent de la dépression comme d'un cancer qui camoufle le cortège psychosomatique.

Aujourd'hui, heureusement, la science revient à l'idée que le corps et l'esprit forment un seul et même tout.

En approfondissant les écrits des professeurs Henri LABORIT et DAMASIO et Jean-Paul RAYMOND et en nous appuyant sur des références très spécifiques sur les hormones du stress, jnous allons  essayer de vous démontrer dans cette article une nouvelle approche des neurosciences indispensable, du côté psychologique, psychanalytique, et psychiatrique ainsi que l'apport du côté hormonal ; tout particulièrement les hormones du stress et leur action agissant directement ou de façon indirecte dans notre cerveau et dans notre corps.


L'anxiété

L'anxiété est le premier élément important de l'évolution du stress.

Toutes les définitions de l'anxiété peuvent se ramener à 3 conditions essentielles :

  1. le sentiment de l'imminence d'un danger: ce sentiment s'accompagne d'élaboration de fantasmes tragiques amplifiant toutes les images à la proportion d'un drame.
  2. l'attitude d'attente devant le danger: véritable état d'alerte envahissant le patient tout entier vers une catastrophe immédiate.
  3. le désarroi : c'est-à-dire la conviction de l'impuissance absolue et le sentiment de la désorganisation et de l'anéantissement devant le danger.

L'anxiété clinique est un des éléments fondamentaux de la pathologie mentale.
Qu'elle se présente au premier plan comme une cause déterminante ou qu'elle ne soit qu'une manifestation secondaire, elle est presque toujours présente dans les grandes crises évolutives de la personnalité morbide.
Plus tard FREUD attribuera le rôle essentiel, non plus à la frustration, mais à l'action du Sur-Moi chargé de contrôler les exigences de la libido, de menacer et de punir en cas d'infraction. C'est cette menace qui est génératrice de l'anxiété. Le prototype en est le complexe de castration.

L'anxiété peut agir aussi bien sur les débâcles diarrhéiques, troubles de l'estomac, spasmes et dans tout genre de douleurs diffuses. Elle agit aussi sur le système cardio-vasculaire et l'activité sexuelle.
Elle est génératrice de fatigue. La fatigue est un des motifs le plus fréquent de consultation, il faut être très attentif pour reconnaître la dépression sur un seul signe de fatigue. C'est souvent la fatigue du matin. La perturbation du sommeil peut lui aussi être le seul signe d'une dépression.

Certaines douleurs dorsolombaires masquent souvent l'état dépressif. Une colite récurrente, des troubles dermatologiques, quand les médicaments classiques ne donnent aucun résultat, cela prouve qu'il faut vraiment chercher ailleurs. Des problèmes liés au bruit ; le bruit, devenant envahissant, peut réveiller des problèmes obsessionnels ou phobiques qui vont perturber la personnalité de l'être humain. La tension, l'inquiétude, l'exaspération provoquant cris et larmes au plus léger reproche, sont également évocateurs des névroses.

L'anxiété chez le déprimé est centrée sur le corps (bien que bon nombre d'examens médicaux restent normaux). Les idées dépressives mettent généralement en cause l'extérieur, la famille l'entourage. Elles expriment également l'absence d'amour, la solitude, l'agressivité envers les autres.


L'angoisse

L'angoisse vient du latin angustia ce qui signifié étroitement, resserrement.
L'angoisse est un affect lié à un aspect économique, un aspect de quantité. C'est la répétition d'une expérience. L'angoisse et l'anxiété sont des états douloureux liés à l'essence de l'être humain. Chacun a pu les éprouver un jour et les a surmontés avec plus ou moins de difficultés. Souvent physiologique, cette peur sans objet peut devenir pathologique au-delà d'une certaine intensité, à l'occasion d'aspects qualitatifs particuliers. On parlera d'une angoisse primaire comme par exemple l'acte de la naissance.
Pour RANK bien connu en psychanalyse, ce traumatisme est revécu chaque fois qu'il y a angoisse normale ou névrotique.

Il existe trois sources à l'angoisse : le Ça, le Sur-Moi et la réalité.
Le Moi doit avoir la capacité de maîtriser cette angoisse. Elle est définie comme un affect pénible en relation soit avec une situation actuelle traumatisante, soit avec l'attente d'un danger lié à un objet réel ou imaginaire. On est donc sur le versant somatique ou un versant psychique. L'angoisse est la réaction du sujet chaque fois qu'il se trouve dans une situation traumatique, c'est-à-dire soumis à un afflux d'excitations, d'origines externes ou internes, qu'il est incapable de maîtriser. L'angoisse automatique s'oppose pour FREUD au signal d'angoisse.


Les névroses

Affection psychogène où les symptômes sont l'expression symbolique d'un conflit psychique trouvant ses racines dans l'histoire infantile du patient et constituant des compromis entre le désir et la défense.
La névrose actuelle (type de névroses que Freud distingue des psychonévroses). Les névroses sont nombreuses. Sans les expliciter, citons les types de névroses les plus courantes en consultation:

  • névrose d'abandon - névrose d'angoisse
  • névrose de caractère
  • névrose d'échec - névrose de destinée
  • névrose de transfert
  • névrose familiale
  • névrose mixte - névrose narcissique
  • névrose obsessionnelle
  • névrose phobique
  • névrose traumatique

La névrose et l'anxiété agissent aussi sur le système cardio-vasculaire et la sphère sexuelle.
La fatigue est  un motif le plus fréquent de plaintes, il faut être très attentif pour reconnaître les signes d'un état psychologique qui va aller vers la dépression.
La perturbation du sommeil peut lui aussi être le seul signe d'une dépressivité ou d'une dépression grave mais nous le verrons plus loin.


La dépression

Dépressions réactionnelles, d'épuisement, mélancoliques, de deuil (particulière à ne pas confondre avec la dépression seule), froides, masquées, infantiles, la dépression est une maladie aux visages multiples.

Freud nous explique que chez l'adulte comme chez l'enfant, la libido se change en une somme d'anxiétés qui va aboutir à l'angoisse dès lors que la pulsion ne peut atteindre une satisfaction. « L'angoisse névrotique est un produit de la libido, comme le vinaigre est un produit du vin ».

Il faut comprendre la différence subtile entre anxiété, stress et angoisse. L'anxiété est normale et banale jusqu'à un certain point de danger. Cette limite franchie, chez l'adulte ou l'enfant, une quantité beaucoup plus importante d'anxiété se transforme alors en angoisse. C'est cette même angoisse qui peut se transformer à son tour en dépression.

L'angoisse constitue donc la monnaie courante contre laquelle sont échangées, ou peuvent l'être, toutes les excitations affectives, lorsque leur contenu a été éliminé de la représentation et a subi un refoulement, ce que l'on a parfois résumé dans la formule « le refoulement crée l'angoisse ».

Mais c'est dans son ouvrage " Inhibition, Symptômes et Angoisse " que Freud donnera la formulation la plus satisfaisante de sa théorie de l'angoisse. L'angoisse y apparaît comme une véritable fonction du MOI. L'angoisse névrotique est donc rapprochée de l'angoisse devant un danger réel, ou jugé tel par le sujet.

Cette conception semble pouvoir être élargie à toutes les catégories de stress et de phobies (environ 254 recensées à ce jour), notamment de type phobie agoraphobique, acrophobie, cancérophobie.

Divers états affectifs colorent notre vie et notre existence réelles et fantasmatiques. Les affects sont des réactions psychiques également colorantes : colorations heureuses, sources de plaisirs, ou malheureuses, sources de douleurs. L'humeur quant à elle, est essentiellement mouvante. En variation constante, elle oscille entre le plaisir et la douleur. Quand elle atteint le pôle de la douleur, c'est la dépression.

Les symptômes de la dépression

Hippocrate soulignait déjà l'unité psychosomatique de l'homme, qui est à la fois corps et esprit ; la maladie mentale n'est jamais indépendante du corps.

La douleur morale est implacable, associée à une inhibition psychomotrice qui transforme un homme actif en une épave n'espérant que le refuge de son lit. Lentement l'anxiété du sujet grandit avant que l'angoisse ne survienne avec son cortège habituel : gorge serrée, estomac noué, poids sur la poitrine, fatigue insurmontable. Le pessimisme colore non plus en gris mais en noir gluant la perception de l'avenir.

Le sentiment d'anxiété agit sur l'insatisfaction profonde et provoque les auto-accusations ou auto-culpabilités sans raisons. Cette douleur morale du dépressif entraîne un atroce malaise générant des désordres hormonaux, alimentaires, voire des gestes suicidaires beaucoup plus graves et radicaux.

Les troubles multiples perturbent aussi le stress, la fatigue, le sommeil la vie sexuelle et la vie relationnelle. Il faut noter aussi que dans la dépression masquée l'hypersomnie est beaucoup plus fréquente.

Quittons la dépression pour visiter les troubles névrotiques et phobiques.


Les phobies

Les différents types de phobies

Sur environ 254 phobies recensées, les plus connues et importantes, mais surtout les plus courantes en cabinets de ville ou hospitaliers sont les suivantes :

  • des espaces vides découverts : agoraphobie
  • des douleurs : algophie
  • de la hauteur : acrophobie
  • des microbes : microphobie
  • des espaces clos : claustrophobie
  • du train : sidérodromophobie (peur de Freud)
  • de la mort : thanatophobie
  • de rougir en public : eurotophobie
  • La peur du cancer : cancérophobie
  • de parler : logophobie

Les autres sont plus ou moins banales, ou plus graves quand elles touchent les versants psychotiques.
Mais heureusement pour nous nos défenses sont efficaces et solides, et souples également.

Les différents mécanismes de défenses

Anna Freud présente la défense comme une activité active et indépendante du Moi destinée à protéger le sujet contre une grande exigence pulsionnelle.

Les défenses sont :

  • Le contre-investissement
  • La formation réactionnelle
  • La formation substitutive
  • La formation de compromis
  • La formation de symptômes
  • Le refoulement (le plus ancien décrit par S. Freud en 1895)
  • L'identification (très bon mécanisme de défense)
  • L'identification à l'agresseur
  • L'identification projective
  • La projection
  • L'introjection
  • L'annulation
  • La dénégation
  • Le déni
  • L'isolation
  • Le déplacement
  • La condensation
  • Le dédoublement du moi
  • Le dédoublement des images
  • La sublimation

Le sujet « normal » est celui qui possède de « bonnes » défenses, c'est-à-dire assez diversifiées et assez souples pour permettre un jeu pulsionnel suffisant, n'opprimant pas le Ça et tenant compte de la Réalité sans inquiéter le Sur-Moi tout en permettant au Moi de s'enrichir constamment dans une relation à autre.


Le stress

Le Stress n'est pas le fruit du hasard. L'absence ou la diminution du stress et de la fatigue est l'une des clefs essentielles de l'épanouissement. Le stress : le meilleur et le pire. Maladie, trouble, symptôme de la société, il peut être considéré comme l'interaction entre agression et réaction de l'organisme face à cette agression.

Le stress est devenu psycho-émotionnel. Si les agressions peuvent être multiples et diverses, corps et cerveau réagissent biologiquement toujours de la même façon.

Pour la médecine classique, le stress est en effet constitué de réactions neurophysiologiques et psychiques déclenchées par des événements ressentis comme menaçants. Pour nous, le stress est une réponse naturelle à un stimulus extérieur ou intérieur qui agresse notre cerveau et notre corps.

Pour comprendre comment notre cerveau réagit, il faut savoir que le système endocrinien possède l'originalité propre de ne rien créer dans l'organisme, mais de moduler à l'aide d'hormones, pratiquement toutes les réactions normales de notre organisme. C'est donc un système permettant à l'organisme de s'adapter à toutes les variations qui lui sont imposées aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur. Le stress permanent dont la fatigue est une résultante, éloigne plus ou moins bien le spectre de la dépression. La dépression, qu'elles que soient les formes que peut revêtir cette grave maladie, masque et cache avec soin la fatigue physique et psychique.

le stress et la fatigue agissent de la même façon perverse, et que fatigue, stress et angoisse sont des fléaux aboutissant inévitablement à la vraie dépression. La fatigue peut se manifester par la mélancolie, le spleen, l'angoisse, le stress, l'anxiété, ce sont les cinq doigts d'une main.

Le surmenage, l'insomnie, les chocs émotionnels, les traumatismes, les idées noires, qui provoquent des dérèglements de l'humeur, font partie de l'autre main.

La fatigue n'est qu'un simple maillon de la chaîne qui deviendra, plus tard, si elle n'est pas stoppée, un état ou un syndrome dépressif.

C'est Henri LABORIT - médecin, chirurgien, biologiste, inventeur des neuroleptiques et Professeur de neurophysiologie du système nerveux à l'hôpital Boucicaut de Paris, qui a proposé le modèle le plus complet du stress, dont les données sont source de références encore en 2004. Mais le mot stress a été vulgarisé par les travaux de SELYE qui décrivent les réactions de l'individu face aux agressions de l'environnement.

Le Pr LABORIT distingue deux types de Stress : un premier purement physiologique et un second psychosocial.

1- Le stress physiologique

Le stress purement physiologique qu'il nomme " choc " est un état d'alarme de l'organisme face à une agression physique de l'environnement. C'est une réaction physiologique aspécifique qui est toujours la même quelle que soit l'agression (le stresseur) ; c'est cette réaction qui a été décrite remarquablement par SELYE. L'agresseur peut être un agent infectieux, un choc physique (traumatisme crânien lors d'un AVP, ou un bruit insupportable lors d'une explosion...). La réaction physiologique sera toujours la même, c'est pourquoi elle est dite aspécifique. Il y a une perturbation de l'équilibre du milieu intérieur, une perturbation de l'homéostasie liée à l'irruption de l'agent stresseur. Alors se met en route rapidement la réaction d'alarme. Cette réaction met en route deux systèmes neuroendocriniens.

a) - Le système réagissant en premier dans les toutes premières secondes est le système adrénosympathique.

Système nerveux périphérique particulier, il contrôle le fonctionnement des organes internes comme le coeur les vaisseaux, les poumons, le système digestif, l'appareil urogénital. Ce système adrénosympahique est constitué d'une part par la chaîne des ganglions du système sympathique.

Ce sont des satellites des différents organes qui, par circuit nerveux, envoient dans ces organes des catécholamines (adrénaline et noradrénaline) pour modifier leur fonctionnement : c'est la réponse nerveuse. D'autre part, par la médullosurrénale qui sécrète des catécholamines et les envoie par voie sanguine aux différents organes : c'est la réponse humorale.

A ce système nerveux périphérique est couplé un centre nerveux spécifique au sein du SNC, le locus coreleus qui sécrète essentiellement de la noradrénaline dans la phase d'alarme d'un stress.

La sécrétion des catécholamines et la stimulation qu'elles engendrent au sein des organes comme au sein des centres nerveux provoquent les réactions suivantes :

  • vasoconstriction des vaisseaux périphériques pour réserver le flux sanguin aux organes principaux (coeur, poumons, et cerveau.)
  • augmentation de la tension artérielle et accélération du coeur
  • accélération de l'oxygène des organes et des muscles
  • vascularisation préférentielle des muscles

Au sein du système nerveux central se manifestent deux phénomènes physiologiques fondamentaux : concentration de l'attention et augmentation de la vigilance.

Ces phénomènes physiologiques permettent la fuite ou la lutte. Les Catécholamines induisent également un état d'anxiété pouvant aller jusqu'à l'angoisse, état faisant intervenir le système limbique qui gouverne l'affectivité.

Cet état d'anxiété ou d'angoisse sera d'autant plus élevé si le sujet ne peut passer à l'action, s'il y a inhibition de l'action. Il s'agit alors d'une " inhibition en tension ". Cette expression propre décrit une situation clinique que nous rencontrons tous les jours comme praticien : Des patients inhibés dans l'action et hypertendus dans leur corps. La sophrologie induisant un état de relaxation diminue alors l'activité du système adrénosympathique et les décharges de catécholamines.

C'est pourquoi nos techniques de sophrologie agissent sur la fréquence cardiaque, la tension artérielle et la fréquence respiratoire, et diminuent ainsi l'anxiété, l'angoisse et le stress.

b) - Le système qui réagit en second dans les premières minutes est le système neuroendocrinien, c'est-à-dire le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Schéma du Professeur Jean-Paul RAYMOND.

C'est un système à trois étages avec des boucles de rétroaction entre les étages.

La glande endocrine est la corticosurrénale (au-dessus du rein) ; elle sécrète le cortisol. Ce dernier joue un rôle majeur dans l'homéostasie du milieu intérieur en maintenant le taux de sel, le volume plasmatique et par conséquent la tension artérielle.

Le cortisol permet également le maintien de l'activité musculaire et intellectuelle (l'hypocorticisme se traduit par une grande asthénie).

La sécrétion de cortisol est contrôlée par l'ACTH produit par l'hypophyse antérieure. L'hypophyse constitue ainsi le second étage de ce système complexe. (J-P RAYMOND-Théodore NASSE)







L'ACTH a bien évidemment une action sur l'homéostasie du milieu intérieur en favorisant la sécrétion de cortisol, mais l'ACTH a aussi une action sur le SNC en facilitant la réponse locomotrice.

Selon les scientifiques, il existe au sein du SNC un système activateur de l'activité (SAA) et un système inhibiteur de l'action (SIA). Mais ces deux systèmes ne fonctionnent pas sur le même mode. La réaction de fuite et de lutte portée par le SAA (qui se trouve dans la substance grise centrale) est une réponse non conditionnée.

En d'autres termes la réaction de fuite ou de lutte est une réponse instinctive et réflexe non appris. Par contre l'inhibition de l'action est une réponse conditionnée, c'est à dire supposant un apprentissage.






La démonstration de LABORIT est ici fondamentale. Le rat soumis à un stimulus aversif répond d'abord par la fuite ou la lutte (mise en route du SAA). C'est dans un deuxième temps qu'il va choisir le comportement de l'inhibition de l'action (mise en route du SIA).

" Il nous apparaissait que le rat mémorise par apprentissage l'inefficacité de la fuite ou de la lutte pour s'inhiber "

En tant que thérapeutes, c'est la situation de la maladie dépressive que nous retiendrons. Ce qui est intéressant c'est que le cortisol active le système inhibiteur de l'action (SIA).

En effet " l'ACTH en activant le SAA facilite la réponse locomotrice aux agressions mais en retour du fait qu'elle initie la libération de cortisol, elle va secondairement ramener le comportement locomoteur à son niveau primitif par stimulation du SIA ". L'inhibition de l'action intervient dans un deuxième temps, elle se fait en partie sous l'action du cortisol et se traduit par de l'anxiété et de l'angoisse, elle marque le deuxième temps de la réaction de stress qu'avait décrit SELYE.

C'est le temps de la reconstitution de l'homéostasie du milieu intérieur à l'aide du cortisol. SELYE l'avait appelé la phase de résistance.

D'autres chercheurs ont prouvé que le cortisol est augmenté dans la maladie dépressive. Les travaux menés à l'Hôpital SAINTE-ANNE démontré par D.MOUSSAOUI et ceux de Théodore-Yves NASSÉ Service de Neuro-Psychiatrie attestent de ce fait, il y a bien longtemps déjà, dans les articles et revues médicales agressologie notamment revue du Professeur Laborit.( 1976/1986).

Le troisième étage est constitué par l'hypothalamus qui sécrète le C.R.F. (cortico-releasing-factor) qui contrôle la sécrétion de l'ACTH hypophysaire. Cet étage est celui du cerveau neurovégétatif lui-même coiffé par le système limbique pouvant être considéré comme le cerveau affectif.

2- Le stress psychosocial

Ce mécanisme est, beaucoup plus complexe. Ce n'est plus une simple réaction physiologique, ni un mécanisme instinctif (un comportement stéréotypé) à une agression extérieure, mais un phénomène interactif. Le stress psychosocial fait intervenir la mémoire, l'apprentissage, donc le cerveau affectif et limbique.

Dans la Nouvelle Grille mais très ancienne il expose les différentes fonctions du cerveau qui interviennent lors du stress psychosocial.

Ces fonctions sont particulièrement intéressantes à comprendre pour nous sophrologues, puisque ce sont ces fonctions que nous mettons en route (l'émotion, la mémoire, l'imagination et l'association d'images) au cours de nos séances de sophrologie. Le cerveau primitif (hypothalamus et tronc cérébral) assure une homéostasie physiologique. Le cerveau limbique et affectif assure une homéostasie émotionnelle et psychique : l'harmonie des émotions et la sérénité. Cette perspective s'envisage donc comme rupture d'un système homéostatique et, si le système nerveux doit être considéré comme un système assurant avant tout une action motrice sur l'environnement. Il faut aussi considérer que le cerveau est capable de représentations imaginaires fécondes pour défendre l'intégrité du Moi.

L'angoisse peut se résoudre par la fuite, la lutte ou l'agressivité défensive. Elle persistera, au contraire, si le stimulus nociceptif ou frustrant persiste et si le système d'inhibition est mis en jeu.

La peur peut être considérée comme étant à l'origine de la fuite (panique), de la lutte (agressivité défensive), comportements qui peuvent devenir secondairement gratifiants. La gratification et le sentiment de plaisir sont engendrés au sein du cerveau par la sécrétion d'endorphines.

Deux chercheurs, HUGUES et KOSTERLITZ, ont isolé et analysé les substances opiacées du cerveau. Il s'agissait de deux peptides faits chacun de cinq acides aminés. Ils baptisèrent cette substance enképhalines ; le nom donné couramment est endorphines pour signifier leur origine endogène et leur analogie avec la morphine, et c'est ce dernier qui prévalut.

La répartition des récepteurs de cette endorphine au niveau du cerveau est très vaste. On en trouve dans la moelle épinière, le tissu cardiaque, dans les glandes surrénales, le pancréas, les tissus rénaux et lymphatiques. Le cerveau limbique, responsable de la tonalité affective, semble très riche en récepteurs d'endorphines. Il est clair qu'une poussée d'endorphines va agir sur le cerveau et les organes, ainsi que sur l'état mental. Lors d'un combat ou d'une compétition sportive, état de stress intense et prolongé, le sportif blessé ne ressent pas la douleur grâce à la sécrétion d'endorphines. Par contre au repos, après l'effort, la douleur va apparaître. D'où l'idée de faire fabriquer mentalement par les patients cette endorphine pour faire disparaître la fatigue, le stress et la dépression.

Le système limbique est le centre de l'affectivité ou plutôt de la mémoire à long terme. « La mémoire à long terme est nécessaire pour savoir qu'une situation a déjà été éprouvée antérieurement comme agréable ou désagréable. La mémoire à long terme va donc permettre la répétition de l'expérience agréable et la fuite de l'expérience désagréable ». Selon LABORIT, les expériences mémorisées le sont dans deux systèmes distincts et en opposition :

  • le faisceau de la récompense et du renforcement : c'est le medial forbrain bundle (MFB)
  • le faisceau de la punition : le periventricular system (PVS)

La stimulation physiologique du MFB donne une sensation de plaisir. Lorsqu'il y a coïncidence entre l'intention (la représentation imaginaire) et le résultat de l'action, le MFB est activé. L'intention fait appel à la mémoire des expériences antérieures. En d'autres termes, le MFB est activé quand l'homéostasie émotionnelle et psychique est rétablie. C'est le circuit dit de la récompense. C'est ce circuit qui est mis en route par nos techniques sophrologiques et surtout celles qui font appel aux représentations imaginaires positives et agréables.

On pourrait appeler le MFB le circuit de la positivation. Le MFB fonctionne avec certaines catécholamines : la dopamine et la noradrénaline qui sont les neurohormones stimulant l'action. On peut comprendre que ce circuit de la récompense est celui que l'on met en oeuvre lors des sophro acceptation progressive qui, par exemple, préparent les épreuves sportives. En effet il anticipe la récompense pour faciliter l'action efficace. Article (A.Donnars.)

Le PVS au contraire est le système de la punition : il se met en route lors des stimulations aversives et se traduit par un sentiment de frustration. Sur le plan comportemental, cela donne la fuite, la lutte (agressivité défensive) ou inhibition. Le PVS réalise une connexion entre les structures corticales et limbiques. Ce système est cholinergique : la neurohormone est l'acétylcholine. Ce circuit de la punition aboutit à l'inhibition de l'action qui survient lorsque la punition ne peut plus être évitée par la fuite et la lutte. L'inhibition de l'action suppose la mémorisation d'expériences désagréables où l'action a rencontré des échecs douloureux. La psychologie de victimes de traumatisme s'explique par l'excitation récurrente de leur PVS qui se traduit par l'inhibition de l'action dès qu'elles voient resurgir des images s'associant à leur ancien traumatisme.

Dans le système limbique, les affects (polarité agréable ou désagréable) commandent l'action ou l'inhibition de l'action par l'intermédiaire du MFB et du PVS. Par contre les représentations imaginaires sont traitées par un réseau supplémentaire : le néocortex.

Chez l'humain le cortex cérébral est le lieu où s'élabore les images et les concepts. Pour LABORIT, le cortex cérébral fabrique des représentations imaginaires à partir des éléments mémorisés ; ainsi les éléments incorporés dans le cerveau, à partir des canaux sensoriels vont pouvoir devenir dans le cortex des représentations imaginaires qui vont permettre au sein du cortex de reconstituer la structure sensible d'un objet (à partir du souvenir que nous avons de sa vision, de son odeur, de son toucher). Mais le cortex associatif peut faire plus : grâce au système associatif des lobes fronto-orbitaires, il peut recombiner les éléments mémorisés d'une façon différente de celle par laquelle ils nous ont été imposés par le milieu extérieur.

 

Conclusion

 

Le cerveau est le chef d'orchestre philharmonique le plus puissant au monde, le plus joyeux lumineux et inventif, passant de la mémoire immédiate à la mémoire ancienne avec une rapidité incroyable. Rien ne peut s'effacer dans notre cerveau. Par contre la perte de la mémoire (de certains événements ) peut être la cause d'un stress, ou l'anxiété ou malheureusement due à une maladie plus grave.Conclusion

Ces modèles du stress nous ont permis d'exposer le rôle de quelques neurohormones et de comprendre sur quelles fonctions du cerveau elles agissent.

Nous pouvons très vite comprendre comment une anxiété banale et légère, donnant une angoisse qui surchauffe le cerveau et notre corps, va mettre en marche la chaîne du stress, et aboutir à la dépression si rien n'est fait. Le stress est un fléau que l'on peut identifier et surtout comprendre aujourd'hui grâce aux nouvelles techniques d'imagerie mentale et surtout grâce aux découvertes sur les hormones du stress.

En parallèle, les récentes études menées à l'Hôpital BICHAT et au Centre Européen de Recherche, Développement et Enseignement de la Nutrithérapie (CERDEN)- Campus-Université Libre de Bruxelles sur des compléments alimentaire spécifique ont montré l'intérêt de ces produits dans les traitements des états de choc au stress. Soit seul ou accompagné d'une prise en charge de ces troubles multiples dès leur apparition, l'association d'un traitement avec une prise en charge en psychothérapie une psychothérapie une sophrologie ou tout autre type de thérapie semble pertinente et ne peut qu'améliorer et activer l'état de nos patients.

Nos patients parlent d'un orage de pluie dans leur tête, belle image pour monter la détresse psychique. La liberté pour eux, c'est l'absence d'angoisse et surtout de ne plus être anxieux ou stressé déprimé, le seul désir est de retrouver simplement les choses simples de la vie de tous les jours.

C'est cette liberté que l'on peut tenter d'apporter à nos patients.


Bibliographie

Marc BRISSAT - " Études en nutrithérapie clinique et expérimentale " -Dans le cadre du Collège de Nutrition et de Nutrithérapie-Université Libre de Bruxelles (ULB) - 2003
Antonio DAMASIO - " Bonheur et la tristesse filmés directement dans le cerveau " - Revue Nature Neuroscience - 12/12/2000.
Alain DONNARS- Angoisse et dépression. Article IS, 1990 Numéro spécial SFS.
Hélèna Carolina JOHNES - " Effects of powerful stressors on the secondary stress path in the body and the brain " - Revue Nature - 2000.
Daniel KIEFFER - " Cure anti-stress " - Ed. Collection SULLY - 2000.
Henri LABORIT - " La Nouvelle grille " - Ed. Robert Laffont -1974.
Xavier MANIGUET - " Les énergies du stress " - Ed Robert LAFFONT
D.MOUSSAOUI - " Biochimie de la dépression " - Hôpital Ste Anne - Vol. 4 - 1978
Théodore-Yves NASSÉ - " La Fatigue : études comparatives de méthodes de Relaxation " - Quoi de Neuf en Sophrologie et Psychologie - 1998
-" Traitement du stress et de la douleur par la sophrothérapie " - Congrés CITHERE - Paris - Avril 2000.
-" Etude clinique sur le traitement du stress et de la fatigue et de la dépression par la sophrothérapie " - Congrés Mondial de Psychomotricité - Strasbourg - 2000.
-" The Treatment of stress and fatigue by Sophrotherapy A New Method Naturel for the children, an adult " - Revue Nature - USA HAWAII Honolulu - January 2000
-" Intérêt de la prise d'un complément nutritionnel spécifique, KAROSHIL, en association avec une méthode de relaxation, la Sophrologie Modifiée " - Congrès national de l'I.E.R.S.P. - Psycho-pathologie du stress, de la fatigue et de la dépression - Paris - Déc. 2003
-" Evaluation comparative de l'effet d'un complément alimentaire, KAROSHIL, versus placebo, sur l'anxiété légère et les troubles bénins de l'humeur, sur la qualité de vie et le bien-être " - Groupe Santé Recherche - Toulouse - 1998
-" Behandling af stress med Sophrologisk terapi " - DAP DANSKE AFSPAENDINGSPAEDAGOGER - DANEMARK - 23 MAJ 2001.
-" Voyage dans le corps imaginaire de la psychothérapie à la recherche scientifique des hormones du stress" 2003 Paris.
Jean-Paul et Anne-Marie RAYMOND - " Plaisir des sens du stress à la sophrologie " - Ed. Tchou - 1999

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Published by inspirezvous la bulle de detente
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:48

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Vivre un deuil

Le deuil, un voyage difficile

L’être cher qui vient de vous quitter laisse un vide énorme dans votre vie. Au fil des semaines et des mois qui vont suivre, vous passerez sans doute par une foule d’émotions : c’est normal.

Le mot deuil tire ses origines du latin « doulos », qui signifie « douleur ». La traversée du deuil qui s’amorce pour vous risque en effet d’être douloureuse. C’est inévitable. Soyez indulgent envers vous-même, vivez un seul moment à la fois et ne manquez pas l’occasion de vous féliciter pour votre courage. Votre peine est unique, tout comme vous. Puisque chaque être humain est différent, vous aurez votre propre façon de vivre votre peine.

Aucune marche à suivre n’est valable et vous devrez trouver en vous la force qui vous est propre. Selon la plupart des spécialistes, un deuil dure entre 9 mois et 2 ans. Ces chiffres ne sont que des repères approximatifs : vous serez en deuil aussi longtemps qu’il vous sera nécessaire de l’être. Certaines personnes qui traversent un deuil ont besoin du soutien de professionnels de la santé. N’hésitez pas à demander de l’aide à un médecin, un travailleur social ou un psychologue : loin d’être un signe de faiblesse, ce geste traduit une preuve de respect envers soi-même.

Voici les principaux points à retenir lorsqu'un deuil vous frappe :

• Malgré ce que plusieurs peuvent penser, un deuil normal dure en moyenne deux ans. Donnez-vous le temps de guérir. Peu à peu, vous éprouverez moins de douleur au souvenir de la personne décédée.

• L'intensité de votre deuil dépendra de la relation que vous entreteniez avec la personne décédée.

• Il est tentant de vouloir prendre des raccourcis afin d'éviter la souffrance. Cependant il n'en existe pas, la seule façon de passer au travers le deuil est de vivre pleinement la souffrance et les différentes émotions qui s'y rattachent.

• Dans les moments les plus difficiles du deuil, soyez indulgent envers vous-même. Les émotions que vous vivez sont intenses et demandent beaucoup d'énergie, cependant elles sont passagères. Vivez un instant à la fois et félicitez-vous lorsque le pire est passé.

• Il arrive que certains ont l'impression de devenir fou et se demandent s'ils sont normaux dans leurs réactions de colère, de culpabilité, de confusion et de découragement. Soyez sans crainte, ce sont là des réactions normales vécues dans le deuil.

• Avec la mort d'un être cher, il arrive que des décisions importantes doivent être prises (vente de la maison, déménagement, etc.). Remettez-les à plus tard autant que possible; vous n'êtes pas en état de prendre des décisions éclairées. Vous pourriez le regretter.

• Soyez patient avec les autres, ils ne comprennent pas toujours ce que vous vivez. Exprimez vos besoins et entourez-vous de gens en qui vous avez confiance et sur qui vous pouvez compter. Ceci vous évitera des frustrations.

• N'oubliez jamais que vous traversez sans doute la pire épreuve qu'il soit donné à un être humain de vivre. Votre vie s'en trouve désorganisée, vous êtes profondément ébranlé et la douleur intense et profonde gruge vos forces. Vous devez intégrer les changements inhérents à la perte, c'est-à-dire mettre fin à vos projets communs et vivre quotidiennement avec l'absence de l'être aimé. Alors permettez-vous d'aller chercher de l'aide si vous en avez besoin. Peut-être existe-il un groupe d'entraide dans votre localité. Informez-vous auprès des service sociaux de votre communauté .

• Vous avez le droit de prendre congé et de vous divertir, cela ne peut que vous faire du bien. Et comme le deuil vous demande beaucoup de travail, ne vous surchargez pas trop. Vous avez besoin de récupérer.

• Si vous êtes croyant, n'hésitez pas à prier afin de recevoir l'aide nécessaire à votre guérison.

 

  
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Les manifestations normales du deuil

Les sentiments

Au cours d'un deuil, on peut vivre à différents moments un ou plusieurs des sentiments suivants :
• Du chagrin, de la tristesse.
• De la colère ou de la révolte.
• Du ressentiment.
• De l'anxiété, de l'angoisse.
• De la culpabilité.
• Du soulagement.
• De l'ambivalence.
• De l'incompétence.
• Un engourdissement émotif.
• Un sentiment d'abandon, de solitude, d'injustice.
• Une obsession, un désir de contact avec la personne disparue.

Les comportements

Au cours d'un deuil, on peut manifester un ou plusieurs des comportements suivants :
• Des
pleurs, des soupirs.
• Des
lamentations, de la verbalisation.
• De
l'hostilité, de l'agressivité.
• De
l'impatience.
• Du
désintéressement.
• Des
regrets.
• De l'isolement, un retrait social, de l'évitement.
• De
l'apathie.
• De la
distraction.
• Un « 
fonctionnement automatique ».
• De
l'hyperactivité.
• Un
sommeil perturbé (manque ou excès).
• Des rêves
fréquents ou des cauchemars.
• Une
identification à la personne décédée.
• Une évasion
dans les drogues, les médicaments ou l'alcool.
• Un
manque d'intérêt pour l'hygiène et pour les activités courantes.
• Voir la
personne décédée partout.
• Un désir
de rejoindre la personne décédée.
• Une
remise en question de ses croyances, un sentiment de colère à l'égard de Dieu.
• Une perte de
confiance en l'avenir.

Important : N'hésitez pas à consulter un spécialiste si certains de ces comportements sont persistants ou vous inquiètent.

Les sensations physiques

La personne endeuillée doit affronter plus que ses émotions. En plus de soigner son cœur, elle doit tenir compte de son corps. L’organisme réagit physiquement à la douleur psychologique. Le corps, par le biais de plusieurs signes, dit que lui aussi a mal.

Une personne endeuillée peut manifester un ou plusieurs de ces symptômes :
• La bouche sèche.
• De la difficulté à avaler.
• Un serrement au niveau de la gorge ou de la poitrine.
• Une crispation dans la région gastrique.
• Un point dans le dos.
• Des bouffées de chaleur.
• Une transpiration soudaine et excessive.
• Des palpitations cardiaques.
• De l’hypertension artérielle.
• Une vision embrouillée.
• Une grande sensibilité au bruit.
• Des tremblements.
• Des douleurs physiques.
• Une perte d'appétit, une altération du goût.
• Des troubles digestifs, des diarrhées, des maux de ventre.
• Des maux de tête, des migraines.
• Des tensions ou des faiblesses musculaires.
• Un manque d'énergie, de la fatigue.
• De la difficulté à se concentrer.

Important : N'hésitez pas à consulter un médecin si vous éprouvez des malaises persistants ou si vous observez une détérioration de votre état de santé.

 

Les étapes d'un deuil

L'étape du choc (le déni)

• L'émotion est brutale, comme si on recevait un coup sur la tête.
• On vit une sorte d'engourdissement qui nous protège de la douleur.
• En général, le choc ne dure pas longtemps (de quelques minutes à quelques heures).
• Ce n'est pas le moment de prendre des décisions à long terme.
• Il est bon d'avoir la compagnie d'un ami.
• Quand le choc disparaît, la douleur surgit.

L'étape de l'adaptation

• C'est l'étape la plus difficile et la plus exigeante. Le travail du deuil commence ici.
• C'est une période de désorganisation, d'intégration et d'adaptation.
• On traverse une turbulence d'émotions qui épuisent.
• Il est souhaitable d'aller au fond de sa peine.
• Il est préférable de ne pas prendre de tranquillisants, car ils peuvent bloquer les émotions.
• Essayer de se joindre à un groupe de soutien.
• On est plus vulnérable physiquement, il est bon de consulter un médecin pour prévenir les problèmes
  de santé.
• Boire plus d'eau (1/3 de plus que la soif le demande).
• Faire de l'exercice.
• Se reposer suffisamment.

L'étape créatrice

• La guérison s'annonce.
• C'est une période de reconstruction.
• L’équilibre émotif est encore fragile, mais le courage revient lentement.
• Les souvenirs font surface et provoquent tantôt des pleurs, tantôt des rires.
• Rendu à cette étape de votre deuil, on est en mesure de prendre du recul face à sa douleur :
  on peut être fier de soi et du chemin parcouru.
• C'est une étape d'identification et d'exploitation de ses ressources.
• Les forces déployées dans la traversée de votre deuil redonnent un sens à sa vie. C’est un nouveau
  départ.
• On réinvestit son énergie dans de nouveaux projets ou dans la poursuite de ce qui avait été mis de côté.
• On est en paix avec la personne décédée ; il nous est maintenant possible de la laisser partir.
• On ne l’oublie pas, bien au contraire. Un lien intense, profond et positif nous unit maintenant à elle.
• On s’ouvre à nouveau à la vie.
 

Aider une personne endeuillée

Il n’y a pas de mots magiques pour consoler une personne en deuil. Ce qui peut aider, c’est de lui offrir de l’écouter si elle veut en parler. L’écoute est plus importante que tous les mots. Plutôt que de dire n’importe quoi, il vaut mieux exprimer à la personne qu’on ne sait pas quoi dire, l’écouter, respecter ses silences et se montrer disponible.

Compatissez avec elle, soyez rassurant, offrez-lui votre aide. Une aide concrète est appréciée par la personne endeuillée ; apporter un repas, garder les enfants, faire le ménage, etc. Incitez-la à être patiente envers elle-même et ses proches. Au besoin, encouragez-la à consulter un professionnel de la santé.

La personne en deuil a besoin d’être entourée, mais pas avec la même relation qu’à l’habitude. Elle aura aussi besoin d’être seule à l’occasion. Elle peut s’éloigner de certaines personnes, d’un couple, par exemple, si elle a perdu son conjoint. Respectez cette distance, mais revenez à la charge après un certain temps pour lui rappeler que vous êtes toujours prêt à reprendre la relation quand elle en sentira le besoin.

N’hésitez pas à parler de la personne décédée. Il est conseillé d’utiliser son nom et de mentionner ses qualités ; cela facilite le processus du deuil. Il ne faut pas changer de sujet quand la personne parle du défunt. Il se peut qu’elle dise et redise les mêmes choses ; il faut lui laisser répéter et l’écouter.

Il est primordial, pour la personne qui veut apporter son aide, de se rappeler que l’attitude et le comportement sont plus importants que les paroles.

Ce que vous pouvez faire

• Dites-lui que vous compatissez avec elle et qu'elle peut compter sur vous pour l'accompagner dans ces
  moments difficiles.

• Laissez-la parler de la personne décédée aussi longtemps et aussi souvent que le besoin s'en fait sentir.
  Soyez une bonne oreille.

• Exprimez-lui combien vous êtes affecté par la perte qui l'afflige. N'hésitez pas à parler de la personne
  décédée et à mentionner ses qualités.

• Au besoin, donnez-lui un peu de votre temps pour l'aider dans la réalisation de ses tâches quotidiennes.
• Soutenez aussi les autres membres de sa famille qui sont eux aussi affectés par la perte et qui ont besoin
  d'être consolés.

• Incitez-la à être patiente envers elle-même et ses proches.

• Soyez rassurant lorsqu'elle se charge de reproches, dites lui qu'elle a fait tout ce qu'elle pouvait.

Les attitudes aidantes :

• chaleur humaine ;
• patience ;
• respect d'autrui ;
• authenticité ;
• ouverture d'esprit ;
• compassion ;
• honnêteté ;
• écoute active ;
• empathie ;
• respect de soi (ses limites) ;
• disponibilité ;
• compréhension ;
• souplesse ;
• congruence.

Ce que vous devez éviter

• Évitez de laisser votre sentiment d'impuissance ou votre malaise vous tenir à l'écart. La personne endeuillée
  a besoin de vous plus que jamais.

• Ne lui dites pas que vous la comprenez, à moins d'être vous-même passé par là.

• Évitez de porter un jugement sur ses sentiments ou de lui dire ce qu'elle devrait faire ou ressentir.

• N'ayez pas peur de mentionner le nom de la personne décédée. Évitez de changer de sujet lorsqu'elle désire
  en parler.

• Ne chercher pas une justification à ce qui vient d'arriver.

• Ne minimisez pas sa perte en essayant de faire valoir ce qui lui reste encore.

• N'essayez pas de lui montrer les mérites d'une vie nouvelle qui s'annonce; ce n'est pas le moment.

• Ne faites pas de remarques désobligeantes concernant les événements qui entourent le décès. Cela pourrait
  ajouter au sentiment de culpabilité déjà très présent.

Les attitudes à éviter

• confrontation ;
• provocation ;
• maternage ;
• agressivité ;
• interprétation ;
• culpabiliser l'endeuillé ;
• l'interrompre lorsqu'il parle ;
• minimiser les émotions et la situation ;
• porter un jugement ;
• comparer avec quelqu'un d'autre.
 

La perte d'un enfant

Le deuil suite au décès d'un enfant est très pénible pour les parents. Étant responsables de celui-ci et de sa protection, ils ont une impression d'échec et portent en eux un sentiment de culpabilité énorme.

De plus, la plupart des parents voient en leurs enfants le prolongement d'eux-mêmes et mettent en eux leurs propres aspirations. La mort devient alors la fin de leurs désirs secrets de continuité et emporte avec elle une partie d'eux-mêmes.

Voici quelques points à retenir si vous vivez le deuil de votre enfant :

• L'intensité et la durée du deuil dépend de la relation que vous entreteniez avec votre enfant.

• Chaque personne est unique, ressent et vit les choses à sa façon, en lien avec sa personnalité. Étant donné que le deuil s'exprime différemment pour l'un et pour l'autre, il arrive qu'une certaine incompréhension se manifeste et provoque une distance entre les conjoints. Si vous avez de la difficulté à accepter que l'autre puisse vivre son deuil à sa façon, vous développerez alors un problème de communication qui pourra aller en s'aggravant. Dans une telle situation, l'aide d'une personne ressource peut s'avérer très utile.

• Suite à l'intensité de la douleur vécue, il arrive que l'un des conjoints en vienne à penser que l'autre est responsable de la mort de l'enfant. Ce sentiment ne se traduit pas nécessairement par des mots et peut même être inconscient, cependant on remarquera beaucoup d'impatience et d'irritabilité à l'égard du « coupable ».

• Les périodes de douleur intense et de rechute ne sont pas toujours correspondantes entre les conjoints. Quand l'un finit par s'en remettre un peu et à remonter la pente, l'autre traverse une période difficile. Ce manque de synchronisme provoque l'impression d'être constamment dans la douleur. Afin d'éviter de retomber dans la souffrance, les conjoints peuvent finir par vouloir s'éviter dans les moments difficiles.

• Le deuil d'un enfant bouleverse la vie de couple. En ce qui concerne la sexualité, les besoins de l'un pourront augmenter alors que chez l'autre ils pourront diminuer, voir même disparaître. Là encore, il est important de maintenir la communication ou de consulter un professionnel au besoin.

• Si vous avez d'autres enfants, surtout ne les oubliez pas. Ils souffrent eux aussi de cette perte immense et se sentent eux aussi coupables. Vous aurez sans doute besoin de parler de votre enfant décédé; toutefois évitez de le comparer à ceux qui restent. Il est important que tous puissent garder leur identité sans pour cela se sentir diminués ou encore regretter d'être vivants.

• Le deuil d'une femme qui subit une fausse couche ou un avortement n'est pas considéré comme tel par la société actuelle. La femme se voit donc confinée, dans le silence, à vivre l'échec et la culpabilité. Il arrive aussi que du ressentiment se développe à l'égard du conjoint. Lorsque les sentiments vécus sont trop intenses, il peut en découler des troubles somatiques et psychologiques qui nécessitent l'aide d'un professionnel.

En résumé, dites-vous bien qu'il vous sera très difficile de traverser seul cette épreuve. Entourez-vous de gens en qui vous avez confiance. Essayez de garder un lien étroit avec votre conjoint et aidez-vous mutuellement autant qu'il vous est possible de le faire. Et surtout n'hésitez jamais à demander l'aide d'une personne ressource appropriée.
 

La perte par suicide

• Plusieurs questions surgiront ainsi que de l'incompréhension. Vous ne comprendrez pas les raisons qui ont pu motiver ce geste. Essayez de ne pas trop vous tourmenter avec cela, des réponses viendront ici et là de manière insoupçonnée.

• Sans doute y a-t-il aussi un sentiment de culpabilité qui vous envahit. Vous regrettez certaines paroles ou certains gestes. Éprouver de la culpabilité est un processus normal dans le deuil qui vous accable. Dites-vous bien qu'avec le temps, votre culpabilité se changera en regrets et qu'en bout de ligne il ne vous restera qu'un sentiment d'impuissance face à la mort.

• Lors d'un tel drame, vous ressentirez de la colère envers la personne suicidée qui vous a abandonnée, envers Dieu qui n'a rien fait pour éviter cela et envers tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l'accomplissement de ce geste désespéré. La colère est un sentiment passager, elle passera. Cependant veillez à ne pas vous autodétruire dans la colère ou encore à blesser votre prochain inutilement. Il existe des façons positives de l'exprimer.

• Rappelez-vous que vous ne pouviez pas choisir pour l'autre et que le choix du suicide ne vous appartenait pas. Acceptez que, même avec toutes vos intercessions, vos paroles n'ont pu influencer l'être aimé dans sa décision.

• Une fois la tempête calmée viendra l'acceptation. Il vous faudra du temps avant d'arriver là. Offrez-vous tout le temps nécessaire. Un deuil par suicide prend plus de temps à guérir. Ne perdez pas patience, un jour vous pourrez dire que vous respectez son choix.

• Si vous constatez avoir des idées suicidaires suite au deuil que vous vivez, il faut chercher de l'aide. Des solutions peuvent s'offrir à vous pour traverser ces pénibles moments sans que vous aillez jusqu'à poser un geste irréversible.

• Avec la souffrance, on apprend à donner un nouveau sens à la vie, à changer ses valeurs et ses priorités. Il vous est peut-être difficile de croire que vous irez mieux et que vous pardonnerez, mais un jour viendra où vous pourrez vous dire enfin : « La vie continue et je suis heureux d'en faire partie. »
 

Le deuil chez l'enfant

Expliquer la mort aux enfants

Il est difficile d’expliquer la mort aux enfants. L’important est de ne pas leur mentir et de ne pas les tenir à l’écart. Vous ne leur rendriez pas service. Au contraire, en voyant votre chagrin, ils comprendraient que quelque chose de grave est arrivé et cela les insécuriserait. Leur dire la vérité avec des mots adaptés à leur âge les aideront à traverser cette épreuve.

La petite enfance (avant 2 ans)

À cet âge, l’enfant ne comprend pas la mort. Il ressent par contre très fortement la détresse des gens qui l’entourent. Il pourrait pleurer plus que d’ordinaire, ou encore refuser de dormir ou de manger.

L’enfant de cet âge a besoin :

• de continuité dans ses habitudes ;
• d’être réconforté, bercé, cajolé.

Il vaut mieux éviter :

• de le sortir de son environnement ;
• de l’éloigner de ses parents ou du parent survivant.

L’âge préscolaire (de 3 à 5 ans)

Dès 3 ans, l’enfant a une certaine compréhension de la mort. Il la confond par contre avec un long sommeil et croit que la personne décédée reviendra. Un enfant de cet âge pourrait croire que la mort qui survient est de sa faute. Il risque aussi de ressentir de la peur à l’idée que d’autres personnes qui lui sont chères disparaissent.

L’enfant de cet âge a besoin :

• de savoir qu’on ne l’abandonnera pas ;
• de comprendre que cette mort n’est pas de sa faute ;
• d’entendre la vérité, dans des mots qu’il comprend.

Il vaut mieux éviter :

• de lui dire que le défunt est parti en voyage ou qu’il se repose (l'enfant pourrait avoir peur de
   s’endormir ou de partir en voyage) ;
• de trop bouleverser sa routine quotidienne.

L’âge scolaire (de 6 à 12 ans)

À partir de 5 ou 6 ans, l’enfant comprend que la personne défunte ne reviendra jamais. Vers 9 ans, il sait aussi qu’il mourra un jour. Il est assez grand pour comprendre ce qui se passe et assister, s’il le désire, au rituel funéraire. À cet âge, l’enfant pourrait manifester de la colère envers le défunt qui l’a abandonné. Il est également possible qu’il cherche un coupable à blâmer, ou qu’il se sente lui-même responsable de la mort.

L’enfant de cet âge a besoin :

• de recevoir des réponses franches à ses questions ;
• de beaucoup de support dans sa vie quotidienne et scolaire ;
• d’être rassuré sur le fait qu’on ne l’abandonnera pas.

Il vaut mieux éviter :

• de le tenir à l’écart de tous les événements entourant la mort.

L’adolescence (de 13 à 17 ans)

Comme l’adulte, l’adolescent comprend la mort et tout ce qu’elle implique. Par contre, il est fréquent qu’il y réagisse de façon différente. L’adolescent pourrait s’absenter souvent de la maison, mal s’alimenter et dormir peu. De plus, il est possible qu’il témoigne de l’agressivité envers ses proches, ou encore qu’il adopte une attitude teintée d’indifférence.

L’enfant de cet âge a besoin :

• de discussions franches et ouvertes ;
• de la présence d’un ami ou d’un intervenant à qui il pourra se confier.

Il vaut mieux éviter :

• de forcer la main à l’adolescent qui refuse de se confier à vous.

- Demeurez à l’écoute des questions de l’enfant, encouragez-le à partager ses peurs.
- Ne tardez pas à lui annoncer la mort. Si possible, annoncez la nouvelle à tous les membres de la famille
  en même temps.
- Dites la vérité à l’enfant, dans des mots qu’il comprendra.
- Dans la mesure du possible, évitez de le sortir de son milieu.
- Invitez-le à participer aux rituels funéraires (présence au salon, funérailles, visite au cimetière, messe
  commémorative).
- Partagez votre chagrin avec lui. Ainsi, il ne se sentira pas isolé ou anormal d’en ressentir lui aussi.
- Encouragez-le à exprimer ses émotions en mots, mais aussi par le jeu, le dessin, la musique ou l’écriture.

Pourquoi un enfant ne vit pas la même tristesse ?

Le processus de deuil chez un enfant est différent de celui de l’adulte. Le chagrin d’un enfant est intermittent et se traduit plus par des comportements ou des attitudes que par la parole. La capacité d’un enfant à vivre de fortes émotions est limitée. L’enfant pourrait être triste pendant quelques minutes avant qu’un stimulus viennent interrompre sa pensée et détourne son attention. L’enfant, même s’il peut ressentir les mêmes réactions physiques, émotionnelles ou de comportement que l’adulte, continuera à jouer pendant son deuil.

 

Chercher de l'aide

Votre chagrin est unique

Vous êtes un être unique et la peine que vous ressentez suite à la perte d’un proche l’est tout autant. Cette période de deuil sera sans doute remplie d’épreuves, de larmes et d’émotions. Mais il y aura des moments où l’espoir montrera le bout de son nez. Puis, viendra enfin la guérison.

À certaines étapes de votre deuil, vous aurez peut-être envie d’être seul, afin de faire le point. À d’autres moments, vous ressentirez peut-être un fort besoin d’être écouté, consolé, entouré. Respectez vos propres besoins, qui ne manqueront pas de se transformer au fil des mois.

Sachez que plusieurs ressources s’offrent à vous, à toutes les étapes de votre deuil. Il vous revient de choisir celles qui vous conviennent le mieux.

Les rituels funéraires : Se rassembler pour partager

Depuis la nuit des temps, les humains pratiquent les rites funéraires pour marquer le départ d’un être cher et pour reconnaître qu’une vie a été vécue. Que ce soit seul ou entouré de ses proches, la pratique d’un rituel funéraire peut apporter un soutien réconfortant dans votre traversée.

Les funérailles

Les funérailles offrent un lieu où les gens touchés par la même douleur peuvent partager leur peine et s’offrir un réconfort mutuel. La solidarité et la sympathie qui sont exprimées lors des obsèques peuvent s’avérer précieuses pour la suite de votre deuil.

Les messes commémoratives

Célébrer une messe commémorative est une façon de dire que l’on n’oublie pas le défunt. C’est également une occasion où vous pourrez faire le point sur votre deuil, afin de continuer à avancer vers la guérison.

Les visites au cimetière ou au columbarium

Rendre visite à un proche dans le lieu où il repose sera peut-être un geste que vous aurez envie de poser. Prendre le temps de se recueillir devant l'urne ou sur la tombe d’un être cher, c’est prendre le temps de dire que l’on n’oublie pas. C’est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru.

Partager sa peine pour lui donner un sens

Dans la traversée d’un deuil, on a parfois l’impression que la guérison n’arrivera jamais. Il devient alors très important de chercher du réconfort et de la chaleur humaine. En cours de route, vous aurez sans doute besoin de vous confier à une oreille attentive. En plus de votre entourage, diverses ressources s’offrent à vous.

Consulter un professionnel

Les aléas de la vie provoquent parfois le besoin de faire le point avec l’aide d’un psychologue ou d’un psychothérapeute. Plusieurs de ces professionnels se spécialisent dans la traversée du deuil. Débuter une thérapie avec l’un d’eux sera peut-être pour vous un moyen de vous libérer d’une trop grande peine.

Les groupes d’entraide

Ces groupes rassemblent des gens qui vivent un deuil. Les rencontres organisées par les groupes d’entraide se tiennent dans un esprit de respect et d’écoute. Lors de telles réunions, vous pourrez partager votre expérience, mais aussi écouter celle des autres; être aidé, mais aussi aider.

Les groupes de soutien et les thérapies de groupe

Les groupes de soutien et les thérapies de groupe sont des rencontres animées par un psychologue ou un autre intervenant social. Vous pourrez y retrouver les mêmes bienfaits que dans un groupe d’entraide, mais dans un cadre plus structuré.

Les forums d'entraide

 

Laisser le temps faire son travail

Traverser un deuil est une épreuve douloureuse et parfois longue ; donnez-vous le droit de prendre votre temps. Bien qu’aucune thérapie n’offre de recette miracle pour guérir d’un deuil, plusieurs ressources pourront vous aider à mieux vivre cette étape importante de votre vie.

 

 

Comment faire savoir aux autres que l'on veut être seul ?

La première chose à faire lorsque l’on se sent envahi par la présence des autres est de leur faire part de votre volonté d’être seul. Rassurez-les que c’est vraiment ce que vous voulez et que vous reprendrez contact avec eux. Ils respecteront votre volonté. Souvenez-vous que les gens qui veulent vous aider ne veulent que votre bien. Ne les négligez pas; au contraire, c’est dans des moments aussi difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis.

Pourquoi les gens vivent-ils leur chagrin à des rythmes différents ?

Le processus de deuil est unique à chaque personne. Il faut éviter de comparer le chagrin de l’un avec celui de l’autre. Il faut prendre les choses dans l’ordre où elles viennent et il faut éviter de presser la guérison. Refuser de vivre son deuil ne fait que le prolonger.

Pourquoi un conjoint en deuil tombe-t-il souvent malade ?

Tous les symptômes physiques et psychologiques ressentis par la personne en deuil peuvent contribuer à affaiblir son système immunitaire. Ainsi, la fatigue, le manque d’appétit et la perte du goût de vivre peuvent être des facteurs aggravants. La personne doit avoir le désir de s’en sortir et doit continuer à s’alimenter normalement. Il est conseillé de consulter un médecin avant que la maladie ne s’ajoute au chagrin.

Les personnes qui s'attendent au décès d'un proche vivent-elles leur deuil plus rapidement ?

Pour certaines personnes, le processus de deuil a commencé avant le décès. La guérison peut donc sembler plus rapide, mais les étapes du deuil ont quand même été franchies. Pour d’autres, le deuil sera vécu deux fois; une fois avant le décès et une fois après.

Faut-il éviter de parler de la personne défunte en présence de l'endeuillé ?

Souvent, les proches pensent faire une faveur à la personne endeuillée en évitant de parler du défunt. Ils craignent de provoquer une crise de larmes. Ils ne savent pas quoi faire dans ces moments, alors ils évitent toute référence au défunt. Pourtant, la personne endeuillée a besoin d’en parler. Les larmes font partie du processus de guérison. Ils ne faut pas chercher à les éviter. Quand la personne endeuillée pleure, il faut être là et l’écouter. Ne dites rien si vous ne savez pas quoi dire. Si la personne endeuillée vous demande de ne pas parler du défunt, respectez sa décision. Revenez plutôt à la charge après quelque temps pour vérifier si elle souhaite maintenant en parler.

Pourquoi mon chagrin revient-il encore alors que je crois que tout est rentré dans l'ordre ?

Il est normal que la peine revienne à certaines occasions. Comme une vague, le chagrin frappe plus fort à certains moments et se retire tranquillement pour peut-être revenir à la charge. Les vagues seront moins fortes avec le temps parce que vous aurez appris à vivre avec. Le processus de deuil se fait progressivement, il ne faut pas l’oublier. Les vagues ne vous ramènent pas en arrière, elles font partie du chagrin. Dans certaines occasions, les vagues peuvent sembler plus fortes. Ainsi, les journées spéciales telles les fêtes, les anniversaires ou les congés peuvent ramener le sentiment de vide laissé par la personne décédée. Prenez les choses comme elles viennent, sans les brusquer.

Comment un groupe pour personnes endeuillées peut-il aider ?

Les groupes pour personnes endeuillées rassemblent des gens qui vivent un deuil. Pendant ces rencontres, les gens en deuil partagent leur expérience et profitent du support des autres. Dans la même optique, les groupes de soutien et les thérapies de groupe sont des rencontres animées par un psychologue ou un intervenant social. Le concept est semblable au groupe d’entraide, mais il est plus structuré.

Faut-il se débarrasser des objets du défunt ?

C’est un choix que doit assumer la personne en deuil. La présence des objets de la personne décédée peut être réconfortante, mais il faut se rappeler que les objets ne sont pas la personne. S’en détacher n’effacera pas le souvenir, mais cela peut aider à accepter le départ. Il n’est pas nécessaire de se débarrasser des objets du défunt, mais dans le cas contraire, il faut vider les tiroirs seulement lorsqu’on se sent prêt.
 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:01

PERSO034

 

 

DE LA DÉPENDANCE A L’AUTONOMIE…

- Sentir et connaître son corps, mieux déceler ses besoins réels, authentiques
- Désamorcer les manifestations physiques de la dépendance (cigarette, alcool, nourriture, jeux vidéos, …)
- Reprendre contact avec sa respiration
- Gérer l’angoisse et le stress, causes ou effets de l’addiction
- Gérer ses émotions: apprendre à les canaliser pour soi et non contre soi
- Être structuré dans le temps : « ici et maintenant »
- Se ré-assurer, renforcer l’estime de soi
- Renforcer la conscience des cinq sens (odorat, ouïe, goût, vue, toucher)
- Apprendre à vivre son corps aussi au travers des sensations agréables

 

Drogues et Addictions

Le terme d’addiction, employé aujourd’hui couramment, désigne une répétition d’actes susceptibles de provoquer du plaisir, mais marqué par la dépendance extrême à un objet matériel ou à une situation recherchée et consommée avec avidité.

Nous distinguons les addictions avec drogues de celles sans drogues - aussi appelées addictions comportementales.

Les addictions avec drogues regroupent les drogues licites (tabac, alcool, médicaments…) et les drogues illicites (cocaïne, ecstasy, héroïne…les substances dopantes telles que les amphétamines).

Les drogues comportementales comprennent le jeu pathologique, l’addiction au travail, les achats compulsifs, les cyberaddictions, l’addiction au portable, les addictions au sport, la sexualité compulsive, boulimie et l’ivresse de la métamorphose (telle que le chirurgie esthétique, les piercings, tatouages).

Ce terme d’addiction est utilisé comme équivalent à celui de dépendance ou de toxicomanie. Il est intéressant d’en noter l’étymologie latine, ad-dicere « dit-à » qui exprime une appartenance au terme d’esclavage.

L’addiction est une pathologie moderne, sous forme de rapport à la jouissance immédiate qui s’est beaucoup développée aujourd’hui, au travers de l’audiovisuel, des publicités. Les publicitaires ont compris l’ambiguïté - l’addiction est une maladie mais si l’on devient addict, c’est que l’objet de dépendance est une source de plaisir intense- et propose, par exemple, la promotion des jeux comme ils ont pu promouvoir une boisson alcoolique ou du tabac avec le sloggan paradoxal « ne pas abuser… »

De même que les jeux font partie de notre pratique quotidienne ( loto, casinos, internet), la modernité propose un certain nombre d’objets réalisés à grande échelle par la science ou la technologie : les téléphones portables, les drogues chimiques, l’internet permettant très vite l’accès à la satisfaction du désir.

Le virtuel présente l’avantage d’être disponible à volonté : il suffit de se connecter pour combler l’angoisse du manque. Il englobe des formes de dépendances à l’outil informatique, à la sexualité sur internet, aux achats compulsifs en ligne, aux formes de communication par e-mail ou avec des groupes de communication. Les cyberdépendants qui essaient d’échapper à la réalité en entrant dans un monde virtuel se heurtent à des frustrations ; ce substitut ne satisfait pas, ce qui conduit à la répétition.

Pour le cybernaute présentant un comportement addictif sexuel, l’univers sans barrage et sans limites de l’internet, lui offre la choix et la possibilité d’accéder à ses fantasmes les plus intimes alors que l’objet du désir est absent. Se confondent l’espace du réel et celui de l’imaginaire. Cependant le manque (marque du deuil impossible ou de l’absence omniprésente) n’est pas le signe du désir. Quel est le manque originaire, l’objet de désir ?

Valentin Nusinovici, psychiatre, psychanalyste écrit : « Freud est d’abord un scientifique qui étudie la machine corporelle. Dans l’Esquisse d’une psychologie scientifique, en 1895, il met en place un appareil psychique qui doit travailler à satisfaire les besoins de l’organisme. Il a l’originalité de présenter cet appareil comme troué ; troué parce que rien ne peut être remémoré du premier autre –qu’il nomme la chose- qui a permis cette satisfaction des besoins et qui est devenue pour cette raison le premier objet de désir. La chose est effacée, il ne reste que les traces mnésiques qui la bornent. Lacan dira les signifiants. Ce trou, ce réel, est le lieu du refoulement originaire, le lieu du sujet inconscient, le lieu de l’énonciation. Ce trouage concerne aussi bien le corps que le sujet : il divise le sujet entre conscient et inconscient et il limite la jouissance du corps, la chose étant désormais inatteignable ».

L’addiction pose la question de la relation à l’objet et de sa difficile intériorisation.

Nous avons dans nos pratiques cliniques, maints exemples de tentation, d’engloutissement vers une passion dévorante, d’enfermement dans une habitude obsédante , passion amoureuse, idéalisme politique religieux…

La société offre la nécessité de consommer, de jouir pleinement, voir prendre des risques. La recherches de sensations pouvant mener vers des extrêmes, pose la question des conduites ordaliques. Ce terme désigne le jugement de Dieu. Lors de cette conduite ordalique un sujet s’engage, de façon plus ou moins répétitive dans des conduites comprenant des risques mortels : épreuve dont l’issue ne doit pas être prévisible et qui se distingue du suicide ou du simulacre. Ce fantasme ordalique permet de s’en remettre à Dieu, au hasard du destin et se prouver par sa survie son droit à la vie, ou même son immortalité. Ce jeu avec la mort représente une démarche magique, irrationnelle.

Un sujet « addict », essaie dans une répétition compulsive de calmer un état de tension par la consommation directe de l’objet censé satisfaire le besoin. Dans ce cas, la conduite addictive ne passe pas par la relation à un autre ni par une élaboration psychique préalable, ce que permet un travail analytique.

L’addict est emprisonné dans un processus qui lui échappe : soit il recoupe diverses addictions soit il passe d’une addiction à une autre : le toxicomane peut devenir joueur, boulimique, acheteur compulsif ou alcoolique.

La fin du 19e siècle, époque de la naissance de la psychanalyse, s’éveille une nouvelle façon d’aborder le psychisme humain. Freud s’intéresse aux névroses et particulièrement à l’hystérie qui devient la forme exemplaire d’un trouble dû à un excès de refoulement, de retenue, de manque de satisfaction libidinale. Les nouvelles formes pathologiques, dans notre société de consommation, telles que les toxicomanies ou addictions de toutes sortes pourraient être vues comme l’opposé de ces névroses par refoulement ou inhibition. Elles sont au contraire, au moins dans leur représentation dominante, liées à un manque de retenue, à la recherche du plaisir immédiat, au recours à l’action : ce sont des pathologies du trop agir.

C’est Freud dans sa correspondance à Fliess qui utilise le premier le terme de dépendance comme substitut à une insatisfaction sexuelle. Il fait le lien avec la masturbation, besoin

primitif auquel se sont substitué d’autres appétits tels que les besoins d’alcool, de morphine, de tabac qui ne sont que des produits de remplacements.

En, 1905 dans les Trois essais sur la théorie de la sexualité, il suggère qu’une oralité constitutionnelle puisse jouer un rôle dans l’addiction. Il écrit : « les enfants ont une intensification constitutionnelle de la signification de la zone labiale … puis si cette sensibilité persiste, l’enfant sera plus tard un amateur de baiser… et devenu homme il sera prédisposé à être buveur ou fumeur ».

Cette expression pathologique correspond comme l’alcoolisme à une fixation orale, la mise en acte d’une séquence toujours identique, représentant une tentative illusoire d’éliminer purement et simplement les désagréments liés au principe de réalité, au profit du seul principe du plaisir. Nous sommes dans un retour à la fiction de la toute puissance infantile.

Pour Lacan, la nostalgie du sein n’est possible qu’à travers le remaniement dans le complexe d’oedipe. Perte sans objet, le sevrage n’est pas un traumatisme biologique mais une séparation qui fait exister l’objet. Si cette perte n’a pas lieu, c’est à dire si le couple absence/présence n’est pas mis en place, la figure maternelle prend un caractère mortifère, « dont témoignent les troubles comme l’anorexie et les empoisonnements de certaines toxicomanies de la bouche. »

D’autre part, à la question de développement de l’individu relatif à la satisfaction des besoins et à son intrication avec la pulsion sexuelle, s’ajoute la destructivité. Freud dans la deuxième topique a tenté d’élucider la compulsion de répétition comme une manifestation de la pulsion de mort.

Il est à noter que selon certains auteurs, la théorisation de la psychanalyse est née de l’addiction : Freud est d’abord dépendant à la cocaïne puis au tabac. A la fois impérieux et menaçant, le cigare était un auxiliaire indispensable à sa réflexion. Dans les différents écrits, nous trouvons peu de références directes aux addictions de Freud, ces documents ayant disparus… le sujet restant tabou.

Ces conduites addictives apparaissent au début de l’adolescence, moment de la reviviscence de l’enfance, de l’oedipe, comme un rite initiatique avant le passage vers la vie adulte.

Ces jeunes souvent seuls car les parents travaillent de plus en plus, deviennent addicts : ils s’installent devant la télévision, devant leur console vidéo, adoptent des animaux virtuels, se branchent sur internet et surfent sur le web. François Marty associe l’addiction au virtuel chez les adolescents, aux transformations pubertaires : le nouveau corps devient corps génital. La disparition du corps de l’enfant nécessite de nouvelles expérimentations lui permettant de se repérer dans son identité. « son investissement au virtuel s’inscrit dans une quête de sens pour une corporéité nouvelle. Il note le contraste entre la maladresse corporelle de l’adolescent, dû à un corps trop grand et l’habilité du jeu. Le jeune maîtrise les images virtuelles à défaut de maîtriser l’image de son corps : il fait corps avec l’image. Il explore des sensations de vitesse, de puissance, de destructivité, de rivalité ; adaptent de nouveaux réflexes, inventent de nouvelles parades physiques, psychomotrices et psychologiques. Cette voie de passage vers un corps adulte entraîne aussi un risque

de dépendance à l’objet de transformation.

D’autres s’adonnent à la téléphonomania. Les communications téléphoniques répétées ou interminables annulent l’angoisse de séparation.

D’autres encore, s’enferment dans des addictions à la drogue ou à l’alcool. Ces toxicomanies seraient un moyen désinhibiteur de l’action dans une quête du mieux-être et de la performance individuelle.

Nous notons chez l’adolescent addict : une compulsivité avec obsessions idéatives concernant l’objet et la conduite addictive ; sentiment de manque ou de vide et impulsivité précédant le recours à l’objet addictif ; substitution d’une dépendance à l’objet humain par une dépendance à un objet externe inanimé, disponible et manipulable ; vécu de dépersonnalisation ; sorte d’état second hypnotique puis honte et culpabilité mêlées lors des crises ; dépressivité et lutte antidépressive lors des intervalles libres, manifestations somatiques lors du sevrage, maintien masochiste de la conduite malgré les effets du manque et les conséquences délétères psychologiques, biologiques et sociales ; fréquences des co-addictions lors de l’évolution. A cette liste s’ajoute une dimension transgressive et une recherche de Loi.

Ces problématiques traduisent une problématique narcissique commune.

Cette forme de rapport à la jouissance commandé par l’addiction pose des problèmes particuliers dans les cures analytiques et demande une adaptation du cadre. Dans les pathologies addictives et les troubles psychosomatiques où le processus de séparation d’avec l’objet n’est pas achevé, il se peut que des transferts parfois massifs ou négatifs bloquent une cure ou la rendent interminable.

Afin d’éviter un passage à l’acte (il est fréquent qu’un patient répète le passage d’un thérapeute à l’autre sans élaborer la rupture), je propose en plus de séances individuelles l’entrée dans un groupe de parole regroupant d’autres personnes souffrant d’addiction(s). Ces séances ont lieu une fois tous les quinze jours. L’introduction de cette variante dans une cure analytique classique ne marque ni une rupture puisqu’elle prolonge les séances individuelles, ni un échec du cadre analytique dans lequel l’action thérapeutique a été engagée ; c’est une façon de lutter contre les résistances . Cette modification est due au fonctionnement psychique du patient et aux jeux de transferts et de contre-transferts avec l’analyste au moment de la cure individuelle.

Ces groupes de paroles à petits effectifs (six à huit personnes) sont basé sur le psychodrame ou sous forme de rêve-éveillé collectifs utilisés comme scénarii puis repris par les participants sous forme de jeux. Dans ces jeux à médiation corporelle, où se mêlent imaginaire et réalité, un des buts thérapeutiques est d’aider à passer le patient sur le plan symbolique et d’achever ces moments amorcés par le jeu. En privilégiant l’acte, y compris celui de la parole, au détriment de la pensée le fonctionnement mental peut changer et les troubles addictifs ou psychosomatiques disparaîtrent. Le regard et l’intérêt du groupe et du thérapeute offre une restauration narcissique, la reconnaissance d’une image corporelle autre que souffrante, une identification et une appropriation de cette image perçue dans le

regard des autres. De plus, la dimension ludique représente un plaisir non négligeable pour affronter les situations stressantes.

La mémoire du corps est la réserve des expériences psychiques et de la création de soi en relation avec le lien maternel, c’est le lieu à découvrir.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:38

L’enfant et la mort 

Auteur : © Renaud PERRONNET

Thèmes principaux :

  • Faut-il éloigner les enfants ?
  • Importance de la maturité des parents.
  • Eviter les traumatismes.
  • Contexte familial et réaction de l'enfant.
  • Comment répondre aux questions de l'enfant ?
  • Les questions délicates.
  • L 'attitude de base face à la douleur de l'adolescent.

 

Il est devenu banal de dire que notre société moderne a fait de la mort un tabou. Même si celui-ci semble aujourd'hui être un peu remis en cause, il apparaît que beaucoup d'entre nous sommes gauches et maladroits quand il s'agit de parler de la mort à un enfant, encore plus s'il s'agit de l'accompagner dans un deuil.

Ces questions / réponses ont pour objectif de permettre à chacun de faire mûrir sa réflexion, donc son attitude dans la relation à l'enfant.

Pour un adulte, est-il normal de nier l'existence de la mort ?

Oui, c'est une réaction normale puisque nous sommes ainsi faits que quand nous nous retrouvons devant une nouvelle inassimilable par nous, notre première réaction - qui est aussi un mécanisme de défense - est le déni. Signe que nous avons posé le pied sur la première marche d'un parcours douloureux pour nous.

Ordinairement, comment réagit-on lorsqu'une mort sur­git dans une famille ?

On réagit souvent en éloignant les enfants, parce qu'on pense que la vue du cadavre et celle du chagrin des personnes affectées par le deuil peut leur nuire. D'ailleurs le Dalaï-Lama dit : "Le très jeune enfant - jusqu'à 7 ou 9 ans - n'a pas encore développé toute sa capacité de raisonner. Un contact avec la mort pourrait lui causer un choc important. Je pense qu'il faut tout faire pour éviter les traumatismes."

Mais ne risquons-nous pas alors de tomber dans un autre excès ?

Bien sûr, le risque serait de ne pas préparer l'enfant à la vie, de l'isoler, en ne lui permettant pas de participer aux cérémonies entourant la mort. En l'isolant de sa famille, en le faisant garder pour le mettre à l'écart, en l'excluant des conversations, en lui camouflant la vérité, on risque fort d'attiser sa curiosité et sa propension à la dramatisation et à la peur. Souvenons-nous que la mort présentée avec calme et respect donne un sens à la vie. (En effet, quelle valeur accorderions-nous à la vie si elle n'était pas limitée dans le temps ?)

D'un autre côté, il faut tout faire pour éviter les traumatismes. Les parents devront donc évaluer la maturité de leur enfant afin de ne pas risquer de lui imposer ce qui lui serait insupportable. Ils peuvent aussi - s'ils ne sont pas trop submergés par leur émotion - écouter son désir (de voir, de participer… ou pas.)

La maturité des parents est donc essentielle ?

Oui, mais bien souvent, ils ne font que projeter sur leur progéniture leurs propres crain­tes et angoisses sans réfléchir aux vrais besoins psychologi­ques de leurs enfants. C'est sûrement un risque de faire de la mort un sujet tabou donc de priver les enfants d'en faire l'expérience.

Je pense à certaines vieilles gravures qui représentent l'aïeul en train d'expirer dans son lit, entouré de sa nombreuse famille pendant que les plus jeunes jouent à cache-cache autour du lit. Quelle subtile leçon de vie ! L'enfant reste présent - mais dans son rôle - et pourtant il est naturellement associé au deuil vécu par l'ensemble de la famille.

Quelle est donc l'attitude juste du parent ?

Il s'agit moins d'avoir une attitude juste que d'être juste dans son attitude. Christine Longaker, qui dirige des séminaires de formation à l'accompagnement des mourants et qui a participé à la création d'Unités de Soins Palliatifs aux USA, nous dit dans Trouver l'espoir face à la mort, un guide pour l'accompagnement émotionnel et spirituel des mourants, (un ouvrage dont je ne saurais trop vous recommander la lecture) : "Lorsque survient une mort, les enfants découvrent et assimilent la compréhension que leurs parents ont de la mort. Que les parents perçoivent la mort d'une façon négative, comme quelque chose à éviter à tout prix, ou qu'ils la considèrent comme un aspect naturel et inévitable de la vie et de l'amour que nous ressentons pour autrui, le contexte familial se rapportant à la mort influera sur la réaction de l'enfant, pour le meilleur ou pour le pire." Je crois que tout est dit là : le thème de "la mort" demande à la relation parent / enfant beaucoup de tact, de délicatesse et de confiance, pour permettre à l'enfant d'intégrer doucement une réalité incontournable, porteuse de peurs et de fantasmes.

Les enfants voient-ils la mort de la même façon que les adultes ?

Non, ils ne peuvent pas la voir de la même façon parce que leur fonctionne­ment intellectuel est différent et surtout parce qu'ils n'ont pas accumulé la même expérience de vie. Ainsi il n'est pas encore possible d'aborder le sujet de la mort avec un enfant de moins de 2 ans. Après, entre 2 et 7 ans, l'enfant associera la mort à la disparition, à "ce qui s'en va", puis au fur et à mesure qu'il grandira, il cherchera à comprendre.

La manière dont nous nous y prendrons pour lui donner des explications à sa portée qui lui permettront de comprendre est donc capitale ?

Absolument, c'est à ce niveau que se situe notre responsabilité. Comment allons-nous répondre aux questions de l'enfant (telles qu'il nous les pose,) sans devoir courir le risque de créer chez lui des fantasmes ?

Il est absolument maladroit de dire à un enfant de 5 ans dont le grand-père est mort : "Grand-père est parti", donc de ne pas voir qu'il ne peut pas comprendre, encore moins admettre que son grand-père "qui l'aimait tant" soit parti sans lui avoir dit au revoir !

J'ai connu une femme qui, dans le cadre d'une formation à la préparation à l'accompagnement des mourants que j'animais, a partagé avec nous que, jusqu'à l'âge de 20 ans, il lui arrivait, dans des moments de nostalgie de son grand-père dont elle n'avait pas fait le deuil, de sortir de la ferme dans laquelle elle habitait, pour accoler une grande échelle au pignon de sa maison et y monter au plus haut pour se rapprocher de lui et - peut-être - espérer l'y voir. On lui avait dit pendant toute sa jeunesse que son grand-père était au ciel. Attention aux mots que nous employons, il faut éviter de comparer la mort au sommeil par exemple !

Pour parler de la mort aux enfants, nous devons employer les mots de la réalité qu'ils peuvent comprendre en fonction de leur âge et non pas des mots qui masquent notre peur. Françoise Dolto, dans Lorsque l'enfant paraît, explique : "Si la vérité n'est pas dite dans les termes mêmes que les adultes emploient pour affronter ces souffrances, l'enfant construit dans sa tête des fantasmes. Il faut que la réalité demeure dans les mots de la réalité, c'est-à-dire de l'expérience des choses. [On peut par exemple dire à un enfant :]

  • Il est mort parce qu'il avait fini de vivre alors que nous espérions qu'il vivrait comme toi.
  • C'est bien que tu sois vivant.
  • Ce n'est pas mal qu'il soit mort."

Ce n'est pas mal qu'il soit mort ?

Oui, je conçois que cette affirmation puisse nous paraître choquante. Mais en effet ce n'est pas mal, car ce grand-père lui aussi est soumis à la loi de la vie : il naît et il meurt, comme chacun de nous. Cela peut nous causer de la peine, nous faire souffrir, mais ce n'est pas mal en soi.

L'enfant s'interroge-t-il sur ce qui se pas­se après la mort ?

Certainement, il est à remarquer que l'enfant a appris, peu à peu, à ne pas devoir faire un drame de la séparation, donc à découvrir que les choses et les gens continuent à exister même en dehors de son regard. A partir de là, poussé par sa légitime curiosité, il cherche à comprendre et se pose naturellement la question "Qu'est-ce qu'il y a après ? Que font les gens après la mort ?"

Comment peut-on répondre aux questions de l'enfant ?

Il est sûrement important de tenir davantage compte de la dynamique psychologique de l'enfant que de nos croyances (religieuses ou pas.)

L'enfant étant par nature égo­centré, il est important de partir de son point de vue comme de son expérience à lui : "Tu ne peux plus le voir, mais tu en gardes un souvenir dans ton cœur et dans ta tête, peut-être que pour le mort, c'est la même chose, qu'il se rappellera toujours de toi."

Il est juste et important de tenir à l'enfant un langage basé sur l'authenticité et l'honnêteté : "La vie après la mort, je ne peux pas exactement t'expliquer ce que c'est, car je ne le sais pas (n'en ayant pas fait l'expérience), de même que je ne peux pas te dire que ça n'existe pas. Personne ne sait ce qui se passe vraiment. Les êtres humains espèrent et ont des croyances, c'est comme ça."

Et avec les tout-petits ?

Il faut d'abord, accep­ter leur curiosité intellectuelle comme un processus sain et normal de croissance, ensuite leur répondre avec simplicité et honnêteté, en évitant, autant que possible, de dramatiser.

Chaque parent, s'il sait la choisir, pourra en trouver l'opportunité. Une belle occasion peut se présenter si un jour, notre enfant nous tire par la main en s'exclamant : "Viens voir, le hérisson, il est tout écrasé !". Plutôt que de tirer notre enfant de l'autre côté en lui disant : "Laisse, c'est sale !", approchons nous de l'animal écrasé, regardons-le en nous associant à l'enfant et disons sobrement, sans porter de jugement de valeur : "En effet, il est mort."

Et si l'enfant insiste pour en savoir davantage ?

A la ques­tion : "Maman, quand est-ce que je vais mourir, moi ?", la réponse la plus honnête et naturelle est : "Je ne le sais pas et personne ne sait, c'est pour cela que nous avons à vivre notre vie de manière à être le plus heureux possible, donc avec le plus d'amour possi­ble au quotidien."

Après 9 ou 10 ans, comment réagit l'enfant ?

Tout dépend des influences qu'il a reçues, des expériences qui le guident, mais à cet âge, l'enfant démontre une conception beaucoup plus réaliste de la mort, qui est vécue comme un processus biologique. Et, par le truchement de l'école, il est imprégné des croyances culturelles et religieuses de la société dans laquelle il grandit.

Comment se comporter avec lui ?

Encore une fois, si nous voulons l'aider, nous avons à accueillir ses réactions émotionnelles, le plus sobrement possible. Chaque jeune réagira de façon personnelle à la mort d'un parent, d'un frère ou d'un proche.

A l'adolescence, qui est un âge de remise en question, beaucoup en viendront à douter et ils remettront en cause le contenu des enseignements religieux auxquels ils auront été soumis, et ce n'est que plus tard qu'ils se forgeront leurs propres croyances. Dans cette période trou­blée de la vie, l'amour et l'amitié (ce qu'avec pudeur on appelle aujourd'hui la solidarité humaine) sont certainement des valeurs qui, quand elles sont réellement vécues, vont aider l'adolescent à surmonter les sentiments de détresse et d'aliénation qu'il peut ressentir à l'occasion d'une perte.

Nous pouvons garder présent à l'esprit une vérité : dans un moment de deuil, les jeunes ont besoin de l'écoute, de la bienveillance et de la compréhension inconditionnelle des gens qui les aiment, et c'est sur cette base qu'ils oseront s'ouvrir, partager, plutôt que se murer dans un silence buté ou une feinte indifférence.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:36

Le travail de deuil 

Auteur : © Renaud PERRONNET

Thèmes principaux :

  • Apprendre à distinguer l'amour de l'attachement.
  • La condition préalable au deuil.
  • Quelle est la nature du deuil ?
  • Les 4 tâches du deuil.
  • Les 6 principaux obstacles au deuil.
  • Quelques conseils pour apporter notre soutien à une personne en deuil.

 

Avertissement :

Quand on parle de "travail de deuil", certaines personnes pensent qu'il s'agit exclusivement du travail à faire lors du décès d'une personne qui nous est chère. Ne nous méprenons pas, ce travail de deuil est, ici maintenant en cours pour nous, dans absolument tous les domaines de notre existence.

Le travail de deuil est la manière dont nous nous y prenons pour gérer la perte. Perte d'un être cher, mais aussi perte d'un animal, d'un objet, de notre jeunesse ou d'une illusion, perte de ce que nous aimions et qui est passé, révolu, inexorablement.

Parce que dans ce monde, la seule loi qui ne soit pas soumise au changement est que tout change sans cesse, cela peut nous intéresser, nous être profitable de réfléchir sur le travail de deuil.

Si le deuil est le processus qui va nous permettre de reprendre le cours d'une vie momentanément troublé par une perte, il paraît difficile de parler du deuil sans devoir évoquer ce que nous avons peur de perdre, c'est-à-dire ce à quoi nous sommes attachés.

Nous pouvons remarquer que nous ne sommes jamais conscients d'avoir perdu quelque chose ou quelqu'un qui nous laisse indifférent et que, bien évidemment, dans ce contexte, nous ne souffrons pas. Pas d'attachement, pas de souffrance. A l'inverse, c'est parce que nous accordons de l'importance à une chose ou à un être que nous regrettons de l'avoir perdu, donc que nous souffrons plus ou moins de sa perte.

C'est pourquoi certains diront - sans approfondir - qu'aimer, c'est se condamner à souffrir. Je me souviens de ce vieil ami de mes parents, en fin de vie, à qui je m'étais permis de demander pourquoi il n'avait jamais eu personne dans sa vie pour prendre soin de lui et qui me répondit dans un sourire rempli de nostalgie… "Il y a très longtemps, j'ai aimé une jeune fille et cela s'est mal passé." Il m'expliqua que depuis lors, il s'était toujours arrangé, par crainte de souffrir, pour mettre de la distance entre lui et les autres. Victime de la croyance que l'amour est lié au chagrin, il n'avait plus jamais osé se mettre en état d'aimer.

Pour ceux, et ils sont nombreux, qui ont osé aimer, le travail de deuil est-il vraiment possible qui leur permettrait de traverser ce désert de souffrance, pour reprendre le cours de la vie ? Communément, on parle de ceux "qui l'ont fait" et de ceux qui - même des années après - "ne l'ont toujours pas fait", qu'en est-il exactement ?

Pour mieux comprendre "comment ça marche", nous commencerons par tenter de distinguer l'amour de ce que nous appellerons "l'amour-attachement." Puis nous réfléchirons sur la nature du deuil et sur ce qui nous empêche de le faire, enfin nous envisagerons la manière de le faciliter à ceux qui ont besoin de le faire ?

Idéalement, l'amour aime sans rien attendre en retour. Une mère aime son enfant, que celui-ci la regarde avec des yeux remplis d'amour ou se roule par terre en criant de fureur. Elle sent que c'est son enfant et elle l'aime. Que le comportement de l'autre me donne satisfaction ou pas, si je l'aime, je l'aime. L'amour, idéalement, n'attend pas la réciprocité, il est un sentiment intime et inconditionné qui émane de nous indépendamment de ce qu'est l'autre, il ne met pas l'autre en cage, il le laisse être ce qu'il a choisi d'être.

L'amour-attachement lui, est relatif au sentiment de bien être que l'autre nous apporte, donc à l'intérêt qu'il nous porte. L'amour-attachement est contraint par la réciprocité, c'est du donnant, donnant. En fait il est l'illusion de celui qui, aveuglé par son besoin d'être aimé, confondant la demande et l'offre, croit qu'il aime alors qu'il mendie de l'amour. Ainsi l'amour-attachement est variable, il change au gré des circonstances et est conditionné par nos émotions : l'autre m'aime (c'est merveilleux parce que j'ai besoin d'être aimé) donc je l'aime et s'il ne m'aime plus… je le désaime parce que mon sentiment est conditionné par le sien. L'amour-attachement est en fait une forme de commerce. Dans le meilleur des cas, après nous être mis d'accord sur le prix, nous échangeons. Dans le pire des cas, sans avoir pensé à nous mettre préalablement d'accord sur le prix, nous en voulons à l'autre et avons le sentiment de nous être fait voler. Car, au contraire du véritable amour qui n'attend rien, ne possède rien, l'amour-attachement est une tentative de possession de l'autre.

Qui - dans ce contexte - pourra prétendre aimer ? Notre amour est plus ou moins "attaché", conditionné par nos besoins. Plus nous sommes frustrés, plus nos besoins sont importants, plus nous sommes contraints de mendier. A l'inverse, plus nous sommes libres de nos besoins, moins nous en sommes dépendants, plus nous sommes capables d'amour, c'est-à-dire capables de nous ouvrir inconditionnellement à l'autre tel qu'il est.

Connaître ses besoins, être capable de les évaluer lucidement est donc à la base de notre capacité à aimer l'autre. C'est en fin de compte devenir peu à peu capable de faire la part des choses entre ce que nous pouvons donner (de bon cœur) et ce que (pour le moment) nous gardons : nos limites. Nous y prenant ainsi nous sommes libres de l'amour que nous donnons. Par exemple, si au fond de mon cœur d'époux et de père, je me sens libre de la concession que je fais à ma femme et à mes enfants d'aller en vacances au bord de la mer plutôt que d'aller en vacances à la montagne comme je le souhaiterai, je n'éprouverai jamais de frustration. Si, au contraire, je le fais par contrainte, par souci d'échange et de commerce, parce qu'il faut bien leur faire plaisir, à la première difficulté relationnelle venue, je leur ferai savoir que puisque j'ai fait un effort pour eux, j'estime que c'est la moindre des choses qu'ils en fassent un pour moi… donnant, donnant. Et c'est toujours sur la base de ces expériences malheureuses que nous nous refermons à l'autre, que nous refusons l'ouverture par crainte de la non réciprocité.

Il y a donc une impérieuse nécessité pour nous, avant même d'envisager de faire notre deuil, d'oser nous situer authentiquement par rapport à nos besoins :

Oui, je vois que c'est parce que j'ai le besoin d'être reconnu que la perte de cette personne - qui me reconnaissait - m'est insupportable.

Chacun d'entre nous est là où il est, avec les besoins qui sont les siens ici et maintenant. Là, je vois, je sens que l'intensité de mon chagrin est directement proportionnelle au degré d'attachement que j'éprouve vis-à-vis de cette personne qui m'a quitté.

Ainsi nous oserons découvrir que notre peine est toujours légitime. Cette légitimité reconnue agira d'elle-même comme une détente, une pacification, véritable condition préalable au travail de deuil.

C'est parce que nous reconnaîtrons cela que nous pourrons envisager le travail de deuil qui est une opportunité pour réconcilier ce que nous sommes avec les choses et les êtres tels qu'ils sont.

Considérons maintenant les quatre tâches du deuil.

Le travail de deuil est en premier lieu une capacité à l'acceptation : accepter la réalité de ce qui est, en l'occurrence la mort de celui ou celle à qui nous sommes attachés. Accepter, c'est oser s'ouvrir à la réalité même dramatique, terriblement douloureuse, plutôt que de la nier parce que nous en avons peur (avoir peur de la tristesse nous empêche donc d'en guérir.) Assumer la réalité, c'est se donner la possibilité de la digérer. Dans le contexte de la mort d'un proche, la simple vision du corps mort peut nous y aider, car elle nous empêche de nous dérober à la réalité. Dans le même ordre d'idées, il a été prouvé que les personnes qui osent parler ouvertement de la mort du proche parviennent plus facilement à faire leur deuil que celles qui se taisent et restent contraintes par leur peur.

Le travail de deuil est aussi une capacité à terminer notre relation avec la personne qui vient de mourir. Ce qui nous en empêche parfois, ce sont des émotions bloquées à l'intérieur de nous (nostalgies, frustrations ou regrets par rapport à des affaires non réglées.) Il est "vital" pour nous de nous en libérer, pour cela, nous pouvons nous faire aider d'un thérapeute avec qui nous travaillerons, dans un espace approprié, à la prise de conscience de nos besoins réels et à la libération de nos émotions. Plus nous nous ouvrirons à la prise de conscience que nos attachements sont reliés à nos besoins, plus nous nous retrouverons ouverts au véritable amour, celui qui ne demande rien et ne fait donc pas souffrir, au contraire.

Le travail de deuil est lié aussi à notre capacité à lâcher prise . Capacité qui ne peut être rendue possible que parce que nous osons nous ouvrir pleinement à ce que nous vivons. Nos émotions étant légitimes parce qu'elles sont le produit de nos croyances, le lâcher-prise consiste à nous autoriser à être pleinement triste ou en colère par exemple. Dans ce contexte, la capacité de notre entourage à ne pas nous dire ce que nous devrions être mais à nous accueillir avec notre émotion nous y aidera. S'ouvrir à ce qu'on vit c'est permettre à ce qu'on vit d'évoluer, de changer. Lâcher-prise est donc oser se situer par rapport à soi-même pour se permettre d'évoluer et non être contraint par l'attachement que nous avions contracté avec l'autre. Le lâcher-prise nous rapproche donc de l'amour, c'est-à-dire de ce que la personne disparue aurait souhaité pour nous maintenant.

Le deuil est enfin une capacité à trouver un sens à notre nouvelle vie tout en restant conscient de l'aspect implacable de la réalité : l'impermanence et la mort. Il y a plus de cinq siècles, Montaigne nous proposait de "chérir la mort", comme le critère à partir duquel nous allons pouvoir trouver la vie précieuse. Quelle valeur donnerions-nous à la vie s'il n'y avait pas la mort ? Trouver le sens, c'est découvrir peu à peu que seul notre attachement est mortel et qu'aimer par delà la mort c'est pouvoir garder éternellement le souvenir de quelqu'un à l'intérieur de notre cœur, c'est-à-dire le faire exister en nous.

Dès lors, nous savons que le travail de deuil est possible. "Tout comme nous savons que la perte est inéluctable, nous savons maintenant que la guérison de notre chagrin peut l'être aussi. Nous pouvons même faire de notre perte un témoignage vivant de notre amour pour le défunt en l'utilisant comme une étape dans notre développement personnel, un tournant important dans notre vie.

Alors même que nous traversons ces expériences douloureuses de la vie, nous ne devons jamais oublier que nous sommes doués d'une résistance et d'une capacité de survie extraordinaires. De même qu'une forêt entière complètement réduite en cendres finit par repousser, que le printemps fait suite à l'hiver, ainsi la loi de la nature fait que nous pouvons toujours continuer à grandir, quelle que soit notre souffrance. Il faut du courage pour croire que nous pourrons nous en sortir, que nous grandirons. Il faut également du courage pour vivre maintenant et non pas dans un futur improbable." écrit Judy Tatelbaum.

Considérons maintenant les 6 principaux obstacles qui nous empêchent de faire ce travail de deuil.

La peur est certainement le principal. Plus nous croyons à notre peur, plus nous avons peur d'elle, plus nous la renforçons. Parfois, la perte peut nous donner l'impression de perdre le contrôle de la situation ce qui intensifie notre vulnérabilité à la peur. Là encore, malheureusement, notre entourage interprète souvent mal notre souffrance, juge notre chagrin et nous encourage à le réprimer, renforçant par là-même notre crainte. "Maintenant, tu ne devrais plus penser à ça." Ne connaissant pas le travail de deuil, ne sachant pas qu'il est normal, nos proches peuvent maladroitement nous proposer de nous distraire par exemple, c'est alors que nous sentant incompris, nous risquons de nous sentir encore plus isolés donc d'être encore davantage en proie à la peur et au mal être.

Dans certaines circonstances, nous aurons du mal à accomplir le travail de deuil à cause d'un sentiment de culpabilité non résolu. Comme les autres émotions, la culpabilité est pour nous "naturelle" parce que nous l'avons apprise et qu'en conséquence nous nous y conformons. Le risque, c'est qu'elle nous enferme dans le passé, nous interdisant d'avancer. Devenir responsable de nos erreurs (si erreur il y a, car nous sommes aussi susceptibles de culpabiliser sans avoir commis d'erreur) est le seul moyen qui nous permettra de les assumer donc au besoin de les réparer, dans la relation réelle ou symbolique à l'autre. Guérir ses relations c'est oser les assumer, pour agir en fonction de ce qui nous apparaît à nous comme "devant être fait maintenant", plutôt que contraints une fois encore par la peur ou la honte.

Une autre émotion "normale" qui nous rend prisonnier du passé est la colère que nous pouvons ressentir sur la base de notre impuissance. "C'est trop injuste !" entendons-nous dire. Ce sentiment d'injustice et de frustration déclenche notre révolte, et masque notre émotion de tristesse qui restera enfouie en nous (pendant combien de temps ?) La colère peut nous empêcher d'accéder aux larmes, à moins que nous ne la reconnaissions, que nous nous rendions capables de nous y ouvrir.

Parfois nous nous enfermons dans nos croyances qui deviennent vraies pour nous parce que nous les considérons comme telles. La plus classique et destructrice est "Je ne peux pas vivre sans toi." Il ne s'agit pas de remettre en cause la sincérité de cette émotion mais de découvrir qu'elle est fausse. (D'autant plus que nous en avons la preuve dans les cas où nous avons vécu de nombreuses années avant de rencontrer la personne à propos de qui nous disons cela.) Ces croyances, issues de la profondeur de notre douleur, sont insidieuses parce qu'elles renforcent notre attachement au moment où justement, nous pourrions être sur la voie du détachement. Dans ces moments, être capable de trouver une nouvelle façon de penser, adaptée à la réalité : "Je te laisse partir et te souhaite bonne chance" est certainement d'une grande aide pour le travail de deuil.

Dans notre culture, nous sommes souvent amenés à condamner la tristesse et le chagrin. Qui de nous acceptera de rester sobrement présent (sans mauvaise conscience) auprès de son ami qui pleure ? Parce que nous les jugeons, nos sentiments douloureux n'ont pas d'exutoires et sont par là-même refoulés ! La plupart d'entre nous avons été éduqués à penser que pleurer est un signe de faiblesse, et qu'il faut être fort donc refouler. Oser ne pas condamner sa tristesse ou celle de son proche est certainement un précieux signe de vitalité et de force qui nous aidera dans le travail de deuil.

"Le chagrin est une blessure qui demande de l'attention pour guérir. Afin d'aller jusqu'au bout de notre chagrin, nous devons affronter nos émotions dans un esprit d'ouverture et d'honnêteté, les exprimer, les libérer totalement et les accepter quel que soit le temps dont notre blessure aura besoin pour guérir. Pour la plupart d'entre nous, c'est beaucoup demander.

Par conséquent, il nous faut du courage pour exprimer notre chagrin. Il nous faut du courage pour ressentir notre douleur et affronter l'inconnu. Il nous faut aussi du courage pour exprimer notre chagrin dans une société qui valorise, à tort, la retenue et où nous risquons d'être rejetés en raison de notre ouverture et de notre différence." écrit Judy Tatelbaum.

Le dernier obstacle est celui du repli sur soi et du "à quoi bon !". C'est le défi lancé par la vie à chacun de nous à l'occasion d'une perte : pourquoi continuerions-nous de vivre ? Chacun de nous doit y répondre. La prise de conscience du travail de deuil en tant que processus peut nous aider à sortir du repli. Au fond de moi-même est-ce que je suis convaincu que ce que je suis entrain de vivre est "normal" ou, totalement dupe de ce qui se passe, suis-je contraint par mes propres mécanismes à dramatiser et à m'enfoncer toujours un peu plus dans la solitude ? Dans ces moments, la manière dont nous aurons préalablement réfléchi à la mort sera prépondérante. Montaigne nous conseillait : "Ôtons-lui l'étrangeté, pratiquons-là souvent. Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout. La préméditation de la mort est préméditation de la liberté." C'est la manière dont nous aurons réussi à nous familiariser avec elle qui nous permettra de ne pas céder au désespoir absolu.

Il nous reste maintenant à réfléchir à la manière dont nous allons pouvoir apporter, pratiquement, notre soutien à une personne en deuil.

Le monde moderne parle de solidarité, dans les temps anciens, il était plutôt question d'amitié et d'amour. Le premier cadeau sur lequel doit pouvoir compter celui que nous nous proposons d'accompagner est notre présence et notre amitié. Bien souvent, sous couvert d'amour propre (quelle expression indue !) nous n'osons pas manifester notre présence, de peur d'importuner la personne en deuil. C'est vrai qu'elle a besoin que nous agissions avec doigté et délicatesse, comme cette veuve à qui on a demandé, un an après le décès de son mari, ce qui l'avait aidé le plus, et qui a répondu : "Les personnes qui ont continué à me téléphoner et à venir me voir malgré mes refus."

Souvenons-nous qu'aimer c'est laisser l'autre être ce qu'il a choisi d'être et non pas tenter de l'empêcher de vivre ce que nous pensons qu'il ne devrait pas vivre. Comment allons-nous donc nous y prendre "avec" notre présence ?

Le plus grand cadeau que nous puissions faire à l'autre, en toute circonstance, c'est de l'accueillir tel qu'il est ou plutôt de faire en sorte qu'il se sente accueilli par nous, tel qu'il est. Pour cela, nous avons à reconnaître son travail de deuil donc à lui permettre d'exprimer sa tristesse. Réconforter ne peut donc jamais commencer par : "Tu ne devrais pas…" mais par : "Je te comprends, je sais que tu vis un processus de deuil et que c'est très douloureux." Et si l'amie s'exclame : "Dis-moi, j'ai parfois l'impression de devenir folle !", nous lui répondrons : "Oui, c'est une impression qu'il est normal de ressentir, quand la douleur est très forte." En fait nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour lui faire sentir que nous l'acceptons de façon inconditionnelle, quelles que soient les émotions qu'elle exprime.

A un moment propice pour elle, nous pourrons aussi lui expliquer que le travail de deuil est cyclique, qu'il ne va pas crescendo, jusqu'à sa fin, qu'il est normal d'avoir à un moment l'impression d'une rémission et qu'il est normal aussi, d'avoir ensuite l'impression que tout va encore plus mal et que la souffrance n'en finira jamais. C'est au moment où la nuit est la plus noire que nous sommes au plus près de l'aurore. C'est cycle après cycle, (chaque cycle comprenant des hauts ET des bas) que peu à peu le travail de deuil s'achèvera.

Notre bon sens, la manière dont nous nous y prendrons pour montrer à l'autre que nous n'avons pas peur de son désarroi sera capital pour l'accompagnement.

Là, notre attitude d'écoute sera prépondérante, nous l'écouterons sans relâche évoquer ses souvenirs du défunt, même s'il se répète. Nous l'encouragerons à terminer toute affaire non réglée parce que nous savons que les poids comme les soucis qui pèsent sur son cœur, sont des obstacles à sa réconciliation avec lui-même et à sa paix intérieure. Nous pourrons donc jouer, pour ceux que nous accompagnerons dans ce travail, le rôle de facilitateur. Facilitateur de rencontre, facilitateur de pardon, facilitateur de vie.

N'oublions pas non plus que l'aide, sur le plan pratique, n'est jamais négligeable : faire les courses, la cuisine, garder les enfants, s'occuper du ménage ou du jardin, aider à mettre à jour des factures ou des papiers en rap­port avec le décès constitue un précieux soutien. Oser le proposer librement à l'autre (sans lui faire peser notre besoin de reconnaissance), c'est lui faire cadeau de notre disponibilité.

Le grand risque en cette période de trouble est de se négliger soi-même, de tenter de se contraindre à penser comme on croit qu'on devrait penser si on était à la hauteur, de se raisonner contre ce que l'on est plutôt que de s'accueillir sur la base de ce que l'on ressent. La réalité dit que la personne en deuil est une personne blessée qui ne pourra guérir que sur la base de la prise en compte de sa blessure. Comment allons-nous nous y prendre pour l'encourager à prendre soin d'elle-même, c'est-à-dire à accepter de se considérer comme blessée (ce qui ne veut pas dire devoir s'y résigner) ? Prendre soin de soi-même, c'est être conscient que ça va prendre du temps et qu'on ne peut pas sauter les étapes. A cette condition, elle pourra découvrir ce qu'un Rinpoche Tibétain décrivait comme ceci : "Oui, cela ressemble à une grosse vague qui arrive et qui vous renverse; et vous vous retrouvez au fond de l'eau, la figure dans le sable; et, bien que vous ayez du sable partout dans le nez, la bouche, les oreilles et les yeux, vous vous relevez et vous recommencez à marcher. Et la vague suivante arrive et vous renverse de nouveau. Et ça continue ainsi mais à chaque fois vous vous relevez et vous recommencez à marcher. Et, au bout d'un certain temps, vous vous apercevrez que les vagues semblent moins grosses."

L'amitié est précieuse car elle est l'occasion de proposer à la personne qui souffre de partager avec nous des activités qu'elle aime, notamment des activités de plein air au contact avec la nature. Un contact qui loin de favoriser le repli sur soi-même et les pensées noires qui tournent sur elles-mêmes, permet l'ouverture à plus grand que soi.

Permettre à l'ami endeuillé d'envisager de se faire aider par un professionnel à un moment où justement il a tendance à croire que ce serait inutile parce que vain, peut-être aussi d'un grand secours.

Être capable de ne pas se laisser trop impressionner par la douleur de l'autre pour- n'y succombant pas soi-même - trouver en soi les ressources nécessaires pour, par exemple, faire preuve d'humour à un moment approprié ou raconter des expériences de vie qui toucheront le cœur de l'autre, sera la matérialisation de notre affection et de notre capacité à le réconforter.

Enfin nous découvrirons que loin d'être à sens unique, cette relation nous remplit, que donner c'est recevoir. Alors, comme un ultime cadeau, nous pourrons dire à la personne endeuillée tout ce qu'elle nous a apporté parce qu'elle nous aura permis de mûrir nous aussi sur notre chemin de vie. Nous n'oublierons pas non plus qu'il est un cadeau particulièrement subtil que nous pouvons faire à celui qui peu à peu chemine dans son travail de deuil, c'est de le laisser à son tour nous apporter un soutien affectif et pratique, si l'occasion se présente.

Ainsi, le travail de deuil peu à peu achevé, la personne redeviendra capable de reprendre le cours normal de sa vie. Cela ne signifiera nullement que l'amour qu'elle portait au défunt se soit éteint, ni même atténué, mais plutôt qu'elle n'est plus "attachée" à lui, c'est-à-dire contrainte par lui.

Là, comme à un ami désireux de partir, elle pourra (parce qu'elle aura accepté son désir) en accord avec elle-même, lui souhaiter "Bon voyage !"

Comme le dit le poète anglais William Blake :

Je suis debout au bord de la plage.

Un voilier passe dans la brise du matin,

et part vers l'océan.

Il est la beauté,

il est la vie.

Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit :

"Il est parti !"

Parti vers où ?

Parti de mon regard,

c'est tout !

Son mât est toujours aussi haut.

Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.

Sa disparition totale de ma vue est en moi,

pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit :

"Il est parti",

il y en a d'autres qui,

le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,

s'exclament avec joie :

"Le voilà !"

C'est ça la mort !

Note : Si vous souhaitez prolonger votre réflexion sur le deuil et la mort n'hésitez pas à vous procurer ces livres qui m'ont largement inspiré :

  • "Le livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché, paru en 1993 aux Éditions de la Table Ronde et préfacé par le Dalaï-Lama.
  • "Trouver l'espoir face à la mort" de Christine Longaker, paru en 1998 aux Éditions de la Table Ronde et préfacé par Sogyal Rinpoché.
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 12:10

im biotextus 

 

 

 

Comment la sophrologie améliore la santé

La pratique de la sophrologie aide la personne à prendre conscience de ses émotions et de ses sensations, de son corps. La plupart des gens sont très peu à l'écoute d'eux-même et ne savent pas toujours apprécier les informations que leur communique le corps. On connaît mieux aujourd'hui l'interaction qui existe entre le psychique et le physique, qu'inévitablement l'un influence l'autre et contribue à une meilleure gestion de sa santé.

La sophrologie permet à la personne d'avoir une conscience plus claires de ses images et pensées négatives et à influencer son esprit par des voies dynamiques et positives .

La psychosomatique a mis en évidence comment chaque stress ou émotion agit, à notre insu, sur le système neurovégétatif et génère une série de réactions et de tensions qui détériore santé et bien-etre.

Les stress répétés entraînent une dégradation des fonctions organiques et dérèglent la santé. Ces dysfonctionnements peuvent être corrigés par la sophrologie. L'entraînement mental que propose la sophrologie, avec des pratiques de visualisations et d'imagerie mentale permet d'améliorer la santé psychique et physique. La relaxation dynamique proposée par la sophrologie est basée sur des exercices physiques et permet un meilleur ancrage dans un corps.

SANTE ET FONCTIONNEMENT DE L'ORGANISME

Comment rester en bonne santé ?

Bonne question, merci de l'avoir posée !

Pour garantir le bon fonctionnement et la longévité de votre voiture, vous lui offrez régulièrement de l'essence et de l'huile de qualité, une bonne vidange ; ainsi qu'un passage chez le spécialiste de temps en temps, non ? Et bien, c'est pareil pour notre corps.

 

Outre l'importance de la qualité des aliments et de l'air que nous ingérons et l'activité musculaire, l'accumulation des déchets est en grande partie responsable de la nature profonde de toutes nos maladies et le drainage des toxines est donc un point essentiel à prendre en compte pour conserver une bonne santé longtemps ou la retrouver rapidement.

L'action d'une thérapeutique visant au drainage des toxines, permet un travail en profondeur de l'organisme. Une philosophie qui préfère agir sur la cause que sur les symptômes pour obtenir des résultats durables sur le long terme.

Mais attention, comme toute médecine naturelle, il faut mener des cures raisonnables et adaptées et NE PAS EXAGERER !!!!!

Mais pour mieux comprendre, regardons comment ça marche là dedans...

Fonctionnement de l'organisme

Nous pouvons comparer le corps à un transformateur énergétique à travers lequel circulent différentes sortes d'énergies, qui fonctionne en 3 étapes :

  1. Réception des énergies externes (aliments, air, soleil, ...)
    • par voie digestive
    • par voie respiratoire
    • par voie cutanée
  2. Transformation de ces énergies de façon à les rendre utilisable pour l'organisme (principalement celle qui entre par la voie digestive)
    • digestion
    • les métabolismes
  3. Dépense des énergies transformées et élimination des déchets
    • les 5 émonctoires

Pour que notre organisme fonctionne correctement, il faut donc :

  1. que l'apport énergétique soit adapté à ses capacités de transformation
  2. que cette transformation se fasse correctement
  3. que ces énergies transformées soient toutes dépensées ou éliminées

Sinon les énergies ne circulant pas convenablement, provoquent une accumulation de déchets dans notre organisme.

Tant que la quantité de déchets produits quotidiennement reste dans les limites de la capacité d'élimination de l'organisme, la circulation des énergies peut se faire correctement mais dès que la production de déchets dépasse la capacité d'élimination, il s'ensuit une accumulation de toxines dans l'organisme, avec, comme conséquence, un fonctionnement organique perturbé.

Les émonctoires

Les émonctoires sont les portes de sortie des toxines.

5 émonctoires principaux 4 émonctoires secondaires
(moins importants et plus difficile à drainer)
  • les glandes salivaires
  • l'utérus
  • les glandes lacrymales
  • les amydales

Le foie est le plus important, il neutralise les substances toxiques contenues dans le sang, filtre le sang de ses déchets et les élimine.

Les reins pompent continuellement les déchets qui se trouvent dans le sang, les diluent dans du liquide et les éliminent sous forme d'urine. En cas de surcharge une partie des déchets s'accumulent dans le filtre et le reste pénètre dans le sang, lequel à défaut d'être épuré normalement, laisse les déchets s'accumuler dans les tissus organiques.

La peau est une double voie d'élimination puisqu'elle élimine la sueur par les glandes sudoripares et le sébum par les glandes sébacées. Ces éliminations sont en général discrète, mais permettent vu l'étendue de l'émonctoire cutané, de libérer l'organisme d'une masse importante de toxines. Si la transpiration ne peut s'effectuer ou se fait mal, l'organisme est contraint de conserver des déchets qui auraient pu s'effectuer par cette voie.

Les voies respiratoires, 5ème porte de sortie, éliminent principalement les déchets gazeux (gaz carbonique, ...) qui résultent des combustions organiques. Lorsqu'une personne est trop sédentaire et/ou ne prend pas assez l'air frais, le gaz carbonique n'est pas entièrement éliminé et l'organisme s'asphyxie lentement.

Chaque fois qu'un émonctoire ne travaille pas assez, des toxines s'accumulent dans l'organisme et empêchent celui-ci de travailler correctement.

Les déchets

Presque tous les déchets proviennent de l'extérieur du corps et pénètrent dans notre organisme :

  • par les voies digestives
    • suralimentation
    • alimentation qualitativement inadaptée
    • fermentations et putréfactions intestinales
    • café, alcool, limonades, sucreries, ...
    • excès de sel
    • additifs alimentaires
    • eau trop calcaire
    • pollution des aliments par les insecticides, herbicides, engrais, ...
    • médicaments donnés au bétail que l'on retrouve aussi dans les sous produits (oeufs, lait,...)
    • médicaments chimiques, de synthèse, les vaccins, ...
  • par les voies respiratoires
    • pollution de l'air, fumée des usines, gaz d'échappement
    • l'air dévitalisé dans les appartements mal aérés ou dans les locaux publics très fréquentés
    • fumée du tabac
  • par la voie cutanée
    • produits cosmétiques, maquillage, d'entretien du corps,...
  •  

La source interne de production des déchets est provoquée par l'usure organique (débris de cellule, cadavres de globules rouges, déchets de protéines, des minéraux usés, ...)

Il existe 2 groupes de déchets :

  1. les cristaux
  2. les glaires

Les cristaux :

Ces déchets durs et blessants, sont solubles dans les liquides et évacués par les reins et les glandes sudoripares qui, avec l'urine et la sueur offrent un abondant support à leur dissolution.

Les cristaux sont des résidus (acide urique, ...) provenant de la digestion et de l'utilisation d'aliments riches en protéines (tels que viande, poisson, oeufs, produits laitiers, légumineuses et céréales), d'un excès d'aliments acides ou de mauvais glucides (sucre raffiné,...)

Lorsqu'ils s'accumulent dans l'organisme, ils causent des maladies généralement douloureuses et qui ne coulent pas comme les rhumatismes aigus et chroniques , les sciatiques, les calculs, les névrites, les eczémas secs, ...

La thérapeutique à appliquer sera la suivante :

  • correction du régime alimentaire en diminuant ou supprimant les aliments à risque
  • stimulation des éliminations au niveau des reins et des glandes
  • consommation généreuse de liquide

Les colles :

Ces déchets sont des glaires (matière visqueuse) non solubles dans les liquides et s'élimine par le foie, les intestins et les glandes sébacées. La bile, les selles et le sébum sont donc des supports à l'élimination des colles. Si ces émonctoires n'éliminent pas suffisamment, ce sont les voies respiratoires et l'utérus qui prendront le relais.

Les colles proviennent d'une alimentation trop riche en glucides (céréales, pain, pâtes,...) et lipides (graisses).

Les maladies de colles ne sont en général pas douloureuses comme celles des cristaux. Par contre, elles coulent. Les catarrhes des voies respiratoires tels que l'asthme, les bronchites, les sinusites, ... Les catarrhes de la peau tels que l'eczémas coulants, l'acné, les catarrhes de l'utérus et des voies digestives.

La thérapeutique à appliquer sera la suivante :

  • correction du régime alimentaire en diminuant ou supprimant les aliments à risque
  • drainer les colles excédentaires par les émonctoires adéquats
  • assécher l'organisme. Les colles étant non solubles, ont tendance à s'accumuler dans la lymphe et en buvant peu pendant quelque jour, on va obliger l'organisme à puiser du liquide dans la lymphe pour maintenir le volume sanguin normal, de ce fait les colles transportées par la lymphe pénètrent plus abondamment dans le courant sanguin que normalement..

A la base le travail spécifique de chaque émonctoire est soit d'éliminer les cristaux soit les colles. Mais à la longue, avec la fatigue et l'usure du filtre, les émonctoires perdent de leur spécificité et finalement les colles et les cristaux sont éliminées par n'importe lequel des émonctoires (mixité émonctorielle).

Déterminer le type de déchets à drainer et les émonctoires à faire travailler :

  • les caractéristiques des troubles présents (maladies de colles ou cristaux ?)
  • les caractéristiques les maladies antérieures
  • l'analyse du régime alimentaire
  • les faiblesses organiques connues
    • faiblesse rénale = problèmes de cristaux
    • faiblesse hépatique = problèmes de colles

Les toxines

Les toxines sont dites circulantes lorsqu'elles sont localisées dans des régions du corps où la circulation des énergies se fait à un rythme rapide. Elles sont situées dans des endroits facile à drainer (sang, émonctoires, ...)

Les toxines sont dites non circulante les toxines qui se trouvent dans les liquides du réseau lymphatique. Ces toxines sont plus difficiles à éliminer, car elles doivent d'abord quitter le milieu cellulaire, passer dans les courants lents du sérum extra cellulaire jusqu'au capillaire sanguin avant de s'acheminer vers un émonctoire par la circulation générale. Plus les émonctoires et le sang sont libres de toxines, plus il est facile aux toxines profondes de remonter.

Les crises curatives ou maladies

Il faut savoir :

  • que l'organisme animé par la force vitale, cherche toujours à se débarrasser des substances qui lui sont nuisibles, en les expulsant par les émonctoires
  • que les déchets non éliminés sont poussés dans les profondeurs tissulaires, car il est impératif pour la vie de l'organisme que le sang garde une composition stable

Cette auto-intoxication est provisoire et la force vitale attend la première occasion pour faire remonter ces toxines à la surface.

Le drainage adapté à chaque situation permet d'imiter les efforts curatifs de la force vitale, de maintenir la santé, de prévenir efficacement les maladies voire de participer activement à leur guérison.

Le drainage des émonctoires

Il existe divers moyens de nettoyage des émonctoires mais l'important est de le faire régulièrement au printemps et à l'automne dans un idéal. Les ouvrages de Christophe Vasey sont très intéressants et d'une approche simple.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:50

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La Sophrologie une méthode de développement personnel

La sophrologie, sous forme de cours se présente aussi comme une véritable méthode de développement et d'accomplissement de soi proposant un ensemble d'outils et de moyens très efficace pour améliorer son existence à tous les niveau

Elle permet non seulement de mieux se connaitre mais surtout d'apprendre concrètement comment utiliser pleinement ses ressources et son potentiel personnel.

La sophrologie dans le cadre du développement personnel est une démarche très concrète et surtout très suivie

Le développement personnel associé à la sophrologie se présente en général comme un "entraînement mental " (ou training mental si vous préférez). Il s'agit de cours progressifs qui offre toute une méthodologie pour acquérir une maîtrise parfaite de ces outils.

Nous vous recommandons la méthode "Ressources et Actualisation" qui a été conçue dans ce but, cette méthode de développement personnel est devenue aujourd'hui une des grandes références en la matière. Il s'agit en effet d'une méthode particulièrement élaborée. Même par correspondance vous êtes suivi au fur et à mesure de votre progression

Méthode de sophrologie et confiance en soi

La sophrologie est un excellent moyen de retrouver confiance en soi car elle agit directement sur l'image de soi grâce à des pratiques de visualisation et d'imagerie mentale.

Si la sophrologie est très efficace pour améliorer la confiance en soi et estime de soi c'est parce qu'elle permet de transformer le rapport que la personne peut avoir avec elle-même.

Par la relaxation qu'elle entraîne, mais aussi grâce à l'accès aux ressources subconscientes et inconscientes auxquelles elle permet d'accéder la sophrologie permet de transformer les shémas de pensée et defaire en sorte qu'ils abondent dans le sens d'une bien plus grande confiance en soi.

La pratique de la sophrologie au quotidien est avant tout une façon de prendre sa vie en main et de s'autonomiser en apprenant à mieux se gérer soi-même.

Naturellement pour obtenir de bon résultats avec la sophrologie il est indispensable d'avoir une pratique régulière de manière à ancrer profondément de nouveaux réflexes qui viendront s'opposer à nos vieux schemas

Pratiquer la sophrologie est un gage de bien-être



10 méthodes qui ont fait leurs preuves

Peut-on développer son estime de soi lorsque celle-ci nous fait défaut? Des
psychothérapeutes nous proposent 10 voies à suivre pour mieux y parvenir.

Que nous faut-il pour établir des relations harmonieuses, vivre heureuse et être satisfaite au travail?
Une seule chose: une bonne dose d'estime de soi. Le psychologue Nathaniel Branden, qui étudie
l'estime de soi depuis plus de 30 ans, la définit comme «le jugement que nous portons sur nous-
même». En fait, l'estime de soi est la capacité de se respecter et de s'aimer. Et pour y arriver, il faut
croire en nos compétences, en notre intégrité, en notre valeur et en notre capacité d'être aimée.

Lorsque c'est notre cas, on accepte plus facilement les critiques, on défend ce qui nous tient à
coeur et on atteint les objectifs qu'on s'est fixés. D'un autre côté, si on a une piètre opinion de nous-
même, cela influence directement notre vie: on a l'impression de passer à côté de tout et de ne pas
être aimée.

Mais attention, l'estime de soi n'est pas une panacée! Même les personnes qui ont confiance en
elles rencontrent des difficultés. À la différence que, quand cela leur arrive, elles sont mieux armées
et savent trouver en elles les ressources pour composer avec la situation.

Pourquoi certaines d'entre nous s'estiment-elles peu et d'autres, beaucoup? Pour le découvrir, il faut
chercher la réponse du côté de notre enfance. Si nos parents nous ont traitée comme un être à part
entière, nous ont acceptée telle qu'on était et ont cru qu'on pouvait réussir dans la vie, il n'y a pas
de doute, ils nous ont aidée à nous bâtir une solide estime de soi. Dans le cas contraire, on fait
partie des adultes qui ont de sérieux problèmes de confiance en soi. Rassurons-nous: la situation
n'est pas désespérée! Des psychothérapeutes américains, dont certains nous sont familiers grâce à
leurs ouvrages traduits (voir À lire: nos spécialistes consultés), nous proposent des méthodes
originales pour développer notre estime de soi. Nous avons sélectionné 10 trucs faciles que
chacune pourra adapter à ses besoins.

1.

0n a toutes 50 bonnes raisons de s'aimer
Première règle: pour développer notre estime de soi, il faut nous connaître. Le professeur
Sidney B. Simon, de l'Université du Massachusetts et coauteur de Forgiveness: How to Make
Peace with Your Past and Get on with Your Life, propose cet exercice à ses étudiants: dresser
la liste de «50 bonnes raisons de se respecter», comme notre grande disponibilité ou notre
bonne humeur. Les exemples ne manquent pas, il suffit d'y penser.

«Quand on fait cette liste et qu'on la compare avec celle des autres, nous explique le
professeur Simon, on prend conscience qu'on ne se respecte pas toutes pour les mêmes
raisons. Et c'est là qu'on commence à changer. On peut hausser notre estime de soi lorsqu'on
possède notre fameuse liste de raisons de s'estimer. De plus, comme elle met en valeur nos
points forts, on peut s'y référer quand notre estime montre des signes de défaillance!»

2.

Chaque malheur a ses côtés positifs
Si nous connaissons toutes des épreuves, à un moment ou l'autre de notre vie, nous ne les
traversons pas toutes de la même manière. La psychothérapeute Kathie Carlson, auteure de In
Her Image: The Unhealed Daughter's Search for Her Mother, nous suggère une manière
constructive de les surmonter. Demandons-nous: «Que puis-je tirer de positif de cet
événement? Suis-je plus forte, plus sage, plus sensible qu'avant de vivre ce malheur?»

En constatant qu'on a non seulement survécu à une expérience malheureuse, mais qu'on a
aussi acquis de la sagesse, on éprouvera un plus grand respect pour soi. Mme Carlson nous
cite l'exemple d'une femme dont la mère s'était moquée de toutes les tentatives de sa fille pour
s'identifier à elle, et ce, dès l'enfance. «À cause de son enfance, cette femme éprouvait de
sérieuses difficultés à faire confiance aux gens et a établir des relations intimes. Par contre, elle
était très autonome. Je ne prétends pas qu'elle a été chanceuse d'avoir une telle mère. Mais,
dans d'autres circonstances, elle n'aurait peut-être pas été forcée de devenir indépendante et
de ne se fier qu'à elle-même.»

3.

L'enfant en nous veut être aimée
Pour avoir une bonne opinion de soi-même, on doit se sentir digne d'être aimée. Si, pendant
notre enfance, on n'a été ni aimée ni valorisée, on continue, à l'âge adulte, de porter en soi
cette enfant mal aimée. On peut, toutefois, retourner sauver cette enfant et prendre soin d'elle,
comme l'explique la psychologue Penelope Russianoff dans son ouvrage When Am I Going to
Be Happy?.

Sa méthode est simple comme bonjour. Il suffit de coller sur la porte de sa garde-robe la photo
de nous, petite fille, qu'on déteste le plus. On la regarde ensuite tous les jours en se disant: «Si
j'étais la mère de cette enfant, comment pourrais-je faire pour qu'elle se sente aimée?»

Puis, il faut s'imaginer en train de prendre dans nos bras cette gamine maladroite, de la bercer,
de l'étreindre et de lui donner tout l'amour qu'elle désire et dont elle a besoin. À force de
répéter chaque jour cet exercice, on découvrira une fillette mignonne, qui apprécie l'amour et la
tendresse qu'elle reçoit.

Dans son livre Ayez confiance en vous, le psychologue Nathaniel Branden nous propose une
autre démarche: se rappeler quel genre d'enfant on était et lui poser des questions. «Quelle
impression cela me fait-il d'avoir cinq ans? Qu'est-ce que je ressens quand je suis triste ou
joyeuse? Comment est la vie dans ma famille?» Le simple fait de trouver des réponses nous
permet de prendre au sérieux cette enfant en nous, de devenir son amie, de l'écouter et de se
servir de sa sagesse pour aider la femme que l'on est aujourd'hui.

4.

Le chemin du bonheur se trouve dans nos rêves
Nos désirs et nos besoins les plus profonds font souvent surface dans nos rêves. «Beaucoup
de femmes ont peu d'estime d'elles-mêmes parce qu'elles éprouvent un sentiment profond de
honte et de culpabilité qu'elles ne peuvent s'expliquer, affirme l'analyste Marion Woodman,
disciple de Carl Jung, et auteure de La Vierge enceinte. L'explication se trouve dans
l'inconscient. II suffit de renouer avec l'enfant que l'on était, celle-là même qui a abandonné son
authenticité pour se conformer aux exigences de ses parents. Et cette enfant est là, dans nos
rêves.»

Comment interpréter nos rêves? Dès le réveil, il faut penser très fort à son rêve pour bien le fixer
dans son esprit afin de le noter dans un carnet que l'on garde près de son lit. Plus tard, dans la
journée, on relit nos notes. et on interprète, par écrit, notre rêve par rapport aux préoccupations
de notre vie présente.

Selon Marion Woodman, les rêves révèlent des sentiments réels qu'on a parfois refoulés
pendant des années. Ainsi, rêver d'une personne en colère peut nous faire prendre conscience
de notre propre colère et nous en libérer. Et, si on revoit en rêve un endroit où l'on a vécu à
l'âge de cinq ans, on peut s'interroger: «Que s'est-il passé hier qui a fait resurgir les sentiments
de cette enfant de cinq ans en moi?» Et, si une gitane (ou un autre personnage rebelle) hante
nos nuits, c'est peut-être l'indice qu'on désire enlever le masque de «bonne fille» qu'on porte
depuis si longtemps.

«Notre existence ressemble à un voilier qui a besoin d'un gouvernail, ajoute-t-elle, et les rêves
nous fournissent ce gouvernail qui maintient l'équilibre entre nos mondes intérieur et extérieur.»
Les rêves peuvent nous aider à atteindre notre destination, c'est-à-dire la connaissance de soi,
essentielle à l'estime de soi.

5.

Chaque jour apporte de nouveaux plaisirs
Dans leur ouvrage How to Be Your Own Best Friend, les psychanalystes Mildred Newman et
Bernard Berkowitz nous apprennent que l'adulte aussi a besoin d'être cajolée. «On dialogue
continuellement avec nous-même et, souvent. on se réprimande comme si on était notre pire
ennemie: "Imbécile, regarde ce que tu as fait! Quelle nouille!"»

Un truc pour apprendre à s'aimer et pour chasser les idées noires: s'offrir des petits matins
positifs. Se sourire dans le miroir au réveil (des études ont démontré que cela nous aide à nous
sentir mieux) et se dire affectueusement une phrase positive (à voix haute ou mentalement)
telle que: «Bonjour, comment te sens-tu aujourd'hui? Aujourd'hui, ce sera la meilleure journée
de ta vie. Tu es une fille extra, tu mérites une journée extra.»

Autre truc: se voir à travers le regard de ceux qui nous aiment ou qui nous ont aimée notre
mère, notre père, une tante, un enseignant, une amie, un amant ou notre mari a aussi des

effets toniques sur l'opinion qu'on a de soi-même. Au moment où l'on a besoin d'être aimée ou
d'être réconfortée, la psychothérapeute Kathie Carlson conseille de penser à cette personne:
«Que dirait maman si elle me voyait dans une pareille situation.? Elle ne me condamnerait
certainement pas pour une faute pareille.» Après tout, cette ressource intérieure nous
appartient, à nous d'y puiser.

6.

Cachée en nous, une voix nous parle...
«La plupart des femmes se laissent tellement envoûter par l'image de la "bonté" féminine
véhiculée dans la société qu'elles n'écoutent plus leur voix intérieure. Pourtant, c'est elle qui
devrait leur dire ce qu'elles désirent, ce qu'elles aiment et ce dont elles ont besoin», commente
la psychothérapeute Claudia Bepko, spécialiste des problèmes matrimoniaux et familiaux et
coauteure, avec Jo-Ann Krestan, de Vous êtes vraiment trop bonne.

Voici l'exercice qu'elles nous recommandent pour nous aider à renouer avec notre vrai moi. Se
réserver au moins deux heures à soi toute seule, où il n'y a rien pour nous déranger. Décrocher
le téléphone, éteindre la radio et la télévision. Ne rien lire et ne s'engager dans aucune activité
productive. On peut sortir se promener pour le simple plaisir, et non pas dans le but de brûler
des calories! Laisser flotter notre esprit. Se rappeler ce qui nous plaisait quand on était enfant,
ce qu'on souhaitait devenir, ce qui nous passionnait (et nous passionne toujours), et ce dont on
rêve aujourd'hui. Et observer ce qui se passe en nous.

En se prêtant régulièrement à cet exercice, on identifiera les changements qu'on souhaite
apporter à notre vie. On découvrira aussi que nos pensées et nos sentiments peuvent être
intéressants quand on se donne la peine de les exprimer!

7.

Notre vie spirituelle est essentielle
La spiritualité est étroitement liée à l'estime de soi. C'est ce que nous démontre Joan Borysenko
dans son ouvrage Guilt is the Teacher, Love is the Answer. «On parvient à s'accepter, écrit-elle,
quand on se sent en communion avec ce qu'il a de bon en nous et chez les autres.» Il est
primordial de s'accorder chaque jour un moment de spiritualité. «Pour entrer en communion
avec ce quelque chose en nous qui est sage, intuitif et que rien ne peut blesser, on peut faire
une promenade dans la nature, écouter de la musique, lire ou écrire de la poésie, prier ou
méditer», conclut-elle.

8.

La santé du corps amène celle de l'âme
«La dépression est souvent le signe d'une piètre estime de soi, affirme la psychologue Marilyn
J. Mason, auteure de Making Our Lives Our Own: a Woman's Guide to the Six Challenges of
Personal Change. Pour ma part, je demande à la plupart de mes patientes qui souffrent de
dépression de faire régulièrement de l'exercice, comme s'entraîner dans un gymnase, faire du
vélo, de la marche rapide. Difficile de rester déprimée quand notre pouls est accéléré et qu'on
se sent pleine d'énergie!»

D'ailleurs, pour beaucoup de gens, la spiritualité est liée à la forme physique. On n'a qu'à
penser à «l'heuphorie du coureur» (qu'on peut aussi atteindre en pratiquant d'autres sports),
cet état second qui nous fait entrer en contact avec notre moi profond.

Quand on se rend compte que notre corps nous apporte du bien-être, on se sent davantage
possession de ses moyens, selon Mme Mason. Ce sentiment de puissance physique rehausse
l'estime de soi, parce que l'activité nous apprend à «agir» et, par ricochet, à prendre notre vie
en main, plutôt que d'être à la remorque des événements.

9.

Nos opinions sont importantes
Pour Mildred Newman et Bernard Berkowitz, la meilleure façon de chausser notre estime de soi,
c'est de ne faire que ce qui est en accord avec soi-même. On se respecte davantage quand
nos actes et nos paroles sont conformes à nos valeurs.

Mais c'est souvent plus facile à dire qu'à faire. Ce n'est pas «évident», en effet, de s'expliquer
avec une amie qui nous a blessée, de dénoncer une pratique dangereuse dans notre
entreprise alors qu'on tient à notre emploi. Dans de tels cas, la psychologue Marilyn J. Mason
nous propose ce petit jeu: répéter la scène de la discussion, comme on voudrait qu'elle se
passe, en parlant à voix haute, seule ou avec une amie, qui joue alors le rôle de la personne à
laquelle on veut s'adresser. Le but: nous permettre, à travers cette répétition, d'examiner s'il est
avantageux pour nous de passer ou non a l'action, de réfléchir aux conséquences et, si l'on
pratique avec quelqu'un, d'avoir des commentaires de sa part. On est ensuite plus en mesure

de prendre une décision sur le geste à poser. Quoi qu'il arrive, que l'on poursuive dans cette
voie ou bien qu'on y renonce ou encore que le problème se résolve de lui-même, on sait
désormais qu'on est libre d'agir selon notre jugement.

10 . Penser à soi n'est pas un crime
Être aimée et avoir l'impression de mériter cet amour contribuent également à bâtir l'estime de
soi. C'est un sentiment très présent chez les femmes qui réussissent leur vie. Dans leur ouvrage
Women in Power: The Secrets of Leadership, les psychologues Dorothy W. Cantor et Toni
Bernay affirment que l'on peut recréer ce sentiment en faisant chaque jour quelque chose qui
nous apporte du bien-être. La psychologue Marilyn J. Mason, par exemple, fait de l'exercice au
saut du lit, puis prend un bain moussant. «Peu importe ce qui m'arrivera dans la journée, je l'ai
commencée en me faisant plaisir.» La nature des gestes posés compte peu. À chacune de
trouver ceux qui lui conviennent. L'important, c'est le sentiment de bien-être que l'on ressent en
les faisant.

En s'accordant chaque jour du temps à soi, on renforce la notion qu'on est importante et qu'on
mérite d'être aimée. «C'est ce que toute femme devrait faire, affirme Joan Borysenko. De toute
façon, en accordant la priorité aux besoins des autres et en jouant les martyres, nous n'avons
plus suffisamment de force pour aider qui que ce soit.»

Conclusion: on ne s'aime jamais trop!
Peut-on avoir une trop grande estime de soi? «Non, précise Nathaniel Branden, pas plus qu'on peut
être en trop grande forme physique. Mais on n'a pas besoin, non plus, de le crier sur les toits. En
fait, les personnes imbues d'elles-mêmes, qui se vantent ou qui affichent une confiance excessive,
ont, en général, une estime de soi défaillante. Voilà pourquoi elles sentent le besoin de se
convaincre, et de convaincre leur entourage, de leur supériorité. La véritable estime de soi ne
s'exprime pas par la glorification de soi, mais par un bien-être, un rayonnement intérieur»

Comme le dit si bien Kathie Carlson: «Chaque être humain est doté d'un puissant élan pour évoluer
et se renouveler constamment.» Il ne nous reste plus qu'à nous servir de cette force et qu'à suivre
les pistes que nous ont tracées les psychologues pour rebâtir notre estime de soi.

Cet article a été tiré de la revue New Woman, édition de juillet 1992. Traduction: Jo-Ann Dussault

À lire: nos spécialistes consultés

Vous êtes vraiment trop bonne, par Claudia Bepko et Jo-Ann Krestan, Le Jour Éditeur, 1994, 292 p.

Ayez confiance en vous, par. Nathaniel Branden, Éditions Marabout, 1993, 187 p.

La Vierge enceinte, par Marion Woodman, Éditions de la Pleine Lune, 1992, 299 p.

In Her Image: The Unhealed Daughter Search for Her Mother, par Kathie Carlson, Shambala,1990,168 p.

How to Be Your Own Best Friend, par Mildred Newman et Bernard Berkowitz, Ballantine, 1990, 90 p.

When Am I Going to Be Happy?, par Penelope Russianoff, Bantam, 1989, 162 p.

Dans la même voie...

Retrouver l'enfant en soi, par John Bradshaw, Le jour Éditeur, 1993, 376 p.

S'affranchir de la honte - Libérer l'enfant en soi, par John Bradshaw, Le jour Éditeur, 1993, 353 p.

Être soi-même, par Dorothy Corkille Briggs, Les Éditions de l'Homme, 1979, 270 p.

Je vis ma vie comme je vis mon corps, par Henry Joseph Bury, Éditions Marabout, 1987, 229 p.

Vivre debout, par Martin Gray, Éditions Robert Laffont, 1993, 230 p.

Oser être soi-même, par René de Lassus, Éditions Marabout, 1992, 207 p.

S'affirmer - Savoir prendre sa place, par Alberti E. Robert et Michael L. Emmons, Le Jour Éditeur, 1992, 250 p.

52 façons de développer son estime personnelle et sa confiance en soi, par Catherine E. Rollins, Éditions Un

monde différent, 1993, 155 p.

S'aimer soi-même, par Robert H. Schuller, Éditions Un monde différent,1993, 216 p.

L'Enfant intérieur, par Charles Whitefield, Éditions Motus Vivendi, 1993, 215 p.

Le Guide de l'enfant intérieur, par Charles Whitefield, Éditions Motus Vivendi, 1994, 303 p.

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:11

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Reprendre goût à la vie... après un deuil

 

Lorsqu'on perd un proche, le deuil peut durer des mois, voire des années, et on peut avoir l'impression qu'on n'en verra jamais la fin. Voici des suggestions pour retrouver l'envie de vivre après la disparition d'un être cher.

La disparition d'un proche, que ce soit un parent, un compagnon ou un enfant, est une des expériences les plus pénibles qui soit. Une épreuve dont on a souvent l'impression qu'on ne se remettra jamais. La peine ressentie est incommensurable. Pourtant, la douleur a une fin. Peu à peu, on s'habitue à l'absence de l'être aimé. L’acceptation de son départ amène l'apaisement et, éventuellement, la « guérison »du cœur. 

Faire son deuil implique de se sentir déstabilisé et vulnérable pendant une certaine période. C'est traverser chacune des étapes qui mènent, petit à petit, à l'acceptation. 

Le processus de deuil prend du temps, et il est important de comprendre comment se déroule cette longue « guérison ». En effet, un deuil mal vécu peut avoir des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale. À l'inverse, plusieurs personnes qui ont passé à travers un deuil considèrent qu'il a été une occasion de se connaître davantage et de changer pour le mieux. 

Les différentes étapes du deuil sont le choc et le déni, la colère et la révolte, le marchandage, la tristesse et la dépression et, enfin, l'acceptation. Au début, on est sidéré, et on a l'impression que le monde s'écroule. La mort de l'être cher est alors vécue comme une privation, un déchirement, voire une punition. Aussi le manque de la présence de l'autre se fait-il d'autant plus sentir. La solitude nous pèse, et le besoin de « s'appuyer » sur les autres apparaît. Faire son deuil ne veut pas dire oublier l'autre, mais accepter qu'il ne soit plus là. Faire son deuil, c'est aussi consentir à prendre soin de soi, panser sa blessure et être indulgent envers soi-même.


La période de réorganisation
 

Elle commence lorsque la perte est acceptée et reconnue. L’acceptation est plus facile si on donne libre cours à ses émotions, si on met des mots sur ses sentiments et si on pleure chaque fois qu'on en ressent le besoin. Il est important de se permettre d'avoir du chagrin et de vivre au jour le jour, lorsqu'on se sent déprimé. Au besoin, on n'hésite pas à consulter un médecin ou un thérapeute spécialisé dans le deuil. On peut accepter l'aide des autres, sans toutefois les laisser nous convaincre de faire des choses pour lesquelles on ne se sent pas prêt. 

Cette période est aussi une phase de « reconstruction ». En général, après un an, on retrouve une certaine joie de vivre et on se sent à nouveau capable de penser à des projets : chercher un nouveau partenaire, concevoir un enfant,
déménager, etc. Cette étape peut être entrecoupée de rechutes temporaires, par exemple le jour de l'anniversaire de la mort de l'être cher ou au cours d'une fête familiale, où l'absence de celui-ci réveille des émotions douloureuses.


Des attitudes susceptibles de nous aider

Chercher de l'aide en cas de deuil traumatique.


Lorsque
les circonstances
de la disparition sont tragiques — suicide, meurtre ou accident —, le deuil s'accompagne souvent d'une forte culpabilité et de symptômes tels que des flash-back et des cauchemars. Un deuil traumatique nécessite souvent une consultation spécialisée, car les symptômes ne disparaissent pas avec le temps.

Choisir de sortir de sa solitude.


Il est souvent difficile de confier ses angoisses et sa tristesse à son entourage. Ainsi, le fait de rencontrer des gens qui sont dans la même situation nous permet de parler plus librement. SE rapprocher d'un groupe de parole ou une association qui  offre plusieurs services aux gens endeuillés, dont une ligne d'écoute accessible de partout 
 
.

Continuer de se « nourrir » sur le
plan affectif.

L’affection et la présence que nous apportait la personne décédée nous « nourrissaient ». Il est donc important de renforcer les liens avec nos proches ou d'établir de nouvelles relations afin de subvenir à nos besoins affectifs.


Reconnaître
l'héritage affectif légué par le {la} défunt {e}.

On peut dire, par exemple : « Grand-papa appréciait les réunions familiales, et il était attentif à chacun. Il m'a montré l'importance de la famille. » II est aussi essentiel de régler les affaires non résolues avec la personne disparue, en exprimant nos émotions sur papier, par exemple.

Se donner le droit d'investir dans la vie.


Avec le temps qui passe, on peut reprendre nos activités et faire de nouvelles rencontres. On peut faire des projets, même s'ils sont modestes. Toutefois, on évite d'effectuer des changements majeurs au cours de la première année suivant le décès.

Prendre soin de soi.
Autant que possible, on doit maintenir une routine normale et manger convenablement. Et, surtout, on s'autorise à faire des choses qui nous font du bien. La mort des autres doit nous faire prendre conscience que chaque jour vécu est un cadeau.

 

Quelques pensées et histoires pour adoucir une peine :

 

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LES 2 FILS

 

Un sage homme vivait heureux avec son épouse admirable et deux fils chéris. Un jour, il entreprit un long voyage et durant son absence, un grave accident provoqua la mort de ses deux fils tant aimés.

La mère sentait son cœur lourd de douleur. Toutefois, étant une femme forte et croyante, elle surmonta le drame avec courage.


Elle avait cependant une grande préoccupation à l'esprit : Comment annoncer la triste nouvelle à son mari, lui qui avait le cœur si fragile? Elle pria afin d’être éclairée.


Son mari rentra enfin de voyage et s’empressa de prendre des nouvelles de ses deux fils. L'épouse, embarrassée, lui répondit : « Laisse les garçons. Avant je voudrais que tu m'aides à résoudre un problème très important.

— Alors, parle, lui dit le sage homme.

— Pendant ton absence, un ami est passé nous rendre visite et nous a laissé en garde deux bijoux d'une valeur inestimable, mais ces bijoux sont si merveilleux que je m'y suis attachée et je n'ai pas très envie de les lui rendre. Qu'en penses-tu? »

Le mari lui répondit : « Je ne comprends pas. Tu n'as jamais été attirée par l'apparat, et quand bien même tu le serais, ces bijoux ne t'appartiennent pas et tu dois les rendre.

— Mais je ne peux me résigner à les perdre, répondit l'épouse. »

Le mari lui rétorqua : « On ne peut pas perdre ce que l'on n'a jamais possédé. Tu vas rendre ces bijoux aujourd'hui même. »

Sa femme lui répondit : « Très bien, mon époux. Les deux merveilleux bijoux seront rendus à Celui qui nous les avait confiés. En vérité, c'est déjà fait, car ces bijoux inestimables étaient nos deux fils tant aimés, que Dieu a rappelés à Lui. »

Le sage homme comprit le message, enlaça sa femme et sans désespoir ni révolte, ils laissèrent couler leurs.

 

 

L'arbre et la graine (Benoît Marchon)

 

Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent...
Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage? 

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque...
Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages? 

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe...
Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle? 

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle...
Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie?

 

 

Restez debout...

Lorsque dans votre vie, rien ne va plus, que les problèmes tourmentent votre esprit et que l'angoisse vous envahit... Reposez-vous, s'il le faut, mais restez debout.

Lorsque tout votre univers menace de s'écrouler et que, fatigué, vous sentez la confiance vous abandonner... Reposez-vous, s'il le faut, mais restez debout.

Vous savez, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus, et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir ni combien d'obstacles nous devrons surmonter avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

Combien de gens ont hélas cessé de lutter alors qu'un seul petit pas de plus aurait transformé un échec en réussite? Et pourtant, faire un pas à la fois n'est jamais trop difficile.

Vous devez donc avoir le courage et la ténacité nécessaires pour faire ce petit pas de plus, en affirmant que la vie est une grande et puissante amie, se tenant toujours à vos côtés, prête à vous porter secours.

Vous verrez alors que cette attitude appellera, du plus profond de vous-même, des forces de vie que vous ne soupçonniez même pas et qui vous aideront à réaliser ce que vous entreprendrez.

Alors, rappelez-vous bien ceci : « Quand, dans la vie, vous vivez des moments difficiles… Reposez-vous, s'il le faut, mais restez debout. »
(Petites douceurs pour le coeur, p. 180)


Pensée de la semaine :Ce qui sauve, c'est de faire un pas et encore un pas... — Saint-Exupéry

 

 


N’arrêtez jamais de chanter !

Avez-vous déjà observé l’attitude des oiseaux face à l’adversité? Pendant des jours et des jours, ils font leur nid, recueillant des matériaux parfois ramenés de très loin. Et lorsqu’ils ont terminé et qu’ils sont prêts à déposer les œufs, les intempéries ou l’œuvre de l’être humain ou d’un quelconque animal le détruisent et envoient au sol ce qu’ils ont réalisé avec tant d’efforts.

Que fait l’oiseau? Il se paralyse et abandonne la tâche? En aucune façon. Il recommence encore et encore jusqu’à ce que les premiers œufs apparaissent dans le nid.

Parfois — très souvent — avant que naissent les oisillons, un animal, un enfant ou une tempête détruit une fois de plus le nid, mais cette fois avec son précieux contenu. Cela fait mal de recommencer depuis zéro.

Même ainsi, l’oiseau ne se tait jamais, ni ne recule; il continue de chanter et de construire.

Êtes-vous fatigué de recommencer, du gaspillage de la lutte quotidienne, de la confiance trahie, des buts non atteints alors que vous étiez sur le point d’y arriver?

Ne vous préoccupez pas si dans la bataille, vous recevez une blessure. Il faut s’y attendre. Réunissez les morceaux de votre espérance, reconstruisez-la et foncez de nouveau. Peu importe ce qui se passe… Ne faiblissez pas, allez de l’avant.

La vie est un défi constant, mais cela vaut la peine de l’accepter.  Et surtout… N’arrêtez jamais de chanter.


 

 




Les pierres qui entravent notre chemin ne doivent pas
nous empêcher de continuer à avancer.
Elles doivent nous permettre de continuer à bâtir!

« Aucune souffrance ne m'élève si je ne la transforme pas en tremplin. La victime se demande ce que l'épreuve lui a enlevé, le sage cherche à comprendre les leçons qu'il peut en tirer. »
François Gervais

 

Les pierres qui entravent notre chemin ne doivent pas
nous empêcher de continuer à avancer.
Elles doivent nous permettre de continuer à bâtir!

« Aucune souffrance ne m'élève si je ne la transforme pas en tremplin. La victime se demande ce que l'épreuve lui a enlevé, le sage cherche à comprendre les leçons qu'il peut en tirer. »
François Gervais

 

 

"Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve."
Confucius

 

Pensées sur la souffrance

"Bien que parfois douloureux, les évènements à émotions intenses sont souvent des catalyseurs pour nous faire choisir une meilleure direction de vie."

"Chaque souffrance endurée au nom de l’esprit fait grandir notre âme en noblesse et en force."
James Buckham

"Lorsque vous souffrez, posez-vous la question : Que ferait la partie de moi, la plus courageuse, la plus forte, la plus aimante en cet instant même ? Et faites-le."

"La douleur nous donne du feedback sur quelque chose qui a besoin d’attention."

"Les choses qui nous font mal nous instruisent."
Benjamin Franklin

"Ne demandez pas que votre vie soit lisse. Aucun alpiniste ne pourrait faire l'ascension d'une montagne s'il avait devant lui des parois parfaitement lisses."
Omraam Mikhaël Aïvanhov

"Il n’y a pas de naissance à une nouvelle conscience sans douleur."
David Whyte

"Si vous êtes atteint négativement par quoi que ce soit d’extérieur,
votre désarroi n’est pas seulement dû à cette chose extérieure, il dépend aussi de votre perception de celle-ci.
Et vous avez le pouvoir de changer cette perception."

"On ne demandera pas au disciple par combien de souffrances il a dû passer, mais ce qu’elles lui ont appris."
Omraam Mikhaël Aïvanhov

"Plus la souffrance est grande, plus le savoir à acquérir est grand.

"La souffrance est inévitable, le cheminement dépend de vous."

"Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve."
Confucius

"Les épreuves sont nécessaires pour vraiment se connaître"

"La souffrance intense place l’homme dans l’obligation de descendre en lui-même.
Toutes les autres issues étant coupées, il est obligé de cheminer."

"La souffrance intense a le pouvoir de nous forcer à reconnaître certaines vérités,
qui autrement demeureraient cachées."

"La souffrance cache un grand savoir à acquérir."
Omraam Mikhaël Aïvanhov

"Cheminer - voilà la grande délivrance de la souffrance."

"La vraie grandeur est l’habileté de choisir l’accomplissement personnel alors que d’autres choisissent le découragement dans les mêmes circonstances."

 

 

 

 

 

 

 

Le grand jardinier

Un jour le grand jardinier me confia
Une plante d'une qualité très rare, et très belle ;
« Je reviendrai la chercher », dit-il en souriant ;
Soigne-la bien, en la gardant pour moi. »
 
J'en ai pris soin, et la plante a grandi,
Elle a donné une fleur aux couleurs rayonnantes,
Belle et fraîche, comme l'aurore au printemps.
Mon âme était radieuse, mon bonheur sans égal.
 
De toutes mes fleurs, elle était la plus glorieuse,
Son parfum, son aspect étaient merveilleux ;
J'aurais voulu la garder, tant mon cœur s'y était attaché
Pourtant, je savais qu'Il reviendrait
la chercher.
 
Et voici, Il est venu un jour me demander
La jolie plante qu'il m'avait prêtée...
Je tremblais ! Mais c'est vrai qu'Il m'avait dit
Qu'un jour il reviendrait pour me la réclamer.
 
« C'est parfait », dit-il en respirant son parfum
Alors, en se penchant, Il a parlé doucement :
« Si elle reste dans ce sol, elle va perdre sa splendeur,
Je veux la transplanter dans mon jardin là-haut. »
 
Avec tendresse, il la prit et s'envola
Pour la planter là-haut où les fleurs ne se fanent pas.
Et un jour futur, dans ce jardin de gloire,
Je la retrouverai épanouie, et elle sera mienne.








































La mort soudaine d'un bébé est aussi un message de vie


« Il est venu au monde et je l'ai perdu avant même de le rencontrer », s'est lamentée cette femme.

Je n'ai pas su lui répondre, à cette époque, ce que j'ai découvert depuis et que je sais aujourd'hui.

Que certains bébés, certains enfants se « donnent la liberté » d'apparaître, de seulement apparaître dans la vie, pour insuffler l'envie à l'un de leurs parents de naître enfin ou d'accéder à plus de vie dans leur existence.

Certains enfants sont de passage pour montrer à l'un ou à l'autre de leurs géniteurs un chemin, pour témoigner d'un choix de vie à faire.

Certains enfants, par leur mort subite, invitent... leurs parents à oser un changement qu'ils n'avaient pu envisager jusqu'alors. Certains enfants ont ce pouvoir de dire, par leur présence furtive et fugitive et leur disparition brutale : « Ose ta vie, toi seul la vivras. »

Nous pouvons ainsi écouter et entendre le message secret envoyé par ces enfants dont la présence éphémère nous blesse à jamais si nous restons sourds à leur message d'espoir et d'amour. — Jacques Salomé

Le poisson rouge

 

Un poisson rouge vit dans un bocal au fond de l'océan. Il y est depuis si longtemps qu'il est très habitué à son bocal, il en connaît les limites, les contours, il sait que l'eau dont il a besoin est contenue à l'intérieur.

En dehors du bocal, il ne sait pas. Il y pense parfois, et oublie bien vite. Un jour, il apprend que le bocal va inévitablement se briser et qu'il devra abandonner cette existence délimitée par le périmètre du bocal. On lui dit que cela s'appelle « mourir ». Son destin, après la fin du bocal, lui est tout à fait inconnu, il a très peur. Y-a-t-il de l'eau dans l'océan hors de son bocal ? Il craint bien que non.

Va-t-il survivre à la destruction du bocal ?

Il est persuadé que non. Et surtout, il est très attaché à ses mouvements dans le bocal, à la vue qu'il a depuis le bocal et qu'il n'échangerait pour rien au monde contre autre chose, contre un inconnu, malgré les souffrances que lui cause souvent l'enfermement dans le bocal.

Il n'existe dans sa mémoire rien de comparable à l'univers de son bocal, il ne veut rien d'autre. Quand le bocal vient à se briser, le poisson est rendu à l'océan, il réalise que l'eau est présente hors du bocal, que l'espace y est infini et que son attachement au bocal ne venait que de l'oubli de la nature de l'océan dont il provient, à l'origine.

Quand le bocal se brise, rien ne se passe. L'eau retourne à l'eau, l'univers réduit du poisson rouge subit une expansion soudaine. Il est libre.

Nous sommes le poisson rouge dans le bocal.
Mais nous appartenons à l'océan. Tout va bien.

Thierry Vissac (site Se souvenir des belles choses)

Vivre ses émotions...

Un deuil non vécu refait inévitablement surface. Nous devrions donc dire : pleure et entre dans ta souffrance ! Facile de suggérer de passer à autre chose, mais lorsque la peine nous habite, nous aurons beau voyager à l'autre bout du monde où s'étourdir par des activités, elle demeure là, en nous. Il faut explorer et exprimer sa peine pour s'en libérer. D'ailleurs, le fait de pleurer apaise et permet de laisser place à d'autres émotions. Les larmes retenues se multiplient et nous pouvons nous y noyer.
— Jacques, Josée. Les saisons du deuil, p. 67

Je vous en prie

Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant.
Il n'est pas ici auprès de moi.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffre plus.
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens.
À moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.

Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir.
Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.

Je vous en prie, ne me dites pas « Au moins vous l'avez eu
pendant tel nombre d'années ».
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?

Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n'inflige
pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.

Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez
de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.

Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.

Rita Moran
 











































« J'ai appris trois choses qui peuvent nous aider à traverser
une telle « nuit obscure de l'âme » : trouver un point d'ancrage
— au moins un souvenir d'amour auquel nous relier sans cesse ;
avoir l'humilié et le courage de demander de l'aide autour de nous ;
et prier pour recevoir la grâce. »


Essayer de prier, c'est prier. 

La force de la prière

Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences,
mais je prétends humblement être un homme de prière.
C'est la prière qui a sauvé ma vie ;
sans la prière, j'aurais depuis longtemps perdu la raison.

Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme, malgré toutes les épreuves,
c'est que cette paix vient de la prière.
On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier.
La prière est la clé du matin et le verrou du soir.

La prière, c'est cette alliance sacrée entre Dieu et l'homme
pour obtenir d'être délivré des griffes du prince des ténèbres.
Nous devons choisir : nous allier aux forces du mal
ou, au contraire, aux forces du bien.

Voilà mon témoignage personnel : que chacun tente l'expérience
et il trouvera que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie,
quelque chose qui n'a d'équivalent nulle part ailleurs.

Mahatma Gandhi

Source :
Textes choisis

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Abandonnez vos soucis


Vos soucis représentent un fardeau trop lourd à porter à vous seul. Imaginez un grand drap blanc étendu devant vos yeux, et déposez-y tous vos soucis. Puis, enroulez le drap et remettez-le nous. Quand vous aurez fait cela, remarquez combien vous vous sentez léger.

Nous prendrons vos soucis pour les emmener vers le ciel. Une fois portée sur un plan supérieur, votre façon de voir les choses s'élèvera aussi. Cette nouvelle perspective vous aidera à penser avec clarté et imagination, ce qui vous permettra d'attirer et de manifester toutes les bonnes choses que vous désirez.

Que cette journée soit la dernière où vous transporterez à vous seul des fardeaux inutiles. Permettez-nous d'enlever totalement ce poids de sur vos épaules et d'élever votre esprit et votre coeur vers la lumière. 

Virtue, Doreen. Oracles des anges, p. 67

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